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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 10:49

En même temps que le monde extérieur est de plus en plus agité, nos vies deviennent de plus en plus fragmentées. Coupés de nous mêmes, nous sommes angoissés, inquiets, souvent paranoïaques. La moindre crise fait éclater la bulle des stratégies derrière lesquelles nous nous retranchons. Un seul instant de panique suffit à nous montrer à quel point tout est précaire et instable. Quiconque jette un regard lucide sur la vie reconnaitra que nous vivons dans un état constant d'expectative et d'ambiguïté. Notre esprit oscille perpétuellement entre confusion et clarté. Si seulement nous étions toujours dans la confusion, cela nous donnerait un semblant de clarté ! Mais ce qui est déconcertant à propos de la vie est qu'en dépit de toute notre confusion, nous pouvons aussi faire preuve de sagesse. Oscillation continuelle et déroutante entre clarté et confusion, perspicacité et perplexité, certitude et incertitude, santé mentale et folie. Tels que nous sommes actuellement, sagesse et confusion s’élèvent simultanément dans notre esprit, on dit qu’elles sont coémergentes. Cela signifie que nous sommes constamment amenés à choisir entre les deux, et tout dépend de celle que nous choisirons. Cette incertitude permanente peut donner l’impression que tout est morne et sans espoir, pourtant un examen minutieux montre que celle-ci, de par sa nature même, crée des intervalles, des espaces au sein desquels s’offrent sans cesse à nous des occasions profondes de transformation. La vie n’étant rien d’autre qu’un mouvement perpétuel de naissances, de morts et de transitions, chaque instant de notre expérience par chaque pensée, chaque émotion nait de l’essence de l’esprit et s’y fond à nouveau. Ce sont dans ces intervalles, dans ces moments comme suspendus qu’il peut y avoir possibilité de transformation. C’est par la méditation que l’on peut découvrir avec précision les divers aspects de l’esprit dans leur interaction et à pénétrer avec habilité dans les différents niveaux de conscience…

Extrait du livre de Sogyal Rinpoché cité dans (cliquer ici) : P’owa est une pratique de yoga et de méditation...

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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 00:00

Suite conférence, précédente (ici) :   l'inexistence réelle du "moi"   

(ici)Jean Pierre Schnetzler  Nous en arrivons donc à la méditation ; ou plutôt, aux méditations, car il y a des centaines de techniques dans le bouddhisme. On peut décrire deux grandes familles de technique de méditation, la première est la famille de la concentration : samâdhi, qu’on appelle aussi la voie du calme : samatha yâna, chiné (Zignas thegpa) en tibétain. Cette voie de la concentration aboutit à une série de huit extases ou enstases (en pâli jhâna en sanscrit dhyâna). La deuxième famille est celle de la « vision pénétrante », « vision supérieure », ou « vision transcendante » (en pâli vipassâna en sanscrit vipshyanâ ou en tibétain lag thong). Cette deuxième famille de technique est la seule qui permet d’atteindre le nirvâna ; et c’est donc elle qui est caractéristique de la méditation bouddhique proprement dite, la voie de la concentration lui étant parfaitement commune avec le Râja-Yoga hindou, et avec l’hindouisme tantrique. La famille de la vision pénétrante consiste à voir, de façon lucide et sage, tous les phénomènes quels qu’ils soient, qu’ils appartiennent au monde matériel ou au monde mental de nos sensations, de nos sentiments, de nos émotions, de notre conscience et de nos objets mentaux.
Le tantrisme, qui constitue la troisième grande école du bouddhisme, utilise pour sa part les mêmes techniques de méditation que celles de la Voie des Anciens (Theravâda : doctrine des anciens) ou du Grand Véhicule (Mahâyâna) en y ajoutant seulement deux caractéristiques qui lui sont propres. La première consiste en des techniques de yoga physique et, je dirais, subtil, qui consiste à maîtriser des phénomènes physiologiques du corps humain et des fonctions mentales qui lui sont correspondantes. La deuxième consiste en l’utilisation de visualisations symboliques comme des mandala..Tout le monde, maintenant, a vu des mandala en Occident, peintures ou dessins représentant des déités, des divinités de méditation qu’on appelle yi-dam en tibétain (yi-dam [la], skt. : istadevatâ, divinité ou déité d’élection) et qui sont des représentations symboliques d’aspect de la sagesse ou de la compassion des Buddha, que le méditant est invité à visualiser, puis à s’identifier, et qu’il dissout, enfin, dans la vacuité. Voilà donc pour les spécificités du tantrisme qui font appel, vous voyez, d’une part à des yoga physiques et d’autre part au mode symbolique de fonctionnement du mental. Le but des pratiques méditatives est de se dégager de ce qu’on appelle les samskâra en sanskrit, qui sont des formations mentales, formées et formantes, ou des dynamismes formateurs, à la fois inconscients et conscients, bâtis par le désir et la répulsion, et verrouillés par l’ignorance. Ils constituent la base des contraintes mentales qui nous ligotent.

