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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 10:27

Ou comment0313084401DVB-TFrance 2 expérimenter sa nature la plus profonde 0320084437DVB-TFrance-2.jpgpar Philippe Cornu président de l’UBEuropéennne  et enseignant à l’INALCO (Institut National des Langues et Cultures Orientales). D’après la traduction directe de textes cachés du grand Maitre Padmasambhava du VIIIème siècle, réapparus au XIVème mais largement diffusés à partir du XVIIème. La grande libération se fait dans l’état intermédiaire après la mort ou bardo qui est au cœur de la pratique tantrique et de la grande perfection du Dzogchen. La mort est l’occasion de reconnaitre la nature fondamentale de l’esprit appelée claire lumière, à la suite de dissolutions successives des éléments grossiers du corps, les consciences des sens, puis dissolutions 0320084448DVB-TFrance-2.jpgplus subtiles des souffles, les conceptions de l’esprit, jusqu’aux 2 gouttes essentielles provenant du père et de la mère se rejoignant au cœur. Le méditant qui s’est entrainé au cours de sa vie va pouvoir reconnaitre la nature de son esprit, claire lumière, et demeurer dans cet état pour se libérer du cycle des existences. On dit que la mort est le miroir de la vie, sans cette accoutumance, les conditionnements reviennent et on va expérimenter avec le corps mental seul, avant de se réfugier dans une matrice , les visions ordinaires amplifiées, des hallucinations effrayantes dûe à une sensibilisation  9 x supérieure à celle vécue avec l’ancrage du corps. Certaines pratiques comme Powa ou transfert de conscience cependant permet de court circuiter les bardos et d’atteindre des terres pures ou états supérieurs de conscience, d’où l’importance d’ être accompagné au moment de la mort. Revoir l'émission: ici

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 10:49

on ne travaille qu’à son propre bonheur. Je ne parle pas de travailler pour les vies futures, on travaille uniquement pour cette vie-ci. Dans ces conditions, la personne est sujette à la colère, au manque de respect, elle est agressive dans ses paroles, dans son comportement. L’ego souhaite pourtant être respecté (recevoir des paroles agréables, de l’amour, obtenir ce que l’esprit convoite), mais ce que l’on reçoit va à l’encontre de l’ego et de l’attachement.

Lorsque la colère s’élève dans votre esprit, votre état dépend alors de la façon dont vous l’appréhendez : vous pouvez penser que c’est un état négatif et nuisible pour vous-même. Par contre votre état d’esprit positif, votre compassion ne pense jamais “nuisible pour moi”. Ce que fait cette personne ne siege.jpgm’offense pas. Si vous pratiquez la patience en vous disant : « Il (elle) est en train de m’enseigner la patience », alors petit à petit la colère disparaît. Un état de bonheur s’installe et avec lui, pas de colère. Tant de paix et tant de bonheur vous envahissent. Ne vous mettant plus en colère, vous apportez la paix à votre famille et à un nombre infini d’êtres sensibles.

Pour arriver à cela, il suffit de s’entraîner à la patience et cette pratique dépend de cette personne. Elle est si gentille... Particulièrement lorsque l’esprit apprécie la patience. Du point de vue de la patience cette personne ne peut être que gentille.
Sous le joug de l’attachement, l’action de cette personne a blessé l’ego. Nous mettons une étiquette négative : ceci est mauvais (je suis blessé). Sous l’emprise de l’attachement et de la colère, nous considérons cette personne comme mauvaise ou nuisible. Non seulement nous avons apposé une étiquette, mais en plus nous y avons cru, offensant par-là l’attachement et l’ego. Ainsi vous pensez, « ceci me blesse ». En réalité, il ne s’agit que d’une partie de votre esprit. Votre esprit est aussi compassion et sagesse. Si vous ne mettez pas d’étiquette négative, la colère ne s’élève pas. Cela revient à mettre une étiquette positive, la patience. En affichant une étiquette négative, par attachement, vous êtes offensé. L’ennemi vient donc de notre propre esprit. (suite)


 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 10:33

sur nous une emprise aussi forte, nous réduisant ainsi en esclavage.

L’esprit est ce qui crée le samsara et le nirvana. Il ne faut pas conférer aux pensées plus d’importance que nécessaire. Une fois que l’on reconnaît que les pensées sont vides, l’esprit n’a plus le pouvoir de nous tromper. Mais aussi longtemps que nous leur prêter2011-02-20 091020ons une réalité propre, elles continueront de nous assaillir sans fin de la même manière qu’elles continuent de nous tourmenter depuis plusieurs vies. Pour en venir à maîtriser notre esprit, nous devons être conscients de ce qu’il convient de faire et d’éviter. De même, il nous faut demeurer alertes et vigilants en portant une attention soutenue à nos pensées, à nos paroles et à nos actes.

