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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 18:12
Crise de civilisation par l'échec des religions où les croyances...

ne donnent pas accès à des voies de libération, des méthodes de pratique et où les idéologies sont trahies par les comportements de leurs représentants.

La science n'est pas une idéologie mais offre des possibilités d'éveil, potentiel à condition d’être allié à une recherche intérieure. Dans la méditation on est attentif à la réalité intérieure et extérieure, au sens, au caractère insaisissable de l’existence.

Une crise de civilisation symptôme de valeurs qui ne sont plus partagées tels que liberté égalité fraternité.
Beaucoup trop de facteurs d'aliénation dans notre société, d'égoïsme foncier, alors qu’en même temps l'individu est devenu très conditionné, il se doit de rentrer dans un moule.

On vit avec un bagage à gérer, toutes nos potentialités sont gâchées avec beaucoup de résistances liées aux intérêts économiques.

La méditation peut être l'occasion d'approfondir ces valeurs car que seraient elles sans une liberté intérieure ? Comment être dans la pacification des relations aux autres tant que l'on n'a pas de connexion avec ce que l'on est, nous ne pouvons tomber que dans l’aliénation de l'avoir contre l'être.
Les jeunes sont la proie des solutions faciles, il faut une certaine lucidité pour être libre de ses désirs, être dans une capacité de désintéressement, sans cela nous ne pouvons connaitre de satisfaction profonde. Dans le désintéressement on ne donne plus rien à saisir à notre ego pour être dans un état de disposition à nous-mêmes, aux autres.

Nous ne sommes plus séparés de la nature : nous sommes la nature, plus de dualisme, l'ego n’est qu’une construction mentale. Réfléchir à ce qui nous anime, l'être humain ne peut se suffire à lui même mais à ce qui le transcende pour être en communion, pour pouvoir recevoir la vérité qui est autour de nous et au profond de nous mêmes. Pouvoir trouver ce qui est universel en nous mêmes, une dimension de l’existence nous est plus intérieure, c'est une expérience intérieure.

Nous avons ce potentiel d'amener la compassion, la sagesse à son niveau ultime, alors que c'est la peur qui nous mène habituellement mais nous n'avons pas besoin d'avoir peur de quoique ce soit quand on comprend notre nature. On peut le comprendre intellectuellement au début pour le mettre en pratique et en avoir la réalisation, c'est comme entre regarder une carte et être dans le lieu.

La vue dualiste n'est qu'une expérience ordinaire entre le Moi qui expérimente et le quelque chose, nous ressentons ceci est mon expérience bien ou mal et nous cherchons soit à nous en séparer soit dans la peur de le perdre. Même quelque chose d'agréable nous pose problème par cette dualité entre ce que je ressens et l'objet.

Quel est ce moi qui n'est ni dans le corps, les cellules, ni à l'extérieur, car avec le Moi est l'ego et la peur d'être détruit. L'éveil est la compréhension correcte de ce que nous sommes, la non dualité est quelque chose de naturel mais comme nous avons trop d'émotions nous ne le voyons pas.
Ce monde est tout ce que nous avons Thich Nhat Hanh - Précieuse vie humaine Khandro Rimpoché - Manuel de Méditation Zen Roland Rech - Agir Zen Robert Aitken - Et si vous m’expliquiez le boudhisme Ringou Tulkou Rimpoché - La voie du boudha Kalou Rimpoché

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 19:44
A t’on encore besoin d’une religion ? Sujet d’une table ronde avec A C-Sponville B Feillet A Rémond

Pour savoir de quoi on parle A Houziaux, docteur en théologie et philosophie, propose une définition : phénomène social qui implique des croyances, des rites et une communauté, tels le judaïsme, l’islam et le catholicisme.

Et de ce point de vue André Comte-Sponville en athée fidele répond par la négative avec une foi qui pourrait être dédouanée de « religion », de créateur : une foi en l’humanisme en réservant les seuls savoirs à l’expérience.

Ce en quoi Alain Rémond, journaliste et écrivain, répond par l’opposé, évoquant pour la chrétienneté, la forte imprégnation culturelle et d’un acte de confiance placé en un homme, fils de Dieu, mort et ressuscité.

A ce propos, les évangiles, objets de recherches historiques dévoilent une part indéniable à la romance par la réécriture des différents traducteurs.

