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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 09:00













A travers la bruyère une longue pla
ge apparait    Et de l'autre côté de la pointe sauvage
Qqs surfers pour ces vagues réputé
es             Qqs criques bordées d'une mère iroise
Tant pis pour le danger                                           Tant pis pour le dénivelé



Une belle journée à crapahuter
Sous le soleil et vent léger

Dans ces lieux désertés
Tant pis s'il faut les mériter...
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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 08:53
Là-bas la destinée est toute tracée...Tout quitter se marier et travailler
Ou prendre les voeux, et du monastère d'à côté...travailler

Quelque fois tout risquer...Sur des chemins glacés et escarpés
Du Lhad
dak à Dharamsala...Pour entamer un autre travail.
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 09:39

Le cœur et l'esprit courageux : Ouvrir son cœur, son esprit, son expérience, s'ouvrir dans ce que l'on est et expérimente, demande le courage d'une attitude intrépide dans laquelle on fait un pas, ne serait-ce qu'un pas en avant dans l'inconnu. Dans le processus d'ouverture, il y a toujours ce pas dans l'inconnu. "Mais si je m'ouvre et je m'expose, qu'est-ce qui va se passer ? Comment vont-ils réagir ?" Nous avons l'habitude de vivre dans notre territoire, ce qui peut vouloir dire beaucoup de choses. Dans l'engagement du bodhisattva, Il y a dans celui-ci une con fiance : la confiance qu'il est possible et qu'il est bon de s'ouvrir, et que l'on peut faire le premier pas. "Est-ce que c'est lui ou est-ce que c'est moi qui dois faire le premier pas ?" C'est souvent un problème. Lorsqu'il y a une situation bloquée, l'ouverture consiste à faire le premier pas, cela demande du courage.

Cet esprit et ce cœur courageux sont le cœur-esprit d'un bodhisattva, le cœur-esprit éveillé, bodhicitta.

Mahayana, littéralement, signifie la "voie ouverte", la "voie de l'ouverture", la "grande voie", la "voie large". Large au sens où elle est largement ouverte, elle est ouverte à tous, elle est ouverte sur le monde, elle est ouverte à l'expérience. Le cœur du mahayana est l'ouverture, l'ouverture au monde, aux autres, et à soi-même.

Kiabjé Kalou Rimpoché

 

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 09:47

Chère Maman,

 Bien, me voici dans le Sud de la France dans un beau château. Il fait très beau, la nourriture est excellente, il y a beaucoup d’amis ici, je dors en moyenne quatre heures par nuit et j’ai fait 47.000 prosternations et…..

 Que dirions-nous à nos amis, nous autres laïques, à propos de ce mois qui vient de se passer ? Comment expliquer le manque de sommeil, les quinze heures d’assise par jour, la douleur, l’inconfort, la purification, les préceptes, toutes les activités ? Que dirions-nous de nos vacances dans le Sud de la France sans alcool, sans clubs, sans piscine, sans sexe ? Comment expliquer tout cela ?

 En un mot…. Rinpoché.

 Qui d’autre pourrait nous faire vivre cela ?

Qui d’autre pourrait nous aider à le comprendre et à l’endurer ?

Qui d’autre pourrait nous donner l’occasion de faire 100 millions de manis pour Sa Sainteté ?

Qui d’autre pourrait nous mettre un mois face-à-face avec notre égocentrisme ?

Qui d’autre pourrait nous aider à ouvrir notre cœur aux autres ?

Qui d’autre pourrait nous introduire à notre esprit et nous donner les moyens de le gérer ?

Qui d’autre pourrait nous inspirer et nous stimuler afin de pouvoir vraiment l’apprécier ?

Qui d’autre pourrait créer cette terre pure dans laquelle nous vivons ?

 En quatre mots… Kyapdjé Thoubtèn Zopa Rinpoché. 

Composée par Kay Cooper, Montserat Llobe et Gordon McDougall, à l’Institut Vajra Yogini, Juin 2009.