Pour mettre un terme à l’attachement, il est important de comprendre que tous les phénomènes sont vides. Ils sont comme l’eau qui apparaît dans le désert et qui n’est en fait qu’un mirage. La beauté et la laideur des formes ne sont utiles ni ne causent de tort à l’esprit. Libérez-vous de l’espoir et de la peur, de l’attraction et de la répulsion et agissez en toute équanimité en considérant que tous les phénomènes ne sont que des projections de votre propre esprit.

Une fois que vous aurez réalisé la vérité absolue, vous verrez que l’infini déploiement des phénomènes n’est qu’illusion ou rêve. Réaliser que les phénomènes et le vide ne sont qu’un, s’appelle simplicité ou libération des limites conceptuelles.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 10:33

Dans notre relation ordinaire au monde et aux autres, nous voulons toujours changer quelque chose à l'extérieur de nous-mêmes.  Nous voulons garder ce qui nous plaît, nous voulons repousser ce qui ne nous plaît pas, nous avons peur que ce qui nous plaît disparaisse, nous avons peur de ne pouvoir empêcher des conditions non désirables de se manifester. Cette peur est effectivement fondée, dans le sens où l'on n’y peut rien, car cela se manifeste quand même. Aucune situation n’est définitive, mais elle se transforme et change, marquée par 1116204732DVB-TARTEl’impermanence. D’un côté, nous avons cette saisie très forte qui veut fixer les choses une fois pour toutes telles qu’elles sont, sans jamais qu'elles changent. D’un autre côté, les choses changent tout le temps et par là-même nous échappent sans cesse. Alors, bien entendu, si l’on saisit les choses, on est toujours en train de souffrir, car on n’est jamais satisfait puisque les choses se transforment. Il faut comprendre qu’il en est ainsi, qu’on ne peut rien retenir, parce que tout est impermanent et que tout change, et que c’est cela qu’on ne peut pas changer justement. La seule chose qu’on puisse changer est sa propre saisie, sa propre relation aux choses. Cette volonté de fixer une fois pour toutes ce qui est bien et ce qui est mal, le bonheur et la souffrance est complètement vaine et insensée. Si, au contraire, on accepte les choses telles qu’elles sont, les amis deviennent des ennemis, les ennemis deviennent des amis, on s’aperçoit que tout se transforme, que rien ne dure, I’ ami d’un jour peut être I’ ennemi du lendemain, etc. Il n’y a donc pas de raison de s’accrocher à cela, de se fixer là-dessus; il faut laisser les choses se transformer et les accepter telles qu’elles sont. De cette manière, on se libère de la souffrance, parce que la souffrance est celle qui n’accepte pas le changement. Enseignement en lien

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 10:44

Ignorance ne veut pas dire stupidité et que l’on ne comprend rien à rien. L’esprit peut avoir de nombreuses capacités tout en étant ignorant, car ici l’ignorance désigne le fait de ne pas voir la réalité telle qu’elle est. Chacun a un potentiel et des qualités ; le problème vient du fait que nous ne pouvons pas voir certaines choses, alors que l’ignorance nous incite à croire que nous le pouvons. Certaines personnes ont une bonne éducation et sont très intelligentes et érudites, ce qui ne les empêche pas de faire des erreurs parce qu’elles sont sous l’emprise de l’ignorance, mais ne le voient pas. L’ignorance n’est pas de la bêtise, c’est le simple fait de ne pas voir la cause de nos sensations, de nos émotions, etc. C’est à cause de cette absence de vision que l’erreur survient. Il est important de comprendre le contexte dans lequel s’inscrit cette explication : 0823210726DVB-TTF1.jpgl’enseignement bouddhique montre que c’est par ignorance que nous générons des émotions perturbatrices et donc des pensées négatives qui mènent à des actes négatifs qui produisent du karma ou conséquences futures.

