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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 10:35

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: l’attachement à l’ego.

Quand on nous frappe avec un bâton ou une pierre, cela fait mal ; si l’on nous traite de voleur ou de menteur, nous nous mettons en colère. Pourquoi ? Parce que nous nous tenons en haute estime et sommes très attaché à ce que nous considérons comme nous-mêmes ; nous pensons donc : « On m’attaque ! » L’attachement au moi est le véritable obstacle à la libération et à l’Éveil. Ceux que le « moi » appelle des faiseurs d’obstacles ou forces négatives - fantômes, dieux, démons - ne sont pas des entités extérieures. C’est de l’intérieur que viennent les ennuis. C’est à cause de notre fixation sur ce « moi » que nous pensons : « Je suis si malheureux, je n’ai rien à manger, je n’ai pas de vêtements, tant de personnes m’en veulent et je n’ai aucun ami. » Et ces pensées nous tiennent constamment occupés, ô combien en pure perte ! Voilà pourquoi nous ne marchons pas vers la libération. Au cours de toutes nos vies successives, depuis des temps sans commencement jusqu’à aujourd’hui, combien avons-nous dû peiner réduits en esclavage par notre attachement à l’ego ?


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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 10:42

goutte-d-eau.jpgExaminons l’expérience mentale, la pensée que vous avez à l’instant : a-t-elle une forme ou une couleur ? Où la trouve-t-on, dans la partie supérieure ou inférieure du corps, dans les yeux, les oreilles ? Ce qu’on appelle esprit n’est en réalité pas là. S’il était véritablement quelque chose, il devrait avoir certaines caractéristiques : une couleur (blanc, jaune...), une forme (celle d’un vase, d’un pilier...), etc. Il devrait être grand ou petit, vieux ou jeune... Vous pouvez découvrir si l’esprit est une entité existante ou non simplement en vous tournant vers l’intérieur et en réfléchissant soigneusement. Vous verrez que l’esprit n’a pas de commencement, n’a pas de fin, et qu’il ne réside nulle part ; qu’il n’a ni couleur ni forme ; qu’il ne peut être trouvé ni à l’intérieur ni à l’extérieur du corps. Et lorsque vous voyez qu’il n’existe pas comme une chose, demeurez dans cette expérience sans tenter de la définir ou la nommer. (suite article précédent)


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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 10:26

Ce précieux corps humain, bien qu’il soit l’instrument suprême pour atteindre l’Éveil, est lui-même un phénomène transitoire ; nul ne 0130084424DVB-TFrance-2.jpgsait quand viendra la mort, nul ne sait comment elle viendra. Les bulles se forment à la surface de l’eau, mais, l’instant d’après, elles disparaissent, elles ne restent pas. Il en va de même pour le précieux corps humain que nous avons réussi à obtenir,  mais qui sait quand cette vie va finir, tout simplement ?
À présent, d’après la perception de nos sens, l’univers extérieur - terre, pierres, montagnes, rochers et falaises - semble permanent et stable comme une maison en béton armé sensée durer des générations. Mais il n’y a rien de solide dans tout cela ; ce n’est rien d’autre qu’un royaume sur lequel on régnerait le temps d’un rêve.

Nous pouvons aussi prendre l’exemple d’évén
0130084444DVB-TFrance-2.jpgements appartenant à un passé plus récent : avant l’arrivée des communistes chinois, combien y avait-il de monastères dans ce qu’on appelait alors le Tibet, le Pays des Neiges ? Combien y avait-il de temples comme ceux de Lhassa, Samyé, Trandrouk ? Combien y avait-il d’objets précieux, représentations du Corps, de la Parole et de l’Esprit du Bouddha ? Maintenant, il ne reste pas même une statue. Tout ce qu’il reste de Samyé, c’est quelque chose de la taille de cette tente, à peine plus grand qu’une remise. Tout a été pillé, démoli ou dispersé ; les grandes statues ont été détruites. Tout cela est bel et bien arrivé et nous montre l’impermanence.

