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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 08:13

SS Dalaï Lama Lausanne 2009-08-04

Nous avons la conscience d’un soi unitaire et séparé propriétaire d’un corps (agrégats) et d’une conscience. Mais comment le trouver ?

Si l’on prend un chariot, il est composé de parties, est ce que « chariot » qui est un concept existe-t-il dans ses parties ? C’est bien une désignation mentale, un concept : donc le chariot ne peut être propriétaire de l’ensemble.

Notre corps change et notre conscience s’enrichie d’expériences, même si tout change, nous pensons qu’un soi qui le caractérise, ne change pas. Mais ce n’est qu’une fabrication mentale, une convention attachée à un corps et une conscience. C’est l’antidote à l’attraction et à la répulsion quand nous sommes attachés à l’idée d’un soi et à ce corps et à l’idée d’un soi autonome.

Pour l’hindouisme il existe un soi séparé, une âme séparée aussi dans le christianisme, judaïsme, islamisme. Pour les religions théistes, il y a un créateur et l’âme suit un destin. Pour les bouddhistes, le soi n’a pas de fin, le flot de la conscience est une succession d’instants portés par des causes et conditions, l’univers n’a pas de fin, pas de véritable début, le big bang n’est pas sans causes et conditions.

Enseignement enregistrés : ici

Revoir aussi:  (cliquer dessus) : Eternalisme, nihillisme, production en dépendance, soi, non soi, qu’est ce que…

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 09:12

Supposons que vous vouliez vous établir professionnellement et que vous ayez besoin d’un prêt bancaire. Si vous n’arrivez pas à l’obtenir malgré tous vos efforts, vous allez en souffrir. Si, finalement, la banque accepte de vous prêter de l’argent, vous allez vous en réjouir. Votre joie ne va pas durer longtemps quand les intérêts commenceront à s’élever. Au bout d’un moment, c’est cela qui va vous préoccuper: quoi que vous fassiez, même quand vous serez tranquillement assis dans un fauteuil, vous sau­rez que la banque est en train de vous faire payer les intérêts - et cela va créer un stress. Avant, la souffrance venait de ne pas pouvoir trouver un prêt ; quand vous l’avez obtenu, on aurait pu croire que tout serait réglé et que tout irait bien ; mais ensuite vous avez dû commencer à penser aux intérêts sur le prêt, et la souffrance est réapparue...

On peut considérer toutes les situations - de pénurie et d’abondance - comme étant incertaines, cela nous permet de voir qu'il est vain de s'y attacher. On accordera alors toute son attention au moment pré­sent...
Extrait
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 09:27

Si pour vous les vacances ce ne sont pas ça (cliquer dessus) : Ah les vacances...  , mais de vrais vacances pour le corps-esprit cher à A C Sponville, voici une proposition (possibilités de retraites en famille) : Retraite Santé et Méditation, du 11 au 18 septembre 2009 Une retraite essentielle qui peut vous aider à retrouver la confiance en vous en ce temps de crise.

Retraite essentielle pour apprendre à vivre avec le corps, pratiquer avec le corps pour éveiller l’esprit. Revitaliser le corps par les exercices physiques centrés sur la respiration et l’énergie interne : la marche, les mouvements de pleine conscience, la pratique du Qi Gong, Tai Chi, les exercices avec le bâton... et une alimentation simple et saine. Pour plus d’informations : ici

Mais aussi tous les centres dont ceux  mis en lien sur cette page proposent  non seulement lors de la visite d'un maitre des enseignements mais aussi des retraites parfois permanentes quand ils disposent d'un lieu et cadre propices.

Mais aussi chez soi avec une plannification ou par des escapades méditatives...


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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 09:20

Frederico Procopio a été moine bénédictin pendant 7 ans avant de rencontrer le bouddhisme et de devenir abbé du centre zen Kwam Um de Paris et d’organiser le passage des reliques en Mai dernier ainsi qu’une collection d’artistes contemporains. C’est son amour de la liturgie qui l’a amené à épouser la religion avant d’entendre le soutra de l’amour universel « Telle une mère devant son enfant unique, le boddhisattva prend soin de tout être sans discrimination… » . De son voyage en Inde en rencontrant des moines du Theravada il a été attiré par la compassion et l’ouverture d’esprit. Il a découvert ensuite Seung Sahn, son humour et ses écrits sur la connaissance de soi et la compassion « percevoir le son du monde ». C'est un zen implanté au cœur des villes qui propose l’assise 3x/jour pour trouver le lestage de l’agitation et des entretiens d’illumination avec le maitre. Pour Frederico, le Christ est un grand boddhisatva et cite Avalokitechvara dans le soutra du diamant sur la compassion.