Il n’en n’est pas moins vrai, que Jésus a été un homme exceptionnel d’après Bernard Feillet, prêtre et écrivain, il a été celui qui a opéré une rupture avec la religion juive et par là même avec toute religion en insérant le mystère universel de Dieu en tout homme et en son accomplissement.

Force est de constater que ce mysticisme par la suite n’a pas été encouragé par les Eglises, fortes de leur emprise et occupées à dompter par les dogmes la masse des ignorants. Et force est aussi de reconnaître l’imprégnation de ces valeurs dans notre culture, Socrate et d’autres sages eux aussi arrêtés et condamnés n'ont pas eu le même engouement et prédicats de masse. Mais ceci est parole de mécréant…

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 12:12
Pourquoi avons nous besoin d'utopie

Quand on parle de désir on pense au manque (voir article en tapant dans recherche à droite André Comte Sponville) alors qu'il peut être un besoin de se projeter, un moteur de la volonté.

Se projeter nécessite une ouverture de l'imaginaire une façon d'envisager la vie, un moyen de combattre la résignation.
L’utopie pousse au besoin de création, d'initiatives, une utopie alliée au pragmatisme pour en faire une réalité.
On peut envisager de désirer sans convoiter alors que dans notre situation de consommation actuelle on est plus dans le fait de convoiter sans désirer, assujettis tels des enfants dans l'envie.

Ne sombrons plus dans le divertissement qui devient diversion dans un problème de l’occupation de l’espace et du temps.

L'être humain est un être symbolique sujet à des crises indissociables de la vie avec celle originelle de la séparation, de l'éloignement 3 - 6ans, de l'autonomie crise d'identité à l'adolescence puis de l'émancipation du jeune adulte. S'en suivront toutes les autres crises de la quarantaine, cinquantaine, soixantaine…jusqu'à la crise finale.
Toutes crises conjoncturelles qui nous projettent en des maux pour un bien dans une remise en mouvement salutaire pour sortir de la répétition.
L'objectif étant de comprendre finalement que l'obstacle principal n'est pas tant extérieur qu’intérieur, il vient bien de nous même.
C'est un cheminement où l'on peut rendre ce chemin en quête de choix, l'utopie est cette possibilité de créer des choix : c’est ce qui nous distingue des animaux.
Être libre c'est choisir l'altérité, l'alternative. De quoi suis je capable en réalité ?
La conscience de choisir, de se projeter c'est aller vers autrui dans l'empathie, comprendre que l'autre dans sa différence nous propose d'autres choix possibles.
L'imaginaire social doit être partagé, dépasser l'opinion pour entrer dans la pensée ensemble, pour garder sa verticalité pensons horizontalement et favorisons nos échanges.

Sujet animé par Yannis Youlountas, philosophe et réalisateur, des solidarités se sont mises en place en Grèce, une responsabilisation des citoyens sortant tels les subprimes américains d’une vie à crédit dévastatrice.



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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 10:23
Tous…Atteints au cœur, de la ville, ses remparts, ses certitudes et ses potes Charlie

Un cœur commun spontanément a réagi et s’est indigné, non à la barbarie, à l’obscurantisme, aux endoctrinements, aux ségrégations et aux laissers pour compte dont nous devons tous en assumer la responsabilité.

Prise de conscience brutale de la reconnaissance que nous devons tous avoir pour les uns et les autres, de notre interconnection mutuelle, de l’acceptation et de la prise en compte nécessaire de chacun, de l’attention à se porter sous peine de désespoir mortifère.

C’est simple on le répète et rererépète, aller au devant des problèmes avant qu’ils ne surgissent, aller dans tous les ghettos, là ou il y a démission des parents, groupes, institutions pour l’éducation et la prise en charge de chaque personne.

En un mot soyons tous responsables en commençant à notre échelle, ne fermons pas les yeux et ne passons pas à côté sans intervenir de toute situation ou quelqu’un peut être abandonné, rejeté, humilié contre le danger qu’il soit récupéré, décérébré et transformé en bombe humaine.

Ce n’est qu’une graduation d’échelle, chaque geste contribue à l’ensemble de la planète entière ou les possibilités de se déplacer et de communiquer nous relient tous presque instantanement.

revoir sur ce blog article du 11/02/2011: le courage n'est pas le contraire de la peur...

