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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 10:44

SS Dalaï Lama a répondu à une interview pour le point alors qu’il visitait Auroville après avoir inauguré le pavillon tibétain, cité internationale de 44 pays près de Pondichéry : « le monde a besoin de tentatives comme celle d’Auroville ». Interrogé sur l’attentat à Bombay, il précise que le terrorisme est envers soi même, le vrai djihad c’est contre soi même, la violence ne fait pas partie du Coran. Dans le bouddhisme, la violence est permise seulement avec une motivation de compassion et de sagesse pour se défendre. Le vrai moteur de la violence est mental, c’est pourquoi il faut utiliser le dialogue pour la prochaine génération de musulmans. SS Dalaï Lama reste toujours le porte-flambeau du Tibet après avoir laissé les décisions aux élus tibétains, ses 1ers engagements sont de promouvoir les valeurs humaines sur l’humanité entière et l’harmonie parmi les traditions religieuses. Il s’est bien remis de ses récentes opérations et pense vivre jusqu’à 95 ans, grâce à toutes ces heures de méditation et de contemplation n’en déplaise aux chinois ! Quand à sa prochaine réincarnation pourquoi pas en femme ou de son vivant ce qui contrarieraient les plans chinois…Bien obligé de reconnaitre que les 50 ans de politique de non violence ont échoué. La solution serait un mouvement de protestation du monde entier comme celui de la guerre au Vietnam, l’élection d’Obama est un signe positif, comme les avancées de l’union européenne. Ce dont nous avons besoin c’est d’un peu plus de compassion les uns pour les autres et du sens de l’humour ! Que l’on croie au bouddhisme ou non, nul doute que c’est une des philosophies les plus riches du monde, cela explique cet engouement croissant en France. Il est urgent pour les dommages déjà occasionnés par les déchets nucléaires sur le plateau tibétain d’agir, une zone de paix tampon avait été proposé entre les 2 grands pays.

Tibet, le combat pour la liberté A l’ occasion du 50e anniversaire de l'exil du dalaï-lama, France 5 diffuse, le lundi 9 mars à 20h35, un documentaire tourné en 2008 sur la vie du dalaï-lama et à travers lui, sur l'histoire du Tibet.

 

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 10:54
L'approche théiste au sens commun est généralement en rapport étroit avec différentes formes d'anthropomorphisme, on peut en distinguer plusieurs niveaux : grossier, subtil et essentiel. L'anthropomorphisme grossier est celui de Dieu, avec ou sans barbe, dans son paradis au-dessus des nuages… Conception simpliste et matérialiste bien évident. L'anthropomorphisme subtil est plus pernicieux. On n'y attribue plus à Dieu une forme humaine, mais une mentalité humaine, parfaite. Tout en n'étant pas à l'image physique de l'homme, il en a les sentiments. Il agit, prend des initiatives, a des intentions. Il dicte sa loi, il juge, il châtie, il récompense, il aime, apprécie, désapprouve… Il a tous les traits de l'esprit humain, mais dépouillés de leurs imperfections habituelles. Cette attitude fait vivre la démarche spirituelle sous le regard de l'Autre: elle est caractérisée, au niveau fondamental, par une attitude d'esprit très dualiste face au grand dieu, grand créateur, grand juge, grand architecte… ; au niveau de l'enseignement, par une rigidité dogmatique et formaliste dans l'adhésion à une révélation posée comme vérité a priori ; et, au niveau pragmatique, par une morale fondée sur la juridiction, avec le grand législateur, sa loi révélée, le grand juge, son jugement, son châtiment, et une mentalité dominée par la culpabilité. Dans l'approche théiste, nous attendons d'être sauvés, nous attendons que Dieu, que l'Autre transcendant nous sauve. La réalité, la vérité se trouvent dans l'Autre, là-bas, ailleurs, et on espère être sauvé par Lui. L'anthropomorphisme essentiel est de transposer le mode cognitif humain dualiste, à Dieu, et d'en faire quelqu'un, une personne qui existe. C'est en fait attribuer à Dieu une identité qui le fait être autre. L'anthropomorphisme essentiel est l'expérience dualiste de Dieu. Si l'on pose cette dualité comme irréductible, on absolutise le relatif, le relationnel dualiste et on s'enferre dans celui-ci. C'est la critique de certaines déviations que l'on peut appeler : « état d'esprit théiste », et que l'on rencontre à des degrés divers dans toutes les traditions. Elles sont en fait la réification de la divinité, une forme de matérialisme spirituel.
Au niveau essentiel, les approches théistes et non théistes peuvent se rejoindre dans une union transcendante, mais celle-ci est toujours au-delà de l'anthropomorphisme et de son matérialisme spirituel.