Emission sagesse bouddhiste du 2/08 :  ici

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 09:29

L’éternalisme c’est le fait de prendre pour solide toutes les étiquettes que l’on met sur les phénomènes. Si l’on désigne une fleur par commodité tout ce qui sort de terre et qui est ornemental, on va perdre la base, le support des conditions nécessaires à son apparition. C’est se couper de la réalité des choses, de la qualité de la terre, de l’ensoleillement, de l’humidité, de l’environnement etc…Et par là même on perd l’essentiel des informations indispensables à la compréhension de comment les phénomènes apparaissent et disparaissent. Même chose en désignant une personne par son nom, c’est très réducteur…, ou de réduire l’expression d’un comportement par une étiquette. Ce qui fait qu’on jongle peu à peu avec tout un tas d’étiquettes qui ne permettent en aucune façon de toucher les choses en profondeur. Et l'on se coupe peu à peu de la réalité des choses, leur réalité étant de naitre en production forcément d’autres choses qui elles mêmes sont produites par d’autres conditions etc …Voir article pour comprendre que l'on ne découvre ainsi rien de solide de décomposition  en décomposition même la particule (cliquer dessus): Matthieu Ricard, en préface du livre D'Allan Wallace "science et bouddhisme... C’est cela la production en  dépendance, au lieu de qualifier qq’un de noir, rouge, jaune ou blanc, on pourrait se rappeler  que ces mêmes conditions existent forcément en nous, dans nos gênes puisque nous ancêtres sont communs… peut être que plus d’une guerre pourrait être ainsi évité !

L’autre extrême est le nihilisme « Ah bon ! Puisque rien n’existe dans l'absolu ! », cela n’existe pas tel qu’on le solidifie ou désigne comme existant de façon intrinsèque ou de son propre côté mais cela existe par une fonction et forcément par interdépendance avec d'autres conditions. Prendre un coup de marteau sur la tête existe bien car une protubérance vient de se développer à l’endroit même…Tant que cela fonctionne et produit des causes et conditions pour que d’autres phénomènes fonctionnent à leur tour, cela a bien une existence qu’on qualifie alors de relative ou conventionnelle. Il serait peut être bon d’aller chercher pourquoi on vient de se prendre un coup sur la tête…Mais cela peut être aussi une bonne opportunité pour ouvrir enfin les yeux…

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 09:24
De "Sagesses bouddhistes" du 26/07 avec Michel Hulin professeur à la Sorbonne complété par l'explication de Vladimir Grigorieff  dans "les philosophies orientales" :
Pour la philosophie indienne, L’atman, principe de vie analogue au souffle désigne le «soi»absolu, âme cosmique et individuelle, en opposition à l'expérience ordinaire limitée. Le «soi» nié par les bouddhistes par le caractère insubstantiel du moi, constitué par la combinaison des 5 agrégats ( forme, sensation, perception, volition et conscience) et par la compréhension de la production conditionnée ou tout s’inter-conditionne, la vraie nature de toute chose est d’être vide de réalité, mais non pas d’existence relative ou conventionnelle.
Les choses n’existent pas par elles mêmes puisqu’elles dépendent de causes et sont conditionnées, elles ne sont pas réelles «étantes» mais existantes par dépendance:
shunyata ou vacuité.
Étant entendu comme vide de tout phénomène, ainsi la production conditionnée étant vide de toute substance est, elle aussi, vide et donc non produite. Puisque les choses n’ont pas de substance, étant apparemment existantes, mais non «étantes», tout est illusoire.
Nagarjurna (auteur du II ème siècle de notre ère) tient la vacuité ou voie
du milieu, distante d’un éternalisme comme l’atman hindou qui substantifie le moi, et distante d’une néantisation qui éliminerait toute existence en proposant la doctrine des 2 vérités, la conventionnelle et l’ultime: «On ne trouve rien dont on puisse dire qu’il se produise, rien non plus qui aille au néant.». Nagajurna, tel Socrate a fait un travail critique des fausses opinions selon un module logique à «4 propositions» (tétralemme), la 4 ème s’offre comme une solution paradoxale, alors que le module logique d’Aristote était de 2 propositions: A et non A mais substantiels…
Cette vacuité ne peut être appréhendée positivement par le langage, qui fait partie du monde de l’illusion par ses notions dualistes, puisqu’elle est d’emblée la négation de toute positivité, l’existence en soi: c’est donc au-delà des concepts, les choses sont vides de toute réalité substantielle.
Le nirvana étant l’aperception tranquille de l’insubstantialité, la cessation de toute pensée discursive s’appropriant du sens et du «sien», en conclusion paradoxale, il ne peut être l’objet d’aucun enseignement doctrinal.

