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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 09:37

Si l’on n’y prend garde, notre état de stress socialement avalisé s’attaque à nos réserves d’adrénaline et de cortisone et nous mène à la dépression immunitaire qui, tôt ou tard, cède le terrain à toutes les prédispositions maladives plus ou moins programmées. Et là…plus d’échappatoires possibles.

3 mots à 2011-05-18_103721.jpgretenir pour F Lenoir : acceptation -liberté - amour, pas d’autres choix qu’accepter ce qui nous est donné, accepter les hauts et les bas et en chercher des enseignements. L’échec est même un maître spirituel, vie spirituelle en sens de vie, au-delà du religieux et de la morale. C’est l’échec justement, qui ouvre le regard mental dans une humilité, remise en question constructive. Accepter ce qu’on ne peut changer de toute façon au risque d’une rigidité complètement incompatible avec la mobilité de la vie où il s’agit de vivre comme une respiration, dans le mouvement de l’univers. Nous avons un besoin de communion avec les autres qui passe par un travail sur soi, une véritable déliaison, pour acquérir en liberté intérieure. Pouvoir se connaitre donne discernement et liberté par rapport à nous même, une connaissance de soi pour être vrai. Un travail de déliaison qui porte à des interrogations essentielles contre tous nos aprioris, nos préjugés dans un processus d’individuation décrit par  Jung. Sortir de l’illusion et de l’ignorance pour une vérité de la relation.

Pas d’arrière mondes de Nietzsche, d’échappatoires non plus pour frère Samuel en dépit de cette part en nous qui ne bouge pas comme on le souhaiterait, qui voudrait mais ne peut point. Autrement dit, là aussi, accepter de descendre dans la fragilité face au mal amplifié par la condamnation à réussir, revendiquer un droit à être fragile. S’ouvre alors un espace où l’on fait l’expérience d’être aimé dans une enveloppe qui nous dépasse. Nous sommes des complémentarités de fragilités et faits pour se remplir les uns des autres, dans une solidarité métaphysique, une communauté de résiliences. Nous sommes sous la bienveillance des autres, dans un réseau de compassions, c2011-05-18_103618.jpgomme une manière d’être au monde, un risque à prendre pour vivre : la fragilité étant l’autre visage de la liberté. Dans un recommencement d’une tentative d’existence à chaque instant, dans l’ici et maintenant « ce que je suis et ce que je ne suis pas » : nous ne pouvons vivre que cela : la fragilité comme une vraie profondeur.

Dans cette profondeur au-delà des chapelles, les expériences deviennent similaires, il y a une dimension universelle de la spiritualité dans cette réalité ultime. La religion est institution, mal nécessaire en matière de logiques de pouvoir, mais aussi mouvement culturel. Se méfier de toute idéologie, de ce qui affirme détenir la clef du monde, même les sciences sont devenues modestes et ne parlent que de modèles simplificatoires. Non décidemment pas de Grand Cynique Pervers qui nous enverrait sciemment tous dans le Mur. « Petit traité de vie intérieure» de F Lenoir et « l’homme fragile » de Samuel Rouvillois

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 09:48

Devant le caractère éphémère des satisfactions du désir et les souffrances qui s’ensuivent, la stratégie d’évitement de la souffrance ne consiste pas à éteindre le désir lui-même et à remplacer les choses qu’il fait exister par un vide. Il s’agit plutôt d’orienter le contenu du désir en 0501212654DVB-TFrance 5multipliant les occasions de plaisir, ou plutôt de joie « sous une espèce d’éternité », suivant l’expression consacrée par Spinoza. Qui n’est pas celle marquée par l’expérience du temps mais de l’intemporalité ou nous propulse l’expérience intellectuelle de vérités certaines et de la joie qu’elle procure. Au fur et à mesure que l’on progresse dans des niveaux supérieurs de réalité, on arrive dans le plus proche de l’Un infini, dit « émanation » ou l’individualité de chaque chose n’est plus absolue, en ce qu’elle est unifiée avec toutes les autres individualités. « J’appelle éternité qqchose qui est la propriété des vérités éternelles », ce que Spinoza assimile avec l’expérience des vérités mathématiques. Pour lui, l’esprit est éternel : « Nous sentons et nous expérimentons que nous sommes éternels ». Il suffit de sentir et d’expérimenter sa propre pensée de façon adéquate pour faire ipso facto l’expérience de qqchose qui n’est pas dans le temps. L’esprit, plus exactement l’esprit de chacun est aussi une partie de l’ensemble des esprits qui constituent un esprit infini et éternel, uni à l’étendue infinie espace et matière comme chaque esprit l’est avec un corps fini particulier. La plupart des physiciens s’accordent sur le fait que la physique mathématique et maintenant quantique nous décrit un monde « réversible ». Dans les équations, le temps intervient toujours par son carré, donc si on transforme t en –t, le phénomène n’est pas modifié. Autrement dit, on peut orienter la flèche du temps aussi bien dans un sens que dans l’autre, il y a donc bien une irréversibilité qui n’est pas temporelle. Ce qui rejoint Spinoza : l’irréversibilité du temps n’est que la conséquence du caractère fini et limité de la connaissance que nous pouvons avoir de la réalité des constituants de la matière.