 

Revoir articles: Retraite de mani sur l'énergie de compassion , Quel est l'intérêt d'une telle retraite, les bénéfices ?

 

Merci à Séverine, ma voisine de coussin (important...), pour m'avoir envoyé ce texte!
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 09:42

Le bonheur ne se trouve pas avec effort et volonté, mais réside là, tout proche, dans la détente et l'abandon. Ne soit pas inquiet, il n'y a rien à faire. Tout ce qui s'élève dans l'esprit n'a aucune importance, parce que dépourvu de toute réalité. Ne t'attache pas aux pensées, ne les juge pas. Laisse le jeu de l'esprit se faire tout seul, s'élever et retomber, sans intervenir. Tout s'évanouit et recommence à nouveau, sans cesse. Cette quête même du bonheur est ce qui t'empêche le trouver. Comme un arc-en-ciel qu'on poursuit sans jamais le rattraper. Parce qu'il n'existe pas, parce qu'il a toujours été là, et parce qu'il t'accompagne à chaque instant. Ne croit pas à la réalité des choses bonnes ou mauvaises. Elle sont semblables à l'arc-en-ciel. À vouloir saisir l'insaisissable, on s'épuise en vain. Dès lors qu'on relâche cette saisie, l'espace est là, ouvert, hospitalier et confortable. Alors, jouis en. Ne cherche plus. Tous est déjà tien. À quoi bon allez traquer dans la jungle inextricable, l'éléphant qui demeure tranquillement chez lui. Cesse de faire, cesse de forcer, cesse de vouloir. Et tout se trouvera accompli, naturellement.

L'univers inanimé et les êtres animés, tous les phénomènes sont ta propre apparence. Apparence-esprit. Apparaissant, néanmoins vide. Vide, cependant manifeste. Apparence, esprit : indifférenciés, semblable à une illusion, à un rêve, n'étant rien, pourtant capables d'apparaître, comme la Lune sur l'eau. Sachant cela, dénoue la vieille manie, qui tout saisit et pétrifie. Ouvre-toi à l'état spontané, naturel, dans la fraîcheur de l'essence, intelligence naturelle. Hormis cela, rien qui soit à penser, à méditer. Sans penser, sans agir, sans méditer, sans t'agiter, reste simplement posé, et ainsi, s'il te plaît, médite.

Lama Guendune

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 09:31

Je reviens dans le bocal avec grand plaisir, si, si…Pour vous raconter mes longues semaines de retraite avec très peu d’heures de sommeil et…1 repas par jour, dû à l’immense bienveillance du Lama  qui nous a fait travailler tous nos conditionnements. Obligée de reconnaitre que sur les 450 personnes que nous étions, la communauté anglaise a été la plus assidue, voir même la communauté espagnole, pour les français, une petite poignée à tenir les conditions…De longues heures sur le coussin pour les visualisations, méditations et récitations de mani, le corps qui se rebelle et vous rappelle à l’ordre au bout de qqs temps, la lutte contre l’endormissement quand les enseignements durent dans la nuit…Le lâcher prise enfin qui évite la colère et la fuite, voire l’abandon pour un ego malmené et mis sans dessus dessous. Le silence qui vous ramène face à vous-même, pas d’échappatoire et d’agitation qui permettent l’étourdissement, pas de blabla qui meuble et distrait. Et puis tout ce qu’on reçoit du Lama qui vous entraine dans son énergie compassionnant et vous fait éclater de rire quand il nous décrit si bien dans tous nos travers. Nos travers ? Besoin d' explications ? Je pense que que tout le monde comprend…

Merci à mes compagnons de (in)fortune avec qui nous avons partagé tous ces moments sur nos coussins, silencieusement, de faire vos commentaires now (ou en privé si vous préférez), you're welcome please!

