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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 17:35

J’étais à l’isolement, je n’avais rien. Ni vêtements de rechange, ni eau, ni serviette pour prendre une douche. Les autres détenues m’ont envoyé de la nourriture, du thé, de l’eau, des sous-vêtements, plein de choses souvent cruciales pour elles.

Elles me donnaient des centaines de conseils, en criant depuis leur cellule : éviter de penser continuellement au tribunal, faire du sport, ne jamais pleurer devant les visiteurs, ne pas se cabrer quand les gardes vous crient dessus.

Il est essentiel que les autres prisonniers vous maintiennent en vie. Mes codétenues m’ont empêchée de me tuer. Il m’a fallu attendre l’âge de 50 ans, au fond d’une cellule, pour comprendre la force de la solidarité des femmes. Tous les livres D’Asli Erdogan, chez acte sud même nom que celui qui pousse tous les intellectuels et artistes hors de la Turquie. ..interview telerama

 

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26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 16:51

https://youtu.be/PdWoQJh2ycs

De cette vie lourdement conditionnée, de l’ego plein de projections et de rêves, pour aller à la source de notre propre être, de ce qui est éternel au-delà de la façade de la personnalité, de l’identité. Aller à l’endroit de l’être originel et laisser se dissoudre les problèmes, hors du passé, des souvenirs, de son histoire personnelle, du futur, en dehors du temps, sans attentes, aspirations, agenda, juste comme ça dans la sensation de ce qui est même au-delà du vide.

Nous sommes la vague vivante, quelle est l’opportunité de cette vie, ce soi imaginé alors que tout est instable et dans la continuité, laisses le disparaître de lui même. Les apparences émergent dans le domaine de la conscience, les sensations, concepts vont et viennent, tellement de croyances. Vient le temps d’éveiller notre attention, de frapper à la porte, vous découvrirez que vous êtes déjà à l’intérieur !

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21 février 2018 3 21 /02 /février /2018 14:28

Une psychologie qui s’est démocratisée avec déjà les conseils d’éducation pour un intérêt qui s’est généralisé. Il s’agit de prendre le temps d’observer, le temps d’apprécier, c’est à notre portée ! Ne pas attendre d’être malade...

Se rendre compte de tout un tas de choses à modifier dans sa façon de penser, de vivre sa vie avec des outils révolutionnaires comme la méditation, la pleine conscience.

Tout ce qui concerne la vie de notre esprit, notre rapport au monde de « roseau pensant » Pascal une spiritualité laïque, c’est la recherche de facteurs d’équilibre, de multiples pistes pour un humain heureux d’être là quelque soit l’adversité.

La rencontre avec Matthieu Ricard pour son apport scientifique et ces méthodes si précieuses. Dans le« Murmure confus de nos âmes » tout ce que nous découvrons lorsque nous cessons toute activité, nous existons en tant qu’entité hors de toute approche utilitaire, être juste là, « j’écoute le bruit que fait le monde lorsque je n’y suis plus »Christian Bobin.

S’intéresser au monde dans la façon dont il nous heurte, se libérer des influences, s’enrichir et mieux conduire son existence. L’ivresse de se sentir vivant en marchant en pleine nature, nous sommes tellement en carence de s’intéresser à soi qu’il ne faut pas oublier ce corps, on peut faire du bien de l’un sur l’autre : corps sur l’esprit. Se rendre présent dans nos activités quotidiennes, le piège de la vie intérieure c’est la rumination, tourner en rond sur nos soucis. Cela demande un petit entraînement, une régularité, avec l'attention sur la respiration, postures, ne pas baisser les bras aux moindres difficultés, au début cela peut être un peu le bazar.

Regarder nos émotions, ce n’est pas normal d’être envieux, cela amène au ressentiment, voilà un prétexte pour comprendre notre fonctionnement, et la possibilité de changer, d’utiliser nos potentiels. Réduire les parts sombres, exploiter les autres, évaluer les progrès, une sagesse qui n’est pas seulement intellectualisée mais en manière de vivre.

