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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 10:10

 Le pratiquant dénué de l’esprit de l’éveil

Ressemble à l’idiot séduit par un sou de cuivre.

Ses désirs pourraient bien l’embraser.

 Le philosophe qui n’a pas discipliné son être

Ressemble au fanfaron dont la parole se dégonfle.

Sans doute ironise-t’il sur la loi du karma.

 Le méditant qui ne va pas à l’essentiel

Bâtit une maison fragile qu’il couvre d’un beau toit.

Il risque de subir bien des moqueries.

 Le pratiquant qui n’a pas su créer les circonstances favorables

Est tel un fou qui boit de l’eau brûlante.

Il peut craindre d’aiguiser son esprit.

 L’engagement pris pour régler des préoccupations mondaines,

Voilà bien de la soie pour masquer la saleté.

La pourriture ainsi se propage du dedans.

 L’accomplissement toujours teinté d’égoïsme

Vaut bien la confection de statues de terre.

Au gré du climat elles seront dispersées.

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 10:38
"Un assasin qui cherche à se libérer de lui-même est plus près de Dieu qu'un "homme de bien" ressassant toute sa vie,l'esprit ailleurs,les mêmes prières ou méditations "
 

 D'où l'envie d' hurler ou de pleurer de joie devant cette évasion vers la lumière!
 
 "Les sages regardent avec la même sérénité, un brahmane couronné de savoir et d'humilité, une vache, un éléphant et même un chien ou celui qui mange un chien."
La Bhagavad-Gîtâ (cinquième dialogue, verset 18)

Merci à Suzette...Extraits du commentaire sur l'article précédent
Artiste allemand contemporain (je vais retrouver le nom...)
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 10:02

D'un enfermement haute sécurité en isolation totale...

« J'ai pratiqué la méditation, la concentration d'abord qui n'est pas de tendre vers, mais comme un effacement de tout ce qui est autour...La loi de la vie c’est dans la transformation…J’étais dans une prison mentale qui sépare de la vie comme tout prédateur…Il faut déconstruire ce qu’on a construit pour s’ouvrir sur autre chose…Je suis le présent…Aller chercher dans des ressources que l’on a en plus profond de soi même…La vie est un cadeau infini, on ne s’en aperçoit qu’au moment de mourir…Tout ce qui est vivant se transforme, vivre le présent être vide…

Michel Vaujour, a été détenu pendant 27 années, ex-braqueur multirécidiviste, il est connu pour ses nombreuses évasions dont la plus spectaculaire fut celle de la prison de La Santé en hélicoptère piloté par sa femme Nadine  qui a raconté son histoire, adaptée au cinéma avec Béatrice Dalle. Blessé par balle à la tête par un policier lors d'un braquage, il devient muet et hémiplégique et en porte encore aujourd'hui les traces. Sa 2ème  épouse,  Jamila, à deux reprises, tente aussi de le faire évader. Finalement il retrouve la liberté et est aujourd'hui scénariste, on le retrouve dans un documentaire réalisé par Fabienne Godet, après avoir publié "Ma plus belle évasion" (éd. Presses de la Renaissance), dans lequel il parle de son enfance, ces années de détention, ses multiples évasions, sa libération et enfin, sa "transformation intérieure" qu'il surnomme sa "plus belle évasion"…

