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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 09:46

...Rajoute en plus du sadisme et masochisme originaires postulés par Freud au fondement de toute organisation psychique, une autre organisation originaire qu’est la position sacrificielle. Les définitions de sacrifice, don : « je te donne pour que tu me donnes », mais aussi communion, d’expiation ou de p urification comme ont p u l'être les coutumes imaginatives des Aztèques en sublimation de la matière ( !).Delà naitrait la logique spirituelle guidant le sujet dans son développement affectif, l’aidant à sortir de la situation traumatique de désaide dans laquelle il se trouve à la naissance, pouvant elle-même être renforcée par une dveroéfaillance environnementa le et s’avérer pathologique à la frontière de la psychose. Illustré par le cas de Thérèse de Lisieux, du meurtre de l’autre au sacrifice de soi : sacrifier ou être sacrifier, avec position masochiste ou plaisir de la souffrance, il s’agit bien du trauma primordial aux sources de l’organisation psychique par l’imminence et l’évidence de la mort. Au commencement était le meurtre, la scène primitive, Véronique Donard relate un fait divers d’un tueur en série mettant en scène une mort de façon sacrilège. La pulsion cruelle dans la pathologie n’étant selon Sophie de Mijolla Mellor, ni le désir d’infliger de la souffrance, ni d’en jouir mais la propre ignorance de l’altérité sensible de l’autre qui n’est perçu que comme une proie. C’est donc la compassion qui viendrait révéler l’objet dans son identité et par là désarmer la cruauté.

L’inscription de la mort est dans la condition humaine, au cœur même du vivant avec le suicide cellulaire démontré par le naturaliste allemand JC Ameisen : d’une manière troublante, contre-intuitive, paradoxale, un évènement perçu jusqu’ici comme positif, la vie, semble résulter de la négation d’un évènement négatif, l’autodestruction.  Pour chaque cellule il s’agit bien plus de survivre que de vivre, notre vie à chaque instant est une vie en sursis,  notre organisme étant une somme de potentialités constamment réprimées. Parallèle avec les mythes ou toute l’histoire de l’humanité est sous le signe du meurtre, universalité du mythe au fonctionnement psychique individuel. Le face à face avec le néant ressemble à un face à face avec la mort, qui est d’abandonner progressivement toutes les formations d’un idéal du moi pour plonger dans une réalité par définition irreprésentable, mais non moins réelle, le propre même de la dynamique spirituelle.  Cette voie tout compte fait serait elle celle vers la vie ?

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 09:47

Au début des tempsping.JPG

Il n’y avait pas de différence

Entre les hommes et les animaux

Toutes les créatures vivaient sur terre

Un homme pouvait se transformer en animal

S’il le désirait

Et un animal pouvait devenir un être humain

Il n’y avait pas de différence

Les créatures étaient parfois des animaux

Et parfois des hommes

Tout le monde parlait une même langue

En ces temps là les mots étaient magie

Et l’esprit possédait des pouvoirs mystérieux

Un mot prononcé  au hasard

Pouvait avoir d’étranges conséquences

Il devenait brusquement vivant

Et les désirs se réalisaient

Il suffisait de les exprimer

On ne peut pas donner l’explication

C’était comme ça.

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 09:42
Même celui de l’intention de vérité qui ne pourrait qu'être un mensmens.JPGonge supérieur au mensonge lui-même. Entre dire la vérité de l'ordre du devoir sinon un droit Benjamin Constant,  et du prétendu droit de mentir par humanité d'E Kant repose la morale de l'individu. Sur la sphère politique, Hannah Arendt questionne le problème de la crédibilité et de la plasticité de l’opinion publique, comme on a pu le voir dernièrement avec le mensonge d’état de Colin Powell. Quand à la rumeur le « on dit », elle provient de la création d’un désir, d’une peur, mais vouloir la démentir c’est la nommer, lui donner corps en qq sorte. J Julliard sur l’opinion: le refus de l’évidence jette un doute sur l’évidence elle-même, on peut avoir besoin d’une victime expiatoire, un bouc émissaire, les faits peuvent se révéler têtus d’où la fragilité de la vérité. Hitchcock « le faux coupable », Fritz Lang « l’invraisemblable vérité », ont démontré dans leurs films que le réel, plus inventif, plus contingent est plus fragile qu’un mensonge cohérent. Autres exemples sur des images manipulatrices dans des documentaires et sur la fameuse théorie du complot, les mensonges par omission, comment départager alors le vrai du faux, le fait de l’opinion, le réel du fictif ?
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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 09:40
Chant du barde du pays des neiges shabka.JPGtraduit par Matthieu Ricard
Mon vieux
S'il te reste une once de respect pour toi même,
Du courage au coeur,
Un peu de cervelle dans la tête
Et une certaine dignité,
Regrettes tes actes passés
Et améliore ton attitude.
Il est grand temps! Il est déjà bien tard!
Comprends que,
Tout ce qui nait meurt,
Tout ce qui est amassé se disperse,
Tout ce qui est uni se sépare,
Et que tout, sans exception, est dénué d'essence:
Renonce à l'absurdité des activités mondaines.
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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 09:45