Notre monde est un monde piégeux, le consumérisme manipulateur, les écrans dévoreurs, ne pas avoir peur justement de l’ennui qui peut être fécond dans ces 40 exercices. Emission sur RTS et chez Busnel sur france 5 la grande librairie

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20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 20:49

une mère envahissante, un conjoint possessif, un frère qu’il faut soutenir, une amie sangsue…

Des proches affectivement dépendants, personnalité fusionnelle dans un besoin d’aide permanent, une peur d’abandon, de solitude, dans un manque qui fait souffrir.

Il n’y a pas de dominant et dominé, les 2 sont victimes, l’une dans la détresse, l’autre aidant, c’est la situation qui harcèle.

Cela devient problématique quand on rentre dans la vie de l’autre, à s’immiscer, quand on est débordé. Il n’y a pas d’intention de détruire l’autre comme le pervers narcissique, qui lui est dans la hantise de ne rien donner, ici la personne se détruit elle même. Cela peut d’ailleurs faire un couple destructeur entre le pervers narcissique et le dépendant affectif avec l'exemple de la femme battue ou humiliée.

C’est un état d’agrippement, un refus de vivre en constante détresse, ou l’on ne prend plus aucune responsabilité et dont le ressort sur l’autre est la culpabilité, des séries d’attaques avec intention hostile.

Il faut qu’on me donne tout dans une vulnérabilité personnelle, un refus de s’assumer, de devenir adulte, d’agir, de se séparer ou l’on reste dans les coulisses de sa vie. Ce qui donne un parent dévorant, un jaloux, un boulet, alors qu’un attachement réussi c’est celui qui permet le détachement, ce que permet la fratrie par ses frustrations, ses jeux de rôles, nous sommes tous co-dépendants mais flexibles et multiples.

Les solutions pour s’en sortir : la nécessaire mise à distance, remettre des limites de comportements, de langages, l’on ne doit pas tout se permettre, éviter la transparence en se gardant justement une intériorité, et enfin développer d’autres pôles d’équilibres, de ressources.

Émission "Grand bien vous fasse" sur France inter ce mardi 10h

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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 09:10

C’est une gestion du pouvoir qui permet de dépasser les étiquettes dans un milieu très hiérarchisé comme peuvent l’être nos entreprises.

Cela ne peut se faire sans une intelligence collective avec l’implication de chacun, un prise en compte de l’interdépendance de soi et des autres.

Chaque personne peut apporter des solutions au-delà des rôles, il s’agit de reconnaître la dimension humaine dans l’entreprise, la souveraineté de chacun pour s’y épanouir.

Pour cela c’est la mise en place de méthodes plus transversales, de cercles décisionnels et d’arriver à un consentement plus qu’à un consensus qui pourrait ne satisfaire que 51 %.

Ce sont des process très normés ou l’on doit lâcher l’ego, je travaille sur moi même pour m’aligner avec la raison d’être de l’entreprise. Aller plus loin que le simple profit, au service de quelque chose de plus grand en développant la responsabilisation sociale ou de développement durable.

Qu’est on prêt à lâcher, l’ego individuel et collectif sont aussi interdépendants pour permettre à l’ensemble du groupe d’avancer ensemble.

C’est ce que l’association « Terre d’éveil » Emmanuel Olivier met en place, de plus en plus d’adhésion dans les entreprises, la société civile, santé, éducation. Pour aller plus loin voir livres dans sagesses bouddhistes de ce matin

 

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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 10:08

Les études scientifiques sur « la théorie de l’esprit » rendent observable et expérimentale comment un être vivant répond à des représentations de plus en plus éloignées.

Les quelques informations extraites du réel par nos organes des sens sont agencées par notre cerveau pour en faire une représentation que nous appelons « réalité ».