Sans une certaine compréhension de l’impermanence, si nous continuons à croire que tout va rester tel quel, notre situation s’apparente à celle d’un homme riche qui fait encore des projets sur son lit de mort. A-t-on jamais vu de tels gens évoquer leur vie future ? Cela prouve qu’ils n’ont jamais apprécié au fond d’eux-mêmes le caractère inéluctable de la mort. Extrait d'enseigenement sur www.buddhaline.net, revoir l'émission : ici ,Traduction de Matthieu Ricard dont il a été l'un des Maitres.

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 10:38

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démontre la forte interdépendance entre entendement et sentiment pour expliquer l’imprévisibilité des hommes. Nous sommes libres d’une certaine façon de nous déterminer nous-mêmes mais cette liberté est limitée par nos expériences et par notre propre histoire, M Freud avait mis un bémol et de détail : l’inconscient. Ceci explique pourquoi l’exigence de l’existentialisme n’est plus d’actualité ainsi que les trop grandes exigences psychiques du socialisme. Entre un psychisme qui déterminerait nos actes et des actes qui détermineraient notre psyché dans le croisement de nos actions avec nos états de conscience, dépendant elles mêmes de nos conditions de vie. Entre les conditions de notre connaissance, notre volonté, Kant, qui n’est que ma propre attribution de schémas culturels et idéologies et l’expérience au centre du questionnement d’ Husserl et Heidegger. « “To be is to do” – Socrate , “To do is to be” – Sartre et “Do be do be do” – Sinatra ». Autrement dit laisser parler la chanson : entre « être c’est faire » pour l’un et « faire c’est être » pour l’autre, il y a le « faire être » à chanter…

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 10:52

PRÉCEPTE CHINOIS
  Voici un gentil petit poème sur l'argentfleurs d'hiver
  L'ARGENT
  Il peut acheter une maison
  Mais pas un foyer
  Il peut acheter un lit
  Mais pas le sommeil
  Il peut acheter une horloge
  Mais pas le temps
  Il peut acheter un livre
  Mais pas la connaissance
  Il peut acheter une position
  Mais pas le respect

  Il peut payer le médecin

  Mais pas la santé.
  Il peut acheter du sang
  Mais pas la vie

  Il peut acheter du sexe
  Mais pas de l'amour
Merci Françoise !

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 10:29

 

La 1ère règle est l’activité pour nos cerveaux avides d’occupation, le point mort intellectuel provoquant la mauvaise humeur.

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La 2ème règle est la vie sociale avec le sentiment d’être protégé.

 

La 3ème règle est la concentration et l’attention à l’ici et maintenant ce qui a

ugmente la joie de vivre.

4ème règle sont les attentes réalistes, le bonheur est fonction de ce que l’on attend.

5ème règle : avoir des pensées positives ou du moins s’y entrainer.

 

6ème règle : savoir se débrouiller avec le malheur.

7ème règle : joie par le travail ou comment se sentir utile.

Un dernier conseil après avoir balayé largement une pensée occidentale, R David  Precht « qui suis-je et si je suis combien ? » : soyez curieux de tout, réalisez vos bonnes idées, et remplissez vos journées de vie et non votre vie de journées.

