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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 09:32
Qui est pour Voltaire un signe d’intelligence et pour l’empereur Marc Aurel le plus grand plaisir de l’être humain ?

Alors que dans un monde ultra compétitif et cynique, elle apparait comme une tare congénitale, « être une bonne poire », « Trop bon trop con », le gentil passe au mieux pour un naïf, au pire pour un faible. Comment on est on arrivé à déconsidérer les personnes altruistes, bienveillantes, respectueuses, animées de bonnes intentions ? En revanche les filous, les manipulateurs, les cyniques sont valorisés, les méchants font d’excellents personnages de fiction, voir l’engouement pour Dallas…Très certainement en catharsis, direz vous, en purge de nos pulsions, et il nous reste encore le « sois gentil » de l’enfance que l’on a pu assimiler à de la soumission.

Et pourtant en observant les entreprises qui fonctionnent, elles sont constituées justement par ces comportements altruistes pérennes, la gentillesse est un principe d’efficacité, elle contamine les autres, à utiliser ne serait ce que par prudence : « Soyez très gentils avec ceux que vous dépassez en montant vous les retrouverez en descendant ».

Ces émotions positives deviennent un vrai sujet médical, on en a besoin sans qu’elles deviennent une tyrannie, les moments de méchanceté ne doivent pas pour autant être considérés comme pathologiques. Michel lejoyeux, Psychiatre,addictologue « Le gentil c’est quelqu’un qui a accepté de ne pas être méchant, de dépasser sa méchanceté naturelle dans le même ordre d’idée que le pessimisme est de nature, l’optimisme de combat », Frank Martin, Auteur « pas de gentils et de méchants mais plutôt des états », Cécile Guéret, Journaliste à Psychologies Magazine « une ouverture mais pas pour autant un oubli de soi, savoir dire non, ce n’est pas de la soumission, une acceptation de l’autre mais non conditionnelle, savoir exister en face de l’autre ». Dans une capacité à réagir de façon positive, adaptée au moment, et non sélective, dans la non recherche de reconnaissance, de vouloir être aimé, on peut dire non de façon très gentille. Reste la fascination de la toute puissance de la méchanceté, on est méchant pour faire plaisir à l’enfant qu’on a été, pour régler quelque chose de son passé qui n’avait pas pu être exprimé. Le cynique met l’autre à distance par le risque de l’ouverture à l’autre, dans son intimité et dans une relation de dépendance.

C’est pour quoi cela demande d’avoir des assises narcissiques très solides, une nécessaire base de confiance pour la relation. Ce qui est spontané chez l’enfant, une candeur qui va se perdre par l’éducation, la peur de se faire avoir, qui ferme elle, la relation. Il faut aller suffisamment bien pour tolérer l’autre, dans ce qu’il peut avoir d’agressant, de contradictoire, la colère est l’expression la plus banale de la méchanceté.

L’humilité est aussi un préalable, quand on n’a pas peur avec soi même dans une bonne santé psychique, quand on n’a pas peur de sa propre violence, quand on n’a pas une représentation du conflit négatif, quand on a levé sa timidité face à la gentillesse. Le cercle vertueux de la gentillesse dans le plaisir que procure la satisfaction à l’autre produit une sécrétion de sérotonine, hormone du plaisir, alors que la compétition stimule l’adrénaline, hormone du stress, du paranoïaque ou pervers narcissique, régressif, qui trouve lui, son plaisir libidinal dans la souffrance de l’autre.

Mais nous sommes aussi au bout de ce modèle économique compétitif, un paradigme déjà en train de changer sur les réseaux. D’après l’émission d’Ali Rebeihi, philosophe

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Published by Sarasvati
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