Appartient à la lignée Shamp0328083838DVB-TFrance-2.jpga K0328084456DVB-TFrance-2.jpgagy0328084504DVB-TFrance-2.jpgou, lignée comme une famille qui permet de poursuivre son entrainement sur son esprit. Lignée qui accorde toute importance aux longues retraites de 3 ans, 3 mois, 3 jours, qu’il a lui-même effectué à 16 ans, et à 19 ans a pu avoir la transmission complète de son maitre racine Bokar Rimpoché. Déclaré réincarnation par le Dalaï Lama de Kalou Rimpoché, dans les 1ers maitres à venir en France dés 1970 et a crée de nombreux centres dans le monde en tant que grand sage et grand yogi, mort en 1989. Comprendre que ce qui est en question dans le bouddhisme même si on a lu beaucoup de livres, c’est la transmission par l’expérience, la dimension authentique d’où l’importance de l’éducation, faire l’effort de se comprendre soi même, développer l’humilité et le cœur pur dans les pratiques effectuées pour tous les êtres sensibles élargis en famille : ici.

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 10:41

shutter.JPG

Sans dévoiler l'histoire et en garder tout le suspens, une plongée cette fois dans la folie meurtrière de mondes intérieurs perturbés, qui si l'on s'y réfère à tous les mythes de l'humanité (cf C Lévi Strauss, Freud etc) sont empreints de violence, envie-désir, meurtres et autres réjouissances. Dans le cas d'un esprit largement envahi par ses perturbations suite à des traumas, évènements chocs, ces scénarios d’horreurs ne vont plus lui être possible d’être accepté abruptement, il va alors développer d'autres histoires qui vont finir par s'embrouiller et se télescoper entre elles. Bienvenue donc dans le monde de ces esprits habités ou la folie n'est qu'une différence de degrés d'intensité avec ce qui va pouvoir être accepté ou pas pour vivre dans une certaine norme.

Pourquoi avons nous tant d'attrait pour les histoires sordides, pourquoi sommes nous autant voyeurs de ce que les journaux, médias nous colportent avec complaisance ? Peut être une résurgence de certains de nos propres scénarios archaïques, qui s’ils n’ont pas été travaillés vont vite devenir envahissants et laisser libre cours à leur apparition. Tout le travail étant de les mettre à distance après avoir accepté de les regarder comme faisant bien partie de nous, jusqu'aux scénarios de violence-meurtres sinon agis, parlés ou pensés contre tout ce qui peut nous faire obstacle. S’ils sont encore projetés à l’extérieur, aux autres, aucunes chances encore  de démasquer  ce « Moi » tant chéri qui ne va plus pouvoir  les contenir.  

 

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 10:43
Dégagement mélancolico-farceur pour un intellectuel qui reconnait qu'en tant que tel, il n'est plus lui et ses confrères en influence majeure sur notre société. Les nouvelles influences viennent de la planète people, c'est pourquoi notre pdg national et affairiste a épousé une ex-mannequin chanteuse. Pe1104121916DVB-TARTE.jpgnsez que Mikael Jackson a fait 45mn à la messe du 20H alors que même Le général de Gaules n'a pas dépassé 35mn, certes la musique est universelle mais on peut s'interroger sur le message véhiculé par un saltimbanque qui bouge bien au point d'occulter le reste de l'actualité dans le monde, des guerres bien sûr! Désabusement amusé d'un philosophe qui en tant que tel est voué à commenter les livres d'autres philosophes, beaucoup d'écrits et de formules complexes pour ce que la littérature peut décrire en qqs lignes. Auteurs qui s'échinent à s'appesantir sur leurs propres écueils tel Sartre qui a écrit sur l'engagement, lui qui en a eu peu pendant les évènements 40-45 et qui vivait près de maman, alors que le philosophe Jean Cavaillès mourrait sous les balles allemandes. Ironie des festivités du 18 Juin ou tous ceux qui restaient prudemment sous l'égide du gouvernement de Vichy vont prendre le train pour Londres, un train en retard, car sur 90 préfets un seul a payé de son courage. Le courage d'accepter d'être contre vents et marées et de conserver son cap, navigation solitaire bien souvent mais grande liberté de pouvoir tracer. Amusement de voir Nelson Mandela adulé par ceux là même ou leurs collègues qui l'avaient condamné comme agitateur communiste, privilège de la classe politique d'être sous vent porteur et d'offrir un manège de girouettes sous nos yeux désabusés. Il faut se secouer pour aller mettre son bulletin pour Duchmok ou Duchmol dont la victoire tels les matchs sportifs vont vers tel ou tel camp, justifiant les qqs privilèges de voiture de fonction et autres grimaceries avantageuses, bien loin de tous engagements dégagés!
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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 10:42