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 10:36

Etymologiquement, le désir (du latin : de-sidus) désigne la nostalgie de l'étoile, le désir est il l’expression d’un manque chez Platon « le banquet » ou d’un excès ? Polarité : du manque, l’objet du désir ne satisfaisant que provisoirement le désir et le désir comme force productrice qui nous constitue comme cela est vu chez Spinoza « l’Ethique ». Le désir est partout dans notre rapport même au monde et dans une société de l’offre et de la demande, d’où sa tyrannie tel que l’a vu Karl Marx en aliénation car le désir est par définition insatisfaisant, de la possession 2011-01-23_112553.jpgimpossible à satisfaire. Comme l’a montré Romain Gary « chien blanc » nous sommes dans une société de provocation continuelle ou S Freud « Malaise dans la civilisation » : ce qui crée la civilisation crée la barbarie dans la suscitation d’insatisfaction. Epicure avait distingué le désir nécessaire ou naturel de celui artificiel ou de production culturelle et sociale en cartographie des désirs émis par la société. On peut se demander  si la notion de désir naturel a un sens, il peut être court circuité dans l’exemple de l’anorexie qui n’est pas expression du désir et mis en évidence par J lacan car il est relation avant tout l’enfant nourri par la mère.  Il faut se méfier de la coupure entre désir et besoin ainsi que du rapport entre désir et plaisir. En nous gardant tel Nietzche à donner une interprétation morale d'une pathologie des désirs, toutes les passions sont des désirs. Alors que le vrai désir en force productrice est celui qui nous constitue dans un cheminement pour aller vers notre nature qui se construit. Un désir qui passe par une abnégation et nous pousse à faire des choses qui nous dépassent. Jusqu’ou aller au delà de soi, du moi dans un oubli de soi par rapport à nos habitudes mortifères, conscience réflexive dans une renaturalisation du désir d’un sujet non manquant ou l’effort naturel est devenu nous même.David Rabouin chargé de recherches au CNRS dans l'équipe REHSEIS (Recherches Epistémologiques et Historiques sur les Sciences Exactes et les Institutions Scientifiques). Ses recherches portent sur les rapports entre philosophie et mathématiques.

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 10:37

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 qui écrit : « tous les hommes recherchent d’être heureux, cela est sans exception. Quelque différents moyens qu’ils y emploient, ils tendent tous à ce but, le bonheur. C’est le motif de toutes les actions de tous les hommes, jusqu’à ceux qui vont se pendre ». La touche finale « jusqu’à ceux qui vont se pendre », dans sa noirceur, dans sa beauté, dans sa profondeur, est très pascalienne, bien sûr, mais très vraie, aussi. Parce qu’au fond, celui qui va se pendre, celui qui se suicide, pourquoi se tue-t-il ? Pour ne plus souffrir. Or ne plus souffrir, quand on souffre atrocement, c’est encore se rapprocher du dernier bonheur, purement négatif, qui paraît alors possible, la cessation de la souffrance. Eh bien, si tout homme veut être heureux, y compris celui qui va se pendre, permettez-moi de penser, a fortiori, que tout homme veut être heureux, toute femme veut être heureuse.

André Comte Sponville toujours devant nos décideurs

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 10:39

Réponse de PLATON plus concrète  sur « Qu’est ce que le bonheur ? » :Souvenez-vous de ce salarié que vous avez embauché dans vos services municipaux il y a six mois ; vous savez, celui qui sortait de dix-huit mois de galère. Cela faisait dix-huit mois qu’il se disait tous les soirs, tous les matins : « que je serais heureux si je retrouvais un travail ». Et puis, il y a six mois, vous l’avez embauché, dans un emploi à plein temps, en CDI, en plus dans une mairie, bref, le bonheur. Enfin, le bonheur… le problème, c’est que depuis que vous l’avez embauché, le travail ne lui manque plus, non, il en a, du travail. Il en a même beaucoup, à la vérité, il en a plein des bras, du boulot. Et très vite, il en a plein le dos. Parce que si le désir est manque, dès lors qu’il ne manque plus de travail, il ne désire plus travailler. Ce qu’il désire, comme tout le monde, c’est les week-ends, les vacances, la retraite ! Bref, ce que PLATON nous aide à comprendre, et qui en dit long sur la condition humaine, c’est que le travail ne peut faire le bonheur que d’un chômeur ; mais il ne fait pas son bonheur : puisqu’il est chômeur, il n’a pas de travail, le travail lui manque, et il souffre de ce manque. Et le travail ne fait pas le bonheur des P2180011-copie-1.jpgsalariés, puisqu’ils ont du travail, qu’en conséquence celui-ci ne leur manque plus, ce qui les rend incapables de le désirer, ou de l’aimer. Bref, comme aurait pu dire Louis ARAGON, il n’y a pas de travail heureux. ARAGON disait cela de l’amour, mais pour la même raison : c’est que de même que le travail ne peut faire le bonheur que d’un chômeur, le mariage ne peut faire le bonheur que d’un célibataire ; mais il ne fait pas son bonheur, puisqu’il est célibataire ; il est tout seul, et il souffre de ce manque d’amour. Et le mariage ne fait pas le bonheur des époux, puisqu’ils ne se manquent plus l’un à l’autre

