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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 10:41

S’il est possible de mettre des mots sur ce que Freud a nommé, lui, de sentiment océanique d’après les mêmes expériences de Romain 0219084443DVB-TFrance 2Rolland, où l’on ne fait plus qu’un avec le tout0219084428DVB-TFrance 2. A C Sponville nous le décrit comme une suspension de l’agir, du connu, comme une évidence, une suspension du manque (vu entre autres article 0219084448DVB-TFrance-2.jpgplus haut), comme une plénitude, une suspension du langage et enfin une suspension du temps ou il n’y a plus que le présent en éternité. Non la religion n’est  pas synonyme de spiritualité dans la vie de l’esprit et dans son rapport avec l’infini, de l’immentanéité d’une attention exactement pure, dans la suspension de la séparation du « moi » dans son désir d’opinion. Mais elle peut apporter des méthodes, comme l’explique Olivier Raurich, la méditation ralentit le processus d’émergence des émotions, ce qui aide à la distanciation et à la réflexion nécessaires, pour donner un sens à la vie et pouvoir réaliser le potentiel d’amour et de sagesse en l’homme. Nul doute que le philosophe accoutumé aux pensées parfois millénaires a exactement trouvé le terreau pour éveiller des expériences partagées par d’autres méditants et penseurs. Revoir : ici.

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 10:56

Clin d’œil à Freud qui est allé sur un terrain que nos philosophes ont peu fréquenté et habilement louvoyés, le corps et ses pulsions, ce qui est bien moins noble que de s’entretenir de notre âme ou de notre raison. D'ou la citation de  La Rochefoucauld « Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder directement »…Parallèle du sexe au soleil qui ne peut se regarder sans un certain trouble.0721115911DVB-TARTE.jpg

 Et pourtant cela concerne l’essentiel de nos vies, c’est d’ailleurs les questions qui lui ont été demandées  expressément dans ce cycle de conférences dont sont issus ces essais, comme le couple, la sexualité, pourquoi, comment aimons nous nous aimer ensemble.

Notre langue française à ce propos utilise un syncrétisme  sur le verbe « aimer » pour désigner toutes les différentes facettes que recoupe ce mot.

André C Sponville préfère s’en référer au grec qui en donne 3 définitions : eros pour la passion, philia pour l’amitié et agape pour l’amour de l’autre. Mais nous avons bien besoin des 3 réunis pour sauver le couple de l’illusion de la passion qui ne dure pas comme chacun l’expérimente. Ou le « dur désir de durer », comme tout désir est basé sur un manque et le manque est désir, quand celui-ci est comblé, il n’y aurait plus d’amour. Ce qui nous amène à un raccourci de Platon à Schopenhauer « comme il n’y a plus de manque, reste l’ennui ». L’amour serait il donc promis au manque et à la solitude ? Ce qui exhorte un couple, qui se voudrait heureux, à inventer autre chose que le manque, heureux, certainement en s’ennuyant beaucoup moins qu’avec les autres. Préférer donc Spinoza qui nous amène, lui, du manque à la joie « aimer c’est se réjouir » si l’art de désirer et faire désirer est plus fort que de jouir, définition de l’érotisme. S’élever alors de notre part animale ou l’autre deviendrait pour être en accord avec Kant, plus une fin qu’un moyen dans l’acte banal sexuel, reste à apprendre à aimer dans un refus de s’affirmer contre l’autre ou de l’utiliser. Certes le sexe n’est plus un pêché mais n’est surtout pas comme on semble l’affirmer ces dernières décennies, un loisir innocent. Et pour terminer sur une note freudienne que ne renierait pas l'auteur, d'aucun ne s'adonnerait il pas à la pulsion de mort alors que la libido ou pulsion de vie est justement sa sublimation pour une construction de notre part d'humanité qui passe nécessairement par l'altérité et préoccupation de l'autre. Voir aussi  Et si nous parlions d'amour

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 10:46

Nul besoin to become a pretty woman pour pouvoir côtoyer this so elegant man…
Non juste partager les mêmes pratiques de travail sur l’esprit et les mêmes maitres…
Oh ! I’m so sorry you don’t ? (don’t worry! it’s a malicious joke!)
Malgré les 300 000 personnes,vous pouviez au détour d’un institut vous retrouver à côté de la si DSCN3279.JPGélégante personne, sollicitée par votre propre maitre, malicieux, à lire un passage sur la vacuité sur le précieux livre vert distrubué à l’occasion…
Doublement invités alors à se concentrer et à lâcher sur notre saisie…
“Those witch originate from a cause,
Whithout that cause, they do no exist;
So why would you not uphold
That clearly they’re just like reflexion!”
Si rien sans une cause ne peut exister et n’apparaitre que comme un reflet, souhaitons alors la juste vue pour les bons reflets…And next…what else ?

