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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 09:31

Je reviens dans le bocal avec grand plaisir, si, si…Pour vous raconter mes longues semaines de retraite avec très peu d’heures de sommeil et…1 repas par jour, dû à l’immense bienveillance du Lama  qui nous a fait travailler tous nos conditionnements. Obligée de reconnaitre que sur les 450 personnes que nous étions, la communauté anglaise a été la plus assidue, voir même la communauté espagnole, pour les français, une petite poignée à tenir les conditions…De longues heures sur le coussin pour les visualisations, méditations et récitations de mani, le corps qui se rebelle et vous rappelle à l’ordre au bout de qqs temps, la lutte contre l’endormissement quand les enseignements durent dans la nuit…Le lâcher prise enfin qui évite la colère et la fuite, voire l’abandon pour un ego malmené et mis sans dessus dessous. Le silence qui vous ramène face à vous-même, pas d’échappatoire et d’agitation qui permettent l’étourdissement, pas de blabla qui meuble et distrait. Et puis tout ce qu’on reçoit du Lama qui vous entraine dans son énergie compassionnant et vous fait éclater de rire quand il nous décrit si bien dans tous nos travers. Nos travers ? Besoin d' explications ? Je pense que que tout le monde comprend…

Merci à mes compagnons de (in)fortune avec qui nous avons partagé tous ces moments sur nos coussins, silencieusement, de faire vos commentaires now (ou en privé si vous préférez), you're welcome please!

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 09:44

Intervention de Robert Badinter, va-t-on voir les valeurs prônées par sa Sainteté enfin aboutir au nom d’une justice internationale…

SS a d’abord rassuré sur son état de santé, sur l’ablation dernièrement de sa vésicule biliaire.

Le grand développement matériel auquel nous assistons ne suffit pas à un état de satisfaction intérieur, la paix de l’esprit doit naître dans l’esprit lui-même. Ce sont les qualités de pouvoir manifester de l’amour aux autres, un sens de responsabilité à l’égard des autres comme une mère avec ses enfants. Ethique et société s’adresse à toute forme de vie, c’est une manière d’être, d’actes mentaux, verbaux et physiques pour apporter du bien être à soi même et aux autres. C’est notre disposition mentale qui fait la différence, d’une bienveillance et comportement en harmonie. Parlons de spiritualité laïque car en France il y a un rejet de la religion datant de la révolution, mais il s’agit plus d’un rejet des institutions, du pouvoir exercé en son nom. Parlons aussi d’un simple bon sens, d’une responsabilité universelle, notre constitution physique elle-même réclame de la bienveillance, l’homme est un animal social, la haine ne fait que diviser les êtres. Par la bonté de notre esprit nous n’avons rien à cacher, ce qui réduit les peurs, l’altruisme est une beauté intérieure, il faut en prendre soin. Nous dépendons tous des uns des autres, c’est par cette compréhension des lois de causalité, des causes et conditions que nous développons l’attachement bienveillant ou l’on se met au service des autres, ce qui hausse notre compassion. Une compassion non déformée par notre approche partiale et fondée sur l’entrainement de l’esprit par l’intelligence et l’éducation orientée sur la nature profonde des êtres. Nous sommes nous-mêmes l’initiateur de ce processus en cultivant la compassion et par notre transformation personnelle, elle se communique par contagion à l’ensemble de la société. L’individu asocial est celui qui ne reconnait pas ses erreurs. Il faut distinguer désir et attachement, une compassion universelle n’est pas limitée, ni partiale et différente de l’attachement qui limite et cause des souffrances. On peut renforcer le sentiment du soi par le besoin d’une grande force intérieure issue de l’accomplissement d’individualité, mais sans rester centré sur soi, cette force nait de l’entrainement.

Lien pour la conférence: ici

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 09:20

Comment concilier profit et production avec compassion et souci d’autrui ? Retrouver l’émission sagesse bouddhiste (A2) sur le net.

Pour Bernard Ortega, la sagesse n’est pas antinomique avec l’entreprise, la question à se poser : est-ce que la richesse amène le bonheur ? Il s’agit de redéfinir le profit, la richesse.