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 09:44

Intervention de Robert Badinter, va-t-on voir les valeurs prônées par sa Sainteté enfin aboutir au nom d’une justice internationale…

SS a d’abord rassuré sur son état de santé, sur l’ablation dernièrement de sa vésicule biliaire.

Le grand développement matériel auquel nous assistons ne suffit pas à un état de satisfaction intérieur, la paix de l’esprit doit naître dans l’esprit lui-même. Ce sont les qualités de pouvoir manifester de l’amour aux autres, un sens de responsabilité à l’égard des autres comme une mère avec ses enfants. Ethique et société s’adresse à toute forme de vie, c’est une manière d’être, d’actes mentaux, verbaux et physiques pour apporter du bien être à soi même et aux autres. C’est notre disposition mentale qui fait la différence, d’une bienveillance et comportement en harmonie. Parlons de spiritualité laïque car en France il y a un rejet de la religion datant de la révolution, mais il s’agit plus d’un rejet des institutions, du pouvoir exercé en son nom. Parlons aussi d’un simple bon sens, d’une responsabilité universelle, notre constitution physique elle-même réclame de la bienveillance, l’homme est un animal social, la haine ne fait que diviser les êtres. Par la bonté de notre esprit nous n’avons rien à cacher, ce qui réduit les peurs, l’altruisme est une beauté intérieure, il faut en prendre soin. Nous dépendons tous des uns des autres, c’est par cette compréhension des lois de causalité, des causes et conditions que nous développons l’attachement bienveillant ou l’on se met au service des autres, ce qui hausse notre compassion. Une compassion non déformée par notre approche partiale et fondée sur l’entrainement de l’esprit par l’intelligence et l’éducation orientée sur la nature profonde des êtres. Nous sommes nous-mêmes l’initiateur de ce processus en cultivant la compassion et par notre transformation personnelle, elle se communique par contagion à l’ensemble de la société. L’individu asocial est celui qui ne reconnait pas ses erreurs. Il faut distinguer désir et attachement, une compassion universelle n’est pas limitée, ni partiale et différente de l’attachement qui limite et cause des souffrances. On peut renforcer le sentiment du soi par le besoin d’une grande force intérieure issue de l’accomplissement d’individualité, mais sans rester centré sur soi, cette force nait de l’entrainement.

Lien pour la conférence: ici

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 09:57

Car la recherche effrénée de protection et gratification du « pauvre » ego le surcharge de tracas, de complication et d'insatisfaction.

L’ouverture est en relation avec une attitude de don, de générosité fondamentale qui est la première des six perfections. Mais, il ne nous est possible de donner, et d'accepter d'abandonner, qu'en dépassant notre mentalité de pauvreté. Habituellement, nous n'osons pas donner car nous nous sentons pauvres. Nous cherchons à prendre n'importe où un petit peu de gratifications, de protection, d'amour, de richesses. Cette recherche, qui devient vite frénétique, nous amène à la situation contraire à celle que nous recherchions. L'ego voulait, en cherchant à se protéger, éviter le malheur, et en se gratifiant trouver le bonheur. Mais sa quête maladroite lui crée toutes sortes de problèmes et de souffrances. Il se sentait déjà pauvre et mal heureux, et sa recherche effrénée le surcharge de tracas, de complication et d'insatisfaction. Nous pouvons nous permettre de donner, c'est même en donnant, en se donnant, qu'on s'enrichit fondamentalement. C'est en s'ouvrant qu'on se remplit, en se vidant qu'on découvre la plénitude. Cette attitude téméraire est inhabituelle pour l'ego, car il cherche toujours à obtenir plus de chaque être et de chaque situation. La découverte de notre vraie nature nous éveille à un potentiel fondamental, à une richesse inépuisable au-delà de l'ego. Nous pouvons nous rendre compte de plus en plus que nous pouvons nous permettre de cesser de lutter pour nous protéger et accepter d'être exposés. Nous pouvons nous permettre de donner, et c'est en donnant que nous découvrons de plus en plus nos aptitudes à la générosité et à l'ouverture. L'attitude est ainsi fondée sur l'ouverture, le don, la générosité et l'accueil, rendus possibles par la découverte de notre vraie nature. "C'est possible", il est possible de s'éveiller ! C'est en comprenant cette possibilité que nous dépassons nos peurs, et nos hésitations.

