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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 10:04
Bien sûr beaucoup sur leur blog ont ce même résultat en qqs semaines contre qqs mois pour celui-ci, mais pour un blog qui propose un « regard sur nous même » dans le déni généralisé, ce n’est pas si mal ! Cela prouve de l’intérêt tout de même pour ce que l’on évite généralement de poser le regard, car c’est connu l’on préfère la distraction, l’actualité et l’amusement à l’introspection et à la méditation. Sans les déprécier pour autant, car j’ai ce même penchant naturel, mais l’expérience m’amène tout de même plus de résultats durables dans le 2ème cas…Cela m’incite à poursuivre ce blog, j’essaie de faire partager des rencontres, lectures et fragments de sagesse en ouvrant le choix des voies possibles, car toutes, c’est connu mènent en principe au même point…Il s’agit plus de proposer que de prêcher pour une seule « paroisse » (sauf si on me le demande expressément). Chacun développe son propre cheminement et ce dont il a besoin, mais les lectures, rencontres et connaissances permettent aussi de développer son sens critique pour éviter le « shopping spirituel » du « vite consommable et jetable après usage rapide ». 

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 09:38

Parce que l’adolescence est une période sensible de tous les changements fondamentaux physiques, psychiques et sociaux. On la situe généralement entre 14 et 18-20 ans, c’est la sortie du cadre familial, de la perte de ses protections qui en fait un écorché vif. C’est une fragilité mais aussi une grande opportunité par la capacité d’apprentissage, la curiosité et l’ouverture. Moments privilégiés où il va être utile de multiplier les disciplines et trouver les « bonnes » nourritures, celles qui structurent pour un mieux vivre et permettent de se libérer de l’ignorance. Dans nos sociétés où il n’existe plus de cadre formel pour ce passage, il est important qu’il soit soutenu, pour que les capacités prennent place, l’obligation est d’apprendre. Il est essentiel pour l’ado de comprendre la règle, et pour les adultes de préserver le lien, d’être présent et de lui donner qq chose de nourricier, l’éducation étant toujours une frustration. Le boudd "isme" , implanté maintenant depuis une trentaine d’années, au-delà d’une tradition est une force vive, qui peut lui apporter un cadre d’échange et l’aider à développer son discernement. Amener des notions sur ce qu’est l’esprit, la concentration et la méditation, comment faire avec les émotions, comment travailler avec sa colère. Développer la communication et le jugement, se poser pour ressentir ce qui est vécu, aller à la rencontre de soi même.

Revoir l’émission avec Lama Puntso disciple de Guendune Rinpoché (cliquer) : ici

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 11:11

En général on se croie en très bonne santé, mais il suffit d’un petit changement dans notre environnement pour que l’on soit complètement perturbé. Quand le Bouddha parlait de souffrance, il ne se référait pas seulement à la maladie mais à la nature insatisfaite de l’esprit lui même. Sans examen approfondi, on n’arrivera jamais à comprendre que l’émotion fondamentale est l’égocentrisme et que c’est de là que provient notre agitation : nous sommes généralement cramponnés à nos possessions, à nos attachements. La méditation comme aide et solution n’est pas seulement la concentration en un point mais un état d’esprit vigilant. Nous faisons presque tout de manière inconsciente et notre esprit se laisse envahir par nos afflictions. Sans connaître le caractère de l’attachement, c’est la nature de notre propre esprit, la manière de mener notre vie, de maintenir paix et santé dans notre vie quotidienne : les enseignements se situent davantage dans le domaine de la psychologie. Si nous n’avons aucun contrôle sur nos émotions cela peut être très dangereux, il est donc crucial de comprendre le fonctionnement de notre esprit. Ainsi les pratiquants bouddhistes, plus que de s’appliquer à une croyance ou à des connaissances intellectuelles, doctrinales, vont s’appliquer à une méthode leur permettant de comprendre leurs propres attitudes mentales, concepts, perceptions et conscience.

