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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 10:35

L’amour se distingue du désir, considéré comme la relation limite qui s’établit de tout organisme à l’objet qui le satisfait. Car sa visée n’est pas de satisfaction, mais d’être. C’est pourquoi on ne peut parler d’amour que là où la relation symbolique existe comme telle. C’est dans la dimension de l’être que se situe la tripartition du symbolique de l’imaginaire et du réel, catégories élémentaires sans lesquelles nous ne pouvons rien distinguer dans notre expérience. 0222124752DVB-TFrance-3_1.jpg

Faisant don de son être, l’otre donnerait certes ce qu’il n’a pas. Quand au désir, il « abolit la dimension de l’autre », l’otre n’est désiré qu’en devenant « totalement objet », il « comporte la destruction de l’otre », « nie l’élément d’altérité qui est inclus dans la demande d’amour ».

Pour Freud, l’amour au sens du désir d’être aimé est essentiellement tentative de capture de l’autre dans soi même objet, pris en tant qu’objet.

Lacan parle du pacte, point de focalisation entre amour, haine et ignorance dans les passions de l’être : la relation objectale doit toujours se soumettre au cadre narcissique et s’y inscrire, on aime narcissiquement son propre moi idéalisé.

Il n’y aurait pas d’amour fonctionnellement réalisable dans la communauté humaine si ce n’est par l’intermédiaire d’un certain pacte.

D’où la célèbre formule citée en titre « l’amour c’est ce que l’on n’a pas, et que l’on veut donner à qqu’un qui n’en veut pas ».

« L’amour Lacan » Jean Allouch prudent et volumineux livre

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