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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 10:27

Se prend-on au jeu ou le prenons-nous au sérieux ? À quoi joue celui qui joue ? À se distraire ? À s'abstraire du monde ? Et à quoi joue t’on si on joue tout le temps ? Etrange distraction, qui occupe l'âme et le corps au point de plonger, parfois, celui qui s'y adonne dans un état second. 2010-11-20_162409.pngEtrange abstraction, qui coûte parfois sa chemise au joueur... Le jeu est-il encore un jeu quand tant d'enjeux sont en jeu ? Etrange divertissement qui culmine dans le sentiment désespérant que "tout est joué"...Il est vrai qu’il existe une multitude de mondes ludiques dont les jeux sociaux font partie, reste à délimiter la frontière entre monde réel et jeu, Montesquieu dans « les lettres persanes ». Ce sont les règles qui produisent les joueurs ou encore lorsqu’une légalité produit une liberté réglée. On peut avoir avec Leibnitz la tentation de créer une encyclopédie du jeu dans la philosophie des mondes possibles. Tout jeu peut être ainsi interprété comme une façon de vivre, il ouvre sur un monde virtuel, comme une métaphore des activités humaines. Nous prenons au sérieux des choses qui ne le méritent pas, Blaise Pascal alors que le divertissement est conscience de ce qu’il entend fuir, dans une figure tragique de tenter d’échapper à qq chose. Sartre dans « l’être et le néant » parle d’une conscience double ou de différents degrés de conscience dont l’un est celui de l’oubli de la réalité. Comme l’a montré I Bergman dans le « 7ème sceau », dans la vie tout est joué, tout est perdu, le jeu d’échecs est symbole de la vie ou il s’agit de se maintenir en vie dans le jeu : vivre dans un jeu c’est essayer d’y maintenir sa conscience.

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 10:51

selon notre expérience, perçoit et ressent, comprend et connait. L’esprit est de nature immatérielle, tandis que notre corps, fait d’atomes est matériel. Dans la vaste catégorie de l’esprit, on trouve de nombreux types de conscience, parmi ces dernières figurent les consciences sensoriel0924141359DVB-TARTE.jpgles (qui perçoivent les objets extérieurs tels que sons, vues, odeurs, gouts et sensations tactiles) et notre conscience mentale, laquelle pense, dort, rêve et peut faire l’expérience de réalisations spirituelles. La colère comme toutes les émotions est un type de conscience, c’est un facteur mental qui accompagne notre conscience mentale conceptuelle, ainsi peut il être affecté - soit maitrisé soit excité- sur un plan mental. La patience, l’amour, la compassion et la joie sont pareillement des facteurs mentaux accompagnant notre conscience mentale, toutefois pas en même temps que la colère. Ceux-ci peuvent eux aussi, être accrus ou diminués au niveau mental. C’est pour cette raison que le bouddha a insisté sur le fait que notre esprit est la source de notre souffrance et de notre bonheur.  « Travailler sur la colère » Thupten Chödrön 

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 10:26

N’aurait pas besoin de le répéterDSCN0063.JPG

           Si ce n’est

Qu’il aurait besoin lui-même

      De s’en persuader.

  Celui qui est gentil gentil

Aurait besoin là de le prouver

      Car il se pourrait

Qu’il n’ait pas l’esprit tranquille.

    Celui qui se dit votre ami

A une large gamme devant lui

     Pour décliner l’envie.

Celui que vous prenez comme ennemi

           A fini par ré-fléchir

Les entraves de votre propre esprit.

             Ami, ennemi,

         Comment savoir

    En en prenant son parti

 Et en accueillant les miroirs.

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 10:25

Ou « cet obscur objet de dégout », la construction d'un monde commun se fait autour de l'éviction d'une part immonde : déchets, spectacle sanglant des abattoirs, cimetières. Nous avons généralement une vision hygiéniste du monde, que l’on retrouve dans le champ politique, monde que l’on veut propre et que l’on doit nettoyer, Tout ce travail de soustraction permet de construire une réalité supportable, voire désirable. Mais suffit-il de cacher sa part maudite pour ne pas la subir, à ce que suscite la multiplicité purulente qui compose tout corps. 2010-11-07_155554.png« Dis moi ce qui te dégoute je te dirai qui tu es », la gestion collective et individuelle de l'immonde fait ainsi l'objet d'un consensus, qui repose également sur toutes sortes de rouages invisibles. Nous sommes habituellement dans une stratégie de travestissement, dans un travail de requalification, nous contournons en permanence tout ce qui nous dégoute. Le déni du dégout est universel, d’où la vertu éthique à réfléchir sur ce qui nous dégoute en recherchant la réalité de l’émotion qui la recouvre, émotion primaire, puissante. Le dégout nous interroge en fait sur la part immonde du monde, dans ce qui défait la sensation d’unité du corps, son identité. Le vocabulaire de l’immondice a une forte circulation métaphorique, on se souvient tous du terme « racaille » dans la bouche d’un politique…Mot qui joue sur l’émotion primaire, outil affectif car la nausée emporte tout, et qui peut être dangereuse en entrainant des procédures de stigmatisation et d’exclusion de l’autre du corps social.