Lama Yeshé

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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 11:04

Voir articles précédents. Pour éviter, et il sera alors trop tard, de se retrouver en...

Une personne en fin de vie est en situation de deuils multiples, complètement liés à tous ses attachements.

Le travail de deuil va être un processus de reconstruction incontournable, processus qui opère par étapes, les réactions immédiates sont le déni qui peut se prolonger dans la recherche de substituts  pour « se mettre à distance ».

Puis la confrontation avec la réalité avec abattements et colère, révolte contre la souffrance, on va chercher un, des responsables, avec des comportements d’autodestruction, de culpabilité. C’est la phase la plus longue avec la peur de l’oubli, de quitter ses habitudes.

Et enfin l’intégration plus qu’acceptation car cette dernière est subie, vient la capacité d’intérioriser la relation à l’autre et capacité de créer de nouvelles relations, de nouveaux fonctionnements.

Le processus de méditation est de poser l’esprit sans perturbations, être calme c’est lâcher-prise sur des pensées que l’on a, accepter les situations vécues, la saisie que l’on a dessus.

Dans la méditation c’est faire le processus de deuil, laisser la situation telle qu’elle est et non telle qu’on voudrait qu’elle soit.  C’est le même travail de réadaptation, adaptation intelligente au monde par cette capacité de résilience.

Si l’on est dans l’attente de reconnaissance on n’est pas disponible aux autres, si l’on reconnait ses fonctionnements égocentrés ils sont moins forts, il y a une grande différence entre être ignorant et reconnaitre que l’on ne sait pas. Etre le témoin de ses attentes par la déception, trouver la bonne distance en ayant la conscience de nous même. On va pouvoir devenir ensuite un contaminant par la capacité à apaiser son esprit pour influer sur l’autre, les autres,  positivement.

Tableau de Van Gogh

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 11:09

Renouveau de senteurs exhalées

De parfums embaumés

Sur de délicats pétales irisés

Pastels légers ou fragrances éclatées

Des secrets oubliés sont révélés.

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 11:06

Boris Cyrulnik, éthologue et psychiatre, a développé la résilience, cette faculté à rebondir, à se reconstruire au-delà d’une tragédie dont il a été lui-même victime. Le terme, emprunté à la physique, désigne le retour à l’état initial d'un élément déformé. Les psychiatres américains spécialisés dans la petite enfance, ont adopté le mot dans les années 90, qui a ensuite été popularisé en France par B Cyrulnik. A en croire le psychothérapeute, "environ une personne sur deux subit un traumatisme au cours de son existence, qu’il s’agisse d’un inceste, d’un viol, de la perte précoce d’un être cher, d’une maladie grave ou d’une guerre".  Extraits de l’interview de Boris Cyrulnik : "Après un malheur, on est contraint à la métamorphose, c’est-à-dire que l’on ne peut plus jamais être comme avant. On reçoit un trauma, on est hébété, on est mort psychiquement. Comment faire pour revenir à la vie ? Ce désir d’écrire, c’était le désir de reprendre possession de ma blessure. J’ai été déchiré par un événement que je ne comprenais pas. Je redeviens maître de mon monde. Probablement que cette tendance marginale vient de mon enfance. Si je m’étais soumis à la loi des adultes, je serais mort avec les autres enfants. Raflé avec d’autres enfants, il a pu s’échapper, seul, de façon astucieuse, à 6 ans, au convoi de la mort des allemands, ayant été une nouvelle fois arrêté et dénoncé par des miliciens quand une institutrice l’avait recueilli. J’ai découvert l’éthologie animale bien avant d’avoir une formation scientifique. J’avais le pressentiment qu’il y avait un programme commun du monde vivant, quelque chose d’universel à partager entre les animaux et nous. J’ai toujours voulu devenir psychiatre. J’ai cru, quand j’étais enfant, qu’en devenant psy je pourrai tout comprendre, et notamment ce qu’il m’était arrivé. J’ai fait fausse route. Peut-être que cette émotion, ce désir de comprendre le monde animal vient de mon enfance, où j’ai eu des années de grande, grande solitude, même de désert affectif, de désert sensoriel. Et les seules relations humaines que j’avais à cette époque-là, c’était les animaux. »  Savoir mettre au monde : "Faire naître un enfant n’est pas suffisant, il faut aussi le mettre au monde" affirme B Cyrulnik. Ses travaux insistent sur l’importance des "nourritures affectives". C’est pour l’avoir ignoré, sous l’ère Ceausescu, que 40 % des orphelins et enfants abandonnés sont morts en Roumanie. Les adultes doivent aider les enfants à se construire un capital psychique qui leur permettra de façonner leur résilience et trouver les ressources intérieures et extérieures le moment venu. Pour Michel Hanus, spécialiste du deuil, en vient à se demander si en fait de résilience, il ne s’agirait pas tout simplement d’une forme de deuil avec ses 3 phases : le traumatisme, l’état dépressif, l’assimilation du deuil. Cette attitude "christique" (la nécessité de mourir pour pouvoir renaître) est très valorisée par les dernières affaires médiatisées.  Dans tous les cas, être résilient ce n’est pas être invulnérable, mais apprendre à résister aux traumatismes, en faisant appel à la confiance enfouie en chacun de nous et qui tarde parfois à s’exprimer…Extraits d'articles