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 09:11

P2170008.JPG

Formule empruntée à Brigitte Fontaine, cachoterie, coquetterie ou tout simplement métier d’écrivain de « plonger dans la tête des gens ». Nul doute que la part d’autobiographie est largement utilisée, poussée jusqu’à la blessure qui est « la source et en même temps ce qui constitue le don ».  Blessure et talent mêlés pour exploiter les différentes facettes de la personnalité d’un enfant dans « lignes de faille ». « C’est ma propre enfance dans cette position  vulnérable de l’âge de 6 ans », mais aussi « L’enfant en nous est cette faculté de pouvoir s’étonner devant des évidences ». Ce livre est sur le chamboulement identitaire, sur le caractère arbitraire de l’identité vu à travers l’exil ou elle a mis en scène plusieurs enfances différentes ou plusieurs parts d’elle-même. Dans son dernier livre « infrarouge » elle met en parallèles les 2 enfers, de la problématique familiale et celui révélé dans l’art, l’histoire se déroulant à Venise sous les yeux de Dante. Et de s’insurger à travers les yeux d’une photographe dont elle s’est inspirée, pour redonner aux femmes le regard que certaines sociétés machistes leur enlèvent. Femme qui a comme une attitude christique, retrouver la fragilité des êtres, révéler les hommes dans la rencontre des corps à eux-mêmes comme un « mâle entendu », les libérer de la domination sociale attendue pour une domination de leur propre peur. Tout n’est que question de regard, après « infrarouge », « ultra-violet » qui n’est plus le regard d’une femme qui a tout vu mais celui d’une jeune fille de 13 ans qui écrit à ses carnets chéris dont les larmes coulent dans les mots et qui ne veut pas « promettre dans le mariage de s’ennuyer jusqu’à la fin de ses jours ».

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 09:26

Invités : Lama Ji2011-04-03_214636.pnggmé Rinpoché et Bernard Leblanc-Halmos
Les relations du bouddhisme avec le management en entreprise sont-elles compatibles alors que tout semble les oppose
r ? La réponse est plutôt positive car il est bien réel que certaines valeurs du bouddhisme sont désormais appliquées au sein même des entreprises afin de procéder à un réel changement des comportements.

Séminaires mis en place après une 1ère rencontre de 150 entrepreneurs pour un nouveau mode de pensée, un entreprenariat éthiq0607084346DVB-TFrance-2.jpgue. Ce qu’apporte le bouddhisme c’est l’attitude de base d’essayer de résoudre les difficultés, la souffrance et leurs causes. Une reconnaiss2011-04-03_214231.pngance de nos propres émotions pour diminuer les complications, et agir en termes d’efficacité pour valoriser les relations humaines. Reconnaitre l’importance de se soutenir les uns, les autres, pacifier les relations dans un travail en équipe. Faire tomber les catégories et hiérarchies, développer un espace pour la pensée et les mots, le recours à l’humour ou sans lui il n’y a pas d’avenir. C’est même une question de survie pour l’espèce en tentant de faire cesser la dualité « moi et les autres ». La crise peut se transformer ainsi en création de sagesse à l’encontre de la morosité ambiante voir même la démence actuelle. Revoir dans sagesses boudhistes : ici et l'article  Préceptes bouddhiques dans le monde des affaires .

