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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 17:02

L'erreur ne vient pas de ce que je perçois, mais du jugement qui se surimpose. De la perception à la position d'un jugement, c'est là que se situe l'erreur, nous sommes alors dans une illusion.

R. Descartes dans les méditations métaphysiques : "Ne pas se fier à ce qui nous a déjà trompé".

M.Merleau Ponty dans "l'oeil et l'esprit", s'insurge contre le corps comme obstacle, c'est une philosophie de l'amour dans la mesure où il s'agit d'éprouver le monde par son corps.

Dans l'anorexie le corps est un obstacle, un rejet contre une norme."Une vie véritable serait elle une vie passée loin du corps?", "Comment arriver à vivre alors que nous ne sommes pas seulement un corps?".

Pour Nietzsche, le corps est le lieu de la pensée, et parlait de la malédiction des assis.

Yves klein, le corps est comme une sculpture qui serait toujours là, il a fait le pari de l'oeuvre par une simple présence.

Camus dans les "Noces", apprend à conquérir cette limite de la carnation avec les richesses du sensible.

Alors que les scarifications dans certaines tribus font rentrer la culture dans le corps, qui a une signification sociale, à l'inverse  les "expansions" corporelles de Schwarzi sont une affirmation narcissique du soi.

En Chine, c'est la dimension intérieure qui importe.

Pour Maria Donata d'Urso dans la danse c'est reconquérir son corps de l'intérieur pour atteindre une plénitude.

Emission avec Marion Richez, cliquez : iCI

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 10:42

                                       Laisser la pleine autonomie à l’enfant, son originalité.

Un enfant ne doit pas faire confiance à tout le monde, ils sont responsables de leur corps, l’interdit de l’inceste doit être clairement nommé.

Lui permettre de jouer son narcissisme en dehors de la famille.

Les parents ont la culpabilité à la bouche « fais moi plaisir », ce qui est un argument pervers s’il ne permet pas à l’enfant son autonomie hors de la cellule familiale.

Création d’une école La Neuvile, lieu non seulement d’apprentissage mais de désir d’être au monde.

S’inquiéter des enfants trop passifs et moins des « affreux jojos », pour le 1er c’est de la sublimation de la génitalité, le refoulement de ses pulsions actives.

Le gentil, jamais en identification avec lui même, celui qui justement a fait plaisir… « Honore tes parents » : ce n’est pas les aimer, c’est du grégarisme, un mauvais moyen de les éduquer.

Dans l’adolescence, l’enfant doit lâcher la certitude d’avant pour l’œuvre de son désir, s’il demande pardon et se suicide, c’est que cela ne le lui a pas été permis…

Il n’aurait pas à demander pardon, la vie n’a pas de sens si on ne meurt pas.

Pour revoir l’émission, cliquer : ici  (video)

Emission précédente : Dolto en pionnière de la vie fœtale… (video)

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 11:18
Changer l’homme…
C’est ce à quoi s’attèlent les scientifiques avec les recherches génétiques, modifier voir remplacer certains gènes gênant pour notre humanité.
Mais là on essaie d’intervenir de l’extérieur en jouant aux apprentis sorciers…
Les communistes aussi pensent que l’on peut discipliner l’homme, ce qui donne lieu à travers la planète à des désastres humains…
Les religions essaient de leur côté, par la peur des enfers notamment, d’amadouer l’homme et de le faire tenir tranquille, mais depuis le temps ça n’a pas l’air de l’avoir changé.
Chaque pays, groupe humain, personne, dispose d’armes supposées assurer sa défense. Tandis que beaucoup d’autres sont continuellement en guerre…
On peut critiquer les autres, ailleurs, mais en nous mêmes, avons nous l’esprit en paix ?
Avons nous cette liberté qui demande énormément de discipline, l’humilité par rapport à toutes nos certitudes, croyances, concepts, conclusions.
En avons nous même conscience de tous nos conditionnements ?
Cela demande une grande humilité, une preuve de scepticisme, critique envers nous même.

Et d’être dans l’observation éternelle du monde et de nous même, dans l’étude de notre propre vie, dans la nature de nos comportements, de nos conditionnements.
Tant que nous sommes dans la dualité, pays contre pays, groupe contre groupe, nous et les autres : cela crée du conflit.
Que sommes nous ? Nous ne sommes qu’une addition de souvenirs, d’évènements passés, une mémoire.
Mais les souvenirs sont des choses mortes et c’est avec cela que nous fonctionnons…
L’ego est un mouvement d’identification de la mémoire.