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 10:43

Du moins si l’on en a cru la rumeur pour le dernier, SS Dalaï Lama donnant cette haute initiation, pour la paix dans le monde, très courue par les pratiquants du monde entier, très rarement. Ils étaient 300 000 sur le site et tout autour, refoulés par un rengorgement inévitable, malgré un semblant d’organisation vite dépassé. Il fallait passer les interminables queues dont les asiatiques en fines mouches, contournaient par DSCN3229toutes sortes de ruses devenant vite éventées. Se faire fouiller de près au corps, avant de rejoindre nos carrés respectifs, là encore dans les emplacements qui se faisaient régulièrement squattés, ce qui demandait à venir aux aurores alors que les teachings ne démarraient pas avant midi et rester la vessie pleine jusqu’en fin d’am. Car outre le fait de tenter de se lever et pouvoir poser un orteil,  c’était subir la charge musclée des moines serveurs de thé voltigeant dans les allées rendues de plus en plus étroites jusqu’à devenir inexistantes par le reflux incessant. Quand à la sortie, certains ont fait la surprenante expérience d'être soulevés de terre et de faire des ronds insensés dans les airs avant de finir opressés contre une barrière. Foreigners, habitués à une stricte sécurité et ici piétinés, bousculés, subissant déjà la charge massive des peuples himalayens prêts à tout et envahissant chaque cm2 de libre. Spoliés très vite de nos mousses et autres dérisoires attributs, l’on devait se livrer à de peu glorieuses luttes, ce qui fut l’occasion à quelques nationalités comme les russes et les italiens d’être définitivement catalogués comme les plus redoutables. Alors il devenait urgent dans cette promiscuité, avec l’humidité ambiante, la poussière, les crachats et toilettes encombrées, pour rester soft, de partager autre chose que cette toux persistante et de développer la paix dans son cœur pour la paix dans le monde…Et notre maitre de cérémonie n’a pas ménagé sa peine pour nous permettre de pénétrer aux marches du somptueux palais de kalachakra et de nous sentir hautement privilégiés d'y être autorisés…

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 18:10

Un large public…sans vouloir faire dans la facilité (!) , mais « touché » par une leçon d’humanité simplissime certes mais salutaire en nos temps de banqueroute. Oui, clichés certes aussi, mais qui  correspondent forcément à une certaine réalité d’enfermement social pour l’un et dans son corps pour l’autre.  2 êtres « out ligne », alors on pardonne à celui qui prend le rôle du pitre de 2011-11-24_113006.jpgservice, ignare et gros bras, pour les donner à celui qui veut du chocolat (!) et un peu de distraction par la même occasion. L’esprit qui lui reste, lui sert à en faire, et ne pas bouder son plaisir quand cela se présente par petites touches insensibles à la rencontre de ce qui arrive encore à le mouvoir. Oui, certes aussi dans sa prison fort dorée qui ne met pas à l’abri de la souffrance, si c’est une leçon qu’il va très vite donner, contre leçon de « pragmatisme » venant elle, de la prison cité. Chacun a fait son bout de chemin vers l’autre, vers un dépassement de soi, de ses peurs ou certitudes, un chemin d’amitié et d’humanité au-delà du choc des cultures attendu. Oui, beaucoup de choses attendues dans ce film mais sans trop s’alourdir non plus, sauvées non  par le rire mais par sa légère gravité.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 18:06