Quand nos représentations sont alimentés par des perceptions, les figures ne sont pas coupées du réel. Mais au fur et à mesure que les informations s’éloignent, on saisit de moins en moins les références au réel, jusqu’au moment où l’on ne parvient plus qu’à appréhender ce qui est au-delà de toute expérience éprouvée. L’abstraction à ce niveau côtoie le délire, au sens non psychotique du terme : « hors du sillon terrestre ».

La parole est le véhicule de l’âme, mais que désigne t’elle quand notre cerveau ne parvient plus à appréhender ce qui est au-delà de l’expérience éprouvée ? C’est la sonorité verbale qui représente un objet, désigne un monde invisible rempli de représentations, un récit qui provoque des émotions.

Au delà de l’expérience sensorielle, elle fait exister un monde qui, même lorsqu’il est coupé du réel provoque d’intenses émotions. Le pouvoir de l’imaginaire, un monde du délire qui, finalement est l’aboutissement logique du pouvoir des mots. Nos récits peuvent faire vivre un monde réellement ressenti alors que le réel n’est pas là, l’implicite du mot mène au délire.

Le cheminement vers l’abstraction par du sensoriel puis le pouvoir extravagant des mots entraîne ceux qui parlent à composer des théories qui s’opposent à d’autres théories, ce qui finit par construire un monde mental qui dérive au loin de tout monde sensible.

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9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 09:18

 La philosophie est paraît il dans le programme scolaire sauf que les instituteurs ont besoin d’une formation là aussi organisée toujours à son initiative sous l'égide de la Fondation de France SEVE, a pour vocation de favoriser le développement d’aptitudes au savoir être et au vivre ensemble, permettant de s’épanouir en tant que personne, mais aussi en tant qu’être social et de contribuer à des relations plus sensées, plus respectueuses et plus pacifiques dans le monde de demain. 

Et les effets s’en ressentent aussitôt par les résultats sur les autres matières, par leurs comportements plus responsabilisés sans compter les bénéfices sur leur propre santé mentale et qui dit santé mentale !

Il est lui même intervenu sur plusieurs classes de primaire dans différents quartiers de la capitale dans ce beau documentaire ou les enfants sont d’abord ravis de n’être pas jugés sur leurs connaissances qui à cet âge là relèvent plus du rabâchage.

On leur demande de réfléchir par eux mêmes, de développer leur sens critique malgré le bombardage d’informations de toute sorte que notre culture, leurs familles véhiculent. A condition de pouvoir argumenter, d’écouter ce que les autres ont à dire, voir si cela fait résonance en eux. Ce n’est plus la loi du plus fort ou du plus savant mais de celui qui donne du sens, malgré une attention encore difficile pour un véritable débat.

L’intérêt dans ce documentaire a été de suivre quelques enfants dans leur contexte et de pouvoir glaner leurs réflexions aussi individuelles.

Certains se demandent quelle est la signification de leur passage ici bas, un petit tour et puis s’en vont !

La mort ce sont les attentats pourquoi une haine qui viendrait d’ailleurs ? Pourquoi la pollution ? Pourquoi on ne prend pas soin de la nature ? Pourquoi tels ou tels s’octroient des terres ? Existe t’il une terre qui appartiendrait à personne et donc à tout le monde ?

On devrait se mettre à la place des animaux pour comprendre tout le mal qu’on leur fait, ils sont comme nous !

Pourquoi des gens dorment dehors et n’ont pas de maison ? L’amour pourquoi les adultes sont si dépendants et sont si malheureux « Moi je ne tomberai pas amoureuse !».

Pourquoi la vie pour manger et dormir ? 

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6 février 2018 2 06 /02 /février /2018 09:59

 Nous devons distinguer entre ce qui est névrotique et bénéfique, la méditation n’est pas un état de relaxation, on a besoin d’une vraie discipline quand notre esprit part dans tous les sens.

Aller dans un état plus subtil c’est une technique, se familiariser avec tous les contenus de l’esprit, les comprendre, les sensations ne sont que le sommet de l’iceberg.

