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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 09:26

Jetsunma Tenzin Palmo, anglaise ordonnée à l’âge de 20 ans connue pour son engagement pour les femmes nonnes dans le bouddhisme tibétain. Elle s’est d’abord intéressée à l’existentialisme chez des auteurs comme Sartre, Camus après avoir lu un livre « l’esprit stable » et se rendre compte qu’elle était en fin de compte bouddhiste. Elle s'est rendue en Inde où elle a rencontré Khamthul Rinpoché avec qui elle a pris aussitôt refuge, elle a d’abord passé 6 ans dans un monastère au Tibet pour finalement rechercher la « tranquillité » d’un ermitage dans une grotte  pendant 12 ans. Expérience racontée dans un livre, avec toutes sortes de difficultés « qui ne sont difficultés que si on les nomme ainsi...» comme avoir été ensevelie sous une avalanche, tomber malade et…des tracasseries administratives qui lui ont fait comprendre que ce n’était peut être pas de cette façon qu’elle pouvait pratiquer le Dharma. En se rendant à nouveau en Inde elle s’est rappelée que son Maitre lui avait demandé de créer des structures pour les femmes et depuis elle n’a de cesse de son engagement pour les femmes.

Revoir l’entretien : ici

 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 09:52

bien que déjà complexe, 3 principes pour soigner : lâcher prise, œuvrer pour les autres et augmenter notre conscience, C Robert Cloninger. Et pour Jerome Kagan tout ne se joue pas avant 3 ans, l’enfant possède des potentiels et faiblesses directement liés à son tempérament, Mary K Rothbart, c’est pourquoi Robert Rosenthal veut que l’on s’adresse aux enseignants en priorité. Se représenter une action implique les mêmes réseaux cérébraux que l’action elle-même Marc Jeannerod : influence des interactions donc comme le corps influence le cerveau autant que le cerveau l’influence Gerald Edelman. Pour soigner l’individu, on soigne l’entourage, Paul Watzlawick, nous construisons notre réalité, tout problème humain est sa propre explication, la meilleure qu’il puisse avoir. Et changer les émotions par la raison et des actions, car nous sommes ce que nous croyons, Albert Ellis. Jeffrey Young travaille sur l’empathie pour centrer les efforts sur la personnalité, les schémas intériorisés. Etre acteur de sa vie consiste à influencer intentionnellement son propre fonctionnement et son environnement, Albert bandura, le bonheur est un apprentissage car la souffrance est omniprésente dans notre vie, Martin Seligman, Steven Hayes : désamorcer le pouvoir toxique du langage, ce que font les traditions mystiques que ce soit par le chant, la méditation, les prières, la danse ou les mantras.

 Résumé extrait du livre sous la direction de Catherine meyer

Tableau d'artiste contemporain allemand

 

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 08:46

Frans de Waal recommande aux primates que nous sommes de prendre conscience de la valeur de nos relations pour augmenter le pacifisme, car nous naissons avec une large gamme de tendances allant des plus viles aux plus nobles. Suite à la théorie de l’évolution (Darwin), « Notre psychologie est l’aboutissement de millions d’années d’évolution » il est utile alors pour Steven Pinker de prendre conscience de nos motivations dans les interactions sociales. Avec Robert Plomin, la génétique est en interaction avec l’environnement, on ne peut isoler le fait génétique seul comme de vouloir isoler le gène de la délinquance, thèse dangereuse défendue il y a qqs temps par un de nos politiques très en vue…Comme on ne peut d’ailleurs s’accommoder de l’héritage de Freud et de la seule influence de la mère dans les 1ères années, l’inné et l’acquis interagissant. Pour Jerome bruner, la pensée est une construction sociale qui se crée et se recrée sans cesse, on doit mettre en doute, discuter, explorer le monde, se déplacer, c’est ainsi que l’on s’approprie la culture, que l’on devient membre actif d’une société. Noam Chomsky parle de l’apprentissage de la langue comme une actualisation de dispositions innées, compétence propre à l’esprit humain de manière universelle, tout en étant créative par la production et l’interprétation de nouvelles formes. L’esprit pour le différencier d’un ordinateur est comme composé de très nombreux esprits plus réduits et qui travaillent tous ensemble en réseaux dont les connaissances sont stockées dans les connexions neuronales, James Mc Clelland. Endel Tulving a distingué plusieurs types de mémoire dont celle de la connaissance sémantique, qui permet de fonctionner de façon automatique, mais toute mémoire provient, selon Elizabeth loftus, d’une construction d’où sa non fiabilité. Paul Ekman a établi l’universalité des émotions plus facilement observables sur les gestes et expressions, il existe cependant une influence culturelle selon Joseph Ledoux. Antonio Damasio a réhabilité les émotions par les intuitions qui les composent en démontrant leur utilité à la raison, leur rôle est en fait régulateur.

