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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 10:49
La compassion relationnelle est une qualité participative et de disponibilité aux autres Elle demande de dépasser les fixations de l'ego et d'ouvrir ainsi le cocon de notre individualité. Cette compassion et cet amour sont d'abord une qualité de disponibilité aux autres et une participation à leur réalité. Remarquons que compatir signifie étymologiquement "souffrir avec", "participer à la réalité de l'autre", "d'être touché par l'autre". Cette participation demande que nous ouvrions notre territoire, ce qui ne peut se faire qu'en acceptant l'autre tel qu'il est, ce qui n'est possible à son tour qu'en commençant par nous accepter nous-mêmes. Ce n'est que dans cette ouverture que peuvent se réduire et se dissoudre progressivement les barrières que nous érigeons pour nous sécuriser et nous défendre, et qui perpétuent ainsi la suprématie de notre ego. Dans cet accueil est une attitude de douceur et de non-agressivité envers les autres et soi Dans cette dimension d'acceptation, la compassion s'avère être une attitude empreinte de douceur et de non-agressivité vis-à-vis aussi bien de nous-mêmes que des êtres et même de l'environnement. Cette non-agressivité est en fait le reflet d'un état intérieur qui n'est pas fondé sur l'appétit et l'avidité de l'ego, prêt à agresser, à sacrifier l'autre, ou à tout détruire pour se nourrir et se satisfaire. Cette non agressivité permet, dans une attitude de douceur et de gentillesse, d'accueillir l'autre, de s'ouvrir à lui, ce qui permet profondément de le rencontrer dans sa réalité. Cette rencontre instaure une communication véritable. Enseignement sur le blog rimay en lien sur cette page Dans le même ordre d'idées revoir : Nous sommes et restons trop souvent des prédateurs à moins que..Une de mes oeuvres en terre en lien sur cette page...
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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 10:41

Si « repenser » les pensées peut engendrer des changements aussi positifs dans le cerveau, que dire alors de la méditation ? Le neuroscientifique R Davidson, de l’université du Wisconsin, a mis en place une étude confrontant 2 groupes de pratiquants, des moines bouddhistes et des étudiants méditants. Il s’agissait de faire grandir l’amour et la compassion illimitée envers tous les êtres vivants. Sur  l’éléctro-encéphalographe, le groupe des moines produisirent des ondes gamma d’une intensité 30 x supérieure à celle des étudiants. Davidson utilisa l’imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle (IRMF) pour déterminer quelles régions cérébrales s’activaient durant la méditation : il s’agissait des zones impliquées dans la gestion des émotions positives, tandis que celles dédiées à la distinction de soi et des autres se désactivaient. Contrairement aux étudiants,  quand les moines méditaient et produisaient des sentiments de compassion,  l’activité cérébrale liée aux sentiments négatifs était noyée par celle de la zone impliquée dans le bonheur. Ce qui corrobore l’idée que l’entrainement mental peut rendre le cerveau plus enclin aux états de bonheur, de compassion et d’empathie. Cette découverte  nous montre que le bonheur est un savoir faire qui s’apprend. Une belle pensée à méditer !

Propos recueillis dans le dernier livre de « embrasser le ciel immense » auteur du best-seller international « je suis né un jour bleu ». Daniel Tammet est un savant autiste Asperger, génie des nombres et des langues qui a vaincu aujourd’hui la prison de l’autisme faisant preuve de sensibilité et humanité, il a été élu l’un des « 100 génies vivants ».

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 10:40

D’où la question comment sommes nous construits avec la lumière d’Eric Fromm voir aussi cf article : La sagesse, un sevrage réussi L’enfant à la naissance n’a même pas conscience d’une réalité existante en dehors de lui, lui et le sein de sa mère sont une seule et même chose, stade d’indifférenciation entre sujet et objet. C’est par la maturité qu’il va pouvoir surmonter l’attitude narcissique d’omniscience et d’omnipotence.