Il s’agit d’aller au-delà des états grossiers de conscience des états dont la psychologie moderne ne mentionne même pas. Il y a plus de 3000 ans des êtres extraordinaires les avaient expérimenté, ils sont devenus familiers avec le fonctionnement de leur esprit pour nous parvenir aujourd’hui, à nous de l’expérimenter par nous mêmes.

Ce n’est pas un croyance, c’est une méthode transmise, pour le bouddhisme la conscience n’est pas physique, tout a été précisément détaillé avec des étapes pour aller dans la conscience subtile, ce n’est pas mystique c’est tout à fait réel.

On n’a pas besoin de créateur, notre conscience ne vient pas des géniteurs non plus mais causée par chaque précédent moment de conscience. C’est quelque chose de pratique, pour aller voir ce qui se passe à l’intérieur nous devons nous couper de l’extérieur, pour devenir notre propre psychologue.

Nos consciences sensorielles sont limitées, ce que nous partageons avec les animaux, nous leur donnons beaucoup de pouvoir, faisons de notre corps le chef alors que la conscience mentale est elle l’atelier que nous devons contrôler.

Tout est stocké dans la conscience mentale, plus rapide que google pour tout ce qui arrive par les sens, qui en fait des opinions, des histoires conceptuelles et en informe les émotions.Des millions d’informations chaque seconde gonflent les émotions, indications physiques de ces perturbations que l’on nomme colère, attachement.

La psychologie bouddhiste nous dit que toutes ces émotions ne sont pas gravées en nous, c’est pourquoi nous pouvons les éradiquer, nous pouvons transformer nos opinions, points de vue. L’attachement est un vampire ce n’est pas de l’amour, La source de tout cela est de croire à l’existence d’un soi en saisie de l’ego, cet état désespéré ou l’on est absorbé dans le moi, laissons place à plus de conscience, de contentement, de joie, devenons notre propre thérapeute en reprogrammant notre esprit.

Nous croyons que l’objet extérieur est la cause de nos problèmes ou le responsable de nos bonheurs, je dois connaître mon fonctionnement précisément, identifier les perturbations, élever les qualités. Mon attachement veut que les choses aillent dans le sens que je le souhaite, s’en suivent tous les états perturbateurs émotifs, colère, jalousie, dépression.

Difficile à reconnaître que la souffrance vient de notre aversion ! Tout cela va déposer des empreintes pour des résultats futurs, le corps et parole sont les serviteurs de l’esprit, mes propres caractéristiques, une rivière de moments mentaux, nous nous produisons nous mêmes.

Vidéo sur le site du centre kalachakra Paris avec ces beaux sourires

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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 09:55

 

Regardons nos obstacles, problèmes, défauts, nos mécanismes et reposons nous la même question quand nous étions enfant « que faisons nous là ? ». Se poser des questions profondes, quelles sont nos façons de procéder, nos relations avec les autres ? Ce n’est pas que du développement personnel où l’ego est dans une forme de confort. Dans le « tout tout de suite » du mode actuel, c’est la recherche de bénéfices 2aires sans approfondir notre compréhension de soi même, des autres.

Notre 1er maître c’est la vie, les situations sont là inévitablement et poussent au questionnement.

Pour que le chemin prenne forme, nous avons besoin des conseils utiles de quelqu’un qui a déjà expérimenté les difficultés, comment passer les obstacles, il est normal de faire des erreurs.

Cela permet d’éviter que le petit « Moi » se contente justement des bénéfices 2aires.

La modernité n’est plus dans le présent, quelque part dans le passé ou le futur, dans l’amnésie de notre vie, dans l’urgence », pressé par le temps, à répondre à des défis, forcément dans le stress.

Il faut du temps, ce qui n’est pas très audible par les nouvelles générations !

La 1ère étape est la prise de conscience, la 2nde de choisir un cheminement puis vient l’apprentissage avec ces 3 points communs que sont la discipline ou éthique pour se respecter soi même et les autres, la méditation pour revenir à soi, la réflexion ou compréhension avec validation par notre expérience personnelle.

