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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 09:42

Le moine au cœur d’enfant « je travaille à la vie », mi-nuage mi-bruîmes, qui comme elles sans qu’il ne se passe rien vous pénètrent en profondeur. C’est le cœur du zen par la simplicité de l’être et des choses, qui va au profond de soi même. « le matin ouvrir son cœur comme les volets », enseignement vivant , il est véhicule de vie, un témoin de vie. Dans son enfance, au XVIIIe, il est décrit comme plutôt paresseux, dans son univers, en classe  « entre le chauffage et la fenêtre ouverte », surnommé « lampe de jour » car n’éclaire rien... Mais il va ensuite partir comme moine à la mort du père, chef de village, pour mener une vie plus rude, il va rester 15 ans dans une vie de monastère et devenir lui-même sucho, le maître, proche du tenzo, cuisinier.

Il est souvent comparé à St François d’Assises pour être allés au fond du dépouillement : « boire, manger, dormir est amplement suffisant »et pour leur hymne à la nature. Le vrai zen c’est de s’assoir dans un style sans style car vient du fond de la pensée, cursif, comme l’herbe folle qui pousse naturellement et épouse les mouvements du vent. Maître en calligraphie et style léger pour les poèmes, à peine visible. Revoir l'émission : ici

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 10:12

Le maître est un aspect du problème, le disciple en est un autre. Il est bien évident que, dans cette relation, il y a deux personnes et, pour qu'elle soit fructueuse, il faut que ces deux personnes soient de qualité. Si l'on veut définir les caractéristiques d'un lama authentique, tout d'abord son attitude extérieure devra être mesurée, maîtrisée, disciplinée.  Il doit être pleinement réalisé, au travers de l'accomplissement progressif de la voie et du parachèvement de toutes les réalisations venant d'une pratique profonde et continue. Sa parole aussi devra être mesurée,  Il devra inciter les êtres, par son exemple de vie et par ses paroles, à une éthique, à une conduite évitant les actes négatifs et adoptant les actes positifs. Son esprit devra être en permanence animé d'un désintéressement total et surtout d'amour et de compassion à l'égard des êtres. L'absence d'orgueil est également un signe de qualification pour un maître. Il faut se méfier de quelqu'un qui en apparence serait parfait et ferait démonstration de beaucoup de qualités, mais qui, à l'intérieur ou en privé, serait rempli de défauts et ne serait en aucun cas un maître authentique. Il faut que le corps, la parole et l'esprit soient en accord avec le sens profond du dharma. Il faut que l'expression du corps, de la parole et de l'esprit du maître soit le reflet du dharma et, si ce n'est pas le cas, il ne s'agit pas d'un lama authentique. Pour ce qui est du disciple, son esprit doit être empli d'amour et de compassion pour tous les êtres: en son esprit, l'altruisme doit être en développement et l'égoïsme en régression. Il faut également que soit en développement la confiance dans l'enseignement et dans le maître en particulier, et que l'orgueil, l'intransigeance ou la raideur d'esprit soient en diminution. Son esprit doit être parfaitement stable, c'est-à-dire qu'il ne doit être déstabilisé ni par les louanges ni par les calomnies, et qu'en toutes circonstances il garde une humeur égale et ne soit pas affecté par les différentes circonstances qui peuvent survenir.