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 10:13
Les univers se succèdent jusqu’à leur destruction...

Notre existence est très brève et sa durée incertaine, la vie et la mort sont comme une danse éphémère qui s’écoule telle l’eau d’une cascade.

L’océan de tous les connaissables est insondable, tel le cygne n’utilisons que ce dont nous avons besoin.

Ce qui demande à s’engager dans une réflexion profonde sur la réalité et sur tous nos conditionnements, nos considérations mondaines faites de désir de reconnaissance, nos attachements, nos illusions, comprendre comment on fonctionne, une réflexion sur l’existence, notre impermanence.

C’est un travail sur soi intérieur, une voie spirituelle plus individuelle que celle communautaire des religions.

Toute notre vie est un cheminement ce n’est pas à mettre à part de notre quotidienneté, nous ne pouvons vivre par procuration et se complaire dans le « tout tout de suite » contemporain, qui nous entraine dans la confusion totale.

Ce que nous recherchons c’est l’obtention d’une existence qualifiée, si nous avons réfléchi sur nos conditionnements nous obtenons le renoncement, le souhait de se libérer, de s’affranchir des souffrances de l’incertitude qui est notre condition, de la labilité de nos relations, de nos situations de hauts et de bas, de l’insatisfaction car nous n’en n’avons jamais assez, d’un corps voué au périssement, aux maladies.

En procédant par étapes mentales, on peut discipliner son esprit pour s’affranchir de tous les voiles dans un processus de maturation mentale.

Le renoncement est la cause même de notre libération, pour un esprit constructif à celui altruiste : la ou il y a intérêt personnel il n’y a pas altruisme, qui nous amène à celui d’éveil renforcé par l’éthique, en concordance avec la vue juste de la vacuité qui est la sagesse.

Toutes nos pratiques doivent combiner la méthode et la sagesse. Ceci doit être instruit par un accompagnateur ou maitre spirituel comme tout apprentissage, l’essentiel étant de trouver une personne pleinement qualifiée, qui ne peut faire de toute façon le travail pour nous même.

Pour cela on doit développer un certain nombre de qualités, donner un sens à son existence et Impartial dans son approche ni distrait ni non vertueux ni dispersé, doté de bon sens et diligent. Tant que l’on n’a pas allié la vacuité c'est-à-dire la non existence inhérente des phénomènes, les choses n’étant pas telles qu’elles nous apparaissent, avec leur interdépendance, nous ne pourrions avoir la réalisation.

Gueshé Tengyé

Le bouddhisme entre vos mains Dzigar Kongtrül Rinpoché,

la voie du bouddhisme au fil des jours Olivier Raurich
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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 17:48
Qu’ont en commun Matthieu Ricard, Boris Cyrulnik, Michel Onfray, Erik Orsenna, Christophe André, Luc Ferry, Franz-Olivier Giesbert …avec Plutarque, Montaigne, Tolstoï, Yourcenar, Schopenhauer, Voltaire, Louise Michel, Sloterdijke ?

(Voir liste complète académiciens, philosophes, écrivains, artistes…)

Nous tuons chaque année 60 milliards d’animaux terrestres et 1 000 milliards d’animaux marins pour notre consommation. Un massacre inégalé dans l’histoire de l’Humanité qui pose un défi éthique majeur et nuit à nos sociétés : cette surconsommation aggrave la faim dans le monde, provoque des déséquilibres écologiques, est mauvaise pour notre santé.

En plus de l’alimentation, nous instrumentalisons aussi les animaux pour des raisons purement vénales (trafic de la faune sauvage), pour la recherche scientifique ou par simple divertissement (corridas, cirques, zoos).

Et si le temps était venu de les considérer non plus comme des êtres inférieurs mais comme nos « concitoyens » sur cette terre
Nous vivons dans un monde interdépendant où le sort de chaque être, quel qu’il soit, est intimement lié à celui des autres. Il ne s’agit pas de s’occuper que des animaux mais aussi des animaux.
Comme dans la lignée de Plaidoyer pour l’altruisme, Matthieu Ricard invite à étendre notre bienveillance à l’ensemble des êtres sensibles. Dans l’intérêt des animaux, mais aussi des hommes.

