Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 10:49

Ces apparences au-dehors, ces multiples visions,

Je les reconnais désormais pareilles à des mirages.

L’esprit connaissant a rencontré la vérité originelle.

Les sortilèges d’une pensée changeante

S’évanouissent, comme les vagues d’un grand lac.

Les instructions détournent ceux qui sont forts

Des égarements sur les routes du monde.

Les doutes se trouvent tranchés.

J’ai posé en mon cœur le poids du savoir et de l’intelligence,

Réduit mes biens à la seule subsistance,

Raccourci la corde du sommeil des brutes,

Elargi la durée du calme mental.

Le front maintenant caché pour les hommes,

J’ai rejeté depuis longtemps les coussins moelleux.

Il n’y a plus en moi d’orgueil ni d’arrogance,

En haut du sentier, je ne me perds plus vers le bas.

Extraits des oeuvres complètes :  ème lune…Mais au fait, qui est Milarepa ?

Partager cet article
Repost0
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 10:29

Ce n’est pas tant que l’homme soit incapable de voir la réalité mais cela va se compliquer par le fonctionnement social, un filtre social pour sa cohérence qui lui fait générer fictions et illusions. Le langage partagé en tant qu’expérience figée détermine notre mode d’expérimentation et la qualité d’expériences qui peuvent parvenir à notre conscience. La plénitude de l’expérience a été aussitôt remplacée par un mot d’où son aliénation. Plus une société s’éloigne des normes humaines de la vie plus cela génère de conflits internes comme notre société actuelle axée seuls sur la technologie et le mercantile. Comment arriver à concrétiser l’énoncé psy « Transformer l’inconscient en conscient revient à transformer la simple idée de l’universalité de l’homme en l’expérience vivante de cette universalité ». Le refoulement de ce qu’il lui est permis pour vivre dans une société donnée conditionne le sens de la réalité chez l’individu qui sera nécessairement déformée et pour s’en libérer il lui faut une nouvelle appréciation de la réalité. Les pensées conscientes correspondant à l’exigence de la réalité sociale vont être en conflit avec les pensées non autorisées donc inconscientes. S’éveiller c’est lever le voile, sortir de la grotte en prenant conscience du caractère fictif, illusoire de notre conscience « normale ». Mais l’appréhension intellectuelle ne suffit pas car pour Spinoza pour qu’il y ait véritable transformation il faut passer par son expérimentation affective. L’état d’illumination est dans l’accord entre la réalité intérieure et extérieure dans une pleine conscience dans la totalité de l’être, d’une façon créative active. 

« Alors que la psychiatrie se préoccupe de découvrir pourquoi certains individus deviennent fous, la question vraie serait de découvrir pourquoi la plupart d’entre eux ne le deviennent pas. »

Pour prendre conscience de l’inconscient cela demande un entrainement particulier, pour être conscient de sa réalité propre et de celle du monde dévoilé dans la plénitude de sa profondeur, pour une appréhension immédiate,  instantanée de la réalité.

Eric Fromm

Réconciliation en soi même en tant que soi ego, il est l’autre en tant que l’autre  est soi même, lui-même et l’autre ne sont qu’un aspect de la dualité sujet et objet et tout comme il est lui-même un déploiement de soi même, l’autre aussi est un déploiement du soi même. Richard De Martino D’après extraits de « Bouddhisme zen et psychanalyse »

Revoir article : Eternalisme, nihillisme, production en dépendance, soi, non soi, qu’est ce que…

Partager cet article
Repost0
29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 10:44

Comment rapporter une sagesse traditionnelle aux préoccupations actuelles au-delà de tout vocabulaire technique et de toute conversion théologique, c’est ce que propose Arnaud Desjardins à Hauteville, centre de retraite.  Toutes les obédiences sont les bienvenues, il y a d’ailleurs un lieu où peuvent se retrouver prêtres, juifs et musulmans. Toutes personnes qui souhaitent être au plus près de l’être dans un réel désir de transformation que ce soit au niveau physique, psychique ou intellectuel. C’est entrer plus en profondeur en soi comme une démarche thérapeutique, dans un changement d’attitude par rapport à notre refus et conflit habituel avec l’existence. Se reconditionner en qq sorte dans l’autre sens, au lieu de chercher à conformer la réalité à nos désirs ce qui engendre inévitablement frustrations, jalousie et colère. Trouver des moyens de faire lever la gamme de nos émotions, voir au-delà de l’image, la méditation est un temps de recentrage par rapport à nos projections qui nous viennent de nos expériences passées. La relation avec un guide n’est pas de l’ordre de la dépendance mais au contraire dans une relation spécifique avec qqu’un qui a l’expérimentation pour aller vers ce détachement.