Lire Boris Cyrulnik "De chair et d'âme"

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 10:45

Un autre piège de la méditation consiste à vouloir absolument stopper toute pensée. Cela va être un effort incroyable pour essayer d'interdire le défilement des pensées, c'est un peu comme si l'on tenait au bout d'une corde un gros chien très agité. Comme on tient la laisse, ce gros chien nous tire à droite, nous tire à gauche et nous emmène dans toutes les directions, et on ne peut rien faire; alors que si l'on avait simplement laissé la laisse, le chien ferait ce qu'il voudrait, et notre corps et notre esprit seraient tranquilles. Finalement, qu'est-ce que la méditation ? Pour la pratiquer, on utilise des techniques, mais ces techniques ne sont pas la méditation, c'est-à-dire que celle-ci ne consiste pas à se concentrer sur des formes ou des couleurs différentes. La méditation consiste à se défaire de tous les liens qui entravent l'esprit: les habitudes, les tendances, les attachements qui lient et compressent l'esprit, et le rendent douloureux. C'est progressivement laisser aller tout ce qui emprisonne et limite l'esprit, de façon à retrouver la liberté naturelle de l'esprit, son aisance naturelle. Toutes ces entraves et limitations de l'esprit ne nous sont pas imposées de l'extérieur vers l'intérieur: ce n'est pas l'extérieur qui exerce une contrainte sur l'esprit, c'est l'esprit qui s'attache aux choses, qui se limite lui-même et s'entortille dans ses propres contradictions. Le travail est un travail de l'intérieur vers l'extérieur. Le travail de lâcher prise n'est pas à effectuer à l'extérieur, mais à l'intérieur. Si, dans l'esprit, on se défait de l'attachement à ceci ou cela, l'esprit lui-même, de l'intérieur, se libère et, en se libérant, retrouve sa nature première, dans laquelle on s'établit de façon spontanée, sans artifice, en le laissant simplement être tel qu'il est, sans le contraindre d'aucune façon. L'esprit s'établit alors dans un sentiment de bien-être, de félicité et d'espace, et toute forme d'attachement s'est dissipée de l'intérieur vers l'extérieur.
(suite) de : Lorsqu'on médite souvent...