C’est la relation humaine qui est au cœur de l’entreprise et qui produit l’efficacité. Quand on parle de crise économique, on parle bien des hommes, ce sont les hommes qui font la crise. L’obstacle principal à l’esprit bouddhique dans le monde de l’entreprise est le court terme qui est la définition même de l’ignorance. La relativité c’est l’efficacité, prendre le temps de s’arrêter pour voir ou l’on va, prendre du recul permet de couper la pression, l’émotivité. Les guerriers économiques ont tout intérêt à pratiquer la méditation qui est qq chose d’actif, rester dans l’ici et maintenant. Appliquer avec l’interdépendance permet une vision globale, se détacher et non s’extraire pour plus de cohérence. Lutter contre l’égoïsme et l’ignorance qui sont les 2 terreurs qui règnent sur le monde si l’on veut parler d’éthique. Pour le manager, il est important de permettre la distanciation,  ne plus se prendre au sérieux pour gérer les émotions.

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 10:22
Bouquet de la pensée des psys, philosophes, auteurs, pour ce qu'ils nous apportent en regard sur nous même et le cheminement qu'ils nous permettent de suivre par notre propre réflexion et expérimentation.
( visitez les, je suis sortie du bocal pour qqs semaines seulement, mais c'est pour mieux revenir ensuite ...)
clin d'oeil à l'article : Pour les 10 millièmes lectures de ces pages…
Comment naviguer (cliquer dessus): avec J Salomé: Nous sommes et restons trop souvent des prédateurs.... , JP Schneltzer : ici , B Cyrulnik : La résilience : cette faculté à rebondir , F Dolto : Tout est une question de verbalisation , Freud  : L’éducation est toujours un échec , psy: Le Karma dans la vision psychologique occidentale CL Strauss : Le "Moi" illusoire, AC Sponville:  présente le « corps »pour l'esprit , G Durckheim : Un thérapeute de l’homme, de l’homme entier, les émissions d'Enthoven: En...quête d'identité , Epicure: Ataraxia : l’absence de troubles ou le bonheur  , JP Vergely « Brève apologie intempestive du bonheur » , M Serres: De nos défenses égotiques à la défense de la planète
Revoir sur la méditation les conseils de M Ricard :  La paix intérieure est une force d'âme, une confiance, un altruisme... On peut décrire deux grandes familles de technique de méditation... mais aussi d'autresMaîtres: Spiritualité dans un monde en crise... , Le matérialisme spirituel
 ,les explications avisées de JP Schneltzer : Le maître spirituel comparé au thérapeute, Psychologie et méditation dans le fonctionnement de notre mental, les émissions "sagesse bouddhiste": Traité de Vimalakirti pour celui qui chemine vers l’éveil , sans oublier le r-éveil de Milarepa et grands yogis:  4ème lune…Mais au fait, qui est Milarepa ? ,"la vacuité
  Liste non exhaustive...                                                                                                        
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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 10:03

L'aspect pur de l'esprit, c’est ce qu'il y a de divin au plus profond de l'esprit de chacun de nous. Elle n'est autre que la nature ultime de l'esprit envisagée dans sa plénitude plutôt que dans son aspect de vacuité. Le vide d'illusions a pour corollaire la plénitude des qualités éveillées ; c'est un « vide plein » ou une « plénitude vide ». Cette plénitude reçoit le nom de claire lumière de l'esprit. Plénitude du pur esprit libéré des voiles et des illusions contingentes, son aspect manifesté par la représentation symbolique étant au départ le seul qui soit accessible à notre esprit conceptuel habituel. Quand l'ego n'est plus là, sans « moi, ni autre », apparaît l'union divine ; sa réalisation est libre de toute individualité et de toute dualité. C'est la plénitude : il n'est rien qui soit autre. Voir aussi : Ataraxia : l’absence de troubles ou le bonheur selon Epicure