Précédent article : 1er volet sur Arnaud Desjardins qui a fait connaitre par ses films la sagesse orientale (video) Revoir l'émission :ici 

Partager cet article
Repost0
27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 10:48

« J’écris tous les jours de 4H à 8H quelque soit mon état, gueule de bois ou avec la grippe A…Il m’est même arrivée d’y aller en rampant ! ». Ascétisme quotidien, être écrivain n’est pas du dilettantisme, la régularité favorise l’esprit à l’exercice, c’est 1H plus tôt que Véronique Ovaldé, prix littéraire, qui prouve qu’avec des enfants, ce n’est pas non plus incompatible.

Amélie Nothomb a publié une vingtaine de livres à 42 ans, mais possède 67 manuscrits dont elle a pris des dispositions testamentaires pour que ces derniers ne paraissent jamais. Elle décrit son moment d’écriture comme de l’auto suggestion, un état hypnotique, mystique, c’est peut être ce qui lui permet la remarquable description d’éléments de la prime enfance : « tout se passe dans mon stylo ». Des mauvaises langues diraient qu’elle abuse des champignons hallucinogènes comme le héros de son dernier roman mais bien que l’expérience soit significative cela ne résiste pas à l’endurance.

« J’ai en moi des personnages qui se bousculent et veulent faire entendre chacun leur voix », dans son dernier roman, cela commence par cet homme au nom improbable qui en a assez de faire sonner les bip des aéroports et ne manque pas d’être fouillé par des mains masculines musclées, élément autobiographique de ses nombreux voyages en avion, notamment par nos amis russes.

Ce qui est sûr c’est qu’elle draine de fidèles lecteurs qui connaissent tous ses livres et les relisent xsieurs fois pour ce qui ne parait pas tout de suite dans cette simplicité d’écriture. « Je suis belge bien que née au japon et ce pays relève déjà du surréalisme, c’est en fait la réalité qui est complètement hallucinogène ! »

 

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 10:35

Sortie du livre de Sylvie Brunel ex femme d’Eric Besson ex socialiste et actuel ministre de l’immigration : "Manuel de guérilla à l'usage des femmes" Je dresse le constat d'un phénomène de société qui me semble affligeant : à mi-vie, beaucoup d'hommes trouvent normal de quitter leur famille pour "refaire leur vie". "Le mariage est souvent un alibi pour l'infidélité". Je suis née en 1960, après la génération 68 donc. Les femmes qui ont mené les combats féministes nous ont permis de remporter des victoires... mais la libération des femmes a aussi été celle des hommes. Ils s'estiment aujourd'hui libérés de toutes les contraintes. Ce sont les femmes qui continuent d'élever les enfants et doivent tout concilier, d'où une inégalité fondamentale. Surtout face à l'âge. Passé la quarantaine, beaucoup y sont confrontées. Celles qui refusent d'entrer dans la course folle contre le temps parce qu'elles estiment avoir des combats moins stériles à mener se retrouvent souvent seules.Entretien du Monde  Constat alarmant du témoignage d’une femme ayant épousé une de nos élites masculines, un de nos décideurs politiques… Constat alarmant d’une société qui a libéré les hommes de leurs devoirs d’aide et assistance et qui reproduisent au sommet de l’état un machisme ambiant des plus honteux. Des chiffres alarmants nous désignent une paupérisation des femmes inquiétante qui se retrouvent déclassées, abandonnées, seules avec la charge des enfants et contraintes à accepter des emplois précaires, ayant dû sacrifier bien souvent leur carrière pour élever dans de meilleures conditions leurs enfants. Ces mêmes hommes confrontés aussi au phénomène de l’âge et qui courent s’illusionner dans les bras de plus jeunes abandonnant sans grands scrupules celles qui ont dû tout sacrifier. Après 68 nous assistons à un véritable machisme sociétal et un renversement dégradant de la situation des femmes…cf article : Se mettre dans la peau d’une femme par des prix littéraires

 

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 10:40

D’où la question comment sommes nous construits avec la lumière d’Eric Fromm voir aussi cf article : La sagesse, un sevrage réussi L’enfant à la naissance n’a même pas conscience d’une réalité existante en dehors de lui, lui et le sein de sa mère sont une seule et même chose, stade d’indifférenciation entre sujet et objet. C’est par la maturité qu’il va pouvoir surmonter l’attitude narcissique d’omniscience et d’omnipotence.