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 09:13

...est le sel de leur relation !

Woody aime l’Europe et les histories d’amour qui finissent mal en général… Non pas que cela finisse mal, mais plutôt comment l’incommunicabilité des êtres font qu’ils tournent en rond pour se retrouver seuls avec leurs désirs et frustrations. Chacun cherche ce qu’il ne peut jamais trouver en l’autre. Vicky, tout comme Judy, subit le fait d’être amoureuse car elle ne peut se résoudre à quitter la sécurité et le ronronnement d’une histoire sans histoires. Christina ne se contentera jamais de relations monocordes et s’ennuie très vite dans ce qui rentre dans le quotidien. Antonio et Marie-helena sont faits l’un pour l’autre mais ne peuvent vivre ensemble sans s’entre déchirer. Voilà le drame de l’attachement-aversion où survient la passion amoureuse qui ne se contrôle pas et dévore nos existences ballotées par les désirs et frustrations. Même si pour certains la passion est le sel de l’existence, elle ne peut pas s’inscrire dans la durée et voue à une quête sans fin ou faim : c’est selon.

 

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 09:05

Ah les vacances

Ces plages bondées

Odeurs de beignets et crèmes mêlées

Les enfants au club mickey

Toi ken moi Barbie dans mon bikini

Soirée mousse au club Miami

"Tous les ans j’voudrais

Qu’ça recommence..."

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 09:49
Camus "Ces noces avec le monde :c'est comme s'il n'y avait plus que la vérité, qui serait le monde, que la conscience, mais qui serait vraie." voir la fin de "l'étranger"
Epicure: les "biens immortels" voir article
(cliquer dessus) Ataraxia : l’absence de troubles ou le bonheur selon Epicure
Spinoza :"Nous sentons et expérimentons que nous sommes éternels, non que nous le serons après la mort, mais que nous le sommes ici et maintenant"
Wittgenstein :"la solution de l'énigme, c'est qu'il n'y a plus d'énigme, la solution du problème de la vie, on la perçoit à la disparition de ce problème"
Margaret Montague "Je ne vis aucune chose nouvelle, mais je vis toutes les choses habituelles dans une lumière nouvelle et miraculeurse, dans leur véritable lumière."

AC Sponville: "C'est pourquoi vous êtes aussi comme libéré de vous même: parce qu'il n'y a plus de dualité entre ce que vous faites et la conscience qui l'observe, entre le corps et l'âme, entre le je et le moi. Suspension de la dualité intérieure, de la représentation, de toute la comédie du moi. C'est ce que j'appelle la simplicité. Vous ne faites plus semblant d'être ce que vous êtes..."
" Un flux de perceptions" Hume, "La futurité, l'être en avant de soi de l'ego" Heidegger
"sentiment océanique" décrit par Freud, Romain Rolland, "l'éternullité"Jules Laforgue
"continuation indéfinie et indivisible d'une existence"Bergson, Nietzsche "l'amor fati amour du destin amour de ce qui est", "Le réel sans double et sans remède"CRosset
Hussel, Sartre et Alain "La pensée ne doit pas avoir d'autre chez soi que tout l'univers, c'est là seulement qu'elle est libre et vraie."

A travers le structuralisme de C Lévi-Strauss "Comment l'ego serait il vrai? Connaître le moi c'est le dissoudre."

Extraits  de "l'esprit de l'athéisme" de AC Sponville
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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 09:09

La toile d’araignée a, en apparence, de la consistance mais si on y pose la main, elle se défait et s’évanouit. Ainsi la vie de l’homme impliqué dans des soucis futiles comme des fils suspendus en l’air tisse vainement sa toile inconsistante. Qu’on la touche d’un raisonnement ferme, le vain souci échappe à la prison et s’évanouit.

Tout ce qu’on produit dans cette vie n’a ainsi d’existence que dans l’opinion et non en  réalité : l’honneur, la dignité, la gloire, la fortune et tout ce à quoi s’appliquent les araignées de la vie…

Ceux qui montent vers les hauteurs échappent d’un coup d’aile aux trames des araignées du monde mais ceux qui, comme des mouches, sont lourds et sans énergie, restent collés aux glus de la vie, sont pris et liés comme par des filets, par les honneurs, les plaisirs, les louanges et les désirs multiples et ils deviennent ainsi la proie de la Bête qui cherche à les prendre.

Grégoire de Nysse (un des pères grecs…)

 

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