Transcription d'un enseignement en lien sur cette page

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 09:47
Si nos expériences dépendent de nos projections, et si ces projections dépendent bien du sujet qui les projette, le sujet dépend aussi de ses projections. Son existence même dépend de l'expérience qu'il en fait. Tel est le « double jeu » de l'illusion qui nous fait perdre de vue que ces deux pôles sujet-objet,  observateur-projection sont des productions de l'esprit conditionné qui n'ont aucune existence indépendante. La lutte avec nos projections est la source de nos problèmes et de nos souffrances Dans les conditionnements de cette illusion, le moi et l'autre finissent même par entrer en conflit l'un avec l'autre. Nous luttons alors avec nos projections, c'est-à-dire fondamentalement avec nous-mêmes, ce qui est la source de nos problèmes et de nos souffrances. La méditation est une approche pratique qui propose l'abandon de la lutte avec nos ombres, puis le dépassement des projections illusoires et de tout leur conditionnement douloureux. Elle nous introduit à une expérience directe et immédiate de la réalité. La pratique de la méditation se développe dans deux situations, qui sont celles de la méditation assise et de la méditation dans l'action : La méditation assise consiste à s'asseoir afin d'apprendre à développer une relation juste à ce que nous percevons « autre » en nous, nos pensées et nos émotions. La méditation dans l'action cultive cette relation juste avec l'altérité extérieure, c'est-à-dire toutes les situations de la vie quotidienne. Elle ne se développe véritablement que sur la base de la méditation assise.(suite)

Transcription d’un enseignement en lien sur cette page
Oeuvres en terre en lien sur cette page

 

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 09:45

Nous créons notre réalité sur la base de ce que nous percevons, mais qui en écrit le scénario ? Qu’est ce que la réalité ?
Emission sur le cerveau avec des neuroscientifiques sur  arte tv +
De l’ordre d’une illusion, une simulation par le cerveau, ce qui fait l’unanimité chez les scientifiques, le cerveau façonne sa propre conception du monde.
La représentation du monde est une représentation collective de la réalité, la conscience du moi est un processus neurologique.
D’après W. Singer, le monde « réel » est capté de façon partielle, seulement un faible partie du spectre des signaux disponibles sous forme de longueurs d’onde comme la lumière, la chaleur.
Nous ne pouvons pas nous fier à nos yeux par exemple, c’est une mystification, c’est nous mêmes qui déterminons ce qu’est un objet, processus créatif visant à construire le réel de la relation de notre cerveau avec les objets.
Ce sont des mécanismes inconscients car nous interprétons le monde. Notre vision du monde dépend plus de la façon dont le cerveau traite les informations et leur accorde ou non du crédit. Le seul monde que nous connaissons est celui que notre cerveau invente.
C. Maier travaille sur la douleur et a développé une thérapie pour les personnes amputées, la thérapie du miroir.
Il est parti du fait que la perception de notre propre corps est déconnecté de notre corps lui même. Le miroir, sur le principe de l’illusion, recrée facticement l’autre membre, les souvenirs fantômes de la douleur vont pouvoir alors disparaître.
T Melzing s’est rendu compte que l’hypnose nous donnait un rapport différent au monde sans la même capacité d’analyse. l’imagination modifie l’activité du cerveau, permet de vivre une autre réalité, le moi, est une forme de réalité virtuelle de la même façon dont l’ordinateur gère le monde. La conscience phénoménale est une expérience subjective, les expériences conscientes sont une simulation, une réalité virtuelle. 
L Jancke : le cortex dorsal, organe de contrôle est à maturité tard vers 17-20 ans, les réactions subconscientes l’emportent sur les conscientes. Ce qui soulève une inquiétude sur les jeux vidéos et en règle générale sur ce que regarde et vive les enfants. Le moi, au centre de notre perception  n’est pas un phénomène permanent mais un processus malléable à volonté. Le cerveau fabrique un moi, un être conscient à partir de nos expériences.
U. Ott a étudié les effets de la méditation et observe une modification structurelle du cerveau, un nouvel état de perception ou toutes les informations sont traitées à égalité, ce qui réduit la part de l’inconscient et de son interprétation.
Nous percevons le monde non tel qu’il est mais en fonction de ce que nous sommes…