L’identification est notre conditionnement, c’est ce qui fait notre conscience.
On a l’impression d’autre chose, l’éternel observé et observateur.
C’est ce qui crée le conflit, entre l’observateur et les souvenirs, notre conscience.
Et tant qu’il y a division, aspiration solitaire, acte de séparation : il y a la guerre…

Biographie

Jiddu Krishnamurti
est né en Inde en 1895. Son éducation est financée par la Société Théosophique qui le considère comme « l’instructeur du monde ». En 1929, il récuse ce rôle messianique et rompt tout lien avec les religions et les idéologies.
Dès lors, il ne cessera de parcourir le monde pour donner en partage le fruit de son expérience et inviter les hommes à la transformation de leur conscience individuelle, seule source de mutation de la société.


Et merci à Suzette pour l'avoir mentionné dans un commentaire, et à Emmanuel qui a mis les vidéos sur son blog en lien sur cette page, dont j'ai tiré ce commentaire...

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 13:40

Dolto en pionnière de la vie fœtale…
Entretien en 1983, 5 ans avant sa mort avec Michèle Montreley, analyste.
Françoise Dolto en pionnière de la vie psychique du stade archaïque, qui est une assise au développement post natal.

C’est au niveau fœtal que se grave les sensations.
Elle recommande le bercement au nouveau né, qui est un rythme à 2 temps et une métaphore de son cœur pendulaire, indispensable à son besoin de sécurité par le rappel de la vie utérine.
Elle évoque plusieurs cas ou
il est important de mettre des mots sur une souffrance, un non dit, pour que cette souffrance fasse partie de l’humanisation une fois qu’elle est communiquée.
La compassion ce n’est plus souffrir avec, mais rejoindre la personne, là ou son identité s’est nouée, une capacité d’émotion fondamentale.
Dans la phobie, c’est une terreur de la mort, comme s’il y avait réellement meurtre.
La fièvre peut être l’expression d’une régression ombilicale, une fièvre d’émotion.
Dolto a pointé dans les psychoses,
l’obstacle familial, tant la guérison serait un bouleversement pour l’ensemble de la famille.
1er volet, pour revoir , cliquer : ici
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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 08:00

Chose promise chose due…
Suite à l’article sur la présentation de « mes vaches » cf : la petite histoire de mes "vaches"  
Quel est l'état de notre propre troupeau ?
S'il n'y avait pas cette saisie, et cette crispation dans la peur de perdre nos "objets" d'attachement, on n'en ferait pas tout un fromage !
  Je laisse la liste ouverte pour toutes les « vaches » que vous rajouterez…
Et n’oubliez pas celles qui ont tendance à se cacher derrière les fourrées…
  Cette liste se poursuit grâce à vos commentaires...
Ensuite on les laissera repartir dans la vacuité, j’espère !
Pour  démarrer…

Tous les doudous…Chouchous…et loulous…A poils, plumes, doux et…tout poilu !
Tous les « gazou…gazou »…Avec ceux énumérés ci-dessus !
Tous les froufrous, bijoux…Fashion ou non !
Tous les « jou jou »…Avec ou sans écran !
Tous les ragoûts et « glou glou »…Il est des nô..ooo…tres !
Tous les « coucou » et « rou…rou… »…Que vous me semblez beau ! drôle etc…
Tous les tics et tocs…Hortensias bien taillés…
Toutes les breloques…Ce qui depuis des années est amassé…

A vous…La liste se poursuit dans "commentaire"...
A bientôt ! D'ici quelques jours...
Merci à Philarmor -  Annie -  Emmanuel -  Pattsy  -  Swadisthana  - Yog... 
Pour ce partage :  leurs  témoignages et réflexions...

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 10:25


Je me sens supérieur à l’autre : je développe de l’orgueil…

Je me sens égal à l’autre : je me lance dans la compétitivité…

Je me sens inférieur à l’autre : je développe de la jalousie…

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 20:44

Un petit conseil de lecture qui remonte le moral ,non ?

Selon la philosophie bouddhiste, la source du malheur est à rechercher dans les "trois poisons" : le désir, la colère et l'illusion ... Pour les surmonter et atteindre le but ultime de l'existence, le bonheur, le bouddhisme a élaboré des méthodes d'une incroyable complexité. Celles-ci constituent une véritable science de l'esprit humain, laquelle rejoint sur bien des points les connaissances de pointe sur notre cerveau.
C'est pour débattre de cette convergence qu'un petit groupe de philosophes et de scientifiques de renommée mondiale s'est réuni autour du Dalaï Lama en mars 2000. A l'ordre du jour, des questions aussi vieilles que l'humanité, mais toujours d'actualité : pourquoi des individus normaux, apparemment rationnels, commettent-ils des actes cruels et violents ? Quelles sont les racines profondes de ces comportements destructeurs ? Comment pouvons-nous maîtriser les émotions qui provoquent ces conduites impulsives ? Peut-on apprendre à vivre en paix avec les autres et soi-même ?