 Résumé extrait du livre sous la direction de Catherine meyer

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 09:41

Ce que l’on sait aujourd’hui de l’esprit humain

Pour émerger des dualistes encore à Descartes où le corps est un récipient, une machine gouvernée par un esprit immatériel jusqu' à Spinoza et à la philosophie actuelle, le cerveau et l’esprit sont les 2 faces d’une même réalité.

Il peut être utile de relire Aristote qui définit le concept de l’âme comme « puissance en acte », ce qui implique que l’on a une structure formelle et matérielle, mais que la fonction ne s’établit qu’au moment ou l’on entre en contact. L’âme se traduit en acte, c’est le corps en relation, si l’âme était indépendante du corps, elle pourrait y entrer et en sortir à sa guise, et si elle était à l’intérieur du corps elle devrait "bouger" avec lui. L’un et l’autre cas paraissant absurdes mais c’est pourtant ce que nous véhiculons toujours influencés par Descartes et la pensée occidentale judéo chrétienne, ce qui nous force à un raisonnement pour sortir de ces pensées devenues réflexes. cf article:  Quelle est l’origine du soi ? Si l’on prend l’exemple d’un chariot…Exit aussi les idées que c’est le cerveau qui décide, car il n’a aucune sensibilité ni réflexivité, c’est un organe : on voit mais l’œil ne peut se voir lui-même, voir dépend tout autant de la capacité à réagir à ce que l’on voit que du fait que l’objet possède les propriétés de visibilité, il faut l’ensemble de ces conditions. Emilio Ribes Inesta dans « Les nouveaux psys ».Tableau d'un artiste allemand contemporain. Revoir article (cliquer dessus): Nous créons notre réalité sur la base de ce que nous percevons...


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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 09:38
Sans Dieu (cf article de Laurent Testot dans "sciences humaines") mais avec Maitres pour les deux philosophes dans la lignée de Friedrich Nietzsche, Karl Marx et Sigmund Freud qui osent déclarer leur laïcité, morale et spiritualité en tant qu’athées dans  L’Esprit de l’athéisme d’André Comte-Sponville et le Traité d’athéologie de Michel Onfray.

Et il en faut du courage tout de même pour marcher à contre courant d’un catholicisme de bon ton, attaché aux traditions et que l’on remet peu en question.

Pour A. Comte-Sponville dans l’article (cliquer): nous présente le « corps »pour l'esprit , il s’agit de partir de la cave du matérialisme pour s’élever à travers les étages de la maison vers une spiritualité consciente et une moralité laïque dont en effet la religion n’a pas le monopole.

Pour Michel Onfray, qu’on peut saluer pour avoir crée l’université populaire, on peut aussi reconnaitre sa bravoure, pour s’appliquer à une déconstruction très documentée dans l’histoire des religions courant le risque, ainsi comme le souligne L Testot dans son article, de se faire aussitôt anathémiser. Et les contradictions ne manquent pas dans les faits religieux et les exactions commises au nom de ce Dieu pour justifier tous les désirs de pouvoir et de concupiscence. Cela parait inhérent à toute institutionnalisation et à l’obscurantisme de nos pauvres âmes en perdition : le fait humain nous sommes d’accord.  M Onfray exorcise ce passé car il a connu lui-même les institutions religieuses... Institution qui aurait un grand besoin d’être dépoussiérée  et de se pencher sur son autocritique par la voie d'en haut et laisser la place aux libres-penseurs dans la lignée de Spinoza et de Montaigne sans servir aucune théologie, et aux scientifiques sans risquer le bûcher.

Quand au spirituel on préfèrerait avoir des preuves tangibles comme le souligne Matthieu Ricard que cela développe de réelles qualités humaines et de meilleures possibilités de vie, voir article (cliquer ) :  Inadéquation entre les expertises et la mise en pratique ou expérience de vie de nos penseurs...