Si nous comprenons que nos perceptions sont dues à nos émotions perturbatrices et qu'à cause d’elles nous ne sommes pas libres, l’esprit est plus spacieux et plus détendu. Cette compréhension nous permet alors de nous ouvrir aux qualités et à la clarté de l’esprit, de sorte qu’il subit de moins en moins l'influence des émotions perturbatrices. Peu à peu, la colère et les autres émotions s’estompent et l’esprit s'oriente de moins en moins vers les négativités. Plus l’esprit est clair, plus le fonctionnement des émotions est faible, lorsque l’esprit est totalement clair, les émotions ne fonctionnent plus du tout. Nous devons donc essayer de nous améliorer dans notre vie quotidienne, afin que notre esprit s'éclaircisse de plus en plus et que les émotions se manifestent de moins en moins.Enseignement en lien

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 10:35

 ce qui entraine des répercussions physiologiques qui nous rendent plus vulnérables aux maladies. Ceci est prouvé par des recherches, les résultats révèlent que les gens qui emploient souvent les mots « je », « moi » ou « mien »dans leur conversation-et donc sont extrêmement préoccupés par eux-mêmes ont plus de risques que les autres de développer une maladie cardiaque. Qd notre esprit est ravagé par l’attachement et l’aversion, il peut faire de notre vie un enfer. Tant qu’on ne se préoccupe que de soi et de son bonheur immédiat en se demandant : « Comment pourrais-je réussir ? De quoi ai-je besoin ? Qu’est ce qu’il me faudrait ? », notre 0501210147DVB-TFrance-5.jpgchamp de référence reste très étroit. Prisonnier d’une mentalité étriquée et fermée, nous ne supportons pas le moindre contretemps ni le plus petit désagrément. Enclins de surcroit à fuir nos responsabilités, nous accusons les autres en disant : « Oh Untel n’a pas fait ce qu’il aurait dû ! Regardez ce qu’Unetelle se permet ! ». Et nous montons ainsi tellement en épingle la moindre difficulté que nos problèmes n’ont plus de fin. Penser seulement à soi engendre toutes sortes de malheurs et ne fait qu’augmenter sans cesse notre insatisfaction. A l’inverse, songer au bonheur d’autrui rend automatiquement notre esprit plus large et, du même coup, moins porté à l’excitation ou à la tristesse. Nous ne pouvons que constater que ne penser qu’à soi, négliger et dédaigner les autres ne nous rend pas heureux. Se chérir est un défaut à éradiquer ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas s’aimer, ce serait une grave erreur car l’amour doit, au contraire, commencer par soi, ceux qui ne s’aiment pas s’aperçoivent qu’ils ont beaucoup de mal à aimer les autres. « La grande paix de l’esprit » SS Dalaï Lama

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 10:42

goutte-d-eau.jpgExaminons l’expérience mentale, la pensée que vous avez à l’instant : a-t-elle une forme ou une couleur ? Où la trouve-t-on, dans la partie supérieure ou inférieure du corps, dans les yeux, les oreilles ? Ce qu’on appelle esprit n’est en réalité pas là. S’il était véritablement quelque chose, il devrait avoir certaines caractéristiques : une couleur (blanc, jaune...), une forme (celle d’un vase, d’un pilier...), etc. Il devrait être grand ou petit, vieux ou jeune... Vous pouvez découvrir si l’esprit est une entité existante ou non simplement en vous tournant vers l’intérieur et en réfléchissant soigneusement. Vous verrez que l’esprit n’a pas de commencement, n’a pas de fin, et qu’il ne réside nulle part ; qu’il n’a ni couleur ni forme ; qu’il ne peut être trouvé ni à l’intérieur ni à l’extérieur du corps. Et lorsque vous voyez qu’il n’existe pas comme une chose, demeurez dans cette expérience sans tenter de la définir ou la nommer. (suite article précédent)


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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 10:36

Etymologiquement, le désir (du latin : de-sidus) désigne la nostalgie de l'étoile, le désir est il l’expression d’un manque chez Platon « le banquet » ou d’un excès ? Polarité : du manque, l’objet du désir ne satisfaisant que provisoirement le désir et le désir comme force productrice qui nous constitue comme cela est vu chez Spinoza « l’Ethique ». Le désir est partout dans notre rapport même au monde et dans une société de l’offre et de la demande, d’où sa tyrannie tel que l’a vu Karl Marx en aliénation car le désir est par définition insatisfaisant, de la possession 2011-01-23_112553.jpgimpossible à satisfaire. Comme l’a montré Romain Gary « chien blanc » nous sommes dans une société de provocation continuelle ou S Freud « Malaise dans la civilisation » : ce qui crée la civilisation crée la barbarie dans la suscitation d’insatisfaction. Epicure avait distingué le désir nécessaire ou naturel de celui artificiel ou de production culturelle et sociale en cartographie des désirs émis par la société. On peut se demander  si la notion de désir naturel a un sens, il peut être court circuité dans l’exemple de l’anorexie qui n’est pas expression du désir et mis en évidence par J lacan car il est relation avant tout l’enfant nourri par la mère.  Il faut se méfier de la coupure entre désir et besoin ainsi que du rapport entre désir et plaisir. En nous gardant tel Nietzche à donner une interprétation morale d'une pathologie des désirs, toutes les passions sont des désirs. Alors que le vrai désir en force productrice est celui qui nous constitue dans un cheminement pour aller vers notre nature qui se construit. Un désir qui passe par une abnégation et nous pousse à faire des choses qui nous dépassent. Jusqu’ou aller au delà de soi, du moi dans un oubli de soi par rapport à nos habitudes mortifères, conscience réflexive dans une renaturalisation du désir d’un sujet non manquant ou l’effort naturel est devenu nous même.David Rabouin chargé de recherches au CNRS dans l'équipe REHSEIS (Recherches Epistémologiques et Historiques sur les Sciences Exactes et les Institutions Scientifiques). Ses recherches portent sur les rapports entre philosophie et mathématiques.

