Partager l'article ! Tu peux avoir abandonné tes biens matériels, ton travail, ton pouvoir, ta famille…: Mais si tu ne t’es pas abandonné toi-même, cela n’a ...
Mais si tu ne t’es pas abandonné toi-même, cela n’aura pas servi à grand-chose…
Comprendre que nous sommes alors sous l’emprise de l’ego et que le fait de ne pas voir l’impermanence, le fait que tout change à
chaque instant, est la marque justement de l’égocentrisme. Les maladies, la vieillesse, la mort interrompent tout bonheur et toute notre démarche est d’accueillir, de façon créative, la
réalité nouvelle, où rien ne peut durer : la vie c’est l’impermanence et ce qui se fige est la mort. « L’erreur sur un bateau est de croire que si l’on regarde en arrière, c’est le rivage
qui bouge et non notre embarcation » : l’erreur de croire en la permanence des choses.
Elargir notre vision des choses pour rentrer dans un univers plus grand, qui ne soit plus personnel et limité mais à l’image du cosmos dont nous
faisons partie.
« Comprendre le principe qui fait souffler l’air partout » : l’éventail que nous utilisons reste notre pratique. La pratique est la posture : zazen
ou la marche méditative calquée sur notre respiration, moyen de se raccorder au cosmos, ce qui nous permet de nous ramener à nous même, dont l’urgence est de se connaitre soi même et de
comprendre le fonctionnement des phénomènes. Comprendre la nature des phénomènes pour être réceptif à l’ultime réalité, ce qui demande à se débarrasser de toutes ses illusions et veiller à ne pas
créer des illusions encore à l’intérieur de ses illusions. Renouveler constamment sa démarche, car on n’en n’a jamais fini de l’illusion. Pou éviter de faire de l’éveil même, encore une illusion,
notre mental, jonglant avec les notions, a vite fait de tout saisir et d’en faire sa possession. Conseils avisés de Roland Rech dans l’émission
sagesses.