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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 21:33

« C’est avec un cœur sincère que l’on doit pratiquer la voie » ou comment se mettre en quête du Graal en ne pouvant faire l’impasse d’être confronté à soi même, dans une obligation de changer. Maitre Dogen mettait l’accent sur la nécessité d’avoir un esprit pur, impossible sans une 2012-07-22_223027.jpgtransformation qui passe par les fissures de notre personne sociale. Tel le musicien à la recherche du son juste, par la juste tension, ni trop, ni pas assez , dans une voie du milieu, arriver à se détacher tout en persévérant, en faisant ses gammes pour arriver tel aussi l’archer à laisser la flèche partir elle-même. C’est le développement de la simplicité, le dépouillement, contre tout baroque, fruit d’un long travail, arriver t2012-07-22_223038.jpgel encore le calligraphe à ce que le geste se fasse tout seul. Une persévérance qui serait sa récompense à elle-même, et non pour le but, ce qui demande d’être allié avec le détachement, pour être patient en soi, qui est la réalisation de la voie avec le don en lui-même, l’ouverture. Non dans un refus du monde ou de s’en échapper, ou il ne s’agit pas de nier les désirs et les émotions mais ou il faut s’efforcer de trouver la juste distance sans y plonger et sans y coller. Pas de hiatus entre le monde intérieur et le monde extérieur, toute notre vie est pratique et toute pratique est notre vie pour une vue illimitée, de notre soi à l’univers. Ce qui demande à être bien entouré, les autres pratiquants sont autant de miroirs de nos erreurs, ce qui va nous permettre l’oubli de soi dans un dépassement. Tous les aspects du monde, toutes les dimensions dans notre vie vont dans une pratique inclusive pour introduire toutes les vertus, les mettre en action dans cette tension entre persévérance et détachement. Revoir : ici

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 10:39

"Toute chose existe selon 2 modes : l’apparent et le mode d’existence réelle. L’existence des apparences et leur vacuité ont en essence une saveur unique."

Nos sens et nos représentations mentales nous font croire en la solidité du monde manifesté ce que dément très vite entre autres la physique quantique : de l'énergie et du vide et un lieur d'après le très récent accélérateur de vitesse. Ainsi la pensée philosophique indienne a mis l’accepr-vert.jpgnt sur l’idée qu’il fallait s’ouvrir à des perceptions spirituelles qui relèguent l’activité discursive à l’état de connaissance indirecte. Mais l’on peut aussi se référer à nos philosophes occidentaux contemporains comme Roger Pol Droit "Expériences de philosophie quotidienne", Michel Hulin" la mystique sauvage", André Comte Sponville "présentations de la philosophie", Marcel Conche"vivre et philosopher", Michel Onfray "la puissance d'exister" et Pierre Hadot "exercices spirituels et philosophie antique": voir articles sur ce blog. Selon les traditions tibétaines plusieurs points de vue : l’école des particularistes, Vaibhashika, considère que les particules matérielles indivisibles et les moments atomiques de conscience constituent la réalité ultime des apparences, vision proche des physiciens réalistes jusqu’à ce début de siècle. Le 2ème point de vue est celle de l’école Sautrantika qui émet une réserve sur la réalité de l’objet telle que notre conscience le perçoit, ce qui ne peut être qu’une image représentée ou mentale. Ce qui nous amène au 3ème point de vue celui de l’école Cittamatra, les apparences que nous percevons procèdent de l’esprit, purement conceptuel, et n’existent qu’à la manière des illusions oniriques ou magiques, œuvrant tel un spectateur convaincu de la réalité du spectacle qui se déroule sous ses yeux. En réponse aux différents points de vue et discussions, les tenants de la voie du milieu ou conséquencialistes, donnent une réalité ultime qui transcende les limites conceptuelles et toutes les fabrications mentales. Pour libérer l’esprit de la saisie d’un sujet et d’un objet et de toutes ses imprégnations mentales, rendre possible l’expérience à laquelle rien ne manque, présence pure et nue à ce qui est « simplement ainsi ». Voir « Le grand livre du bouddhisme » Alain Grosrey et autres ouvrages cités sur ce blog.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 14:37