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 09:43

Ou encore tous les hommes sont égoïstes, tous les hommes sont mauvais, Kant

De l’égoïste au « salaud » sartrien, juste une question de degré, là ou l’égoïste manque d’amour, il ne sait aimer que soi,*« l’ordinaire de l’homme »déborde de haine. L’égoïste ne consent à rendre service à autrui que dans la mesure où cela ne compromet pas son propre bien être. * « L’ordinaire de l’homme » va plus loin : il est prêt à tout, pour son propre bien, même au pire. Qui ne ferait un peu de mal à autrui, si cela doit aboutir à un grand bien pour soi ? Qui ne orgueil.jpgs’autoriserait un petit mensonge, si c’est pour faire fortune ? Qui ne volerait, pour sauver sa peau. *« L’ordinaire de l’homme » va plus loin : il fait subir un grand mal à autrui, pour obtenir un petit bien pour soi. Ce n’est pas à la portée de n’importe qui. Il y faut beaucoup d’insensibilité à la souffrance d’autrui, beaucoup de haine ou de violence, beaucoup de bonne conscience ou d’inconscience. Celui qui est prêt à sacrifier autrui à soi, à son  propre intérêt, à ses propres désirs, à ses opinions ou à ses rêves. Qu’est ce que *« l’ordinaire de l’homme »? C’est un égoïste qui a bonne conscience, qui est persuadé d’être un type bien, et que le « salaud » en conséquence, c’est l’autre. C’est pour quoi il s’autorise le pire, au nom du meilleur ou de soi. Les hommes ne sont pas méchants ; ils sont mauvais et se croient bons, les « ordinaires de l’homme »sont innombrables, et convaincus de leur innocence. « Le goût de vivre » A C-Sponville

*"L'ordinaire de l'homme" en s'excusant auprés de l'auteur, terme tout en conservant la lucidité nécessaire et l'idée sartrienne donne là plus un cheminement pour sortir de... l'ordinaire.

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 09:34

Agrippine, adolescente, pleure sur son lit, sa mère essaie de la consoler « Voyons, tu es jeune, mignonne, tu vas rencontrer des tas de gens, travailler, t’amuser, tu vas faire des voyages, tu vas avoir des amants… » Mais chaque nouvelle consolation  redouble les larmes de l’ado, l’enfonce dans son cafard, sa détresse, alors la mère, à bout d’arguments et de patience, change de ton : 0326133557DVB-TFrance-2.jpg« Bon ! Vivre est horrible. On ne cesse de s’ennuyer que pour avoir peur. Tout effort est voué à l’échec. On vit seul, on meurt seul. Le monde est vide. L’amour est un leurre ; les enfants, des boulets. L’avenir est le fossoyeur de la jeunesse, et les fesses ne se remusclent jamais. » . Agrippine le long de cette tirade désespérante progressivement s’apaise : les larmes diminuent peu à peu, puis disparaissent ; une espèce de calme ou de sérénité finit par s’installer. A la fin, presque souriante, l’ado dit à sa mère : « Ca me fait du bien, ce que tu dis ! »

La vérité sur l’angoisse n’est pas angoissante ou moins angoissante que les illusions ; la vérité sur la tristesse n’est pas triste ou moins triste que le mensonge ; la vérité sur le malheur…Connaitre sa faiblesse est une force, lire Lucrèce, Montaigne, Pascal, Spinoza, Schopenhauer, Nietzsche…Et il y a une joie à connaitre. Conseils de A C-Sponville dans le « gout de vivre »

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 09:38

    0327084418DVB-TFrance-2.jpg mais on oublie que c’est une tradition amenée en Occident par Maitre Deshimaru dans les années 70 pour la France. Il correspond au mahayana dans la transmission des enseignements de Shakiamouni ou il s’agit d’actualiser toujours son expérience d’éveil « Moi-même, la terre et tous les êtres sont déjà éveillés ». Tradition qui est nait en Inde puis a prospérée en Chine avec le tchan, au Japon au XIII ème siècle, ce qui explique0327084429DVB-TFrance-2.jpg l’austérité autou0327084404DVB-TFrance-2.jpgr des rites et pratiques. Le Zazen qui est la pratique de la méditation et la pratique monastique de la vie ritualisée, le fait de manger, le travail et les cérémonies. Sont intercalées la pratique personnelle et collective pour signifier l’interrelation et interdépendance des uns aux autres. Commémoration des patriarches et récitation des sûtras avec leur étude qui sont les enseignements tels qu’ils sont regroupés dans le Shôbôgenzo de Maitre Dogen. Deux écueils sont à éviter dans cette tradition,  la trop forte japonisation, austérité et rigidité comme on l’a vu, avec à l’inverse une occenditalisation trop marquée. Revoir l'émission : ici

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 10:41

Toute vie emportée par une déferlanteARTE-2008-10-20-20-23-27h.jpg

Boueuse, noire, impitoyable,

Avec fracas, broyant tout sur son passage.