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 09:50

Il est essentiel de bien comprendre la différence entre une approche liée à l’idée d’un soi, que ce soit dieu ou individu, et l’approche bouddhiste, où il n’y a pas de soi mais simplement une dimension de conscience. L’influence judéo-chrétienne associe les notions de faute et de confession se rapportant à l’idée de péché originel, alors que dans le bouddhisme, les êtres et phénomènes sont le produit du karma, l’enchaînement d’un certain type de causes et effets, l’essence de l’esprit est primordiale ment pur, de la nature de l’éveil, il n’y a donc pas là de notion d’un quelconque péché originel. La « confession » n’est pas de l’ordre de la culpabilisation, ce qui renforce l’attachement à la conscience de soi, mais à admettre que nous faisons des erreurs par ignorance et aveuglement et donc nous pousse à entrer en contact avec notre nature profonde, nature d’éveil : c’est ce qui va permettre de nous transformer.

Lama Yéshé Nyingpo dans l’introduction  des «  pratiques préliminaires du Mahamoudra » 

Livre à conseiller : Anthony Mellow (prêtre jésuite): « Quand la conscience s’éveille »

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 09:43

(suite article cf : ici , voir video : ici )

« Aussi nombreuses que soient les illusions, je fais le vœu de les vaincre toutes » Ce 2ème vœu est l’expression de ce qui va donner un sens à sa vie pour vaincre les causes de souffrance, les attachements, les bonos dans le zen. C’est au fond plus notre attitude de peur face à la vieillesse et à la mort, à l’attachement à notre corps dans la maladie, la naissance, étant ce qui nous coupe du cosmos, qui sont plus qu’elles mêmes les véritables souffrances citées  dans la voie bouddhiste. En découlent les principaux bonos que sont l’ignorance, le fait d’avoir une méconnaissance de soi, de la confusion sans sens de l’existence, l’avidité qui est l’excès de désir, l’aversion, la haine, la destruction dans le rejet de tout ce qui nous dérange mais aussi la susceptibilité, le doute ce qui paralyse notre énergie et entraine la passivité, la résignation, l’attachement aux idées dogmatiques. La principale méthode pour les combattre est la méditation pour diriger son regard vers l’intérieur et voir que tout ce qui nous constitue est sans substance. Abandonner une illusion, c’est rencontrer le bouddha face à face car le boddhisattva refait le même cheminement. Alors que le lâcher prise est perçu comme un sacrifice par l’ego sur son objet de satisfaction, mais rien ne peut combler l’être humain si ce n’est l’éveil comme manque à être avec ce que nous sommes en fait fondamentalement. Avant l’action sociale, la véritable révolution est intérieure pour comprendre que la réalité est d’exister avec les autres, tant que nous fonctionnons dans la dualité nous ne pouvons toucher la vacuité. Vivre dans le zen c’est vivre sans séparation, dans toutes nos actions dans le désir de partager avec les autres, le boddhisattva est un être joyeux. Il existe toutes sortes de moyens pour lutter contre la souffrance, par le discernement voir l’évitement pour ne pas s’exposer aux bonos : le sage ne s’approche pas du danger sauf s’il est en capacité d’aider, du bon usage de la sagesse.

 

 

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 09:44

Le désir est l’essence même de l’homme. Mais le plus souvent nous ne savons désirer que ce qui nous manque, autrement dit, pour reprendre des concepts d’allure freudienne, nous sommes dévorés par la nostalgie du bon objet, de la bonne étoile, mais nous savons bien qu’il s’agit moins d’une étoile que d’un sein... Nous avons connu le bon objet, celui qui comblait le manque, et on nous l’a retiré, et il nous manque, si bien que nous ne cessons, durant toute notre vie adulte, de courir après un sein perdu ! C’est une course qui est vouée à l’échec, d’abord parce que nous ne retrouverons jamais le sein perdu, ensuite parce que, tant que nous ne savons désirer que ce qui nous manque, si nous trouvons ponctuellement un bon objet qui supprime le manque, dès lors que nous avons cet objet nous ne le désirons plus, puisqu’il ne nous manque plus, et déjà nous nous ennuyons...