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 09:42
Méditer sur des koans revient à faire un grand nettoyage de printemps mental. Dans la tradition zen, un koan est un exercice mental sans solution définitive où une question est posée mentalement sur laquelle méditer. Face à l’insolubilité de ces énigmes, l’esprit tourne et retourne les possibilités et impossibilités puis finit par ignorer la connaissance et l’intellect pour seARTE-2008-10-27-20-49-31h.jpg décloisonner. Méditer sur des koans revient à faire un grand nettoyage de printemps mental et permet d’établir de nouveaux modes de perception et de compréhension. Une façon plus intuitive de réagir au monde et une capacité à s’adapter aisément à de nouvelles façons de penser : « Quel est le bruit d’une seule main en train d’applaudir ? ».Tels les contes moraux soufistes « la lune est plus utile que le soleil, elle au moins c’est quand il fait nuit qu’elle éclaire ». Le but étant là aussi de provoquer et d’assouplir l’esprit, l’illumination soudaine  que provoque la contemplation d’un paradoxe peut déclencher l’éveil spirituel.
  "méditation"Susannah Marriott
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 09:31
C’est une enveloppe sensorielle partagée entre les partenaires qui amène le processus empathique. La musique, les jeux, les sons et l’affection constituent la matière de cette enveloppe, qui tisse un espace en miroir où chacun s’intéresse à l’autre et joue à le découvrir. Il faut être soi même en paix pour mieux décoder l’autre, mais un développement défaillant, un trouble des interactions précoces ou déficit psychoculturel comme un pays en guerre, centre le sujet sur lui-même ou au contraire le décentre vers l’autre. Une mère autocentrée perçoit son enfant comme une menace, à l’inverse un parent au psychisme vide va le suremplir « tout pour lui, puisque je ne suis personne ». Les autistes décodent mal les mimiques et donc l’émotion du monde intime de l’autre, ils vont pour se sécuriser être dans les auto-contacts et freiner ainsi le développement de leur empathie. Ils sont collés au signifiant qui les submerge, ils ont du mal à se séparer et à créer l’espace ou les autres enfants aménagent des passerelles de mots. C’est vers le 2ème mois que l’enfant commence le développement empathique avec qqs comportements imitatifs ce qui lui permettra l’acquisition de la convention parolière. Chez les psychopathes, qui n’ont jamais appris à se décentrer d’eux-mêmes, l’autre est perçu comme un simple signal dans leur empathie d’objet, comme tout prédateur il ne va pas être gêné par la souffrance infligée. Pour les psychotiques, les mimiques sont mal décodées, un sourire va être pris pour du mépris et un silence pour de la malveillance, ils sont prisonniers de leurs propres interprétations. Il faut se décentrer de la perception de soi pour se représenter un non soi, tenir compte de la perspective d’autrui pour désirer rencontrer l’autre qui nous engage dans le travail de décentration de soi.

 

Conférence du neuropsychiatre B Cyrulnik cette faculté à rebondir et La méditation résilience, adaptation intelligente au monde 

 

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 09:42

Le moine au cœur d’enfant « je travaille à la vie », mi-nuage mi-bruîmes, qui comme elles sans qu’il ne se passe rien vous pénètrent en profondeur. C’est le cœur du zen par la simplicité de l’être et des choses, qui va au profond de soi même. « le matin ouvrir son cœur comme les volets », enseignement vivant , il est véhicule de vie, un témoin de vie. Dans son enfance, au XVIIIe, il est décrit comme plutôt paresseux, dans son univers, en classe  « entre le chauffage et la fenêtre ouverte », surnommé « lampe de jour » car n’éclaire rien... Mais il va ensuite partir comme moine à la mort du père, chef de village, pour mener une vie plus rude, il va rester 15 ans dans une vie de monastère et devenir lui-même sucho, le maître, proche du tenzo, cuisinier.

Il est souvent comparé à St François d’Assises pour être allés au fond du dépouillement : « boire, manger, dormir est amplement suffisant »et pour leur hymne à la nature. Le vrai zen c’est de s’assoir dans un style sans style car vient du fond de la pensée, cursif, comme l’herbe folle qui pousse naturellement et épouse les mouvements du vent. Maître en calligraphie et style léger pour les poèmes, à peine visible. Revoir l'émission : ici