Dans son combat pour la défense de la cause animale, Franz-Olivier Giesbert invite un boucher, des philosophes et des artistes à s'exprimer sur le sujet.
L’auteur manifeste pour les droits des animaux et s’insurge contre toutes les formes de cruauté scandaleuses.

En avril 2014, le code civil a été modifié, reconnaissant désormais aux animaux la qualité « d’êtres-sensibles ». Présentée comme une avancée considérable, qu’en sera-t-il de son application.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 17:07
Vivre la culpabilité autrement  émission sagesses du 16/11

La culpabilité, hors de celle factuelle qui est légalement puni, est source de souffrance car elle fausse la compréhension des situations et des choses. Quelles qualités faut-il développer pour remédier à ce sentiment ?

Nous vivons à partir d’un cadre de références, culture, croyances, choix éthiques qui me représente dans ce que je vis, le problème se pose quand on sort de ce cadre. Ex : je suis supposé réussir, ne pas y arriver le jugement arrive « je ne suis pas capable ». Représentation que je surajoute à la réalité, ce qui peut me bloquer dans ma vie sociale et m’empêcher de me mettre en actions.

L’erreur que je juge comme une faute va prendre tout l’espace, émotionnellement m’envahir et va me décaler par rapport à la situation, me donner l’impression de l’irréparable.

L’erreur est naturelle de fait, mais elle va devenir là comme une agression et m’entrainer dans une relation bien spécifique aux autres ou je vais soit essayer de leur faire vivre cette même culpabilité soit être complètement tétanisé moi-même.

Est-ce que je suis prêt à travailler avec ce sentiment, le reconnaitre, voir l’erreur sans le jugement en développant un regard bienveillant sur moi-même.

Il s’agit de revisiter nos représentations, ma façon de percevoir les choses, je peux m’entrainer à en prendre conscience ce n’est que ma représentation de la réalité. Développer une souplesse par rapport à moi-même aux autres, de l’acceptation et de la douceur sous la responsabilité d’aller revisiter ce que je vis..

Lama Puntso .Un chemin de sagesse lama jigmé Rimpoché

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 17:56
On sait depuis Platon que les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être…

Les 2 grandes théories de notre siècle que sont la relativité des notions d’espace et de temps absolus et la mécanique quantique ne le font que le confirmer. L’équation de Scrödinger montre qu’une particule peut être en xsieurs lieux à la fois, ce qui a donné de nombreuses applications tel que notre portable. Exit la loi de gravitation de Newton qui ne fonctionne pas partout, de cette équation H Everett 1957 propose les mutivers quantiques ou existence d’univers parallèles ou notre vie suit une infinité de parcours différents, confirmé par les mesures des 2 prix Nobel de S Haroche et D Winelant en 2012. Entre une réalité externe et interne perçue subjectivement existe une réalité consensuelle que nous partageons. Une réalité qui n’existe que quand nous réalisons des mesures et des observations, définitivement la réalité est ce que nous en faisons et l’on peut se demander si « quelque chose existe ».

Et pourtant malgré toutes ces démonstrations nous n’arrivons pas à accepter que la réalité n’est pas ce que nous pensions qu’elle était. Il semblerait qu’à la question d’existence de la lune d’Einstein quand nous ne la regardons pas, on pourrait dire que quelque chose n’est exactement déterminé que quand nous regardons : nous sommes donc bien un élément essentiel de la réalité.

La recherche juillet Aout 2014

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 15:36
Telle une épée de Damoclès dans le cycle des existences

La souris est si petite et dans un si grand danger…mais l’éléphant peut changer d’idée à n’importe quel moment, il peut enlever sa patte et libérer la souris.

Nous cumulons tellement de difficultés en vérité nous ne savons pas comment prendre soin de notre corps et de notre esprit.

Les problèmes et les bonheurs de cette vie ne proviennent que de notre esprit c’est ce qui donne la teneur de notre vie.

En fait malgré toute notre technologie nous sommes complètement démunis face à la mort, la maladie, la vieillesse, les désillusions et les conditions de notre vie ou karma.

La 1ère prise de conscience à avoir est celle de la vérité de la souffrance, puis la conscience de la vérité de la cause de la souffrance, la vérité de la cessation de la souffrance et de sa cause et enfin la possibilité d’achever cela par la vérité de la paix, c’est ce que nous devons expérimenter.