Il est un don qui ne crée aucun déséquilibre entre celui qui donne et celui qui reçoit, Michel Serre, philosophe et humaniste, parle du savoir qui se transmet et ne peut de la sorte que se renforcer. 2011-11-17_173413.jpgLe don matériel outre les raisons pas toujours claires qui accompagnent le geste dit généreux et l’attitude que cela peut induire chez celui qui reçoit, crée forcément un déséquilibre.  La symbiose de l’échange, elle,  est symbolisée dans le célèbre tableau de la danse des trois grâces ou grâtuité dans leur nudité,  ou chacune tend à l’autre ce qu’une autre lui tend.  Bien au-delà déjà de la symbiose de cet échange, la pierre philosophale  ne dépossède jamais le donneur, toute explication et transmission de savoir est en elle-même la récompense à une pensée qui va en s’affinant, affinant elle-même la pensée de celui qui reçoit et qui à son tour etc…

 Car tenter de décrypter et d’approcher notre réalité est, outre les démonstrations scientifiques linéaires, le fait de donner un sens à nos conditions, de construire un raisonnement valide, fruit lui aussi d’une longue expérience, transmise et renouvelée par chaque chercheur qui apporte ainsi sa pierre...philosophale.

Ne restons pas économe sur notre savoir, car il doit fructifier avec la part de tous les donneurs potentiels, même une recette de cuisine a besoin de voir du pays. Bloggeurs, bloggons pour diffuser nos connaissances et mettre en partage ce que nous savons, à condition…d’en conserver les sérieuses sources. Poésie empruntée à l'émission sagesses.

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 11:50

Toutes nos expériences sont déterminées par la configuration du cerveau humain. Nous ne percevons pas comme un chien ou une chauve-souris. Mais au sein du cadre instauré par les structures cérébrales propres à notre espèce, nous avons chacun un cerveau unique, qui se modifie en permanence de manière imprévisible : c’est ce que l’on ap0603133814DVB-TFrance-2.jpgpelle la plasticité. Apprendre à marcher ou à lire, s’amuser, haïr… remodèle notre cerveau par petites touches, comme une sculpture qui se peaufinerait toute seule en réaction à ce qui l’entoure. Seconde après seconde, pour le meilleur, et parfois pour le pire comme avec les démences, notre cerveau n’est jamais ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre.


Pour autant, les études sur le cerveau ne sont pas toujours un hymne à la liberté. Plusieurs expériences jettent un trouble quant à la notion même de libre arbitre. La plus célèbre est due à Benjamin Libet, de l’université de Californie, en 1983. Lorsqu’il demanda à des volontaires d’indiquer l’instant précis où ils se décidaient à appuyer sur un bouton, il constata que leur décision consciente était postérieure à l’activation des zones cérébrales requises. Le décalage était de 350 millisecondes, une éternité à l’échelle du neurone. L’effet prévu venait avant la cause ! En d’autres termes, le cerveau semblait décider, et les sujets entérinaient après coup, croyant, à tort, être à l’initiative de leur geste...Sciences humaines newsletter Novembre

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 23:00

A la pagode de Vincennes jusqu'au 9 Octobre d'un Bouddha de jade qui fait image-5-0554.JPGle tour du monde depuis 2009 avec déjà les Etats unis, Canada, Suède, Norvège, Allemagne, Australie en démarrant du Vietnam...Sur une initiation de Lama Zopa Rimpoché, ce Bouddha réunit les reliques de nombreuses traditions : Thailande, Birmanie, Inde, Chine, Tibet déjà en soi un message, pour envoyer des bénédictions. Ian Green, disciple de Lama Zopa Rimpoché et propriétaire du bloc de jade l'a ramené du Canada pour sa pureté. Paris se trouve actuellement sur ce parcours pour illuminer le monde et en faire bénéficier des millions de personnes, 5 millions jusqu'à présent. Rappelons que cette paix est bien à rechercher en nous mêmes, les forces de destruction sont bien en nous avant de les chercher à l'extérieur. Revoir :  .