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 09:50

 remarquer que l’on est conscient et que les pensées n’ont pas de réalité en soi, sans différence entre les pensées qui vont et viennent et l’esprit qui pense. Reposer simplement dans l’expérience de l’esprit dans l’abandon de toute attente, juste reconnaitre les qualités qu’il a déjà. L’esprit est comme un projecteur de cinéma sur une sorte d’écran cognitif, les perceptions comme de simples évènements fugaces et occasionnels. La réalité relative est la somme des expériences provenant de l’idée erronée que tout ce que l’on perçoit est réel et existe en soi. L’on finit par renoncer aux idées de ce que les choses devraient être en reconnaissant que tout ce que nous projetons, tout ce que nous prenons pour autre, n’est qu’une manifestation spontanée de notre esprit, la source de ce que nous vivons. Nous jardin.jpgpouvons transformer nos constructions mentales conditionnées par nos expériences passées et nos attentes présentes, ce que les psys appellent une restructuration cognitive.

Comment reposer l’esprit ? Tout ce qui s’y passe ou ne se passe pas fait simplement partie de l’expérience qui consiste à laisser reposer son esprit, c’est la méditation, c’est l’expérience de l’esprit naturel. Ce qui fait la différence entre la méditation et le processus ordinaire, quotidien des pensées, sentiments, sensations, est la présence ou non de la conscience simple et nue, sans donner suite aux pensées ni être distrait par des sentiments et des sensations.  La seule chose à faire est de détendre l’esprit dans son espace naturel, vacuité, ou simplement voir les pensées, sentiments, sensations surgir, demeurer puis s’évanouir, et reconnaitre que ces choses se passent dans notre esprit à cet instant même. Nous allons finir par éprouver une sensation extraordinaire de détente et d’espace dans notre esprit, un arrière plan naturellement non troublé sur lequel nos pensées vont et viennent. Ce qui ouvre de nouvelles voies de communication entre nos neurones pour mieux tolérer la cascade de pensées qui traversent notre esprit à tout instant. Toutes les pratiques de méditation permettent d’apaiser le sentiment de ne plus « être aux commandes » et de se rendre compte que les sentiments ne sont pas des faits solides. La voie du bonheur revient à choisir entre l’inconfort de prendre conscience des afflictions mentales et l’inconfort d’être gouverné par elles. Yongey Mingyour Rinpotché « Bonheur de la méditation"

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 09:04

les évènements intellectuels, émotionnels et sensoriels, associés au fonctionnement du mental, il ne peut être défini en tant qu’entité distincte, mais plutôt comme un évènement en perpétuelle évolution. La plupart de nos activités cérébrales sont dues aux interactions de nos neurones, l’échange de mêmes types de messages composent 0603133814DVB-TFrance 2nos « habitudes mentales » en réaction à certaines choses, lieux, personnes, situations. Nos cerveaux reptilien et limbique avec l’activité de l’amygdale et de l’hippocampe ont un fonctionnement autonome lié à notre survie mais aussi à des souvenirs émotionnels donc connotés. Ils vont être contrebalancés par ce qui nous permet de raisonner et d’affiner ces réactions émotionnelles, l’intervention de notre néocortex, siège de nos activités rationnelles. Les spécialistes des neurosciences ont renoncé à l’idée de chercher un chef d’orchestre à tout cela, il n’existe aucune zone dans le cerveau, aucun « moi » pouvant être le coordinateur des informations entre les différentes couches cérébrales, on parlera plus d’accord spontané de ces mouvements de milliards de neurones. Les images de nous-mêmes élaborées et imprimées dans les neurones, à force d’habitude, ne sont pas notre 0124084436DVB-TFrance 2véritable nature, elles sont toujours faites de concepts dualistes, survivances de l’instinct de survie, les sentiments de limitation, d’angoisse, de peur etc ne sont que du bavardage entre neurones, des habitudes dont la bonne nouvelle est qu’elles peuvent être désapprises. L’esprit, dans sa nature originelle, est si vaste qu’il échappe à toute compréhension intellectuelle, il est essence ou matrice, obscurci par l’image limitée de nous-mêmes que créent nos schémas neuronaux, telles les pensées comme « je suis stupide », « incapable »etc. L’essence de l’esprit n’est pas affectée par les pensées ou circonstances que nous considérons habituellement douloureuses, elle est naturellement paisible. Voir livre cité

