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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 14:30

Des récits de soi dans la résilience narrative avec le préverbal dans le 20ème mois (le chien à titre d'exemple peut disposer de 300 mots). Si l’enfant est privé d’affection cela entraînera une altération cognitive (60 millions d’enfants à cause des guerres, famines etc). Paul Ricoeur « récit de soi à condition de mémoire », la mémoire n’est pas le retour du passé mais la représentation, un travail de reconstruction de soi. Le récit modifie la représentation ou la mémoire est remaniée, la fiction n’imagine pas mais agence.

Il semblerait que notre mode de société dans son entier se profile par l’individualisme et l’égoïsme, alors que ce sont justement les petites frustrations qui permettent de construire la représentation de l’autre.

Le langage maternel rassure, sans altérité, le monde est une agression, le système limbique est altéré qui est cette mémoire associée aux émotions, on a besoin d’une histoire, une représentation du temps. L’émotion est façonnée par les accidents de la vie, selon ce qu’on aura vécu le mode d’attachement peut être soit sécure soit évitant, le développement de l’enfant, ses apprentissages en seront affectés.

Les émotions difficiles s’impriment dans la mémoire, mais intégrées dans un récit, la connotation peut modifier la manière dont on les met en mémoire. La mémoire est une reconstruction du passé, d’où la nécessité de la fonction artistique, culturelle pour transformer tout ce qui fait la souffrance de la condition humaine.

La mémoire est évolutive : « A partir du présent on s’enivre du passé » Baudelaire, on réinterprète le passé , les mêmes souvenirs peuvent être interprétés différemment selon comment on se sent au présent.

Le pire des traumas dans les 1ers mois de la vie c’est l’isolement sensoriel affectif si cela dure au-delà de 3 semaines les lobes temporal, préfrontal, l’amygdale s’atrophient. Les personnes lobotomisées sont soumis au contexte, la représentation du temps située au lobe préfrontal est affectée, sans plus d’anticipation du futur et passé, les pervers sont ainsi, seul compte mon plaisir, narcisse jouit dans l’instant, pas de représentation de l’autre qui aurait dû se faire à 4 ans, ainsi pas d’empathie.

En ce qui concerne la mémoire on a les moyens de la contrôler, la faire évoluer, une expérience traumatique peut être réinterprétée avec une nouvelle connotation assimilable. Dans un trauma, la mémoire représentative alterne l’événement premier dans un hébétement qui se focalise sur lui en syndrome post traumatique, imprégnant la mémoire biologique. C’est pourquoi il est conseillé à ces personnes de faire une représentation mentale intime nécessaire par l’écriture pour éviter ces symptômes post traumatiques.

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