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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 20:39
Extérieurement nous pouvons tout avoir… mais si en essence nous n’avons rien (!)

Notre pratique spirituelle doit être au centre de notre vie, nous avons souvent une mauvaise estime de soi, ce qui s’apparente à de la paresse en vérité, l’antidote est d’apprécier notre précieuse existence humaine. Il est peu probable que les bonnes conditions se reproduisent, nous avons au fond de l’intérêt pour ce qui concerne notre esprit, retrouver notre nature authentique de sagesse et compassion. Penser être trop occupé est en fait une stratégie d’évitement, l’antidote est de penser à notre impermanence, tout peut arriver et à tout moment, ne serait ce que la dégradation de nos facultés. Le deuxième antidote est de constater ce que nous créons par nos actions intentionnelles, des catastrophes en chaine trop souvent, Il est important d’apprivoiser notre esprit, nos pensées, nos paroles, notre confusion. Se rappeler les difficultés du cycle des existences et morts, non tant à l’extérieur mais dans notre propre esprit, en nous-mêmes, il est important d’orienter d’urgence son esprit, de nous éveiller, combattre nos perturbations. Etre moins tourné vers soi même, moins égoïste, moins envieux, les autres ne sont pas des obstacles mais Notre pratique. Quelles sont nos motivations ? retrouver une certaine paix, une vie plus confortable, mais l’affaire est de se libérer de l’attachement à notre ego, dans une situation qui par nature est inconfortable, et d’entrainer les autres dans cette libération, qui est l’esprit d’éveil même. L’idée est que notre esprit devienne un instrument correct, suffisamment flexible pour l’utiliser, avec l’aide de la méditation de la pleine conscience, du calme mental, entrainer notre esprit à être Un avec son objet. On sait maintenant avec la physique quantique que l’on ne peut jamais trouver l’existence d’un objet, nous sommes limités par notre esprit conceptuel tout nous parait solide. Toutes nos pensées, émotions n’ont pas non plus d’existence intrinsèque, elles ne sont pas non plus le « je »ou « Moi », ainsi nous ne faisons que voir en les autres nos propres projections.

Jetsunma Tenzin Palmo à Plouray Drukpa le 25 26 Juin (suite):

Notre état normal est un ½ sommeil, nous vivons dans une prison, nous pensons être cette conscience… superficielle, éloigné de notre vrai nature profonde. Nous ne voyons pas les choses telles qu’elles sont vraiment, la principale illusion est la croyance en un « je » séparé, ce que nous expérimentons est par nature insatisfaisant. Nous nous accrochons absolument à cette existence que nous croyons autonome, « je pense », « je ressens », nous nous identifions à des tas de qualifications, au centre de tout ça le « je » confortablement installé, ce « Moi », Bouddha a questionné de façon révolutionnaire « ou est il ? », qui sommes nous vraiment ? Nous sommes sous 3 emprises, accroché à satisfaire ce « je », ce qui soulève des émotions si on le menace : dans la roue des existences il ya un cochon pour l’ignorance, un coq pour l’avidité, un serpent pour la colère, ces 3 animaux mordent la queue l’un de l’autre. Le chemin consiste à laisser aller, se reposer dans l’espace ouvert, dans la clarté, laisser aller le moi pour être dans un autre niveau de conscience. La pollution de notre esprit n’est que temporaire c’est pourquoi il est facile de la faire disparaitre, retrouver notre vraie nature, toute la pratique consiste à diluer ce moi solidifié et son cortège de confusion, le chemin consiste à simplifier. Il ne s’agit pas non plus d’embellir un ego, qui pourrait vite se prendre pour un Grand spirituel, nous devons avoir une certaine intelligence, et non renforcer ce qu’on est sensé dissoudre, nous sentirons ainsi de plus en plus l’interconnexion avec tous les êtres.

Notre illusion fondamentale est l’identification au « moi », nous le voyons de façon solide, autonome et inchangé…Nous avons une fausse identification aux pensées, aux émotions conceptuelles, ceci recouvre notre véritable nature. Vacuité ne veut pas dire néant, car elle est en fait pleine de sagesse, d’amour, de capacité à agir, c’est notre nature de conscience pure, comparée souvent à l’espace sans centre, périmètre : insaisissable mais pourtant partout. Notre confusion c’est l’appréhension d’un sujet et objet , acquérir un savoir sur la non dualité par nature, ni né ni mort, qui ne peut être décrit en langage conventionnel. Commencer par la pratique de samatha, observer en pleine conscience notre esprit, vipassana ou méditation introspective : qui pense ? Quand cette pleine conscience est stabilisée on peut laisser tomber l’objet, rester dans une conscience plus subtile, nue, non colorée par les concepts ou émotions, une simple clarté permettant de voir tout le reste très clairement, tout se manifeste. La méditation est de maintenir cette vue avec l’activité quotidienne, l’accomplissement est que cela soit complètement spontané. D’ordinaire nous ne sommes conscients que de l’objet et non de la conscience elle-même, ainsi notre illusion et nos perturbations se transforment en sagesse, la compassion s’élève alors naturellement étant omniprésente. Possibilité de trouver les enseignements et la conférence publique sur you tube...

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Published by Sarasvati
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