À quoi bon courir toujours après un sein, quand le monde entier est là qui se donne à connaître, à aimer, à transformer ? Le bon objet manquera toujours, le monde ne manque jamais. Convertir le désir, c’est le convertir au monde, au réel : passer du désir à la considération, ou plutôt passer du manque (nostalgie, espérance) à la puissance, autrement dit à l’attention et à l’amour. Considérer vraiment, c’est être attentif ou aimant. Tant que le désir est manque, sa logique ultime c’est de désirer ce qui manque absolument : Dieu, ou ce que Platon appelle le Bien en soi. De même chez Sartre, si l’homme est fondamentalement manque d’être, alors il est de l’essence de l’homme, comme le dit expressément L’Être et le Néant, de désirer être Dieu. Si au contraire le désir n’est pas manque, sa logique ultime n’est pas de tendre vers ce qui manque absolument, mais de tendre vers ce qui ne manque jamais, à savoir tout, que l’on peut appeler le monde, la nature, l’être ou le réel... Convertir le désir, au sens étymologique du terme, c’est-à-dire le retourner - mais pour le remettre à l’endroit ! -, c’est passer du manque (du sein ou de Dieu) à la puissance (de jouir et d’agir).

Il s’agit de terminer le sevrage, de grandir enfin, de devenir adulte. La sagesse, d’une certaine manière, n’est pas autre chose qu’un sevrage réussi. D’aucuns voudraient nous faire croire qu’un sevrage réussi consisterait à s’enfoncer dans la résignation... C’est tout le contraire. C’est une fois que le sevrage est réussi qu’on peut aimer vraiment quelqu’un d’autre.

 JP Schneltzer, psychiatre

Suite aux précédents articles en partant de On ne peut pas avoir le manque et la plénitude, l’attachement et le détachement…(suite) A C Sponville

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 09:43

Pour les pulsions de mort les films entre autres de Pedro Almodovar mais il y a aussi l’histoire des dernières guerres, qui les décrivent généralement bien, ce sont tous les sentiments mortifères, tout ce qui nous entraine en général vers la destruction de soi et des autres. Toutes les addictions, les sensations de manque y compris les manques d’estime de soi, des autres, les deux sont toujours liés, qui poussent à la jalousie, la haine etc. Et si l’on ne fait aucun effort de transformation, tous ces états d’âme de peur, inquiétude vont devenir de l’angoisse en se solidifiant pour envahir continuellement nos pensées. C’est un combat, une lutte constante qu’il faut mettre en place comme un entrainement pour lutter contre ce qui nous entraine vers toujours plus de négativités car une non conscience de tous ces états aboutit à la stigmatisation de la maladie mentale la dépression, la paranoïa. Prendre ce qui nous entraine vers l’ouverture, la compréhension, la bienveillance, l’acceptation, les joies simples ce qui est décrit cf derniers articles : « L’art du bonheur » des auteurs artistes Une source inépuisable pour l’envie et le plaisir d’agir . Qu’est ce qu’on fait si les pensées mortifères sont déjà installées : si l'on se pose cette question c’est que l'on est sur la bonne voie, à nous de les faire venir de l’inconscient à la conscience. Si l’on se compare, si l’on se sent inférieur, si l’on est dans la rivalité, observer ces simples états d’esprit, si l’on est dans l’agitation, l’agression, si l’on cherche à combler des manques de toute sorte, si l’on fuit, si l’on se ferme, toutes ces situations en fin de compte qui vous rendent mal dans la relation avec vous-même et les autres. Si vous n’avez rien de tout ça, c’est que vous avez besoin d’urgence d’une cure de désintoxication !

Dans le cynisme, mépris donc suffisance, le cas est grave mais pas désespéré vous n’êtes pas devil face à des anges non plus, le côté lisse affiché est une autre manifestation plus sournoise encore de la suffisance s’il y avait une échelle.

Ceci observé, la prise de conscience de notre oscillation entre l'ouverture et ces pulsions de mort c’est pour contrôler le curseur vers plus de bonheur.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 09:42

Les bonbons très acidulés de Pedro Almodovar couleur rouge à lèvres virent dans des éclats rouge sang…Les mâles dans ses films sont des Don Juan obsédés du sexe sans aucun contrôle sur leurs hormones et leur excroissance. Ils ne deviennent sympathiques que lorsqu’ils revêtent les atouts bombés des victimes ou considérées comme telles, car bien que des mères courage sont surtout de vraies emmerdeuses larmoyantes aux ongles vernis sanguinolents se trainant aux pieds d’éternels fuyards. Amour passion, amour vache, amour à mort dans cette arène colorée, exubérante retentissante de coups de gueule, coups d’éclat, coups d’estocade. La mère omniprésente, omnipotente, même quand elle revient en fantôme, castafiore bouleversant l’enfance l’emmurant dans un silence assourdissant. Sexe, amor y gaspacho font un cocktail à consommer avec la nostalgie de la modération.

 

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