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 20:21

2011-09-12_211614.jpgToutes les sociétés ainsi que les individus veulent assurer leur sécurité, tranquillité, mais bien souvent dans l’ignorance de croire qu’elle se fait au dépends des autres…Les exclusions envers une catégorie d’individus stigmatisés : barbelés et autres humiliations, n’aboutissent jamais à la paix recherchée. Se méfier 2011-09-12_211704.jpgdes éléments de manipulation dans tout gou2011-09-12_211413.jpgvernement qui jouent sur la peur pour assoir leur domination en ostracisant une catégorie. La notion de pureté prônée par des communautés, dans la mesure ou ce concept ou dogme est teinté d’attachement est dévié et conduit à des atrocités comme l’inquisition et le 3ème Reich. Il est important de développer la communication entre les communautés qui ne soit pas bien entendu juste des simulacres et témoigne d’une vraie volonté. A cause de notre peur, nous développons toutes les émotions négatives en la projetant sur des boucs émissaires. Revenir à son coeur avec une aspiration à la paix qui doit résister à toutes les difficultés qui ne manquent pas de s’élever. Renforcer notre paix naturelle, dont nous avons tous le potentiel avec la motivation pour accroitre la force de cette bonté, car nos pensées créent notre monde. Commencer par s’aimer soi même pour créer ce à quoi nous aspirons profondément.

 Revoir l’émission avec Olivier Raurich, président de Rigpa France : link.

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 10:27

...2011-08-18 082231de tout ce qui l'empëche d'être ce qu'il doit, comme la jalousie, la haine, l'intolérance, et appelé à "mêler les sagesses de l'Orient et de l'Occident et à faire de ces deux grands ensembles un ensemble harmonieux".

SS DalaÏ Lama : "Parlons alors d'Ethique séculaire ou promotion des valeurs humaines fondamentales.Ce qui peut être défini comme être fondamentalement concerné par l’autre, tout comme moi-même, faisant partie des êtres sensibles. Tout comme moi, personne ne souhaite être traité par tromperie ou manipulation en essayant de prendre avantage sur l’autre, d’où la nécessité de respecter l’autre, ce qui est le fondement de la discipline personnelle. En tant qu’être social nous dépendons les uns des autres, la coopération repose sur les autres, nous sommes interdépendants et il est vital de se relier de façon positive et d’éviter de se faire du tort. Notre existence biologique procède de la sorte, tout comme le nouveau né, nous avons besoin de donner et de recevoir. Avoir un esprit calme est essentiel face à la peur, la colère qui ravagent toute paix intérieure, c’est ce qui nous permet de trouver les ressources face à l’extérieur. Et cette force dépend de notre relation aux autres, la paix intérieure dépend de la bonté altruiste, le bonheur véritable vient de l’intérieur et c’est ce  qu’il y a à cultiver. La science corrobore à cette explication, la colère dévore le système immunitaire, ceux qui emploient « moi », « je », « mien » sont sujets à plus de crises cardiaques. Ceux qui sont centrés sur eux-mêmes ferment leurs portes intérieures avec la suspicion etles sentiments négatifs, ils vont à l’encontre d’eux-mêmes. S’entrainer à s’ouvrir aux autres, quelque soit le nombre pour être toujours à l’aise, le « moi » à l’inverse rétrécit l’univers mental. Le calme mental s’acquiert par la joie et la sérénité, Stéphane Hessel à 94 ans dans toute sa vivacité est un exemple de grand cœur, s’indigner contre l’injustice est de la compassion. Même la plus merveilleuse des religions ne sera jamais universelle, il faut une éducation pour un entrainement de l’esprit, des fonctions cérébrales, pour nous ouvrir au fondement des qualités. Le bien être de chacun dépend du fonctionnement global, d’une coopération à l’ensemble de l’humanité.

Réponse aux questions : face à certaines tragédies de la vie, s’imprégner de la loi de causalité qui régit toute chose et avoir un regret constructif en se disant que nous avons la capacité de recevoir de nouvelles conditions, ce qui réduit déjà les effets négatifs, et par ailleurs, avoir toute diligence pour réparer nos erreurs. Comme le dit un maitre Shantideva « S’il y a un problème, en chercher les solutions, s’il n’y a pas de solutions, à quoi bon rajouter des problèmes supplémentaires ». Face à la dépression, de la même façon, opérer une investigation, quelles en sont les causes, les identifier pour les surmonter, aller à la racine profonde. Prendre une certaine distance, voir que l’on n’est pas unique, voir sous toutes sortes d’angles pour en voir le positif. Moi-même j’ai perdu mon pays, condamné à l’exil, par mes voyages, j’ai pu m’ouvrir à d’autres rencontres, d’autres perspectives.

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