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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 10:58

Lorsqu'on médite souvent, la première approche est une recherche de la quiétude qui s'appuie sur une forme de désir qu'a l'ego d'être au calme. On essaie de se débarrasser des pensées, on pense que la méditation est l'absence de toute pensée. C'est une erreur. La recherche effrénée du bien-être n'apporte, dans cette perspective, que la somnolence, une sorte de torpeur béate qui ressemble un peu à l'état d'esprit de certains animaux qui somnolent. On a l'impression d'être un grand méditant, alors qu'en fait on est simplement en train de dormir dans une sorte de brume un peu confuse, mais en même temps confortable. C'est le piège de la stabilité et de la béatitude de la pacification de l'esprit.

(à suivre de Guendune Rinpoché)

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 11:15

Le Bouddha part ainsi de la souffrance  la plus grossière, évidente pour tous, le même terme désignant tous les degrés jusqu’aux plus subtils d’insatisfaction et d’incomplétude. L’activité curatrice du médecin apparaît, dans cette optique, à la fois comme le degré le plus élémentaire de la libération et comme le symbole de l’action complexe du maître spirituel et du processus qui mène au nirvâna. La guérison physique est un analogue de la guérison spirituelle par métaphore.

On trouve ainsi dans le Canon pâli l’exemple de l’homme blessé par une flèche et soigné par un chirurgien. L’urgence est évidemment de retirer la flèche. Le sens symbolique est clair : la blessure représente les sens et le mental, le poison est l’ignorance, la flèche symbolise le désir, la sonde chirurgicale est l’attention et le bistouri la noble sagesse, le chirurgien enfin n’est autre que le Tathâgata, le Parfait, le Pleinement Eveillé. En ce sens le roi des médicaments est le Dharma et le médecin universel est le Bouddha.

L’ACTIVITE MEDICALE, UNION DE LA SAGESSE ET DE LA COMPASSION

Les plus hautes aspirations spirituelles doivent s’enraciner dans la pratique quotidienne. C’est pourquoi l’activité médicale, qui est la jonction effective de la sagesse et de la compassion, préconisée par le bouddhisme, tient une large place dans le code monastique, le Vinaya.

 Qu’a donc d’autre à nous apprendre aujourd’hui la conception bouddhique de la maladie ? Celle-ci fait partie intrinsèque de l’existence comme expression de la tendance à la décomposition qui frappe inexorablement toute chose composée. Elle est donc étroitement liée aux racines fondamentales de l’existence que sont l’ignorance, le désir et la répulsion.

« MA MALADIE VIENT DE LOIN, DE LA TRANSMIGRATION A SON DEBUT » 

En son fondement essentiel, dit Vimalakirti, « la maladie résulte du concours de méprises radicalement fausses... elle est issue d’imaginations fausses et de passions ». Sous cet aspect, le plus profond, la maladie est liée au processus karmique dans son ensemble, la loi de cause et d’effet, dont l’action se fait sentir bien au-delà de l’individu limité dans l’espace et le temps.. (cliquer ici): JP Schneltzer psychiatre " bouddhisme expliqué aux occidentaux"