Ce sont les enseignements du Dharma, les 4 nobles vérités en comprenant l’impermanence de plus en plus subtile des évènements. Tout change d’instant en instant de seconde en seconde.

Comprenant cela, l’origine de la souffrance, le « je » étiqueté (expliqué d’articles en articles), nous pouvons travailler sur notre esprit, le rendre stable, transformer n’importe quel problème et le rendre bénéfique.

Mais oui la méthode existe, commençons par regarder notre vie, nos habitudes héritées du passé, tous nos conditionnements, ce qu’ils entrainent pour nous et autour de nous et nous saurons ce qu’il y a à abandonner et à transformer, c’est cela méditer.

Nous pouvons créer de meilleures conditions pour les autres et pour nous en fin de compte, le 2ème mot clef après l’impermanence est l’interdépendance de tout en tout, rien ne peut exister par lui-même de façon autonome.

Si nous avons compris tout cela, la sagesse nous ne pouvons qu’être compassion et achever tous les voiles et obscurcissements. D’après enseignements traduits sur liens

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 09:50
La cause du bonheur (ou du malheur) réside en nous même, en notre compréhension de la réalité des choses alliée à une compassion aboutie

Yangsi Rinpotché Transcription d'un enseignement en direct live :

Quand nous apportons une aide c’est toujours soumis à conditions par notre autochérissement, c’est pourquoi nous devons développer de la force par une impartialité. Au préalable un esprit paisible, détendu est requis par des exercices de concentration sur la respiration comme la respiration en 9 rondes, 3 commençant par la narine droite, 3 par la gauche et 3 par les 2 comme un nettoyage circulaire du haut vers le bas chassant les émotions. On peut aussi dans la recherche de cet état de disposition équanime réciter des mantras pour tourner son esprit vers des pensées plus positives ou vertueuses.

La méditation du calme mental permet de rester dans la nature de l’esprit sans intervenir pour peu à peu se focaliser sur son objet mental de choix, juste l’observer sans le perdre pour gagner en clarté et éviter la mollesse de l’automatisme, ni trop lâche ni trop tendu.

La ou l’automédication est insuffisante il est préférable d’aller voir un médecin et suivre la prescription avec l’aide d’une équipe soignante. Faire siennes les conditions adverses, les transmuer par la patience, les tourner à notre avantage et dans l’indisociabilité de la déité et du maître pour lever les obstacles.

C’est le rôle de la prise de refuge de stimuler notre confiance et l’émulation nécessaires pour laisser émerger les réalisations, empreinte de l’esprit d’éveil et compassion par l’impartialité sur tous les êtres et sur soi, nous-mêmes ainsi que tous les êtres sommes similaires et avons les mêmes potentiels.

L’entrainement à l’équanimité, fondement nécessaire pour élever l’esprit à la responsabilité, permet d’intervenir aussitôt sur l’attachement et l’aversion ou colère qui peut s’élever, l’esprit d’éveil et la compassion contiennent nos émotions perturbatrices habituelles, foyer en latence près à s’embraser sur les notions fluctuantes d’amis, ennemis, inconnus et par la même sur toutes nos attentes.

Au moyen des 4 pensées incommensurables nous développons notre équanimité et force mentale soutenue par la compassion. Dans le souhait de soulager la souffrance des êtres dont nous avons pleinement pris conscience nous prenons la responsabilité de les libérer portés par la foi et la confiance dans notre requête aux objets de refuge, êtres réalisés, enseignements ou méthodes : refuge causale.

Réfléchir à notre existence disponible et qualifiée pour couper court à tout assombrissement du encore au contrôle des évènements extérieurs sur notre esprit ou réfléchir également à l’impermanence pour la dispersion.

Le méditant mû par la prise de refuge, les 4 pensées incommensurables et l’esprit d’éveil, de façon plus brève cependant sur les sessions suivantes, pourra se mettre en équilibre méditatif après une méditation analytique sur la vacuité des êtres et des phénomènes et sur l’impermanence.