Celui qui toujours demeure attaché au sein de la mère restera l’éternel nourrisson, plein d’euphorie lorsqu’il est aimé, soigné, protégé, admiré, mais plein d’un intolérable sentiment d’anxiété lorsqu’il est menacé d’être séparé de sa toute aimante mère. Celui qui reste attaché à l’autorité paternelle peut faire montre d’une assez grande dose d’initiative et d’activité, à condition qu’il soit toujours en présence d’une autorité qui distribue ordres, récompenses et châtiments. Mais cela peut prendre aussi une orientation régressive dans l’attitude de destruction des personnes et choses, le désir de tout s’incorporer. L’ego s’édifie comme une chose isolée, fortifiée, indestructible, s’éprouve en tant que sa propriété, sa propre puissance, son propre prestige et son propre intellect avant d’intégrer la réalité et d’arriver à un plein développement de sa raison, c'est-à-dire lorsque la réalité est appréhendée en « laissant les choses être »  ce qu’elles sont, Heidegger. Denis de Rougemont « La personne est question et réponse. Elle est action et non fait ou objet et une analyse complète des faits et objets n’en apportera jamais une preuve irréfutable. La personne n’est jamais localisée ici ou là, mais en action, en tension, en élan impétueux, plus rarement comme une source d’équilibre heureux tel qu’une fugue de Bach nous en donne l’impression. »

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 10:46
"Au commencement il n'y avait rien...Dieu l'absolu satisfaction" Amélie Nothomb dans "La métaphysique des tubes". Entrer dans la vie c'est entrer dans la séparation, penser c'est être dans la séparation, le langage avec sa grammaire sujet, verbe, complément, c'est classer, diviser, distinguer. Séparer c'est faire cesser d'être ensemble, dans le processus du vivant il y a la séparation originaire, le cycle de vie étant un éternel recommencement. La séparation est la condition de la relation sociale, distinction entre soi et les autres, c'est la différenciation qui rend possible le fait d'être ensemble. Le principe d'altérité c'est la différence fondamentale entre 2 individus, présuppose le partage, la société crée la séparation par la différenciation sociale. Au moment même de la création, perte du paradis perdu, perte du mythe fondateur, mythe de la chute, pour les philosophes du soupçon, E Lévinas, c'est de l'ordre de la privation, Dieu est un désir, dans le sens de construction, métaphysique, pour V Jankélévitch, l'homme se construit par rapport à son passé. Platon dans "le banquet", le nombril est né de la séparation , d'ou la difficulté à s'unir car l'autre c'est moi dans un noyau fusionnel détérioré par le "on",  dans une incapacité d'être soi. Dans notre société occidentale la solitude est vécue comme un déchirement car nous serions dans l'incapacité de rencontrer l'autre dans une logique de consommation, d'appropriation au détriment de la relation d'ou la sensation de manque dans l'impossibilité de dévorer l'autre. Ce qui fait dire à Simone Weil : aimer purement c'est  la distance entre soi et l'autre.
  Revoir l'émission : ici

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 10:44

Des auteurs…masculins dans les récentes publications se mettent dans la peau des femmes mais se mettent ils vraiment dans leur psychologie. Tels Jean  Philippe Toussaint, David Foenkinos, Douglas Kennedy, la femme est pour le 1er une totale projection de ses fantasmes, c’est lui-même qui le dit, pour le 2nd une approche lointaine mais touchante et pour le dernier tant que l’on reste dans la trame de l’histoire cela peut rester plausible mais une femme ne va pas s’acheter par exemple du vin et du fromage comme emplettes…Des tentatives plus ou moins réussies de qq chose qui parait tout de même hors de portée pour une raison bien simple et là il faut aller voir des auteurs…féminines pour en comprendre un peu plus, une femme est avant tout une victime. Victime de l’histoire et là encore il faut commencer par une anthropologue femme cf article: Une femme, anthropologue, Françoise Héritier pour comprendre la différence des sexes . Vous aurez du mal à les voir chez nos maitres psys car une femme serait un homme sans pénis…Entendu : véridique ! 