 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 10:24

Réponse qu’on trouve chez PLATON, qu’on trouve chez KANT, mais qu’on pourrait trouver chez chacun d’entre nous, qui consiste à dire qu’être heureux, c’est avoir ce qu’on désire. Pas forcément tout ce qu’on désire, parce qu’on sait bien qu’à ce compte là, on ne sera jamais heureux, mais enfin, être heureux, c’est avoir une bonne part de ce qu’on désire.

Mais du même coup, pour comprendre ce que c’est que le bonheur, il faut comprendre ce que c’est que le désir. deux réponses – philosophiques à la question « qu’est-ce que le désir ? », cela entraine deux réponses assez fortement différentes sur le bonheur, la réponse de PLATON et la réponse de P2180011-copie-1.jpgSPINOZA. PLATON – 4ème siècle avant Jésus-Christ répond à la question dans un petit livre célébrissime qui s’appelle « Le banquet », et qui est consacré à l’amour. PLATON répond par une double équation : l’amour est désir, et le désir est manque. Et il enfonce le clou en écrivant : « ce qu’on n’a pas, ce qu’on n’est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l’amour ». Voilà pourquoi le bonheur, si souvent, est manqué. Voilà pourquoi, comme dit le poète, « il n’y a pas d’amour heureux ». Pourquoi ? Parce que qu’est-ce que c’est qu’être heureux ? être heureux, c’est avoir ce qu’on désire. Mais si le désir est manque, tu ne désires, par définition, que ce que tu n’as pas ; et si tu ne désires que ce que tu n’as pas, tu n’as jamais, par définition, ce que tu désires. Et donc tu n’es jamais heureux, puisque être heureux, c’est avoir ce que tu désires. Non pas, bien sûr, qu’aucun de nos désirs ne soit jamais satisfait, la vie heureusement n’est pas difficile à ce point. Mais dès qu’un de nos désirs est satisfait, il n’y a plus de manque, et donc plus de désir. Vous n’avez donc pas ce que vous désirez, vous avez ce que vous désiriez avant, du temps où vous ne l’aviez pas !

Etre heureux, ce n’est pas avoir ce qu’on désirait, c’est avoir ce que l’on désire. C’est pour cela que vous n’êtes pas heureux !

« qu’est-ce que le désir ? » réponse de SPINOZA, 17ème siècle, en Hollande. SPINOZA serait d’accord avec PLATON pour dire que l’amour est désir, Mais certainement pas pour dire que le désir est manque. Pour SPINOZA, le désir n’est pas manque parce que le désir est puissance. Puissance de jouir et jouissance en puissance. Pouvoir de faire, pouvoir d’agir, « puissance d’agir », comme dit ZPINOZA  le désir vrai, ce n’est pas le désir de posséder ce qui manque, c’est le désir de faire que qu’on aime. C’est le bonheur non pas d’avoir ; c’est le bonheur de faire, c’est le bonheur d’agir. Le bonheur, ce n’est pas ce qu’on a ; tout ce qu’on a, on peut le perdre et même, on le perdra. Le bonheur, ce n’est même pas ce qu’on est. Le bonheur, c’est ce qu’on fait. Le sage est un homme d’action.

 

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