"L'esprit est au-delà de toute pensée, de toute expression, de toute représentation. Il est inconcevable, inexprimable, indicible. Lorsqu'on le voit, rien n'est vu en tant que tel, car il n'a ni forme, ni couleur, ni caractéristique. lorsqu'il est connu, rien n'est connu car il n'est pas un objet de connaissance."

 Ce qu'on appelle esprit est un phénomène très curieux parfois rigide et réfractaire à tout changement, il peut aussi devenir très souple pour vu que l'on fasse de constants efforts pour le transformer et que l'on se convainque, par la réflexion, que ce changement est non seulement possible mais indispensable. Il ne suffit pas, pour cela, de faire des vœux ou des prières. Il faut que la raison intervienne en s'appuyant sur l'expérience. On ne doit pas non plus s'attendre à ce  que cette transformation s'opère du jour au lendemain, car nos vieilles habitudes résistent à toute solution rapide." SS Dalaï Lama

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 09:43

et des experts en méditation, pour l'expérience : entre 10000 et 15000 heures au cours de leur vie, il en ressort que l’activité neuronale dans une région du cerveau étroitement liée à la sensation de bonheur peut s’accroitre de 700 à 800% ! -Partenariat inspiré par le Dalaï Lama et l’institut Mind and Life, consulter le site www.mindandlife.org- 1ères expériences publiées en 2004, qui prouvent indéniablement la neuroplasticité du cerveau et les changements positifs sur notre activité cérébrale par l’entrainement mental et le savoir faire méditatif. Il est donc possible, 1118133858DVB-TFrance 2contre toute idée que l’on ne peut rien changer dans notre esprit, de parvenir peu à peu à une manière d’être optimale. L’introspection bouddhiste a recours à 2 méthodes, l’une analytique, l’autre contemplative, l’analyse consiste à examiner la nature de la réalité, laquelle est essentiellement interdépendante et impermanente, et à évaluer honnêtement les tenants et les aboutissants de nos souffrances et de celles que nous faisons subir aux autres. L’approche contemplative consiste à tourner son attention vers l’intérieur et à observer, derrière le voile des pensées et des concepts, notre « conscience pure »ou présence. Le véritable but de la méditation est de demeurer dans la conscience nue, clarté naturelle, quoiqu’il se passe ou ne se passe pas dans l’esprit. L’on peut ainsi former son esprit  par l’entrainement, « méditer » signifie « s’habituer », à fonctionner de manière constructive, à remplacer l’obsession par le contentement, l’agitation par le calme, la haine par la compassion. Les 1ers résultats montrent déjà pour les participants qui méditent sur la compassion, une augmentation remarquable des oscillations rapides dans les fréquences dites « gamma » et de la cohérence de leur activité cérébrale. Une vingtaine de mn de pratique journalière contribue significativement à la réduction de l’anxiété et du stress, ainsi qu’au renforcement du système immunitaire et de l’équilibre émotionnel. Des débutants après seulement 3 mois de pratique assidue acquièrent une faculté d’attention considérablement améliorée. Matthieu Ricard.Taper dans l'encadrement  : recherche, à droite son nom ou neurosciences pour d'autres articles

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 09:50

Lui même philosophe et chercheur au CNRS, qui reconsidèrent le rôle de la raison, loin d’être seule détentrice et garante de l’idée de vérité, voir même ce qui la déforme ou en barre l’accès. Revoir :  Chemins qui mènent ailleurs 

Roger Pol Droit, philosophe, chercheur, se demande « qu’est ce un sage ?»