Celui qui toujours demeure attaché au sein de la mère restera l’éternel nourrisson, plein d’euphorie lorsqu’il est aimé, soigné, protégé, admiré, mais plein d’un intolérable sentiment d’anxiété lorsqu’il est menacé d’être séparé de sa toute aimante mère. Celui qui reste attaché à l’autorité paternelle peut faire montre d’une assez grande dose d’initiative et d’activité, à condition qu’il soit toujours en présence d’une autorité qui distribue ordres, récompenses et châtiments. Mais cela peut prendre aussi une orientation régressive dans l’attitude de destruction des personnes et choses, le désir de tout s’incorporer. L’ego s’édifie comme une chose isolée, fortifiée, indestructible, s’éprouve en tant que sa propriété, sa propre puissance, son propre prestige et son propre intellect avant d’intégrer la réalité et d’arriver à un plein développement de sa raison, c'est-à-dire lorsque la réalité est appréhendée en « laissant les choses être »  ce qu’elles sont, Heidegger. Denis de Rougemont « La personne est question et réponse. Elle est action et non fait ou objet et une analyse complète des faits et objets n’en apportera jamais une preuve irréfutable. La personne n’est jamais localisée ici ou là, mais en action, en tension, en élan impétueux, plus rarement comme une source d’équilibre heureux tel qu’une fugue de Bach nous en donne l’impression. »

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 10:46
"Au commencement il n'y avait rien...Dieu l'absolu satisfaction" Amélie Nothomb dans "La métaphysique des tubes". Entrer dans la vie c'est entrer dans la séparation, penser c'est être dans la séparation, le langage avec sa grammaire sujet, verbe, complément, c'est classer, diviser, distinguer. Séparer c'est faire cesser d'être ensemble, dans le processus du vivant il y a la séparation originaire, le cycle de vie étant un éternel recommencement. La séparation est la condition de la relation sociale, distinction entre soi et les autres, c'est la différenciation qui rend possible le fait d'être ensemble. Le principe d'altérité c'est la différence fondamentale entre 2 individus, présuppose le partage, la société crée la séparation par la différenciation sociale. Au moment même de la création, perte du paradis perdu, perte du mythe fondateur, mythe de la chute, pour les philosophes du soupçon, E Lévinas, c'est de l'ordre de la privation, Dieu est un désir, dans le sens de construction, métaphysique, pour V Jankélévitch, l'homme se construit par rapport à son passé. Platon dans "le banquet", le nombril est né de la séparation , d'ou la difficulté à s'unir car l'autre c'est moi dans un noyau fusionnel détérioré par le "on",  dans une incapacité d'être soi. Dans notre société occidentale la solitude est vécue comme un déchirement car nous serions dans l'incapacité de rencontrer l'autre dans une logique de consommation, d'appropriation au détriment de la relation d'ou la sensation de manque dans l'impossibilité de dévorer l'autre. Ce qui fait dire à Simone Weil : aimer purement c'est  la distance entre soi et l'autre.
  Revoir l'émission : ici

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 10:39

Son voyage a commencé avec un livre sur un « sage » dans la tradition grecque qui a opéré comme une révélation. Il est ensuite parti en Inde à la rencontre de Mâ dans son "ashrams", films qui se font connaitre et lui permette d’être introduit auprès du Dalaï Lama qui lui a donné son accord pour filmer. Il a été émerveillé par les qualités de sagesse, d’amour et d’humilité de grands maitres qu’il a pu rencontrer, il a pu se rendre compte que tout autre niveau de conscience pouvait être possible. Il a ensuite rencontré un maitre indien d’un grand raffinement culturel Swami Prajnanpad et a découvert des pratiques proches de la psychanalyse dont parle Denise Desjardins, sa 1ère femme dans son livre. Notre nature véritable est toujours là dans sa pureté dont il va falloir faire le nettoyage de tous les nœuds, des impressions du passé.

Il s’est rendu ensuite auprès du maitre Deshimaru dans son temple au japon, grande démonstration de liberté.La présence d’un maitre induit un état de conscience différent même si cela est momentané permet ensuite de rechercher cet état, c’est la potentialité d’une énorme transformation, il faut mourir à un certain niveau pour pouvoir renaitre de sa chrysalide, tel le papillon de la chenille, le chêne qui provient du gland.