Et c’est un ravissement de les voir, les entendre nous parler d’une Joie, dont le paradoxe est qu'elle se déploie malgré le monde, et est inexplicable en surgissant à l’improviste. La Joie est folle sans aucun sens car le monde n’a rien de réjouissant dans toutes ses atrocités. Alors que la tristesse bien que plus cohérente, fidèle au monde a l’inconvénient de redoubler la douleur, nous faire avoir 2x plus de regrets dit Spinoza, elle dissimule la cause profonde et suppose d’attendre que le monde soit joyeux. Le problème de la Joie est qu’on ne se l’autorise pas face aux malheurs du monde, ce qui demande à distinguer la Joie du Bonheur, qui est en fait la suspension de la douleur. Et pourtant Clément Rosset : la Joie se déploie en dépit des conditions extérieures comme un détachement dans une conscience aigüe, Primo Lévi « pourquoi » s’interrogeant sur Auschwitz, le goulag. La Joie est le remède à la tentation de l’absolutisme, du mal absolu, Hannah Arendt parle de banalisation du mal. Etty Hillesum dans son journal témoignage « une vie bouleversée » parle d’une Joie contre tout, Primo Lévi  « se permettre d’être malheureux comme des hom0314134205DVB-TARTE.jpgmes libres… » dans ces espaces d’enfers ou on empêche l’homme de toute relation avec l’autre, Lytta Busset « Joie imprenable » au fin fond des enfers la Joie est possible. La Joie n’a pas besoin de témoigner d’elle-même, elle est abstraite, soustraite des causes comme un sentiment de plénitude sans causes apparentes. D’où le malentendu du dolorisme, F Nietzsche « Par delà le bien et le mal », les obstacles à la Joie sont la durée  et l’autre qui la met en péril. Elle est inscription dans le réel, Etty Hillesum décrit les hommes au plus près, la Joie se passe d’incarnation pour épouser ce qui est. Elle ne relève ni de l’optimisme, ni du pessimisme, non tributaire du monde extérieur débarrassée de toute projection, attente, ce qui permet de regarder le monde avec plus d’attention. Camus dans « Vent à Djemila » décrit un détachement au « moi » et présence au monde, la Joie en instant de connaissance, non en concept, intersubjectivité mais en sensibilité dans un amour à soi et aux autres.

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 10:37

images3 2454Alors que nos télés, journaux ont consacré toutes leurs éditions aux résultats de nos campagnes bien françaises, alors que les têtes de combattant(e)s sonné(e)s remplissent nos écrans.  Il s’agit bien de combats de boxe si l’on en doutait encore car même dans le camp des gagnants on se gausse d’avoir mis au tapis un certain nombre d’adversaires. Pendant ce temps, pourrait bien être occulté une magnifique victoire pour des millions de personnes, Barack Obama a réussi son pari bien que de justesse 219 voix contre 212, n’ayant pas le suffrage même dans son propre camp. Tandis que Sarah Pamaligne a mené campagne, bien de chez nous, pour sauver l’étendard du commerce et des assurances en l’occurrence. Preuve s’il le fallait du courage et de la ténacité nécessaires pour  amener qqs progrés pour des personnes qui ne comprennent pas toujours les enjeux et se laissent facilement endormir par de beaux discours ou jolis minois qui ne leur veulent pas toujours grand bien.

 

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 10:50
Le renoncement e0321084449DVB-TFrance-2.jpgst de développer une attitu0321084420DVB-TFrance-2.jpgde positiv0321084435DVB-TFrance-2.jpge de l'esprit, un travail sur les attachements liés au désir, la colère et l'ignorance. C'est de considérer toutes les activités mondaines comme sources de souffrance car elles sont liées à l'impermanence, à leur durée limitées, elles sont liées à nos perturbations et ce qui nous fait agir sous leurs influences. Nos perturbations proviennent essentièlement de notre auto chérissement, la saisie du soi, d'ou les avantages de développer une attitude harmonieuse avec les autres, de développer l'équanimité pour s'en mettre à l'abri et pouvoir ensuite développer l'esprit d'éveil qui est un engagement de libération. La compréhension de comment les phénomènes nous apparaissent sans aucune existence en soi, compréhension de l'impermanence et la mort, l'interdépendance des phénomènes liés entre eux.

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