Comme survenant de nulle part,

Que l’on soit dans son sommeil ou en pleine activité

Rien ne peut l’ébranler.

Elle engloutit sous ses assauts les hommes

Tels de pauvres fétus de paille,

Ballotés encore par de derniers soubresauts.

Tremblements de terre et visions d’horreur des corps,

Happés, déchiquetés un instant suspendus au dérisoire

Là où toute destinée nécessite simple humilité,

Où plus aucune minute ne peut être gaspillée,

En de vaines et plus qu'inutiles chimères.

Alors que nos pensées et ultimes souhaits

s'unissent pour que le pire encore soit évité

 

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:23

nuage.jpgréseau complexe de causes et de conditions interconnectées. Cela s’applique à la conscience aussi bien qu’à la matière. Les causes et conditions mêmes qui engendrent le monde de coproduction conditionnée sont elles aussi impermanentes et soumises au changement. S’il devait, selon les théistes, y avoir une main créatrice, elle devrait se situer elle-même, en tant que principe éternel et absolu, en dehors de la loi de causalité et n’aurait alors aucune capacité d’interaction. Et enfin selon la condition de potentialité : qq chose ne peut être produit à partir de rien. L’origine de l’Univers doit être comprise comme une chaine causale infinie sans transcendance ni intelligence antérieure. Après une période de formation, celle ou l’univers se perpétue, puis celle ou il est détruit, suivie par une période de vide ou les particules d’espace subsistent, avant la formation d’un nouvel Univers. D’une théorie Darwinienne de la sélection naturelle comme mutation génétique aléatoire et compétition entre organismes à la « survie des plus aptes », jusque là elle n’a pu être réfutée car elle a proposé l’interprétation scientifique la plus cohérente de l’évolution de la diversité de la vie telle qu’elle se présente sur terre.

La physique quantique , parce que ses notions défient la logique (non-localité, superposition des propriétés d’onde et de particule et principe d’incertitude de Heisenberg) peut proposer, c’est concevable, une vision plus profonde de certains aspects de l’activité cognitive. L'univers dans un atome SS Dalaï Lama

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 10:19

  Pensées pour la paix universelle :2011-03-08_085242.jpg

"Certes, la tâche semble gigantesque et l’on peut se demander comment des pensées peuvent être d’un secours quelconque face à une souffrance omniprésente. A tout instant, dans un endroit ou un autre du globe, des gens meurent de faim, d’autres sont massacres ou succombent à la maladie. Comment les pensées peuvent-elles aider ?

Chacun de nous est intimement lié à tous les êtres de l’univers. C’est pour cela qu’il importe de penser au bien de tous. Les pensées d’amour et de compassion émise par un esprit concentré, clair et libre de tension, sont extrêmement puissantes. Lorsque les êtres sont torturés par la faim, la guerre ou l’impossibilité de communiquer, c’est leur esprit qui fait l’expérience de la souffrance, qu’elle soit physique ou mentale. Un corps sans esprit ne souffre pas. A la mort, l’esprit se sépare du corps ; chacun sait qu’un cadavre ne ressent pas la douleur. Puisque c’est l’esprit qui perçoit la souffrance, les pensées positives peuvent contribuer à la soulager.

Les résultats des prières sont fonction de la force mentale et de l’habileté acquises grâce à un entraînement constant. Nombreuses sont les traditions qui ont reconnu chez les sages les plus remarquables la capacité d’apaiser ou de prendre la douleur d’autrui. Cette faculté est accessible à tous, c’est une simple question de pratique : on ne peut donner la paix à autrui que si on l’a trouvée en soi-même. " Par Pema Wangyal Rinpoche

Chers Amis dans le Dharma,
Une nouvelle année débute, l'année Lièvre Métal, et je vous présente tous mes meilleurs souhaits. Puisse cette année être source de paix et d'harmonie dans le monde.
Depuis l’espace absolu d’où a fondu autrefois la puissante doctrine du Victorieux,
Retentit le tonnerre du Dragon des instructions de la lignée ultime,
Et pleuvent les gouttelettes merveilleuses des trois secrets;
Puissent fleurir tous les jardins des lotus de l’explication et de la pratique !
Ce monde aux multiples apparences magnifiques et excellentes
Est continuellement accompagné des éternelles lumières de bonne fortune.
En cette année du lièvre, symbole de paix et de bonheur,
Souhaitons que tous les êtres entrent en le chemin du bonheur et de la libération !
Drubpön Ngawang Tenzin Pagsam Yongdu

Représentant de Sa Sainteté Gyalwang Drukpa en Europe

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