(suite) Revoir aussi : Le maître spirituel comparé au thérapeute

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 09:49

Pour rencontrer le dharma, il faut rencontrer un maître qui sera soit un maître dans le sens complet ou simplement, dans un premier temps, un ami spirituel, un ami de bien. Cette rencontre est essentielle, parce que c'est au travers de cet ami spirituel que l'on peut comprendre ce qui est à faire et ce qui est à abandonner, que l'on peut comprendre ce qui est juste et ce qui ne l'est pas, et comment progresser sur la voie vers l'éveil.
Cette rencontre est donc essentielle pour une pratique profonde et fructueuse. Il est important de rencontrer un ami spirituel doté de toutes les qualités qui le caractérisent. La rencontre d'un maître parfait et d'un disciple parfait est très rare; on en voit très peu, c'est un peu comme voir des étoiles en plein jour! Il y a donc forcément des compromis. Si le maître n'a pas trop de qualités mais que le disciple en a beaucoup, ce n'est pas trop grave, parce que, si le maître est ordinaire, mais que le disciple au travers du maître et surtout au travers de sa confiance perçoit la nature ultime, il retirera de cette relation la bénédiction de l'esprit éveillé. Le maître finalement n'est qu'un vecteur de transmission dans ce cas. C'est donc la dévotion du disciple qui va tout faire et le maître n'est alors qu'un corps qui permettra au disciple de diriger sa dévotion et, du fait de cette qualité exceptionnelle de confiance, celui-ci recevra la bénédiction de l'esprit éveillé au travers de ce maître qui n'est pas tout à fait parfait. L'inverse est plus délicat: si le maître est pleinement réalisé mais que le disciple n'a pas l'ombre d'une qualité, il n'y a rien à faire parce que le disciple ne verra dans le maître que l'être ordinaire. Sa vision erronée ne lui permettra pas de reconnaître la nature éveillée du maître. Il ne verra qu'un être ordinaire et il pourra même projeter ses défauts sur ce support qu'est le maître. L'idéal est tout de même que le disciple ait beaucoup de qualités, et qu'il trouve un maître parfait. Mais si on n'y arrive pas, on peut se contenter d'un maître un peu moins parfait ! (suite) : Lorsqu'on médite souvent...

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 10:12

 Laissez parler l’invité Raphaël !Enthoven et Charles Pépin

« La mort maladroitement nous amène  comme un petit enfant au seuil de la nuit si noire… », on n’apprend pas à mourir, nous en avons les prémices par les maladies, les conséquences mais non la mort elle-même : pour V Jankelevitch, elle est qq part dans l’inachevé. Pour Platon : philosopher c’est apprendre à mourir, c’est débarrasser l’âme de ses contingences corporelles. Socrate se prépare à mourir, c’est l’achèvement d’une vie passée à se débarrasser du corps, penser les choses dans leur vérité. Pour Schopenhauer : il suffirait de réévaluer positivement la mort, qui est une plénitude de la vérité, elle demande l’humilité de l’individu. Montaigne dans les « essais »parle  du pansement de la mort, comme S Freud : elle ne désamorce pas l’effroi mais elle permet d’en intensifier l’existence. Nous n’avons pas la représentation de notre propre mort « l’inconscient ne fait pas de place à la mort », sauf quand nous perdons qqu’un de cher, quand qq chose de soi est perdu. Ganesh est la version indienne de Socrate, la mort est l’art de se détacher, de trancher tous ses liens. La vie est douce dés lors qu’on y renonce, on retrouve alors l’éternité dans l’instant. A l’opposé notre culture est dans le déni, on veut encore moins voir la mort qu’avant, il n’existe plus de rituels, c’est ainsi qu’elle est devenue plus mortifère. Nous sommes en fait dans des philosophies de l’esquive pour C Pépin, car de toute façon on ne peut regarder la mort en face, reste la vieillesse comme préparation et l’activité en valeur éternelle, ceux qui ont peur de la mort sont ceux qui ont une vie inaccomplie. Pour Hegel : la mort est une négation de la valeur, l’objectivation de soi au-delà de la mort.

ici  (cliquer )revoir l'émission 

Et si on allait voir du côté de l’expérimentation et d'une sagesse millénaire pour aller justement au delà de simples prémices ?