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 11:30

Dernier titre du philosophe Michel Serres qui nous a fait une visite hier autour d’un café rencontre.

L’adversaire de cette guerre n’est autre que le vaisseau sur lequel nous sommes embarqués, vainqueurs ou vaincus nous risquons tous de couler ou disparaitre. Notre rapport au monde est de l’ordre de la stratégie guerrière, M Serres nous a rappelé que cela faisait 65 ans que l’Europe occidentale était en paix, sauf actions de gendarmes sur les pays contrevenants.  « La paix c’est l’oubli de la paix, la guerre c’est la mémoire », « vous êtes vous posés la question en traversant la rue principale de votre ville, sur le fait d’être en paix… ». La guerre est une institution de droit, c’est une affaire juridique qui donne des règles, on signe des traités, le droit c’est ce qui limite la violence. « si nous tous dans cette salle, on nous enfermait pendant plusieurs jours, on finirait par s’entretuer… », comme dans le roman d’A Christie ou sur une île des personnes se retrouvent bloquées : il n’y a pas eu de survivants…C’est la signification du déluge dans la bible, par la montée de violence, l’espèce s’est éradiquée elle-même. Le vrai sujet actuellement c’est que nous sommes en guerre contre le monde avec les problèmes cruciaux d’environnement, le concept de guerre est en train de changer. Blaise Pascal a parlé de bateau sur lequel nous sommes embarqués, que l’on ne pourra jamais quitter…

« Mon livre est comme un pari, une utopie, plus on sera en danger par rapport à notre planète, plus nous prendrons des décisions pour en maintenir la paix. ».F Hegel nous avait laissé ce questionnement dans la lutte entre le maître et l’esclave, qui va gagner ? Goya rajoute dans son tableau de 2 hommes en lutte, le 3ème élément qui sont les sables mouvants dans lesquels les hommes vont s’enliser. Le véritable enjeu est un jeu à 3, c’est la planète qui va gagner contre l’espèce. Il faut faire la paix avec le monde pour la faire en nous, pour qu’elle devienne une paix perpétuelle. Nous savons décrire la crue de la violence mais pas la décrue, ce qui peut arrêter le spectacle de la guerre c’est la conscience du danger qui nous menace à tous. Le droit c’est une solution à la violence, car nous portons tous en nous la graine de la violence, le droit se pose en arbitrage, il faut instituer un tribunal contre crimes contre la planète…

Cela n’a rien d’une utopie, un humaniste nous propose de légiférer comme unique solution…contre notre propre violence

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 11:04

Australie Burkina Los Angeles GB Bénin Pakistan Népal Rwanda Bolivie Ethiopie Japon Tunisie Bosnie…

Ils ont dit sur la transmission…

"Ce que retiennent les enfants, c’est l’exemple pas les palabres.

Désapprendre tout ce que mes parents m’ont appris.  

Mes enfants s’ils acceptent ce que je leur ai appris tant mieux…

J’ai appris à accepter, c’est tout un apprentissage.

J’ai appris grâce à mes enfants, ils sont l’avenir, laissons les nous éduquer.

Ne rien enseigner aux enfants, ils saisissent tout.

J’ai reçu des miens de l’amour, des gens pauvres mais avec un amour vrai.

Mes enfants doivent se sentir libres et compter sur eux-mêmes.

Sur des expériences de vie…

 « Love with devil » voilà mon expérience avec la drogue, c’est comme prendre un couteau pour s’entailler, maintenant au réveil, je me sens comme une princesse.

J’ai quitté mon corps, la mort ne me fait plus peur, la vie après la mort existe, c’est que j’ai vécu dans mon accident qui m’a couté mes 2 jambes.

Le don n’est jamais perdu.

Avoir été en désaccord avec quelqu’un mais pas dans nos cœurs.

Il faut le respect des autres, de soi même, beaucoup de courage dans notre vie.

On a 2 yeux, l’un du bon dieu, l’autre du diable.

Ne jamais laisser une terrible expérience gâcher sa vie.

Etre en harmonie avec les autres.

