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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 09:50
La cause du bonheur (ou du malheur) réside en nous même, en notre compréhension de la réalité des choses alliée à une compassion aboutie

Yangsi Rinpotché Transcription d'un enseignement en direct live :

Quand nous apportons une aide c’est toujours soumis à conditions par notre autochérissement, c’est pourquoi nous devons développer de la force par une impartialité. Au préalable un esprit paisible, détendu est requis par des exercices de concentration sur la respiration comme la respiration en 9 rondes, 3 commençant par la narine droite, 3 par la gauche et 3 par les 2 comme un nettoyage circulaire du haut vers le bas chassant les émotions. On peut aussi dans la recherche de cet état de disposition équanime réciter des mantras pour tourner son esprit vers des pensées plus positives ou vertueuses.

La méditation du calme mental permet de rester dans la nature de l’esprit sans intervenir pour peu à peu se focaliser sur son objet mental de choix, juste l’observer sans le perdre pour gagner en clarté et éviter la mollesse de l’automatisme, ni trop lâche ni trop tendu.

La ou l’automédication est insuffisante il est préférable d’aller voir un médecin et suivre la prescription avec l’aide d’une équipe soignante. Faire siennes les conditions adverses, les transmuer par la patience, les tourner à notre avantage et dans l’indisociabilité de la déité et du maître pour lever les obstacles.

C’est le rôle de la prise de refuge de stimuler notre confiance et l’émulation nécessaires pour laisser émerger les réalisations, empreinte de l’esprit d’éveil et compassion par l’impartialité sur tous les êtres et sur soi, nous-mêmes ainsi que tous les êtres sommes similaires et avons les mêmes potentiels.

L’entrainement à l’équanimité, fondement nécessaire pour élever l’esprit à la responsabilité, permet d’intervenir aussitôt sur l’attachement et l’aversion ou colère qui peut s’élever, l’esprit d’éveil et la compassion contiennent nos émotions perturbatrices habituelles, foyer en latence près à s’embraser sur les notions fluctuantes d’amis, ennemis, inconnus et par la même sur toutes nos attentes.

Au moyen des 4 pensées incommensurables nous développons notre équanimité et force mentale soutenue par la compassion. Dans le souhait de soulager la souffrance des êtres dont nous avons pleinement pris conscience nous prenons la responsabilité de les libérer portés par la foi et la confiance dans notre requête aux objets de refuge, êtres réalisés, enseignements ou méthodes : refuge causale.

Réfléchir à notre existence disponible et qualifiée pour couper court à tout assombrissement du encore au contrôle des évènements extérieurs sur notre esprit ou réfléchir également à l’impermanence pour la dispersion.

Le méditant mû par la prise de refuge, les 4 pensées incommensurables et l’esprit d’éveil, de façon plus brève cependant sur les sessions suivantes, pourra se mettre en équilibre méditatif après une méditation analytique sur la vacuité des êtres et des phénomènes et sur l’impermanence.

C’est dans cette conscience débarrassée de la conception du soi que pourra s’élever notre compassion sur la souffrance endurée par les êtres pour acquérir plus de force. C'est-à-dire une sagesse combinée à la compassion omni pénétrante pour porter un coup fatal à toute forme d’attachement, l’esprit devient de la nature de la compassion et ne se perd pas sur ses objets d’attraction, sort de son autochérissement pour l’altruisme. Ou si l’on n’arrive pas à abandonner toute saisie du soi on peut du moins développer notre aspiration et revenir pour cela à la confiance et la foi dans les qualités de nos objets de refuge.

Le préalable étant de s’affranchir du cycle des existences avec le renoncement, de considérer le « je » comme un invité et les agrégats que sont la forme, les sensations, les perceptions, les facteurs composés et la conscience, comme un hôtel avec plus ou moins de confort déterminé par notre karma. La bouddhéité en plus du souhait de se libérer du cycle des existences et des émotions perturbatrices, état de nirvana, comprend en plus la motivation de l’esprit d’éveil pour permettre l’élimination de tous les voiles.

L’état de Bouddhéité ou Dharmakaya est pourvu des 4 corps de nature, sagesse, jouissance et d’émanation, obtenu en réponse à la compassion aboutie et sagesse ultime pour œuvrer de façon spontanée à la souffrance, les 2 1ers corps sont notre propre parachèvement par l’absence d’existence en soi de l’esprit et l’élimination de tous les voiles.

L’esprit d’éveil revêt 2 formes, relative et ultime, dans sa forme relative, les phénomènes composés relèvent de la forme ou du matériel, de l’esprit et de ce qui concerne ni l’un ni l’autre qui sont les prédispositions karmiques. L’esprit est clair et connaissant, au niveau relatif cela relève de la simple expérience, le relatif et l’ultime sont comme 2 facettes s’imbriquant l’une dans l’autre mais au niveau ultime on ne fait plus aucune différence sur ces catégories.

Acquérir cette compassion sans objet, esprit d’éveil, passe par la conviction de pouvoir se débarrasser de la saisie du soi à l’origine des émotions perturbatrices et des voiles seulement juxtaposés, d’être convaincu qu’il existe un antidote, un moyen d’éradication. La compassion ne peut réellement devenir solide en ne s’arrêtant pas aux causes seules extérieures de la souffrance mais à son origine qui est la saisie innée ou spontanée du soi. Le soi n’existe que nominalement, il faut chercher la nature de ce soi qui n’est pas comme il nous apparaît spontanément comme permanent, unitaire et indépendant, ni comme autonome à nos agrégats ou d’un principe créateur.

Ne pas être dupe des apparences pour ne pas subir le flot ininterrompu de la souffrance, remonter d’origine à origine qui ne sont pas dans les simples causes extérieures, qui ne sont pas permanentes, unitaires, indépendantes, autonomes et crées. Comprendre l’interdépendance causale, s’établir dans cette vue juste, voir la réalité ultime des phénomènes, nous en avons tous le potentiel, delà peut s’élever une compassion indéfectible basée sur la confiance en le refuge qui nous permet de réaliser la bouddhéité.

Quelle est la base méditée selon les courants philosophiques, le soi ou « je » en dépendance de la personne : vacuité du soi, son mode d’existence ultime qui est le non soi. Pour les Chittamatrins le « je » est de la nature de l’esprit, pour d’autres courants c’est la conscience mentale, et ni exclusivement conscience ni exclusivement forme : sur les agrégats base de désignation nominée « je » pour les Madiamikas conséquencialistes.

Le placement de l’esprit peut se faire à la suite de cette compréhension sur l’interdépendance ou union de l’apparence et de la vacuité, l’un renvoit à l’autre par le sens. 2 étapes pour le phénomène observé, de façon conventionnelle et ultime, à partir d’un état sans pensée avoir la sensation de la conception innée du soi, examen ensuite plus grossier sur le plan relatif : objet un ou distinct du soi, produit de lui-même ou autre avec causes ou sans ou les 2 : ni identité, ni diversité, ni anéantissement, ni permanence, ce qui renvoit à l’interdépendance causale.

Dans notre propre devenir ou refuge résultant sur le yoga supérieur ou tantra sur les 3 niveaux de conscience, quand cette foi est aboutie et la certitude quand à la réelle nature des apparences on associe à la pratique de la déité ou énergie supérieure comme indissociable de ce refuge résultant, ce qui actualise une conscience plus en plus subtile ou l’apparence dualiste s’évanouit.

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Published by Sarasvati
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