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 09:56

« History of violence » de David Cronenberg 

Comment un brave père de famille modèle d’une beauty family made in USA va décimer en qqs jours un certain nombre de ses congénères avec une violence inouïe. La violence dont il s’agit ici est d’une rare efficacité technique motivée par la seule self défense de ses employés et ensuite de sa famille face à de dangereux sanguinaires. Il commence par prendre d’ailleurs le statut de héros dans sa petite ville provinciale tranquille et sans histoires. Sauf que le passé resurgit et menace l’équilibre familial dans sa reconversion et son amendement d’un passé criminel. Aucune faille dans le scénario ne pourrait laisser un échappatoire quand aux décisions qu’il est amené à prendre, acculé à…tuer. Cela pose alors le problème de cette violence que nous avons en chacun de nous et qui peut resurgir quand les conditions sont rencontrées. Tout le monde n’a pas un passé de criminel, mais cela n’apporte en fait qu’une efficacité technique puisqu’à aucun moment, si je ne me trompe, il n’est motivé par un esprit de vengeance ou de haine, ce qui fait toute la différence quand à la portée de l'acte. Les interdits intériorisés de ce passage à l’acte, sont représentés par son propre fils harcelé et provoqué, qui va alors s’autoriser à laisser aller sa propre violence. Nos imaginaires sont remplis et ce, et surtout, dans notre enfance, de tous ces « meurtres » contre les obstacles, frustrations rencontrées, largement décrits par Freud, de ceux s’opposant à ce fameux principe de plaisir. On pourrait ensuite longuement discuter sur la violence, la vraie, perverse et sourde des paroles assassines et comportements dégradants se cachant derrière la banalité du quotidien de certains parents, conjoints, patrons ou financiers... Comme de la violence inouïe d’une missive administrative anonyme qui en qqs mots va bouleverser la vie d’une ou plusieurs personnes. Réflexions donc sur la ou les violences en apparence anodines qui jalonnent notre quotidien…Rien à voir avec l’actualité et l’attitude scandaleuse de la course aux profits au mépris des autres et de la planète et de cette arrogance ostentatoire du goût de luxe ! Et comme la violence amène à la violence...

 

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 10:04
Bien sûr beaucoup sur leur blog ont ce même résultat en qqs semaines contre qqs mois pour celui-ci, mais pour un blog qui propose un « regard sur nous même » dans le déni généralisé, ce n’est pas si mal ! Cela prouve de l’intérêt tout de même pour ce que l’on évite généralement de poser le regard, car c’est connu l’on préfère la distraction, l’actualité et l’amusement à l’introspection et à la méditation. Sans les déprécier pour autant, car j’ai ce même penchant naturel, mais l’expérience m’amène tout de même plus de résultats durables dans le 2ème cas…Cela m’incite à poursuivre ce blog, j’essaie de faire partager des rencontres, lectures et fragments de sagesse en ouvrant le choix des voies possibles, car toutes, c’est connu mènent en principe au même point…Il s’agit plus de proposer que de prêcher pour une seule « paroisse » (sauf si on me le demande expressément). Chacun développe son propre cheminement et ce dont il a besoin, mais les lectures, rencontres et connaissances permettent aussi de développer son sens critique pour éviter le « shopping spirituel » du « vite consommable et jetable après usage rapide ». 

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 09:38

Parce que l’adolescence est une période sensible de tous les changements fondamentaux physiques, psychiques et sociaux. On la situe généralement entre 14 et 18-20 ans, c’est la sortie du cadre familial, de la perte de ses protections qui en fait un écorché vif. C’est une fragilité mais aussi une grande opportunité par la capacité d’apprentissage, la curiosité et l’ouverture. Moments privilégiés où il va être utile de multiplier les disciplines et trouver les « bonnes » nourritures, celles qui structurent pour un mieux vivre et permettent de se libérer de l’ignorance. Dans nos sociétés où il n’existe plus de cadre formel pour ce passage, il est important qu’il soit soutenu, pour que les capacités prennent place, l’obligation est d’apprendre. Il est essentiel pour l’ado de comprendre la règle, et pour les adultes de préserver le lien, d’être présent et de lui donner qq chose de nourricier, l’éducation étant toujours une frustration. Le boudd "isme" , implanté maintenant depuis une trentaine d’années, au-delà d’une tradition est une force vive, qui peut lui apporter un cadre d’échange et l’aider à développer son discernement. Amener des notions sur ce qu’est l’esprit, la concentration et la méditation, comment faire avec les émotions, comment travailler avec sa colère. Développer la communication et le jugement, se poser pour ressentir ce qui est vécu, aller à la rencontre de soi même.