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 10:12

Le maître est un aspect du problème, le disciple en est un autre. Il est bien évident que, dans cette relation, il y a deux personnes et, pour qu'elle soit fructueuse, il faut que ces deux personnes soient de qualité. Si l'on veut définir les caractéristiques d'un lama authentique, tout d'abord son attitude extérieure devra être mesurée, maîtrisée, disciplinée.  Il doit être pleinement réalisé, au travers de l'accomplissement progressif de la voie et du parachèvement de toutes les réalisations venant d'une pratique profonde et continue. Sa parole aussi devra être mesurée,  Il devra inciter les êtres, par son exemple de vie et par ses paroles, à une éthique, à une conduite évitant les actes négatifs et adoptant les actes positifs. Son esprit devra être en permanence animé d'un désintéressement total et surtout d'amour et de compassion à l'égard des êtres. L'absence d'orgueil est également un signe de qualification pour un maître. Il faut se méfier de quelqu'un qui en apparence serait parfait et ferait démonstration de beaucoup de qualités, mais qui, à l'intérieur ou en privé, serait rempli de défauts et ne serait en aucun cas un maître authentique. Il faut que le corps, la parole et l'esprit soient en accord avec le sens profond du dharma. Il faut que l'expression du corps, de la parole et de l'esprit du maître soit le reflet du dharma et, si ce n'est pas le cas, il ne s'agit pas d'un lama authentique. Pour ce qui est du disciple, son esprit doit être empli d'amour et de compassion pour tous les êtres: en son esprit, l'altruisme doit être en développement et l'égoïsme en régression. Il faut également que soit en développement la confiance dans l'enseignement et dans le maître en particulier, et que l'orgueil, l'intransigeance ou la raideur d'esprit soient en diminution. Son esprit doit être parfaitement stable, c'est-à-dire qu'il ne doit être déstabilisé ni par les louanges ni par les calomnies, et qu'en toutes circonstances il garde une humeur égale et ne soit pas affecté par les différentes circonstances qui peuvent survenir.

(suite) Revoir aussi : Le maître spirituel comparé au thérapeute

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 09:49

Pour rencontrer le dharma, il faut rencontrer un maître qui sera soit un maître dans le sens complet ou simplement, dans un premier temps, un ami spirituel, un ami de bien. Cette rencontre est essentielle, parce que c'est au travers de cet ami spirituel que l'on peut comprendre ce qui est à faire et ce qui est à abandonner, que l'on peut comprendre ce qui est juste et ce qui ne l'est pas, et comment progresser sur la voie vers l'éveil.
Cette rencontre est donc essentielle pour une pratique profonde et fructueuse. Il est important de rencontrer un ami spirituel doté de toutes les qualités qui le caractérisent. La rencontre d'un maître parfait et d'un disciple parfait est très rare; on en voit très peu, c'est un peu comme voir des étoiles en plein jour! Il y a donc forcément des compromis. Si le maître n'a pas trop de qualités mais que le disciple en a beaucoup, ce n'est pas trop grave, parce que, si le maître est ordinaire, mais que le disciple au travers du maître et surtout au travers de sa confiance perçoit la nature ultime, il retirera de cette relation la bénédiction de l'esprit éveillé. Le maître finalement n'est qu'un vecteur de transmission dans ce cas. C'est donc la dévotion du disciple qui va tout faire et le maître n'est alors qu'un corps qui permettra au disciple de diriger sa dévotion et, du fait de cette qualité exceptionnelle de confiance, celui-ci recevra la bénédiction de l'esprit éveillé au travers de ce maître qui n'est pas tout à fait parfait. L'inverse est plus délicat: si le maître est pleinement réalisé mais que le disciple n'a pas l'ombre d'une qualité, il n'y a rien à faire parce que le disciple ne verra dans le maître que l'être ordinaire. Sa vision erronée ne lui permettra pas de reconnaître la nature éveillée du maître. Il ne verra qu'un être ordinaire et il pourra même projeter ses défauts sur ce support qu'est le maître. L'idéal est tout de même que le disciple ait beaucoup de qualités, et qu'il trouve un maître parfait. Mais si on n'y arrive pas, on peut se contenter d'un maître un peu moins parfait ! (suite) : Lorsqu'on médite souvent...