Cela demande à prendre connaissance des comportements des victimes, pour commencer victimes des 1ères femmes qui exercent du pouvoir sur elles : mères, grands-mères, tantes sans oublier les marraines, pas toujours les fées des contes qui se penchent avec bienveillance sur le berceau dixit nos auteures…Ensuite elles vont osciller entre des comportements de soumissions acceptées et des tentatives de rébellions ratées c’est Véronique Ovaldé qui le dit et elle sait, elle, de quoi elle parle dans son dernier livre sur une histoire de femmes dans xsieurs générations. Tandis que les éléments féminins de sa famille frétillent avec amour sur leurs créations masculines, ce qui n’est d’ailleurs pas un cadeau pour eux non plus mais…cela donne une rare assurance mâle, elles vont devoir user de ressources dont elles sont naturellement pourvues mais qui peuvent aussi les desservir. Ensuite la lutte entre victimes est sans merci et avec une rare rage pour pouvoir intéresser ceux qui ont le pouvoir un peu partout dans les rangs de la société, tous les coups sont permis. Attention spéciale aux ingénues qui arrivent à se hisser aux plus hautes marches…Mais aussi qui peuvent dégringoler du jour au lendemain car elles passent de main en main toujours la femme de…Et l’usure peut faire brutalement son apparition…Mais bien sûr cela est encore un fantasme de plus rien à voir avec la réalité vraie ! Lire article cf : Nous sommes et restons trop souvent des prédateurs à moins que...


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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 10:40

C’était un « compliment » de J Lacan ! (1882-1960), enfance de pauvreté et décès de proches, elle se passionne pour la psychanalyse d’enfants et conçoit le concept de position dépressive, mécanismes schizoïdes et identification projective mis en place très tôt. Elle décrit le monde intérieur des bébés qui affrontent d’emblée la pulsion de mort en clivant le bon objet et le mauvais objet à l’extérieur de lui « position schizo-paranoïde », c’est ainsi que par ce mécanisme le « moi » se cliverait. De ce clivage, séparation, pour réintégrer l’objet dans son entier, le bébé va éprouver de la culpabilité et des désirs de réparation vis-à-vis de l’objet ce qui est la position dépressive, qui va de pair avec la capacité de sollicitude, souci pour l’objet. Le mauvais en soi est projeté à l’intérieur de l’objet avec pour but de s’en débarrasser mais aussi de connaitre et contrôler l’objet, cette pulsion « épistémophilique » est activée par l’angoisse. Ses travaux avaient  alors suscité la critique de la famille Freud ainsi que le fait qu’elle situerait l’Œdipe, l’envie, la jalousie, de façon plus précoce que les 2,5 ans. Le fantasme de la représentation de la relation père-mère « l’objet combiné » dés les 1ères semaines, serait un élément de la force du « moi » qui peut susciter des attaques envieuses.

Relire cf article : « De soi on est trop près, des autres trop loin » pour pouvoir…juger   cf article : Lutte permanente contre les pulsions de mort 

D’après extrait résumé de G Gatoire, analyste- sur la photo une autre pionnière F Dolto.

 

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 10:47

En référence à l'article : La méconnaissance de la reconnaissance enferme tout système

L’espèce humaine a acquise des capacités émergentes, outre la posture bipède, la conscience réflexive, le langage et la production de sens. L’enfant doté de ces stratégies adaptatives va pouvoir se représenter sa situation de détresse et de dépendance si on le compare aux autres espèces. Grâce à la capacité de représentation, il va avoir la possibilité de se sortir de cette situation difficile, source d’incertitude et de souffrance, étant complètement livré aux mains des autres. De cette position passive d’aide il va se retrouver dans une position réflexive où il va pouvoir s’aider lui-même. Le nourrisson non outillé pour se suffire à lui-même, il lui faut pour survivre, dit Freud une « présence secourable », « source originelle de tous les liens moraux ». En  construisant son monde intérieur, fonctionnement psychique fantasmatique inconscient, il parvient à s’aimer lui-même, s’aider, devenant moins dépendant de l’amour et de l’aide d’autrui. Pour JLacan l’intimité la plus profonde de l’homme est habitée non seulement par l’autre mais par son désir, les effets de la présence cachée de l’autre dans le désir inconscient « tout désir est désir du désir de l’autre ». La logique du désir inconscient, ayant été sous la dépendance du désir de l’autre, nous place toujours comme objet indispensable pour gagner son amour et sa reconnaissance. Etre aimé, reconnu, aidé sont indissociables dans l’expérience du désir humain.