et   Jean Pierre Schnetzler

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 10:50

Ils ont des fonctions thérapeutiques analogues, visent tous les deux à une certaine libération, mais pas au même niveau. Le maître spirituel, quand il est complet, authentique, réalisé, est capable de transmettre sans paroles, silencieusement, directement, de coeur à coeur, ou d’esprit à esprit, l’influx spirituel de sagesse et d’amour, de sagesse ou d’amour ou les deux en même temps, qui éveille l’esprit de son disciple, lequel était déjà présent mais plutôt endormi. Une autre caractéristique du maître spirituel est qu’il se réfère à une lignée spirituelle traditionnelle et n’est pas comme l’analyste, qui ne s’autorise que de lui-­même. Le maître dépend de la lignée spirituelle dont il transmet la pratique et les formes qui remontent au Bouddha lui-même, par une lignée ininterrompue, même si le coeur de la pratique va au-delà des rites, des paroles et de toutes les formes, d’ailleurs. Le coeur est au-delà des formes, mais il se sert des formes. Le rôle fondamental du maître est d’introduire son disciple à la véritable nature de son esprit qui est transcendante, nature de l’esprit que le bouddhisme appelle aussi la « nature de Bouddha » et qui est le véritable maître intérieur. Le maître extérieur ne sert qu’à révéler le maître intérieur, c’est un des paradoxes de la relation maître/disciple. D’ailleurs c’est le disciple qui fait le maître, car s’il n’y avait pas de disciple, il n’y aurait pas de maître, qui n’aurait pas besoin d’enseigner. Et suivant une formule classique, « quand le disciple est prêt, le maître apparaît », ce qui peut s’entendre de bien des façons. En tous cas cela suppose la qualification du disciple ; et en particulier de ses motivations, le but d’un véritable disciple n’étant évidemment pas la simple cure de traits névrotiques. C’est pourquoi le disciple demande et accepte l’influence spirituelle de la lignée du maître, et s’il s’ouvre sagement et amoureusement à ce qui le dépasse, alors le maître donnera ce qui lui est demandé. Il donnera, bien sûr, gratuitement. A la différence de l’analyse, on n’est pas obligé de payer à chaque séance ; mais en fait le maître demande beaucoup plus. Ce qu’il demande a un prix incalculable, car il demande tout : la peau, la chair, les os et le mental et il faut que l’on donne tout, ce qui est d’ailleurs rien, bien sûr, car tout ce que l’on donne n’a pas d’existence réelle, donc ne vaut rien. Il le donne en tout temps, en tout lieu. Parfois on ne peut le voir qu’une seule fois dans sa vie, ou deux ou trois fois. Il est tout de même toujours présent. Mais si on est auprès de lui, la relation peut-être quotidienne, intime et physique, ce qui, évidemment, est très différent aussi de la façon dont on se comporte avec l’analyste...
Il peut arriver parfois que le maître spirituel assume une fonction thérapeutique à l’égard de certains de ses disciples ; une fonction à la fois paternelle et maternelle, pour des disciples dont l’état exige cette préparation. Mais il faut d’abord que le maître ressente s’il en a la capacité ; ce n’est pas évident qu’il en ait la disponibilité non plus. Et s’il sent que le disciple n’est pas prêt, il l’enverra ailleurs pour cette entreprise. De nos jours, en Occident, cette dimension de transfert et de thérapeutique, au sens médical du terme, est souvent constatée en ce qui concerne des candidats disciples occidentaux, qui sont immatures. Ce qui n’a rien d’étonnant parce que, comme vous le savez, la production industrielle la plus réussie de l’Occident n’est pas celle de l’automobile, mais celle des névrosés. Il y a là, bien évidemment, une grande difficulté pratique et parfois des obstacles majeurs. Ces obstacles, en principe, c’est le travail de l’analyste. Vous savez qu’il est à la fois présent et absent, si effacé dans sa dimension individuelle et concrète, que le peu qu’on en voit exister est très circonscrit. C’est un miroir qui parle, qui parle peu d’ailleurs, qui vend de son temps, assez cher, et de sa compréhension quelquefois mais, tout de même, qui donne discrètement de son amour. Je pense, pour ma part, que c’est ce qu’il y a de meilleur dans ce qu’il est capable de faire. C’est de là que dépend bien souvent l’efficacité thérapeutique. En tout cas son silence et sa discrétion permettent à l’analysant d’user de sa parole et de libérer son verbe. Après tout, c’est ce qu’il est venu chercher. Faut-il dire que les motivations de l’analysant sont de niveau très variable, on s’en doute, et qu’elles sont loin d’être toujours spirituelles, de même que tous les analystes ne sont pas prêts à pouvoir entendre de telles demandes...
 Suite de :  Jean Pierre Schnetzler

Photo de Lama Zopa lignée Guélupa de SS Dalaï Lama voir lien de cette page


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