 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 10:32

À la différence de la vue, qui donne le sentiment d'être spectateur du monde, le toucher permet de creuser l'insondable difficulté de rencontrer le monde dont nous faisons déjà partie M Merleau Ponty « visible et invisible ».Par le simple geste de se frotter les mains, l’individu est à la fois touché et touchant, c’est une proximité et immé2010-10-26_140245.pngdiateté qui peut aussi nous donner une idée de puissance dans le fait de pouvoir se passer de l’autre alors que le toucher est ce qui nous rapproche le plus de ce qui n’est pas nous, de l’extériorité, d’un accès à l’altérité. Il est aussi illusion car il reste toujours en surface devant l’insondable de l’autre, tel l’amour qui peut se perdre dans le toucher « la caresse est de ne se saisir de rien », il exprime l’amour  mais souffre de l’incapacité de le dire Levinas « totalité et infini ». D Diderot se demande s’il est un sens psychologique, si la foi dépend de nos sens. Dans le défi biblique de l’incarnation « ne pas toucher celui qu’il serait immoral d’atteindre », d'un amour qui se perdrait dans la chair. Il est un danger permanent de l’imminence de la violence, dans « Hiroshima mon amour » A Resnais nous montre une tendresse directrice et M duras parle de « mains qui s’agriffent ». Le problème du toucher est qu’il nous semble très proche mais ne donne rien, il faut en surmonter la violence de l'illusion dans la distanciation de notre vouloir. Revoir : ici .

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 09:34

Tous les phénomènes qui naissent, demeurent, affectent les autres phénomènes, autrement dit toutes les choses conditionnées doivent obéir à la loi de l’impermanence pour arriver finalement à la décomposition. Si nous voulons que les choses existent pour toujours sans jamais se décomposer, nous voulons l’impossible. Je vous ai dé jà rappelé plusieurs fois que tout ce que vous chérissez aujourd’hui, vous devrez certainement l’abandonner et vous en séparer demain. »  Soutra de l’île du soi extrait des « chants du cœur » Thich Nhat Hanh0628083328DVB-TFrance-2.jpg

Reconnaissons et contemplons notre graine d’angoisse :

Il est dans ma nature de vieillir. Je ne peux échapper à la vieillesse.

Il est dans ma nature de tomber malade. Je ne peux échapper à la maladie.

Il est dans ma nature de mourir. Je ne peux échapper à la mort.

Tout ce qui m’est cher et tous ceux que j’aime aujourd’hui,  je ne peux éviter d’en être un jour séparé.

Je suis l’héritier des fruits des actions accomplies par mon corps, mes paroles et mes pensées. Les fruits de mes actions sont la seule chose que je puisse emmener avec moi dans le futur.

Celui qui s’attache à sa propre vue des choses, qui considère sa vision comme la plus élevée, comme la vision suprême du monde et qui critique toutes les autres vues, reste toujours emprisonné dans le cercle des disputes. Un sage considère toute dépendance à sa propre doctrine et tout mépris des vues d’autrui comme un emprisonnement et une perte de liberté. Un sage a lâché prise du concept du moi, dans son attitude, il ne sait plus rien, il ne dépend de rien, y compris des connaissances. Dans un conflit, il ne prend pas parti et ne maintient plus aucune vue ni aucune doctrine. Soutra de la vérité absolue extrait des « chants du cœur » Thich Nhat Hanh

 

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 09:40

« Par violence j’appelle tout acte, tout comportement, toute parole ou attitude qui sera déposée contre son gré ou imposée par l’un des partenaires à son compagnon de vie et qui aura pour conséquence de le stabiliser, de l’humilier, de le meurtrir ou de le blesser dans l’un ou l’autre des registres suivants : physiqu0430210312DVB-TTF1.jpge, sexuel, économique, psychologique ou moral ». Voilà une belle définition de J Salomé, qui se distingue depuis plusieurs livres à non seulement pointer nos communications toxiques mais de tenter de trouver des issues simples. Dans ce livre très court, il pointe la violence, jeux de pouvoir, rapports de force, perversités banales ou plus graves, comme signe d’une impuissance, dans la difficulté à renoncer à l’illusion de la toute puissance infantile.