Transcription d'un enseignement sur Sangha Rimay
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 11:01

...Ou vacuité selon le bouddhisme.  R Enthoven, invité par l'association "liberté de l''esprit" : (cliquer video)  ici  , s'est déplacé chez nous pour nous parler de l'étrangeté :

L’étrangeté c’est la part non soluble de soi même. Pour dire « moi » il faut être deux, l’ubiquité c’est la singularité, « moi je » c’est comme tout le monde, c'est l’identité, la pulsion communautaire.

Bergson a parlé de l’étiquette, l’épreuve de l’altérité est dans la différence. 

Autre point : singularité avec silence, l'absence de parole dans "l'étranger".

Nietzche a parlé d’un monde qui n’était pas là pour nous faire plaisir, qui ne répond pas aux questions qu’on lui pose.

L’absurdité selon Camus serait justement d’en chercher un sens.

Le monde dans lequel nous vivons est inhumain, interprétation morale des phénomènes de Nietzche dans le « gai savoir ».

Si Dieu existait on n’aurait pas besoin d’y croire : Schopenhauer.

Les mots sont trop généraux, comme des moufles et ne peuvent désigner le réel, car celui-ci est indicible.

La vraie difficulté est de regarder ce qu’on a sous les yeux, la réalité toute nue, comme dans la « nausée ».

Voir les objets indépendamment du sens qu’on leur donne, le mot décrit le non sens.

G Deleuze parle de la matière verbale, le mot répété est de l’ordre de la magie de la pensée.

Spinoza : tout est explicable ce qui n’empêche pas l’énigmatique dans « l’éthique ».

Pour Kant, la foi n’est possible que quand on renonce à l’existence de Dieu, car Dieu ne peut ni exister ni non exister. Alors que pour Descartes, le père des scientifiques « ceux à qui on ne la fait pas ! », le doute est le sentiment de l’existence, mais il a échoué à démontrer l’existence des choses et à prouver que notre vie ne soit pas un songe, largement repris dans l’art baroque.

Il faut admettre l’incertitude de ce monde, d’où la difficulté de rencontrer le monde quand on le vit.

Dans ces 2 livres "l’étranger" et "la nausée", la philosophie est de tenir pour  énigme ce qu’on a l’habitude de voir, qui commence avec l’étonnement. Camus et Sartre sont des penseurs de l’individu. La compréhension est le thème récurrent dans l’étranger, sans le « moi », on pourrait accéder à la compréhension sur l’humanité. « Je » est un autre et renoncer au « je » est une ouverture au monde.

Bergson : tout peut être expliqué sans comprendre, le temps n’est pas l’espace, c’est celui vécu, la connaissance est en clair-obscur.

Bachelard : la rêverie n’est ni sommeil ni éveil. Platon : lever le voile du sensible pour accéder à l’idée.

Bergson : accéder au singulier, à l’énigme, au non saisissable.

Les différences dans ces 2 livres tiennent plus au tempérament des auteurs, l’un plus solaire, l’autre plus sadique.

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 11:09

Catherine Pagès (video) : ici

Discours courts et énigmatiques des koans qui sont des questionnements pour susciter l’éveil chez le disciple, pour qu’il puisse accéder à l’expérience directe de la réalité des choses.

C’est un moment de communion entre un être éveillé et celui en devenir, l’instant où tous ses raisonnements habituels vont être bousculés.

Traditionnellement le maitre zen vivait communautairement avec son disciple, ce qui lui permettait de sentir quand son disciple était prêt, mûr pour l’expérience. C’est apparu en Chine, début de siècles, quand ce système est arrivé au Japon, il s’est organisé.