Ne pas renoncer à ses principes, se sacrifier pour des choses qui n’en valent pas la peine.

Avoir un amour pour la vie, savoir regarder, entendre, tout est compliqué de mentir et dans le fait d’envier on se perd totalement.

Nous sommes imparfaits nous avons besoin de progresser.

Ce qu’il faut c’est de la confiance en soi, rien à prouver pour exister, le manque de confiance nous entraine dans les actes négatifs.

  Sur le bonheur… 

Le bonheur des petits moments, si petits qu’ils pourraient passer  inaperçus.

Il n’y a pas de recettes pour être heureux jusqu’à la mort.

Le bonheur c’est être satisfait, en vieillissant on a trop de responsabilité pour avoir cette attitude ingénue.

Ce qui ma rendu heureuse, c’est un moment de silence pendant la guerre.

Etre heureux c’est la vérité, et savoir qu’on est entendu.

Etre heureux c’est se battre, ne jamais lâcher, avec la joie on peut tout faire! Apprécier ce qu’on possède déjà, garder les liens avec l’énergie de vie, pour ne pas être des handicapés de la vie."

Pour en savoir plus (video encore gratuite...) : La comédie humaine… 6 milliards d'Autres


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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 11:54

"Nous devons réinventer ensemble l'Amérique...Le monde a changé nous devons changer avec ce monde...Une nouvelle ère de responsabilité qui est le prix de la citoyenneté..." Discours de l'investiture

La veille, commémoration du pasteur prêcheur, défenseur emblématique des droits civiques noirs «I have a dream »qui a parcouru l’Amérique dans une croisade de non violence. Après 12 ans de lutte, la loi a été votée en 1965, il a poursuivi son combat, malgré les pressions du FBI, sur le Vietnam et sur les fondements capitalistes de la société américaine, Martin Luther King a été assassiné en 1968 dans des circonstances non élucidées…          45 ans après...En 2009, c’est un autre diplômé prêcheur Obama qui doit s’attaquer aux fondements capitalistes de l’état d’une société que lui a laissé son prédécesseur (que nous préférons tous vite oublier)…)

Le chanteur de U2 en video, en hômmage à Martin Luther King (cliquer sur le lien dessous) :

Bono au capitole

"In the name of love  One more in the name of love Un homme avance au nom de l'amour Un homme va et vient Un homme vient, pour justifier Un homme pour tout changer                     [Refrain  Au nom de l'amour Quoi de plus au nom de l'amour...  Un homme accroché à une barrière de barbelés Un homme qui résiste Un homme échoué sur une plage déserte Un homme trahi par un baiser  [Refrain]  Tôt le matin d'un 4 Avril Un coup de feu retentit dans le ciel de Memphis  Enfin libre, ils ont pris votre vie Ils ne pourront prendre votre fierté"





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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 10:53
                                                                             Juste pour le plaisir des yeux et
pour se rappeler que l'on n'est pas grand chose
     et que l'on peut être...          emporté en un instant...
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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 11:16
La philo comme l’humour nous aide à sortir de l’embarras mais ne nous tire jamais d’affaire, l’énigme de notre existence restant irrésolue, comme le problème à se poser...
Il ne nous reste plus alors qu'à suivre le conseil de Confucius: Étudier sans réfléchir est vain, mais réfléchir sans étudier est périlleux.
Pour la philosophie indienne, L’atman, principe de vie analogue au souffle désigne le «soi»absolu, âme cosmique et individuelle, «soi» qui va est nié par les bouddhistes. La souffrance est le constat de la finitude humaine, bonheur et malheur sont aussi transitoires qu’insubstantiels. Les prisonniers de la caverne de Platon peuvent se libérer de leur ignorance par la vision de la vérité, alors que les prisonniers du samsara-karma et donc de la nescience (ignorance) n’ont pas à se libérer car ils n’ont jamais été prisonniers...
La conduite éthique est le préalable indispensable à la progression spirituelle avec une discipline mentale et méditative pour se déconditionner de la production conditionnée. Effort persévérant de purification de la pensée par une prise de conscience de la vraie nature insubstantielle des choses, par une concentration qui libère de toute sensation dans une pure attention pour une compréhension et pensée justes qui sont la sagesse.
Caractère insubstantiel du moi, constitué par la combinaison des 5 agrégats ( forme, sensation, perception, volition et conscience) et compréhension de la production conditionnée ou tout s’inter-conditionne, la vraie nature de toute chose est d’être vide de réalité, mais non pas d’existence relative ou conventionnelle.
Les choses n’existent pas par elles mêmes puisqu’elles dépendent de causes et sont conditionnées, elles ne sont pas réelles «étantes» mais existantes par dépendance: shunyata ou vacuité.
Étant entendu comme vide de tout phénomène, ainsi la production conditionnée étant vide de toute substance est, elle aussi, vide et donc non produite. Puisque les choses n’ont pas de substance, étant apparemment existantes, mais non «étantes», tout est illusoire.
Nagarjurna (auteur du II ème siècle de notre ère) tient la vacuité ou voie du milieu, distante d’un éternalisme comme l’atman hindou qui substantifie le moi, et distante d’une néantisation qui éliminerait toute existence en proposant la doctrine des 2 vérités, la conventionnelle et l’ultime: «On ne trouve rien dont on puisse dire qu’il se produise, rien non plus qui aille au néant.». Nagajurna, tel Socrate a fait un travail critique des fausses opinions selon un module logique à «4 propositions» (tétralemme), la 4 ème s’offre comme une solution paradoxale, alors que le module logique d’Aristote était de 2 propositions: A et non A mais substantiels…
Cette vacuité ne peut être appréhendée positivement par le langage, qui fait partie du monde de l’illusion par ses notions dualistes, puisqu’elle est d’emblée la négation de toute positivité, l’existence en soi: c’est donc au-delà des concepts, les choses sont vides de toute réalité substantielle.
Le nirvana étant l’aperception tranquille de l’insubstantialité, la cessation de toute pensée discursive s’appropriant du sens et du «sien», en conclusion paradoxale, il ne peut être l’objet d’aucun enseignement doctrinal.