La vertu rend heureux en cette journée de la gentillesse

Ainsi pour Henri Bergson en ce qui concerne notre vécu intime de la durée et Williams James, la relation à l’expérience ou « pragmatisme » est plus décisive puisqu’elle serait elle-même le critère et l’indice de la vérité. Voir l’irrationnel d’après Freud, qui nous révèle avec les expériences négligées comme celles du rêve, des oublis, des symptômes névrotiques une part de notre réalité. Gilles Deleuze comme Charles Péguy voient en eux les libérateurs des 2012-05-23_160345.jpgdogmes, la raison critique les limites et les excès de la rationalité, les méthodes de la science se sont en partie retournées contre elle. François Roustang présente Socrate comme le vrai 1e thérapeute, le non savoir n’est pas absence de savoir, c’est l’expérience de l’incapacité à s’appuyer sur une certitude. Freud établit un processus de construction du désir, d’une élaboration psychique façonnée dés la petite enfance par des représentations inconscientes d’où le fait que le sujet ne s’appartient pas entièrement, dans un double jeu ou clivage. Savoir et vérité ne se situent plus sur le même plan, nous sommes dans une illusion, ce en quoi il est allé plus loin que Nietzsche et Schopenhauer.

Comme Wittgenstein « entrez dans l’existence » qui est bien plus exigeant que de se soumettre à une règle morale « connais-toi toi-même », le langage met en œuvre une forme de vie. Bertrand Russell mathématise la pensée, ce dont rêve Leibniz, algèbre des idées, il veut faire œuvre scientifique en fondant cette « science de l’apparaitre » que constitue la phénoménologie. A l’inverse de Martin Heidegger qui dénonce « l’arraisonnement » du monde par la technique,  « la science ne pense pas » la vérité est masquée, elle doit se définir comme dévoilement et donne à voir la présence de l’être, « le sens de l’être » comme la parole des poètes.  La vérité pour Wittgenstein est d’abord la nécessité de nettoyer la pensée des erreurs générées par nos usages des mots car on ne peut exprimer l’indicible, et des « crampes mentales » que par un travail sur soi même.

Hannah Arendt « les mots justes trouvés au bon moment sont de l’action »  dans une condition humaine politique, régie, l’être humain ne pouvant être isolé, là ou la phénoménologie est l’expérience de « l’être au monde »  mais dans un être ensemble. La vérité selon Willard Van Orman Quine est relative aux systèmes linguistiques et indépendante de la question de la signification, non une vérité ultime mais des vérités partielles, contextuelles voir d’une illusion après avoir rendu aussi clair que possible ce dont on parle.

Ainsi Le XXème siècle voit la désintégration du sens, le monde est insensé, la civilisation ne débouche sur rien, les espérances les plus généreuses engendrent les pires cataclysmes.

La vérité pour Sartre est une création de la subjectivité, le propre de l’humain est d’être perpétuellement à inventer, donner du sens est notre liberté mais aussi notre responsabilité dans une action collective, historique.  Le problème devient très vite une coexistence des libertés, dans « l’humilité de la finitude » je retrouve « l’extase de la création divine » où « l’absence de Dieu est plus divine que Dieu », en me perdant sans réserve dans l’action et dans les autres. Une reconstruction de sens face à l’absurdité du monde pour Albert Camus dans un effort pour persister à vivre, agir au sein de ce monde absurde, la vérité se construit par l’action dans sa confrontation. 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 17:21