C’est quelque chose d’universel mais qui part du personnel passe par sa propre expérience, expérience sur l’unité et l’interdépendance de tous les phénomènes.

Un maitre intervenant entre 2 disciples qui discutaient sur la bannière ou le vent qui a bougé : « Ce qui a bougé c’est votre esprit… »

 koan sur l’intime, sur la transmission de la lumière : « Qu’est ce qui bouge sous l’habit ? » pour que le disciple devienne complètement la question, qui est il ?

Le koan est au sein même de la méditation, c’est une expérience d’ouverture où l’on est prêt à accueillir et où d’autres choses peuvent émerger.

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 10:49

En même temps que le monde extérieur est de plus en plus agité, nos vies deviennent de plus en plus fragmentées. Coupés de nous mêmes, nous sommes angoissés, inquiets, souvent paranoïaques. La moindre crise fait éclater la bulle des stratégies derrière lesquelles nous nous retranchons. Un seul instant de panique suffit à nous montrer à quel point tout est précaire et instable. Quiconque jette un regard lucide sur la vie reconnaitra que nous vivons dans un état constant d'expectative et d'ambiguïté. Notre esprit oscille perpétuellement entre confusion et clarté. Si seulement nous étions toujours dans la confusion, cela nous donnerait un semblant de clarté ! Mais ce qui est déconcertant à propos de la vie est qu'en dépit de toute notre confusion, nous pouvons aussi faire preuve de sagesse. Oscillation continuelle et déroutante entre clarté et confusion, perspicacité et perplexité, certitude et incertitude, santé mentale et folie. Tels que nous sommes actuellement, sagesse et confusion s’élèvent simultanément dans notre esprit, on dit qu’elles sont coémergentes. Cela signifie que nous sommes constamment amenés à choisir entre les deux, et tout dépend de celle que nous choisirons. Cette incertitude permanente peut donner l’impression que tout est morne et sans espoir, pourtant un examen minutieux montre que celle-ci, de par sa nature même, crée des intervalles, des espaces au sein desquels s’offrent sans cesse à nous des occasions profondes de transformation. La vie n’étant rien d’autre qu’un mouvement perpétuel de naissances, de morts et de transitions, chaque instant de notre expérience par chaque pensée, chaque émotion nait de l’essence de l’esprit et s’y fond à nouveau. Ce sont dans ces intervalles, dans ces moments comme suspendus qu’il peut y avoir possibilité de transformation. C’est par la méditation que l’on peut découvrir avec précision les divers aspects de l’esprit dans leur interaction et à pénétrer avec habilité dans les différents niveaux de conscience…

Extrait du livre de Sogyal Rinpoché cité dans (cliquer ici) : P’owa est une pratique de yoga et de méditation...