 Petit résumé... Vladimir Grigorieff: «les philosophies orientales»
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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 11:31

P’owa est une pratique de yoga et de méditation pour le transfert de la conscience au moment de la mort. Elle est effectuée par de maîtres réalisés, généralement des tulkous, mais aussi actuellement par des personnes ayant reçu les 3 transmissions : celle du pouvoir, des textes et des instructions de méditation.

Sur un plan ultime, la conscience est transférée pour des êtres ordinaires comme nous dans le cycle des existences, pour des êtres ayant réalisés des méditations dans les champs purs d’éveil et dans l’état ultime de réalisation pour les yogis entrainés. Pour réaliser ces pratiques de transfert de conscience P’owa, la motivation doit être de pure altruisme, d’altruisme universel, autant dire qu’elle ne peut être réservée qu’à des initiés ou personnes averties…Elle peut alors se faire même à distance par de telles personnes. Pour revoir l’émission avec KC Ayang Rinpoché ici

Pour en savoir un peu plus lire « le livre tibétain de la vie et de la mort » de Sogyal Rinpoché.

Le Dalaï Lama dans la préface nous conseille pour mourir bien, nous devons apprendre à vivre bien, il nous faut cultiver la paix dans notre esprit comme dans notre manière de vivre. Aider les autres à bien mourir importe tout autant que se préparer à sa propre mort. La mort et le processus de la mort constituent un point de rencontre entre le bouddhisme tibétain et les disciplines scientifiques contemporaines.

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 11:22

Pratique 18, ne jamais manquer de courage, d’humilité mal placée en doutant de soi, pour s’impliquer, développer davantage ses qualités. Utiliser au contraire les situations difficiles pour se renforcer, au lieu de s’enliser avec le « pourquoi Moa ». Si on a la compréhension, la connaissance du monde qui n’est pas seulement intellectuelle, alors on a la compassion et plus aucun problème pour la patience et la tolérance.

Pratique 19, pratiquer la patience même lorsqu’on a de très bonnes conditions sinon là aussi on risque de s’éloigner de la nature des choses par arrogance. L’argent ne peut être un partenaire…

Pratique 20, si on utilise la colère pour combattre les ennemis extérieurs, ils reviendront toujours…

Pratique 21, plus on suit nos désirs...plus ils nous emportent ! plus on y goutte… plus le désir augmente !

Jusqu’à la pratique 21, on parlait des moyens à employer, les pratiques suivantes s’établissent à partir de la connaissance de  la non existence en soi, la compréhension que toute manifestation est illusion.

Pratique 22, pour déraciner l’attitude de saisie comprendre que notre esprit n’a pas de réalité définitive, aucune existence en soi, ne fonctionne pas comme il semble apparaître.

Pratique 23,24, laisser l’esprit demeurer au repos au-delà de toute conceptualisation, comprendre que tout phénomène,  sensation, est aussi éphémère que l’arc en ciel, c’est pourquoi il est vain de s’y attacher.