Cela a donné lieu à une certaine littérature de communautés monastiques qui ont décalqué en qq sorte notre propre histoire religieuse, le christianisme, sur ce qu’il a pu en être compris. Et ce n’est que depu0606084442DVB-TFrance 2is seulement une trentaine d’années que de nouvelles études, sont menées sur des textes archaïques revisités, travaux non encore publiés au grand public. Ce qui demande encore une certaine prudence, nous avertit Dominique Trotignon, directeur de l’Union Bouddhiste Européenne,  sur toutes sortes de conclusions plus ou moins hâtives. Ainsi le Mahayana ou grand véhicule a été assimilé au grand mouvement de la réforme comme le protestantisme au XVI ème. 0612084458DVB-TFrance 2« Monos » signifie solitaire, qui caractérise les 1ers ascètes, quittant le foyer pour une vie sans, souvent itinérante, pratiquant la méditation. Le « samana » ou ascète est celui qui s’efforce, à qui l’on attribue aussi des pouvoirs « janas ».La vie communautaire est réduite à un petit groupe tout au plus, avec un enseignement alors personnalisé ne nécessitant que qqs préceptes sans doctrine ou école. Revoir : ici .Dans la tradition des moines de la forêt, Ajahn Chah, revoir articles :   "Tout apparait tout disparait"  C’est à cet instant même, dans le présent, que nous pouvons lâcher les choses et résoudre nos difficultés... La pratique c’est dans le quotidien "Quand nous ressentons du bonheur, nous voyons que c’est incertain...  , revisite aussi nos supposés :  

« Vous croyez peut-être que c’est en allant méditer tout seul en haut d’une montagne que vous trouverez la paix. Vous serez peut-être en paix pendant quelque temps, mais bientôt l’austérité de cette vie de solitude vous rattrapera et vous commencerez à ressentir la faim et l’épuisement physique. Alors vous descendrez de la montagne et vous irez en ville où vous trouverez toutes sortes de bonnes choses à manger et tout le confort. Mais ensuite vous vous direz que tout cela perturbe votre pratique... et que vous feriez bien de vous éloigner du monde !
En vérité, ce
lui qui souffre de la vie solitaire manque de sagesse et celui qui souffre de vivre avec les autres manque tout autant de sagesse. Si on est malin, on peut vivre au milieu de beaucoup de monde et sen­tir que, même si l’environnement n’est pas paisible - ce qui sera vrai jusqu’à un certain point -, il peut être la cause d’un gain de sagesse. Si on ne comprend pas les choses correctement, on ne peut rien résoudre, on sera content de 0520084428DVB-TFrance 2vivre seul... jusqu’à ce que l’on s’en lasse et que l’on pense qu’il serait mieux de vivre en groupe. Avoir une nourriture simple pourra paraître bien... jusqu’à ce que l’on se dise qu’une nourriture plus riche serait bien agréable. Les choses tournent en rond comme cela quand on n’est pas capable de voir clair dans l’esprit une bonne fois pour toutes.
En voyant que l’on ne peut compter sur rien, on considérera toutes les situations - de pénurie et d’abondance - comme étant incertaines et on ne s’y attachera pas. On accordera toute son attention au moment pré­sent, où que le corps se trouve. À partir de là, toutes les situations seront acceptables : rester sera bien, partir sera bien, parce que notre pratique se concentre sur l’observation de ce qui est réellement.
Les gens disent : « Ajahn Chah ne parle que de l’incertitude.» Ils en ont assez d’entendre parler de cela, alors ils m’évitent. « Nous sommes allés écouter l’enseignement d’Ajahn Chah mais tout ce qu’il a dit c’est : "rien n’est sûr" ». Ils ne supportent pas d’entendre toujours la même chose, alors ils partent. Je suppose qu’ils vont chercher un endroit où les choses seront sûres ! Mais ils reviendront. 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 11:30