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 10:12

 Laissez parler l’invité Raphaël !Enthoven et Charles Pépin

« La mort maladroitement nous amène  comme un petit enfant au seuil de la nuit si noire… », on n’apprend pas à mourir, nous en avons les prémices par les maladies, les conséquences mais non la mort elle-même : pour V Jankelevitch, elle est qq part dans l’inachevé. Pour Platon : philosopher c’est apprendre à mourir, c’est débarrasser l’âme de ses contingences corporelles. Socrate se prépare à mourir, c’est l’achèvement d’une vie passée à se débarrasser du corps, penser les choses dans leur vérité. Pour Schopenhauer : il suffirait de réévaluer positivement la mort, qui est une plénitude de la vérité, elle demande l’humilité de l’individu. Montaigne dans les « essais »parle  du pansement de la mort, comme S Freud : elle ne désamorce pas l’effroi mais elle permet d’en intensifier l’existence. Nous n’avons pas la représentation de notre propre mort « l’inconscient ne fait pas de place à la mort », sauf quand nous perdons qqu’un de cher, quand qq chose de soi est perdu. Ganesh est la version indienne de Socrate, la mort est l’art de se détacher, de trancher tous ses liens. La vie est douce dés lors qu’on y renonce, on retrouve alors l’éternité dans l’instant. A l’opposé notre culture est dans le déni, on veut encore moins voir la mort qu’avant, il n’existe plus de rituels, c’est ainsi qu’elle est devenue plus mortifère. Nous sommes en fait dans des philosophies de l’esquive pour C Pépin, car de toute façon on ne peut regarder la mort en face, reste la vieillesse comme préparation et l’activité en valeur éternelle, ceux qui ont peur de la mort sont ceux qui ont une vie inaccomplie. Pour Hegel : la mort est une négation de la valeur, l’objectivation de soi au-delà de la mort.

ici  (cliquer )revoir l'émission 

Et si on allait voir du côté de l’expérimentation et d'une sagesse millénaire pour aller justement au delà de simples prémices ?

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 09:56

« History of violence » de David Cronenberg 

Comment un brave père de famille modèle d’une beauty family made in USA va décimer en qqs jours un certain nombre de ses congénères avec une violence inouïe. La violence dont il s’agit ici est d’une rare efficacité technique motivée par la seule self défense de ses employés et ensuite de sa famille face à de dangereux sanguinaires. Il commence par prendre d’ailleurs le statut de héros dans sa petite ville provinciale tranquille et sans histoires. Sauf que le passé resurgit et menace l’équilibre familial dans sa reconversion et son amendement d’un passé criminel. Aucune faille dans le scénario ne pourrait laisser un échappatoire quand aux décisions qu’il est amené à prendre, acculé à…tuer. Cela pose alors le problème de cette violence que nous avons en chacun de nous et qui peut resurgir quand les conditions sont rencontrées. Tout le monde n’a pas un passé de criminel, mais cela n’apporte en fait qu’une efficacité technique puisqu’à aucun moment, si je ne me trompe, il n’est motivé par un esprit de vengeance ou de haine, ce qui fait toute la différence quand à la portée de l'acte. Les interdits intériorisés de ce passage à l’acte, sont représentés par son propre fils harcelé et provoqué, qui va alors s’autoriser à laisser aller sa propre violence. Nos imaginaires sont remplis et ce, et surtout, dans notre enfance, de tous ces « meurtres » contre les obstacles, frustrations rencontrées, largement décrits par Freud, de ceux s’opposant à ce fameux principe de plaisir. On pourrait ensuite longuement discuter sur la violence, la vraie, perverse et sourde des paroles assassines et comportements dégradants se cachant derrière la banalité du quotidien de certains parents, conjoints, patrons ou financiers... Comme de la violence inouïe d’une missive administrative anonyme qui en qqs mots va bouleverser la vie d’une ou plusieurs personnes. Réflexions donc sur la ou les violences en apparence anodines qui jalonnent notre quotidien…Rien à voir avec l’actualité et l’attitude scandaleuse de la course aux profits au mépris des autres et de la planète et de cette arrogance ostentatoire du goût de luxe ! Et comme la violence amène à la violence...

 

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