Pratique 25, nous sommes un peu conservateur dans la pratique de la générosité, devrait être sans conditions sinon la pratique devient un obstacle. Etre vigilant sur nos attentes, comme pour le reste, c’est le "killer" de toute vertu, détruit toute la mélodie de nos mérites.

Pratique 26, dans la pratique de l’éthique, là aussi aucune attente immédiate et recherche d’intérêt personnel.

Pratique 27, si on a de la colère au  moins ne pas garder de ressentiment, de rancune à tout jamais. Nous avons une tendance forte à la malveillance.

Pratique 28, se vouer au bien des autres, nous différencie par les résultats des auditeurs et réalisateurs solitaires.

Pratique 29, utiliser les méthodes pour discipliner l’esprit comme le calme mental et le relier à la compréhension de la vraie nature des choses. Cela donne plus de sagacité et permet de contrôler les émotions perturbatrices en vue de la connaissance transcendante, prajnaparamita.

Pratique 30, la sagesse libre des concepts est la suprême compréhension, sagesse et compassion sont les moyens d’atteindre la compréhension supérieure. Même si on comprend que les choses n’existent pas telles qu’elles apparaissent, on y adhère quand même, c’est le plus gros obstacle. Approfondir les choses et ne pas avoir une vue à court terme, prendre soin de l’instant présent.

Pratique 31, analyser ce qui est bénéfique ou non dans notre comportement pour abandonner notre confusion.

Pratique 32, éviter de critiquer, d’autant plus des êtres plus avancés, la critique est de la colère, quand on pointe du doigt : 3 de nos doigts sont automatiquement tournés vers nous…

Pratique 33, ne pas être distrait par les mondanités, la distraction appelle la distraction, l’esprit a besoin d’être bridé, discipliné, étant trop fortement enclin aux négativités.

Pratique 34, avoir un parler doux bienveillant, contrôler nos paroles.

Pratique 35, avoir un contrôle sur nos émotions avant qu’elles n’aient le temps de s’activer…

Pratique 36, être en état d’alerte permanent sinon les émotions afflictives prennent le dessus. Notre plus grande pratique c’est prendre soin des autres, c’est prendre soin de soi.

Pratique 37, dédier et se vouer au bien des autres c’est se vouer à notre bien.

  Suite des enseignements de SS G. Drukpa du 28/12 au 2/01

 Tokmé Zangpo « les 37 pratiques des boddhisatvas » 

  De la 1ère à la 17 ème pratique  (cliquer ici): Des pratiques pour remédier à sa saisie… (videos)

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 11:24

Commentaires sur les 17èmes (sur 37) pratiques commentées par SS G Drukpa pour se libérer de notre saisie dans l' article : (cliquer ici)   Des pratiques pour remédier à sa saisie… (videos)

Si l’on n’a pas  conscience de notre propre pollution mentale et si on attribue tous nos problèmes aux autres,  ces pratiques vont être difficiles…Même si les causes extérieures sont bien là, c’est la façon dont nous les vivons qui sont en cause. Etre conscient de nos projections, nous attribuons trop facilement aux autres notre propre pollution mentale. Etre conscient de notre désir-attachement, c'est-à-dire des rétributions de toute sorte que l’on attend des autres. Etre conscient de notre "stupidité-ignorance", c'est-à-dire de ne pas comprendre comment les choses nous arrivent, la loi de cause à effet et les évènements de notre passé qui sont autant de leçons. Les mauvaises conditions sont autant d’occasions de compréhension sur les souffrances des autres et…des nôtres. Etre conscient de notre colère-haine, « mais non ! môa pas du tout ! » « comment à môa ? »,  etc…C’est cela isoler son esprit de ses perturbations, elles peuvent être néanmoins augmentées en la présence de mauvais amis, s'ils attisent ces mauvaises dispositions.

Comprendre que ce à quoi je m’accroche avec tant d’assurance est amené tout comme moi à la disparition, cette maison, ces personnes qui assurent mon confort et tout ce qu’on pense garder pour toujours… Eveiller son sens critique pour éviter le « shopping spirituel » du tout consommable et jetable après usage rapide. Comprendre aussi que bien qu’on soit incapable dans l’absolu de prendre la souffrance des autres  le fait d’en avoir la volonté ouvre le cœur et les possibilités. Les personnes qui « abusent » de notre patience quand nous leur sommes  proches, nous permettent au contraire de la pratiquer…Cette patience nous rend invincible « tu peux me tuer mais non me nuire… » (à suivre : 18ème...)              


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