Khandro la nous énumère les 37 pratiques que chacun peut comprendre selon son propre potentiel, mises à notre portée par Tokmé Zangpo, suite article : Notre véritable nature ou Asanga, érudit du IVème siècle. 0506084440DVB-TFrance 2Comme autant d’étapes successives, ce sont les 4 sortes d’attention, les 4 abandons, les 4 qualités, les 4 pouvoirs et 12 qualités, le développement des 10 qualités, 5 pouvoirs et 5 forces. Revoir article: Les 4 attentions rapprochées des 37 auxiliaires de l’éveil , rappelons que le 1er point est de comprendre l’interdépendance, le fait que nous sommes tous reliés pour pouvoir à notre tour, être bénéfiques. La véritable compassion doit venir de la gratitude, nous ne serions pas ce que nous sommes sans un minimum 0506084025DVB-TFrance 2de bienveillance de ceux qui ont pris soin de nous, comme l’amour en général d’une mère qui est d’un total dévouement. Cet amour est une base sur laquelle nous pouvons construire qq chose, l’étendre à tous les êtres, alors que nous sommes toujours sous l’emprise de l’ego et de l’attachement. Sur la base également de l’équanimité, nous pouvons essayer de dépasser notre intérêt personnel et commencer par faire du mieux que l’on peut. La bonté altruiste, bienveillance qui est de souhaiter le bonheur de tous les êtres à souhaiter avec la compassion, la libération de leur souffrance. De cette boddhicita intentionnelle ou relative, elle va devenir libre des demandes de l’ego et  nous allons arriver peu à peu à faire exploser cet ego dans une compassion ainsi générée ou boddicita appliquée. Ce sont les qualités données par l’enseignement qui vont nous permettre de réaliser notre vraie nature et de développer la compassion dans notre pensée pour la mettre en action. Vrai joyau en nous-mêmes, l’essence de l’Eveil  va nous permettred'être heureux, extrêmement joyeux. Revoir : ici .

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 09:42

Le sentiment spontané d’être relié à tous les êtres vivants, ce que vous ressentez, je le ressens ; ce que je ressens, vous le ressentez ; il n’y a pas de différence entre nous. Nous avons déjà un ensemble de facteurs biologiques qui nous permettent de dépasser les désirs et les appréhensions personnels « le sens moral est un trait biologique de notre espèce » professeur Kagan. Alors que la plupart des conflits naissent de l’incompréhension des motivations des autres. Quand la sagesse spontanée du cœur se manifeste en nous, c’est simplement que nous avons appris combien, en réalité, nous sommes forts et ne risquons rien. Pourquoi ne sommes nous pas heureux ? Lorsque le progrès matériel ou extérieur est plus rapide que celui intérieur, nous avons à faire à des problèmes émotionnels profonds, une multiplicité de distractions qui nous font perdre le lien avec la vie de l’esprit. Notre corps joue un rôle beaucoup plus important que nous le croyons dans la production des émotions, par l’immédiateté instinctuelle de nos cerveaux reptilien et limbique. Des états émotionnels soudains peuvent ainsi devenir des traits de tempérament par les relations suivies entre les0124084436DVB-TFrance 2 neurones, soit par des traumas, soit par des expériences répétées. Ce qui demande à les reconnaitre et à travailler sur ces afflictions mentales ou poisons qui produisent des réactions compulsives ou liées aux traits émotionnels. Ces poisons prennent leur origine de la perception d’un moi séparé des autres ainsi nous partons en lutte contre l’ autre ou tout ce qui n’est pas « moi » au delà de notre simple survie. Revoir Le désir d’appropriation cause principale de notre souffrance,  Notre désir-attachement est semblable à de l’addiction, à la dépendance compulsive d’objets ou d’expériences qui engendrent en nous une illusion de complétude, mais « Plus on boit de l’eau salée plus on a soif ». La peur de perdre de ce que nous avons obtenu nous conduit à l’aversion ou résistance au changement et renforce nos schémas neuronaux dans une image de soi limitée, faible et incomplète, ce qui se manifeste sur le plan émotionnel à de la colère et de la haine. Ce sont ces tendances émotionnelles qui constituent un défi intéressant, tous nos attachements, nos aversions, nos stress, nos angoisses, nos peurs, nos attentes, ne sont que des fabrications de l’esprit. Laissons reposer notre esprit dans la conscience nue, totalement indifférent à la circulation des pensées, pour l’apaisement de toutes ces afflictions, et la compassion, la clarté et la véritable nature de l’esprit deviendront manifestes. Yongey Mingyour Rinpotché « Bonheur de la méditation"

 

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