C’est dans cette conscience débarrassée de la conception du soi que pourra s’élever notre compassion sur la souffrance endurée par les êtres pour acquérir plus de force. C'est-à-dire une sagesse combinée à la compassion omni pénétrante pour porter un coup fatal à toute forme d’attachement, l’esprit devient de la nature de la compassion et ne se perd pas sur ses objets d’attraction, sort de son autochérissement pour l’altruisme. Ou si l’on n’arrive pas à abandonner toute saisie du soi on peut du moins développer notre aspiration et revenir pour cela à la confiance et la foi dans les qualités de nos objets de refuge.

Le préalable étant de s’affranchir du cycle des existences avec le renoncement, de considérer le « je » comme un invité et les agrégats que sont la forme, les sensations, les perceptions, les facteurs composés et la conscience, comme un hôtel avec plus ou moins de confort déterminé par notre karma. La bouddhéité en plus du souhait de se libérer du cycle des existences et des émotions perturbatrices, état de nirvana, comprend en plus la motivation de l’esprit d’éveil pour permettre l’élimination de tous les voiles.

L’état de Bouddhéité ou Dharmakaya est pourvu des 4 corps de nature, sagesse, jouissance et d’émanation, obtenu en réponse à la compassion aboutie et sagesse ultime pour œuvrer de façon spontanée à la souffrance, les 2 1ers corps sont notre propre parachèvement par l’absence d’existence en soi de l’esprit et l’élimination de tous les voiles.

L’esprit d’éveil revêt 2 formes, relative et ultime, dans sa forme relative, les phénomènes composés relèvent de la forme ou du matériel, de l’esprit et de ce qui concerne ni l’un ni l’autre qui sont les prédispositions karmiques. L’esprit est clair et connaissant, au niveau relatif cela relève de la simple expérience, le relatif et l’ultime sont comme 2 facettes s’imbriquant l’une dans l’autre mais au niveau ultime on ne fait plus aucune différence sur ces catégories.

Acquérir cette compassion sans objet, esprit d’éveil, passe par la conviction de pouvoir se débarrasser de la saisie du soi à l’origine des émotions perturbatrices et des voiles seulement juxtaposés, d’être convaincu qu’il existe un antidote, un moyen d’éradication. La compassion ne peut réellement devenir solide en ne s’arrêtant pas aux causes seules extérieures de la souffrance mais à son origine qui est la saisie innée ou spontanée du soi. Le soi n’existe que nominalement, il faut chercher la nature de ce soi qui n’est pas comme il nous apparaît spontanément comme permanent, unitaire et indépendant, ni comme autonome à nos agrégats ou d’un principe créateur.

Ne pas être dupe des apparences pour ne pas subir le flot ininterrompu de la souffrance, remonter d’origine à origine qui ne sont pas dans les simples causes extérieures, qui ne sont pas permanentes, unitaires, indépendantes, autonomes et crées. Comprendre l’interdépendance causale, s’établir dans cette vue juste, voir la réalité ultime des phénomènes, nous en avons tous le potentiel, delà peut s’élever une compassion indéfectible basée sur la confiance en le refuge qui nous permet de réaliser la bouddhéité.

Quelle est la base méditée selon les courants philosophiques, le soi ou « je » en dépendance de la personne : vacuité du soi, son mode d’existence ultime qui est le non soi. Pour les Chittamatrins le « je » est de la nature de l’esprit, pour d’autres courants c’est la conscience mentale, et ni exclusivement conscience ni exclusivement forme : sur les agrégats base de désignation nominée « je » pour les Madiamikas conséquencialistes.

Le placement de l’esprit peut se faire à la suite de cette compréhension sur l’interdépendance ou union de l’apparence et de la vacuité, l’un renvoit à l’autre par le sens. 2 étapes pour le phénomène observé, de façon conventionnelle et ultime, à partir d’un état sans pensée avoir la sensation de la conception innée du soi, examen ensuite plus grossier sur le plan relatif : objet un ou distinct du soi, produit de lui-même ou autre avec causes ou sans ou les 2 : ni identité, ni diversité, ni anéantissement, ni permanence, ce qui renvoit à l’interdépendance causale.

Dans notre propre devenir ou refuge résultant sur le yoga supérieur ou tantra sur les 3 niveaux de conscience, quand cette foi est aboutie et la certitude quand à la réelle nature des apparences on associe à la pratique de la déité ou énergie supérieure comme indissociable de ce refuge résultant, ce qui actualise une conscience plus en plus subtile ou l’apparence dualiste s’évanouit.

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