Revoir l’émission avec Lama Puntso disciple de Guendune Rinpoché (cliquer) : ici

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 11:11

En général on se croie en très bonne santé, mais il suffit d’un petit changement dans notre environnement pour que l’on soit complètement perturbé. Quand le Bouddha parlait de souffrance, il ne se référait pas seulement à la maladie mais à la nature insatisfaite de l’esprit lui même. Sans examen approfondi, on n’arrivera jamais à comprendre que l’émotion fondamentale est l’égocentrisme et que c’est de là que provient notre agitation : nous sommes généralement cramponnés à nos possessions, à nos attachements. La méditation comme aide et solution n’est pas seulement la concentration en un point mais un état d’esprit vigilant. Nous faisons presque tout de manière inconsciente et notre esprit se laisse envahir par nos afflictions. Sans connaître le caractère de l’attachement, c’est la nature de notre propre esprit, la manière de mener notre vie, de maintenir paix et santé dans notre vie quotidienne : les enseignements se situent davantage dans le domaine de la psychologie. Si nous n’avons aucun contrôle sur nos émotions cela peut être très dangereux, il est donc crucial de comprendre le fonctionnement de notre esprit. Ainsi les pratiquants bouddhistes, plus que de s’appliquer à une croyance ou à des connaissances intellectuelles, doctrinales, vont s’appliquer à une méthode leur permettant de comprendre leurs propres attitudes mentales, concepts, perceptions et conscience.

Lama Yeshé

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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 11:04

Voir articles précédents. Pour éviter, et il sera alors trop tard, de se retrouver en...

Une personne en fin de vie est en situation de deuils multiples, complètement liés à tous ses attachements.

Le travail de deuil va être un processus de reconstruction incontournable, processus qui opère par étapes, les réactions immédiates sont le déni qui peut se prolonger dans la recherche de substituts  pour « se mettre à distance ».

Puis la confrontation avec la réalité avec abattements et colère, révolte contre la souffrance, on va chercher un, des responsables, avec des comportements d’autodestruction, de culpabilité. C’est la phase la plus longue avec la peur de l’oubli, de quitter ses habitudes.

Et enfin l’intégration plus qu’acceptation car cette dernière est subie, vient la capacité d’intérioriser la relation à l’autre et capacité de créer de nouvelles relations, de nouveaux fonctionnements.

Le processus de méditation est de poser l’esprit sans perturbations, être calme c’est lâcher-prise sur des pensées que l’on a, accepter les situations vécues, la saisie que l’on a dessus.

Dans la méditation c’est faire le processus de deuil, laisser la situation telle qu’elle est et non telle qu’on voudrait qu’elle soit.  C’est le même travail de réadaptation, adaptation intelligente au monde par cette capacité de résilience.

Si l’on est dans l’attente de reconnaissance on n’est pas disponible aux autres, si l’on reconnait ses fonctionnements égocentrés ils sont moins forts, il y a une grande différence entre être ignorant et reconnaitre que l’on ne sait pas. Etre le témoin de ses attentes par la déception, trouver la bonne distance en ayant la conscience de nous même. On va pouvoir devenir ensuite un contaminant par la capacité à apaiser son esprit pour influer sur l’autre, les autres,  positivement.

Tableau de Van Gogh

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 11:09

Renouveau de senteurs exhalées

De parfums embaumés

Sur de délicats pétales irisés

Pastels légers ou fragrances éclatées

Des secrets oubliés sont révélés.

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