Arnaud Desjardins qui tient un centre en Ardèche à Hauteville, revoir émission : ici

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 10:44

Des auteurs…masculins dans les récentes publications se mettent dans la peau des femmes mais se mettent ils vraiment dans leur psychologie. Tels Jean  Philippe Toussaint, David Foenkinos, Douglas Kennedy, la femme est pour le 1er une totale projection de ses fantasmes, c’est lui-même qui le dit, pour le 2nd une approche lointaine mais touchante et pour le dernier tant que l’on reste dans la trame de l’histoire cela peut rester plausible mais une femme ne va pas s’acheter par exemple du vin et du fromage comme emplettes…Des tentatives plus ou moins réussies de qq chose qui parait tout de même hors de portée pour une raison bien simple et là il faut aller voir des auteurs…féminines pour en comprendre un peu plus, une femme est avant tout une victime. Victime de l’histoire et là encore il faut commencer par une anthropologue femme cf article: Une femme, anthropologue, Françoise Héritier pour comprendre la différence des sexes . Vous aurez du mal à les voir chez nos maitres psys car une femme serait un homme sans pénis…Entendu : véridique ! 

Cela demande à prendre connaissance des comportements des victimes, pour commencer victimes des 1ères femmes qui exercent du pouvoir sur elles : mères, grands-mères, tantes sans oublier les marraines, pas toujours les fées des contes qui se penchent avec bienveillance sur le berceau dixit nos auteures…Ensuite elles vont osciller entre des comportements de soumissions acceptées et des tentatives de rébellions ratées c’est Véronique Ovaldé qui le dit et elle sait, elle, de quoi elle parle dans son dernier livre sur une histoire de femmes dans xsieurs générations. Tandis que les éléments féminins de sa famille frétillent avec amour sur leurs créations masculines, ce qui n’est d’ailleurs pas un cadeau pour eux non plus mais…cela donne une rare assurance mâle, elles vont devoir user de ressources dont elles sont naturellement pourvues mais qui peuvent aussi les desservir. Ensuite la lutte entre victimes est sans merci et avec une rare rage pour pouvoir intéresser ceux qui ont le pouvoir un peu partout dans les rangs de la société, tous les coups sont permis. Attention spéciale aux ingénues qui arrivent à se hisser aux plus hautes marches…Mais aussi qui peuvent dégringoler du jour au lendemain car elles passent de main en main toujours la femme de…Et l’usure peut faire brutalement son apparition…Mais bien sûr cela est encore un fantasme de plus rien à voir avec la réalité vraie ! Lire article cf : Nous sommes et restons trop souvent des prédateurs à moins que...


Partager cet article
Repost0
19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 10:46

« Ecole terrain miné » Carole Diamant revoir l’émission avec Raphaël Enthoven : ici

Pour Socrate c’est avoir en charge d’accoucher des esprits la « maïeutique », comme pour Platon dans Théetète. Entre éduquer et transmettre des connaissances au philosophe qui est en charge du questionnement. Amener à interroger sur ce qui nous constitue pour une pensée personnelle et interrogative. L’éducation est conduire hors de soi pour accéder à une pensée autonome, un soi qui a empilé les préjugés pour aller vers l’universel. Il s’agit de faire prendre conscience de sa propre ignorance, mettre en doute nos certitudes pour rechercher la vérité. A la falsification de la vérité, ne pas s’en tenir aux faits et être dans une démarche où plus on avance plus on rencontre une interprétation du monde multiple. La philosophie n’est pas en contradiction avec l’objectivité d’une connaissance, c’est Xénophon de Platon, et l’absence d’interrogation qui enferme l’homme dans l’erreur pour Gaston Bachelard, la curiosité étant la vertu 1ère de la philosophie. Le célèbre « Mieux vaut une tête bien faite que bien pleine » de Montaigne de « l’instruction des enfants ». Il faut trouver l’équilibre entre le gavage de connaissances et l’interrogation, tout est dans la conversion d’un savoir en interrogation. Sortir de la répétition du même pour se découvrir, la philosophie c’est penser au-delà de soi même. Eviter l’ennui dont parlent B Pascal et Schopenhauer et s’intéresser à des enseignements novateurs pour les enfants comme l’école de Maria Montessori. V Jankélévitch lui-même habité par une passion intérieure dans ses enseignements qui touchent au cœur, il a apporté une part poétique et partiale ce qui contraste avec la rationalisation de Socrate, incluant une part d’appel à l’image. Ce que doit le philosophe qui s’engage en son propre nom.

 

Partager cet article
Repost0