Les obstacles de nos actions passées peuvent surgir quand on est trop confiant, les épreuves permettent de se ressaisir, encore faut il savoir les utiliser.

Les occidentaux ont une ambition démesurée, on l’a vu pris dans le court terme mais justement dans le « on ne vit qu’un fois » pourquoi s’embêter alors ? Ah oui la souffrance, la perte, la maladie, la mort !

Difficile tout ça à éluder donc nécessaire travail sur notre conscience, diminuer les passions, tout peut être transformé avec motivation, on peut changer notre vision des choses pour se libérer. Dans  l'émission sagesse bouddhiste de ce matin

 

 

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 11:36

La plupart du temps, la plupart des 7 milliards d'êtres humains se comportent de manière décente les uns envers les autres. Quelle que soit l'abomination des violences qui sont perpétrées de par le monde, elles ne sont que d'abjectes exceptions à ce qui constitue la trame de notre existence: la banalité du bien.

la vaste majorité des relations humaines sont constructives plutôt que destructrices. Contrairement aux idées reçues, la violence n'a cessé de diminuer au fil des siècles. Pour prendre un exemple, les sévices et abus infligés aux enfants ont diminué de moitié aux États-Unis durant les vingt dernières années. Bien d'autres progrès ont été réalisés. Grâce aux Objectifs du Millénaire pour le Développement des Nations Unies, en vingt ans le nombre des personnes qui vivent sous le seuil de la pauvreté est tombé d'un milliard et demi à 750 millions. 

De nombreuses études scientifiques ont également montré qu’en tant qu'animal social, nous avons dès la plus petite enfance une prédisposition plus forte à la coopération qu'à la compétition.

Nous sommes confrontés à trois types de défis. À court terme, il nous faut assurer notre survie et prospérer au mieux. À moyen terme, nous espérons accomplir nos aspirations les plus chères et à mener une vie qui vaille la peine d'être vécue. À long terme, un nouveau défi se présente à l'humanité tout entière: nous sommes 7 milliards et disposons de moyens technologiques infiniment plus puissants.

Pour la première fois dans notre histoire, nous avons la capacité de modifier considérablement les conditions de vie sur terre. Bienvenue dans l'Anthropocène, le premier âge géologique durant lequel l'être humain est devenu le principal facteur de changement sur la planète. Mais si cet immense pouvoir n'est pas allié à la même magnitude de considération du sort d'autrui, il nous mène tout droit à la sixième extinction majeure des espèces depuis l'apparition de la vie sur terre — la cinquième remontant à l'époque des dinosaures.

Mis à part quelques fous furieux — il en existe quelques-uns nous le savons —, la plupart d'entre nous aspirent à un monde meilleur. Pour cela nous avons besoin d'un concept qui unisse nos préoccupations concernant le court, le moyen et le long terme.

Il est essentiel que les scientifiques spécialistes de l'environnement, les décideurs qui influencent le sort de la société, et les individus concernés par le court terme (de ceux qui s'inquiètent de leur survie aux investisseurs financiers), puissent s'asseoir à la même table.

Pour cela, ils ont besoin d'un concept unificateur. Le plus pragmatique qui soit est l'altruisme: si nous avons davantage de considération pour autrui nous irons vers une économie positive et solidaire (qui soit au service de la société et non le contraire !); si nous avons davantage de considération pour autrui, nous œuvrerons à la justice sociale et réduirons les inégalités qui augmentent depuis trente ans dans les pays nantis ; et surtout, si nous avons davantage de considération pour autrui, nous nous préoccuperons sérieusement du sort des générations futures. Comme nous le rappelait Martin Luther King, à l'aube de cette nouvelle année, "C'est à chacun d'entre nous de décider s'il marchera dans la lumière de l'altruisme créatif ou dans les ténèbres de l'égoïsme destructeur." Matthieu Ricard


 

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