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 11:16
La philo comme l’humour nous aide à sortir de l’embarras mais ne nous tire jamais d’affaire, l’énigme de notre existence restant irrésolue, comme le problème à se poser...
Il ne nous reste plus alors qu'à suivre le conseil de Confucius: Étudier sans réfléchir est vain, mais réfléchir sans étudier est périlleux.
Pour la philosophie indienne, L’atman, principe de vie analogue au souffle désigne le «soi»absolu, âme cosmique et individuelle, «soi» qui va est nié par les bouddhistes. La souffrance est le constat de la finitude humaine, bonheur et malheur sont aussi transitoires qu’insubstantiels. Les prisonniers de la caverne de Platon peuvent se libérer de leur ignorance par la vision de la vérité, alors que les prisonniers du samsara-karma et donc de la nescience (ignorance) n’ont pas à se libérer car ils n’ont jamais été prisonniers...
La conduite éthique est le préalable indispensable à la progression spirituelle avec une discipline mentale et méditative pour se déconditionner de la production conditionnée. Effort persévérant de purification de la pensée par une prise de conscience de la vraie nature insubstantielle des choses, par une concentration qui libère de toute sensation dans une pure attention pour une compréhension et pensée justes qui sont la sagesse.
Caractère insubstantiel du moi, constitué par la combinaison des 5 agrégats ( forme, sensation, perception, volition et conscience) et compréhension de la production conditionnée ou tout s’inter-conditionne, la vraie nature de toute chose est d’être vide de réalité, mais non pas d’existence relative ou conventionnelle.
Les choses n’existent pas par elles mêmes puisqu’elles dépendent de causes et sont conditionnées, elles ne sont pas réelles «étantes» mais existantes par dépendance: shunyata ou vacuité.
Étant entendu comme vide de tout phénomène, ainsi la production conditionnée étant vide de toute substance est, elle aussi, vide et donc non produite. Puisque les choses n’ont pas de substance, étant apparemment existantes, mais non «étantes», tout est illusoire.
Nagarjurna (auteur du II ème siècle de notre ère) tient la vacuité ou voie du milieu, distante d’un éternalisme comme l’atman hindou qui substantifie le moi, et distante d’une néantisation qui éliminerait toute existence en proposant la doctrine des 2 vérités, la conventionnelle et l’ultime: «On ne trouve rien dont on puisse dire qu’il se produise, rien non plus qui aille au néant.». Nagajurna, tel Socrate a fait un travail critique des fausses opinions selon un module logique à «4 propositions» (tétralemme), la 4 ème s’offre comme une solution paradoxale, alors que le module logique d’Aristote était de 2 propositions: A et non A mais substantiels…
Cette vacuité ne peut être appréhendée positivement par le langage, qui fait partie du monde de l’illusion par ses notions dualistes, puisqu’elle est d’emblée la négation de toute positivité, l’existence en soi: c’est donc au-delà des concepts, les choses sont vides de toute réalité substantielle.
Le nirvana étant l’aperception tranquille de l’insubstantialité, la cessation de toute pensée discursive s’appropriant du sens et du «sien», en conclusion paradoxale, il ne peut être l’objet d’aucun enseignement doctrinal.

 Petit résumé... Vladimir Grigorieff: «les philosophies orientales»
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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 11:01

Pour ce qu’il a apporté en transposant la psychanalyse à la méditation,  voici un résumé d'un entretien transcrit par l’UBE (Union Bouddhiste de France). Né le 9 août 1929 à Nice, Jean-Pierre Schnetzler fut l'un des pionniers de l'implantation du bouddhisme en France. Il a découvert en classe de terminale la lecture de l'ouvrage d'Oldenberg « Le Bouddha, sa vie, sa doctrine, sa communauté », il décide de s'engager dans des études de médecine et, plus particulièrement, en psychiatrie, domaine qui lui semble le plus en accord avec le fond de la doctrine bouddhiste et de sa prise en compte de la souffrance psychique. Médecin d'hôpital en 1955 à Paris puis à Grenoble, en 1960, il devient analyste didacticien de l'école jungienne à la « Société Française de Psychologie Analytique»  (SFPA). En 1967, il accueille l'enseignant de l'école Zen Sôtô japonaise, Maître Deshimaru, qui vient d'arriver en France. Il découvre le Mahâyâna et le Zen et prend alors les voeux de bodhisattva. Autour de lui se constitue un noyau de pratiquants qui donne lieu à la création, en 1972, d'un « Centre d'Etudes Bouddhiques»  (CEB), ouvert à toutes les écoles. En1971 avec le maître Kalou Rinpoché, il découvre enfin l'école Kagyu du bouddhisme tibétain dans laquelle il s'engagera jusqu'à la fin de sa vie. Il créera le centre Karma Migyur Ling de Montchardon, le plus ancien centre bouddhiste tibétain de France. C'est aussi lui qui, en 1979, fonde le futur centre de Karma Lin, dans l'ancienne Chartreuse de Saint-Hugon, en Savoie. Outre un engagement constant à Montchardon, de pratique et d'enseignement, Jean-Pierre Schnetzler est aussi l’auteur de nombreux articles et ouvrages. Il souhaitait notamment, en écrivant, informer le public francophone sur le bouddhisme en intégrant les données scientifiques occidentales, y compris dans un domaine aussi controversé que celui de la transmigration. Il a aussi largement participé au dialogue interreligieux, notamment avec le père De Give. Retraité en 1989, Jean-Pierre Schnetzler vivait à Karma Migyur Ling. Il y a enseigné et dirigé des retraites de méditation jusqu'en 2006, date à laquelle sa santé l'a contraint à cesser ces activités.