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 10:30

  ... obtenons ce à quoi nous sommes attachés, mais même si c'est le cas, nous aurons ensuite peur de le perdre. C’est là encore une manière de fonctionner normale, mais à cause de tous ces fonctionnements habituels basés sur le mode des émotions perturbatrices, nous avons une vision erronée des autres, et c'est là le problème. Malheureusement, nous ne reconnaissons pas vraiment que ces visions erronées sont générées par notre désir ou nos autres émotions. Nous avons l’impression de voir la réalité, de comprendre ce qui se passe, pourtant nous n'avons pas 0801210954DVB-TTMC.jpgune vision claire, parce que nous sommes pris par des concepts destructifs sur la réalité ; nous sommes pris par l’ignorance et le manque de clarté, et nous ne voyons pas vraiment ce qui se passe. L’attachement, l’orgueil, la jalousie, la colère, etc., se sont développés de tout temps, c’est pourquoi nous ne pouvons pas nous en libérer du jour au lendemain.

Nous ne savons pas, au début, pourquoi nous n’aimons pas telle ou telle personne. Puis, peu à peu, en essayant de comprendre la situation, nous nous apercevons que c’est à cause de notre attachement, de notre jalousie ou de notre orgueil, etc. Nous voyons que notre esprit est pris par les circonstances et s’engage dans des actions négatives à cause d’elles. Cette prise de conscience nous permet de décider de ne plus suivre cette tendance et d’être vigilants et attentifs. Lorsque nous sommes enivrés, par exemple, nos sensations et notre perception de la situation changent, puis lorsque nous ne sommes plus sous l’emprise de l’alcool, notre vision redevient plus claire. Il en va de même de notre esprit : il est saoul d’émotions perturbatrices ! Il est donc nécessaire de cesser de l’intoxiquer et de le soumettre à une cure. Bien sûr, ce n’est pas facile, mais avec de la vigilance et de l’attention, nous obtiendrons peu à peu des résultats.

 Enseignements en lien sur cette page

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 10:56

et nous sommes parfois à dix lieues sous terre. Il nous arrive de rencontrer le succès et nous en éprouvons de l'orgueil, ce qui nous empêche de voir la réalité qui nous entoure ; il est possible que cette situation ne soit pas douloureuse sur le moment, mais elle est à coup sûr génératrice de nombreuses erreurs et de souffrance par la suite. Prenons l’exemple de la situation actuelle de l’économie, qui a été provoquée par des personnes qui se sont enorgueillies de leur succès 0417212557DVB-TFrance 5et ont finalement fait beaucoup d’erreurs et causé ce désastre. Dans notre cas, ce sont nos relations avec notre famille, nos amis, nos collègues qui sont souvent teintées d'orgueil.
Il en va de même pour les autres émotions, en particulier pour le désir-attachement. Nous pensons que le désir et la saisie égoïste animent tout un chacun et que c’est normal, mais nous ne nous rendons pas toujours compte de ces fonctionnements. Nous n’aimons pas trop certaines personnes, par exemple, sans savoir pourquoi ; nous pensons qu'elles n’ont vraiment rien pour plaire et nous sommes critiques à leur égard. En analysant la situation et en prenant un peu de recul, si nous essayons de comprendre pourquoi nous n’aimons pas telle ou telle personne, nous verrons que c’est souvent parce qu’elle est meilleure ou plus intelligente que nous, et nous sommes tout simplement jaloux. Cette jalousie n’est pas vraiment perçue, mais nous voyons par contre tous les défauts de l'autre personne ! Nous créons ainsi des situations de souffrance, or tout ce qui se produit est dû à l’attachement que l’on a vis-à-vis de soi-même. Enseignements en lien sur cette page

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