D’après commentaire de Nicolas Duruz « Quelle aide peut apporter une psychothérapie dans la société d’aujourd’hui »

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 10:40

Une mère si peu maternelle, un beau père réac et violent, l’idée d’en finir à 8 ans déjà…Paradoxalement avec la mise en place de la résilience et de qqs figures aidantes, des profs qui vont au-delà du programme, cela peut forger un caractère sous la forme d’une farouche rébellion et le goût du combat : « Je suis entré très tôt en résistance. Et le 1er gouvernement auquel j’ai résisté était celui de mes parents » Guy Bedos. Suivant son exemple et d’autres, bien que les mauvaises conditions ne sont pas à souhaiter, cela donne pourtant un gout de la vie plus prononcé, une compréhension des autres et une grande souplesse de caractère. Une meilleure adaptation en fait aux évènements, une capacité à rebondir et une vision des choses plus proches de la réalité qu’une personne protégée et qui peut passer à côté de l’essentiel. L’humour à condition qu’il ne vire pas au cynisme, est déjà une victoire sur la médiocrité de certaines conditions, c’est rajouter de la couleur aux sombres tableaux, la nécessaire distanciation et l’envie de faire partager. Ce sont des personnes au quotidien qui ne sont pas rebutées par les obstacles et peuvent aller donner un coup de main jusque dans les enfers pour en sortir qqs uns encore tout fumant, des justes cf article : Les « justes » ces hommes et femmes du quotidien  et La résilience, Boris Cyrulnik : cette faculté à rebondir .

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 09:41

La qualité de la présence est une attention qui confirme l’autre dans son être, lui permet de s’accepter. Une puissance de la présence  combinée avec l’haptonomie, dans le contact et par le langage du corps des blessures peuvent être réparées. Le contact humain est un besoin vital, il donne à ressentir que vivre a un sens. C’est une qualité du tact un mouvement vers l’autre avec retenue, une distance d’amour, qui permet le lâcher prise dans certains moments de la vie. Le langage du corps sécurise l’être qui est dans une situation de fragilité, épreuve où les masques tombent. La qualité spirituelle de la tendresse est la façon de s’adresser à l’autre, la capacité de silence, d’écoute dans une profondeur d’être. Marie de Hennezel a préfacé entre autres personnalités, « Le livre tibétain de la vie et de la mort » : « En cette fin de siècle marquée par le déni de la mort et la perte des valeurs spirituelles, le livre de Sogyal Rinpoché représente un apport essentiel. J’y ai trouvé de profondes correspondances avec ce que j’ai appris auprès des mourants. L’accompagnement des mourants est une expérience initiatique. ». Le bouddhisme est une philosophie proche du stoïcisme quand on ne peut parler de religion révélée et dont la spiritualité se situe sur un autre niveau de réalité.

D'après entretien- photos de Valérie Winckler exposition en ce moment

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 09:45

 Se dévouer aux autres au point de s’oublier soi même finit par se rendre soi même victime de son dévouement faute d’avoir pu se ressourcer. La maxime « aime ton prochain comme toi-même » sous entend que l’on s’aime soi-même et que l’on s’occupe de soi.

Françoise Dolto explique ce qu’on doit appeler un bon samaritain : celui qui aide autrui mais sans se détourner de son propre chemin et en ne faisant que le minimum nécessaire. Il donne un coup de main à son prochain, ne se sacrifie pas et ne se transforme pas en sauveteur, ce qui ouvrirait la porte au triangle pervers de Kapman, où le sauveteur devient souvent victime et, de victime, persécuteur.

Anne Ancelin Schützenberger, spécialiste de l’analyse transgénérationnelle, dans « le plaisir de vivre », nous parle de « sérendipité » entre l’espérance et l’action, c’est une ouverture d’esprit, relookant l’image du bon samaritain, qui s’apprend et s’entretient. Etat d’éveil ou de vigilance, attention flottante selon Freud : un corps-espace-temps-vigilance, avec une conviction positive de l’existence qui s’inter-influence avec les évènements. Ce que Descartes avait oublié dans son « Je pense donc je suis » comme dit Lacan : « Je ne suis-je n’existe-que quand je pense », c’est que l’homme est un tout et qu’il y a déjà un pont entre les 2 hémisphères du cerveau non réducteur entre la logique et l’affectif. Jung parlait d’un ordre involué-évolué de l’univers et de la conscience, le tout psyché-physique comme une manifestation d’une seule et unique énergie de fond, ce qui rejoint les récents travaux sur la physique quantique, de l’inter-pénétration des phénomènes. En conclusion : soyez positif le monde le deviendra !

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