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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 10:47
Il fut un temps où les frontières n’existaient pas entre philosophie, démarche religieuse et mystique : Pour…

Une philosophie de l'esprit de la vie et de la beauté intérieure, de l'intelligence et de la simplicité.
Un spiritualisme épuré ce qui conduit à la critique des traditions religieuses, car il est pure activité d'être, de l'humain, d’une mystique fondée sur l'intériorité, la rationalité.
Pour une nécessaire purification à l'aspiration à l'unité par laquelle notre propre centre se relie au centre de toutes choses, à l’encontre d'une dualité qui nous distancie de nous mêmes.
Pour faire le discernement entre les pensées qui amènent le trouble, l'agitation intérieure, la dureté envers autrui et celles qui apportent la paix du cœur, la douceur, une joie intérieure sobre et discrète, celles qui viennent du bon esprit.

Une complexité intérieure qui implique distance et absence dans une analyse régressive, purification ou critique intellectuelle mettant en jeu l'éthique.
« Pour un chemin de la sagesse qui est une sagesse de l’action puisqu'il s'agit d'espérer un peu moins et de vouloir un peu plus (pour ce qui dépend de nous) d’espérer un peu moins et d'aimer un peu plus (pour tout ce qui n'en dépend pas).

Pour apprendre à se dépendre à se rendre moins dépendant de l'espoir et de la crainte, dans la vie vécue ici et maintenant, en action et en vérité, désentraver de nos espérances, nos rêves, nos frustrations, angoisses, déceptions.

Pour une sagesse de l'amour : ne reste plus que l'être et la joie, que l'être et l'amour dans un désir sans manque.»(André Comte-Sponville)

Plus besoin d'avoir peur de quoique ce soit...Ce n'est pas la lucidité qui nous étouffe, c'est l'angoisse, l'égoïsme, la sécheresse de Cœur, l'indifférence, le manque de courage et d'amour. Quand on comprend ce que l'on est en profondeur on peut se libérer de toutes ses anxiétés, de l'habitude d'être mû par la peur pour avoir quelque chose de plus.

Pas besoin d'avoir peur de quoique ce soit quand on comprend notre nature, il n'y a plus de problèmes non dans un état de non peur mais de sans peur.

Notre expérience ordinaire est la vue dualiste, le Moi qui expérimente et le quelque chose dont on fait l'expérience, nous avons le ressenti de "ceci est mon expérience" avec l'étiquette de bien ou mal. Nous cherchons alors à obtenir ce que l'on veut ou au contraire à nous en séparer avec la peur de perdre ce qui est bien ou la peur de ce l'on ne veut plus, même quelque chose d'agréable nous pose des problèmes. Moi est ce que je ressens avec son objet, alors quel est ce Moi, qui ne peut être ni dans le corps, dans ses cellules, ni à l'extérieur, il ne peut être différent de l’expérience ou des pensées. Avec le Moi est l'ego, la peur d'être détruit...

« Se débarrasser de tout ce qui nous encombre et qui ne cesse de nous séparer du réel et de la vie. L’important est de ne pas se mentir sur la vie, de ne pas négliger ses leçons. Au fond, nous ne sommes séparés de l’éternité que par nous-mêmes, de là cette simplicité, quand l’égo se dissout, rien à dire, rien à attendre, puisque tout est là, l’éternel présent de ce qui dure et passe. Chacun veut le bonheur mais nous ne l’atteindrons qu’à condition d’y renoncer, parce que la vie est décevante, toujours, on n'échappe à la déception qu'en se libérant de l’espérance. Pour une sagesse du dés-espoir « Je n’espère rien, je ne crains rien : je suis libre. », la joie ne redevient possible que de l’autre côté de la souffrance, comme le bonheur ne l’est que de l’autre côté de la désillusion. Arriver à sortir de nouvelles espérances qui succèdent à des déceptions successives, du cycle d’alternance d’espérances et de déceptions, nous n’avons pas d’autre choix que la sagesse ou désespoir. » (André-Comte-Sponville)

L'éveil est donc la compréhension correcte de ce que nous sommes, la non dualité, quelque chose de naturel mais recouvert par trop d'émotions nous ne le voyons pas.

Beaucoup trop de facteurs d'aliénation dans notre société, d'égoïsme foncier, en même temps l'individu est devenu très conditionné, il se doit de rentrer dans un moule. On vit avec un bagage à gérer, toutes nos potentialités sont gâchées avec beaucoup de résistances liées aux intérêts économiques. Une crise de civilisation symptôme de valeurs qui ne sont plus partagées tels que liberté égalité fraternité...Mais que seraient elles sans une liberté intérieure ou tant que l'on n'a pas de connexion avec ce que l'on est. Si l'on n'a pas une connexion profonde avec ce que l'on est nous tombons dans une aliénation de l'avoir contre l'être. Les jeunes sont la proie des solutions faciles, il faut une lucidité pour être libre de ses désirs dans une capacité de désintéressement et dans la satisfaction profonde : tout homme possède la vraie nature spirituelle dans une transfiguration de ses conditions.

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Published by Sarasvati
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