Revoir l'article : JP Schneltzer psychiatre " bouddhisme expliqué aux occidentaux"(video)

Dans la comparaison entre la méditation et la psychanalyse ce sont des conceptions de l’homme et du monde différentes, entre une voie traditionnelle et une méthode d’investigation scientifique bien qu’il y ait une analogie profonde entre ces deux démarches, le Bouddha décrivant le bouddhisme comme une méthode de guérison de la souffrance. Pour la psychanalyse, l’évolution de l’homme culmine dans un état de maturité psychologique chez un être humain capable de jouir, de supporter une dose raisonnable de contrariétés, de travailler, d’élever sa progéniture, après quoi il décline et il disparaît définitivement. Sous les influences conjuguées de Carl Gustav Jung et des doctrines orientales, la psychologie transpersonnelle a étudié la maturation du moi de l’adulte en y intégrant des expériences et des modes de fonctionnement psychologique qui sont ceux des mystiques, de toutes les religions d’ailleurs, mais aussi de certains non-religieux. Apres le niveau de pensée que Piaget appelle pré-opératoire, le stade personnel est atteint, lorsque sur le plan intellectuel l’enfant est capable de faire des opérations concrètes où il comprend les rôles et les règles. Il acquiert ensuite une pensée formelle où il est capable de penser le monde et lui-même, suivant les règles de la logique. Il appréhende des relations conceptuelles et, finalement, il est capable d’opérations synthétiques et intégrantes, créatives, lorsque l’adulte est arrivé à ce stade, il aurait terminé son évolution.
Selon les psychologues du transpersonnel, l’être humain est encore capable, si son évolution continue, d’atteindre un stade transpersonnel du fonctionnement psychique, qui est comme le début des processus de la méditation, de la concentration, au seuil du premier dhyâna. Il est aussi capable d’atteindre un stade, dit « subtil » selon Ken Wilber qui correspond à ce que le bouddhisme appelle la forme pure : le rûpaloka, et qui correspond aussi aux archétypes et aux idées platoniciennes, aux visualisations des yidam dans le bouddhisme tantrique et aux stades des dhyâna de la forme. Enfin le neuvième stade, qui est le stade causal pour Ken Wilber, est l’expérience du vide, du sans forme, ou de l’universel, ce qui constitue la fin des phénomènes psychiques. Au delà, c’est un état ultime, que l’hindouisme appelle le quatrième état : turîya, ou ce qui constitue le svabhavikakâya du bouddhisme. Ces neuf ou dix stades de Ken Wilber sont représentatifs de la position contemporaine de la psychologie transpersonnelle qui montre qu’au-delà des stades du moi, connus de la psychologie classique, on peut décrire, suivant des critères formels basés sur des constatations d’expériences, des types de fonctionnement mental. Nous sommes donc là au-delà du moi ordinaire. Est-ce de cela dont il s’agit quand la mystique chrétienne parle de la mort du moi ? Est-ce de cela dont il s’agit quand le bouddhisme parle de l’illusion du moi, ou de l’inexistence du moi, ce qui est une façon de traduire le pâli anatta ou le sanscrit anâtman?  (à suivre)

 

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 11:57
 "Un mot prononcé avec bienveillance engendre la bienveillance
                Une pensée exprimée avec bienveillance engendre la profondeur
                                        Un bienfait accordé avec bienveillance engen
dre l'amour"

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 11:36
                                                  "Prendre pour permanent ce qui n'est  que transitoire est comme l'illusion d'un fou"                  Kalou Rinpoché

"Ainsi va la vi
e: elle nous propose une version de l'existence sans point ni virgule, c'est à nous de la ponctuer...et c'est notre ponctuation qui fera toute la différence.
 
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 10:30
"Les choses qui s'écroulent sont une sorte d'épreuve mais aussi une sorte de guérison"
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