Le dialogue engagé dans ces pages, éclairé par le récit et le commentaires de Daniel Goleman, trace une route d'espérance. Il devrait être une source de réflexion et d'inspiration pour tout ceux qui, de par le monde, sont en quête d'une humanité en paix avec elle-même.

  

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 13:22
Jacques Salomé

L’être humain est un redoutable prédateur (pas moi bien sûr ni vous qui me lisez, mais tous les autres certainement !) .

En fait chacun d’entre nous possède une gamme extraordinaire de moyens pour exercer sa créativité dans ce domaine. Un domaine aux possibilités infinies : besoin de détruire, de supprimer ce qui nous gêne, de s’approprier ce qui nous manque, d’avoir du plaisir à humilier, à faire mal, à imposer nos croyances, nos désirs ou nos choix de vie. Tout ceci est présent dans nos possibles, même si nous avons du mal à le reconnaître.

Il suffit parfois d’un élément déclencheur bénin, pour lever nos inhibitions, bousculer nos valeurs, déclencher une tempête en nous.

Non qu’il y ait toujours au départ une intention ou une volonté bien établie de porter préjudice, de faire du mal ou de faire violence aux autres, mais le plus souvent, de comportements ou de paroles, de prises de positions, de tentatives d’appropriation ou de dépossession, nos peurs et nos besoins déposés sur l’autre ou le désir d’imposer nos idées, nos valeurs, notre point de vue ou plus simplement d’avoir raison sur lui.

L’origine de notre violence peut être encore dans la difficulté à mettre des mots sur notre propre ressenti, sur nos sentiments, sur notre vécu avec la tentation de sortir de notre impuissance par un passage à l’acte.

« Tu ne veux pas me rendre ce qui m’appartient alors j’essaie de te détruire. Tu veux me contraindre et me soumettre. Je n’ai pas le même désir que toi et je vais découvrir que tu n’hésitera pas à m’imposer le tien par la force. J’ai ce que tu n’as pas et tu veux me le prendre ! ».

 Renoncer à pratiquer la communication indirecte, c’est-à-dire arrêter de parler sur les autres (de préférence en leur absence !) et accepter d’échanger plus directement avec la personne concernée par nos propos.

Le fait de lâcher prise ou de ne pas entretenir le système SAPPE, qui est un système antirelationnel à base d’injonctions, de dévalorisations, de menaces, de culpabilisations, du maintien des rapports dominants - dominés, est le premier pas vers la non violence.

Eviter de créer l’opposition et l’affrontement par l’opposition et la confrontation, dans laquelle chacun énonce sont point de vue après avoir confirmé celui de l’autre.

Accepter de procéder à un nettoyage de la tuyauterie relationnelle avec nos parents ou avec les personnes significatives de notre enfance et notre environnement actuel, quand cette tuyauterie est trop chargée de messages disqualifiants, dévalorisants ou violents.

Accepter d’assumer la responsabilité de ce que nous éprouvons et ressentons, sans tomber dans l’accusation, le reproche, la culpabilisation ou la victimisation. Ainsi en procédant à un assainissement de nos relations, à une clarification de nos modes relationnels, en devenant plus lucide et vigilant sur notre façon d’être au monde, pouvons nous espérer ne pas trop entretenir le prédateur qui nous habite et lui donner une place plus modeste dans notre existence.

Nous pouvons aussi nous mobiliser pour l’avenir, pour qu’on enseigne un jour à nos enfants, la communication à l’école comme une matière à part entière. Une communication qui proposerait des règles d’hygiène relationnelle qui seraient communes. sans incidents ! Nous voulons tous communiquer, mais nous le faisons dans l’anarchie la plus complète, imaginant que les autres ont les mêmes intentions que nous !

Cela s’appelle l’incommunication qui est à la source de beaucoup de violences, quand il y a le mal être des mots, se réveillent les maux, contre autrui ou contre soi- même. Car nous sommes aussi des prédateurs très habiles contre ...nous mêmes !

Jacques Salomé est l’auteur de :
-  Pourquoi est-il si difficile d’être heureux. Albin Michel
-  Et si nous inventions notre vie . Ed Relié.
-  A qui ferais-je de la peine si j’étais moi-même. Ed de l’Homme

Site : www.j-salome.com

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