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 09:55
Intériorité et ouverture : enseignement qui propose la compréhension de notre esprit
La compréhension de ce qui est intérieur à nous-même : l'esprit, ce n'est pas de l'introversion, du repli sur soi ; bien au contraire, sa pratique nous apprend à nous ouvrir à nous-même, aux autres et au monde.
Comme outil, la méditation, est l’apprentissage d’une relation juste à toutes nos expériences, expérience d'une relation juste à notre vécu intérieur et extérieur, à toutes nos expériences. Son apprentissage permet de dépasser les aspects conflictuels de ces expériences en nous libérant des illusions et des conditionnements de l'ego. Sa pratique révèle une qualité d'être, de présence dégagée, qui permet l'action juste.
Nous portons en nous la racine de nos conditionnements et de nos souffrances tout comme nous portons en nous l'éveil. Cette nature est l'état fondamental de l'esprit au-delà du jeu des projections de l'ego. L'ego, les projections et les conditionnements qu'il induit, constituent le cycle des existences conditionnées ( le samsara). En l'absence d'ego, notre esprit est : un état inconditionné, libre. Notre illusion ou notre ignorance consiste à ne pas le reconnaître, à ne pas le réaliser. l'ego, existe et fonctionne dans le jeu de ses représentations et de ses projections. Ainsi, toutes les situations de notre vie sont un jeu de miroir dans lequel nous faisons l'expérience de notre propre réflexion, constamment en relation, non pas avec la réalité des choses, mais avec notre version de la réalité, c'est-à-dire ce que nous projetons. Nos expériences et notre existence même en tant que sujet dépendent de nos projections

Transcription d’un enseignement en lien sur cette page
Oeuvres en terre en lien sur cette page
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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 09:45

Avec JP Ribes journaliste et E Rommeluère vice-présidents de l’UBE

Traité moderne car son axe est la maladie comme métaphore de nos difficultés dont on peut traduire comme la réconciliation de nos dichotomies. Aller au-delà de notre réalité, des contradictions des phénomènes, vivre ici nous plonge dans notre réalité complexe dont la vraie réponse est « être et ne pas être ». Le 1er engagement du boddhisatva est le conciliateur par rapport à notre violence, nuisance, hostilité, de dépasser l’irréconciliable dans tous ses aspects aussi bien extérieurs qu’intérieurs. Ce qui va au-delà de notre dualité qui n’exclut et n’inclut jamais rien sous plusieurs formes de réconciliation, entre l’éveil et nos passions, esprit et corps. Ce n’est non seulement de l’empathie mais une réelle volonté d’aider et pour cela s’engager même en politique, ce qui est loin de l’image du bouddhisme en retrait, alors qu’il s’agit de militer au cœur même de la société. L’inconcevable est ce qui n’est pas fermé dans des concepts, libération qui ressemble à tout car son champ est partout, c’est une volonté de se dépasser avec beaucoup de responsabilité basée sur l’Ethique. Nous sommes malades et devons travailler sur la matière même de cette vie dans un au-delà de la maladie. Traité dont l’universalité pourrait être traduite par Maître Eckhart « Ce qu’on a acquit de la contemplation doit être restitué en amour » et de l’écrivain, politique tchèque Vaclav Havel qui définit la vie « comme une participation joyeuse aux miracles de l’être ».

Revoir l'émission: ici

Revoir précédente explication : Traité de Vimalakirti pour celui qui chemine vers l’éveil

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 09:57

LA CONNAISSANCE AUTHENTIQUE (suite)

La différence entre connaissance et ignorance est la capacité, ou l'absence de capacité, à se voir tel qu'on est. La meilleure manière d'illustrer cette méconnaissance du véritable état de notre esprit et des conséquences qui en résultent est l'exemple de la personne qui se promène dans la rue avec le visage taché. Puisqu'elle ne voit pas la tache sur sa figure, elle est persuadée d'être séduisante; par contre les autres voient facilement la tâche. Ce n'est que lorsqu'elle passe devant un miroir qu'elle peut se rendre compte de sa situation. La même chose se produit avec notre esprit intérieur: lorsqu'on se voit tel qu'on est vraiment, on peut très facilement distinguer ses imperfections, s'en débarrasser et devenir quelqu'un de parfaitement pur. Il faut donc faire preuve d'une grande vigilance à chaque instant de la vie et regarder son esprit pendant l'activité, afin de voir par soi-même. Et cela afin de discerner les moments où l'on est motivé par son propre bienfait ou celui d'autrui. Cette introspection nous permet de voir nos émotions de les dissiper, mettant ainsi en évidence les qualités inhérentes à notre potentiel. Le premier point de toute cette démarche consiste donc à développer une prise de conscience, un regard intérieur afin de s'examiner soi-même de façon tout à fait lucide.

Guendune Rimpoché

Voir article : La méditation...petits exercices pratiques!

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