Guendune Rimpoché

Extraits d'enseignements

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 09:50

Pour qui se promène la nuit, au bord d’une plage, les reflets des réverbères disposés le long de la digue dessinent sur l’eau noire autant de lignes lumineuses et tremblotantes qui convergent vers le spectateur et se déplacent avec lui. Un autre spectateur, placé à une dizaine de mètres du premier, ne voit pas les mêmes reflets. Il voit une masse noire là où le premier admire le plus scintillant argent, et inversement. Et mille personnes, placées de mètre en mètre le long de la digue, verraient mille jeux différents de reflets. Et dix mille de même, et cent mille, etc . Chacun de ces points de vue est vrai dans ce qu’il montre (il y a vraiment de la lumière en cet endroit) et faux dans ce qu’il exclut (il y en a aussi à côté, où je ne la vois pas). Chacun de ces points de vue est vrai mais partiel. Mais alors, il doit y avoir un point de vue duquel tous ces reflets s’additionnent, et d’où la mer paraitra intégralement lumineuse, mais aussi, puisqu’on peut faire le même raisonnement avec les portions sombres, intégralement noire. Ce point de vue est le seul…qui soit absolument vrai. Il est nécessaire en cela, et réel (mieux : il est la réalité même). C’est le point de vue de Dieu, celui de la totalité.  La totalité n’est personne, mais non pas rien : puisqu’elle est tout, l’objectivité absolue. Mais il est clair que personne (par subjectivité) ne peut le voir…Reste que tout effort pour penser est tentative d’être Dieu. A Comte Sponville inspiré de Spinoza

Tableau de Van Gogh

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 09:31
C’est une enveloppe sensorielle partagée entre les partenaires qui amène le processus empathique. La musique, les jeux, les sons et l’affection constituent la matière de cette enveloppe, qui tisse un espace en miroir où chacun s’intéresse à l’autre et joue à le découvrir. Il faut être soi même en paix pour mieux décoder l’autre, mais un développement défaillant, un trouble des interactions précoces ou déficit psychoculturel comme un pays en guerre, centre le sujet sur lui-même ou au contraire le décentre vers l’autre. Une mère autocentrée perçoit son enfant comme une menace, à l’inverse un parent au psychisme vide va le suremplir « tout pour lui, puisque je ne suis personne ». Les autistes décodent mal les mimiques et donc l’émotion du monde intime de l’autre, ils vont pour se sécuriser être dans les auto-contacts et freiner ainsi le développement de leur empathie. Ils sont collés au signifiant qui les submerge, ils ont du mal à se séparer et à créer l’espace ou les autres enfants aménagent des passerelles de mots. C’est vers le 2ème mois que l’enfant commence le développement empathique avec qqs comportements imitatifs ce qui lui permettra l’acquisition de la convention parolière. Chez les psychopathes, qui n’ont jamais appris à se décentrer d’eux-mêmes, l’autre est perçu comme un simple signal dans leur empathie d’objet, comme tout prédateur il ne va pas être gêné par la souffrance infligée. Pour les psychotiques, les mimiques sont mal décodées, un sourire va être pris pour du mépris et un silence pour de la malveillance, ils sont prisonniers de leurs propres interprétations. Il faut se décentrer de la perception de soi pour se représenter un non soi, tenir compte de la perspective d’autrui pour désirer rencontrer l’autre qui nous engage dans le travail de décentration de soi.

 

Conférence du neuropsychiatre B Cyrulnik cette faculté à rebondir et La méditation résilience, adaptation intelligente au monde 

 

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