Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 09:49

0222124752DVB-TFrance 3 1

L'autre assimilé au fonctionnement et à l'exigence technique optimale supposée impersonnelle, notre société entière est dans la fuite de l'altérité dans une maitrise de résolutions globales. Maitrise qui glisse vite dans le « se faire plaisir » avec la pensée des prêtres de « l’intersubjectivité hédoniste », l’art de se faire plaisir à 2, la séduction, qui n’est qu’un rapport à l’autre de montage pervers, la beauté étant une somatisation de l’amour, l'amour narcissique n'est pas tant l'amour de soi que l'amour sans autre, indépendamment de l'autre, amour pour soi si bien délimité qu'il peut confiner à la haine. Avec une mise en place d’une stratégie de l’appartenance présente dans tout lien, qui se met à l’œuvre lorsque les appartenants en rajoutent sur leur servitude pour mieux se l’approprier, pour piéger l’autre, le figer, en finir avec lui, se poser en créateurs de leur lien, la capture de la différence, son abolition en soi. L’Autre est ce qui nous échappe, l’abstrait, qui peut aussi bien être la part maudite, la part de vide, la part divine, la part de rien mais qui signifie le partage, c’est l’aléatoire, le sacré, l’imprévu, l’Autre c’est le non-dit mais c’est l’au-delà de tout dire. La perversion pourrait être une folle volonté de donner un sens à la vie, un sens à portée de main. Qu’est ce qui précipite chacun dans telle folie plutôt que dans telle autre ? Même cause pour des effets différents, tel père carent -il l’est toujours- et mère possessive ou « hystérique » produisent ici un névrosé, là un pervers, ici un maso là un toxico ailleurs doublé d’un alcoolo ou qq être hybride qui ne sait quel mal choisir pour dire que l’être lui fait mal, sans parler des normaux qui frisent toutes sortes d’anomalies. Le pervers est un fondateur de liens dont il incarne la loi que forcément il manipule, et l’étude de la perversion est une généalogie du totalitarisme ce qui éclaire le fameux problème de la « servitude volontaire », la perversion collectivement assumée.

Partager cet article
Repost0

commentaires

L

J'avoue que je n'avais pas pensé à cette définition de la perversion. Je vais y réfléchir de manière plus approfondie.


Répondre
S


C'est celle qui se loge dans les profondeurs de notre inconscient "le pervers polymorphe" de Freud...Mais bien sur en surface nous sommes des gens très bien:)