 « Ce qu’il y a d’extraordinaire dans les relations humaines, c’est qu’on peut toujours les faire évoluer. Qu’il est souvent vain de vouloir changer autrui, mais que nous pouvons toujours changer notre relation à autrui, en particulier en privilégiant la relation à soi-même. ».

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 09:23

ou perceptions enfantines de notre inconscent ou cerveau émotionnel :

Si vous vous sentez mal aimé(e), en manque de créativité, en manque d’élan de vie. Si vous attendez tout des autres et que vous rejetez sans cesse la faute sur votre entourage. Si vous êtes trop timide, si vous avez peur de tout et vous sentez en permanence insécurité, si vous manquez d’autonomie et avez besoin des autres dans tous les domaines de votre vie.0219222017DVB-TFrance-5.jpg Si vous vous sentez emprisonné dans votre propre foyer, si vous vous sentez être une victime dans votre vie. Si vous avez peur de vous mettre en avant, de parler en public et si, par la même occasion, vous critiquez tous ceux qui se mettent en avant. Si vous vous lamentez sur la « chance » des autres et votre « malchance » personnelle. Si vous êtes fainéant et que vous procrastinez. Si vous avez besoin d’attirer les autres en niant votre propre bien-être pour obtenir de l’amour ou de l’attention. Si vous vous mettez en colère rapidement quand vous n’obtenez pas facilement ce que vous voulez ou que vous faites des crises de nerf, si vous boudez pour parvenir à vos fins. Si vous avez subi des traumatismes quand vous étiez enfants. Si vous avez envie de mourir ou si vous avez déjà fait des tentatives de suicide.

En somatisation : Si vous avez des envies récurrentes de vomir sans cause médicale Si vous souffrez d’anorexie ou de boulimie Si vous souffrez de troubles de la vue ou de l’audition allant jusqu’à la cécité ou surdité  Si vous souffrez de psoriasis, eczémas, infections de la peau, de problèmes respiratoires récurrents et qu’aucun traitement médical ne vous en sorte.

Patricia D'angeli "Guerir vos blessures intérieures"

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 09:41

L'étique se distingue de la morale en substituant l'échelle subtile du "bon" et du "mauvais" à l'échelle absolue du "Bien" et du "Mal". Suffit-il de dire, pour autant, que ce n'est pas parce qu'une chose est bonne qu'on la désire, mais que c'est parce qu'on la désire qu'elle est bonne ? L’Ethique a plus à voir avec le monde pratique, la vie quotidienne dans un rapport imminent au réel, dans l’idée d’un cheminement et d’une interrogation « La vie ne vaut pas d’être menée si elle n’est pas interrogée » 2010-09-23_160122.pngSocrate. Dans le « discours de la méthode » Descartes s’arrête à une morale qui ne peut qu’être provisoire. La force de l’Ethique est de dire qu’il n’y a pas d’évidence dans un questionnement renouvelé, ce qui la caractérise est son humilité et son absence de certitudes face à l’arrogance du dogme, de la morale, monde d’anathèmes, de principes, valeurs, croyances, arguments et de passions. On navigue dans l’indécidable et pourtant il faut bien décider, « sortir de la forêt » Descartes, dans une moindre souffrance. La grandeur de l’Ethique est de pouvoir envisager plusieurs vérités en maintenant l’indécidable, il faut alors accepter une part de désaccord, décider en conservant un doute, sans anathème, ni jugement mais dans une démarche compréhensive. Compréhension face aux problèmes éthiques comme la gestation pour autrui, se rappeler avec E kant de « traiter autrui comme une fin en soi et pas seulement comme un moyen », une conviction n’est pas une certitude et face à la condition animale se rappeler avec CLévi Srauss de la multiplicité des relations avec tout être.

 Invité : Marie Gaille, docteur en philosophie, chargée de recherche au CERSES (Centre de recherche sens, éthique, société, CNRS Université Paris Descartes), Sa recherche porte sur les décisions et les controverses morales et politiques relatives au corps en matière de santé, de procréation et de mort. Revoir : ici.



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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 09:30

Terres embrumées, paysages de légendes, sols à peine foulés  

Maisons basses en pierres taillées, le passé s’est enraciné

0906204358DVB-TFrance-2.jpg

 

Portes et sourires fermés à toute nouveauté à l’étranger

A travers les rideaux en dentelles les gestes sont épiés

Derrière les volets sont cloisonnés tous les secrets.

Pays rude, ou il ne fait pas bon à s’extérioriser

Seule l’humidité s’est toujours immiscée

Voiles et brumes peinent à se dissiper.

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