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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 19:59

 Pour développer la confiance nous devons pratiquer en interrelation les 3 essences inséparables que sont la vue, la méditation et l’action. Ce qui demande d’intégrer les 4 sceaux du Dharma dont le 1er est de reconnaitre tous les phénomènes conditionnés comme impermanents, le 2ème que tout ce qui est teinté, connoté, est de l’ordre de la souffrance, le  3ème est de image-5-4953.JPGcomprendre que tous les phénomènes sont vides d’existence en soi, ce qui aboutit au 4ème qui est la paix absolue ou nirvana. Ceci est ce qui va sceller, authentifier la véracité, une vue dotée d’une véritable dévotion ou confiance alors que «  la vie peut passer et pourtant on continue à porter le cadavre » si nous persistons dans l’erreur. Les concepts mondains que nous entretenons sans cesse, teintent chaque expression de notre esprit dans une perspective linéaire de considérer tous les phénomènes. Il n’y a pas de plus grande confusion que l’espoir, nous devons accepter le changement naturel d’instant en instant au lieu de lui imposer notre résistance, nos peurs et nos espoirs. La souffrance ne vient pas de l’extérieur mais bien de la coloration de nos relations avec les phénomènes : « parce que vous pensez que c’est : c’est ». La sphère de notre esprit contient tous les phénomènes, nous sommes le propre créateur de notre monde « Connaissez votre esprit vous connaitrez toutes choses ». La vue doit imprégner toutes nos actions sinon nous courons le risque de coloration ou connotation et donc de souffrance, l’Eveil est la réalisation du cœur vide, dénué d’existence en soi de notre esprit.

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 10:29

De là viennent toutes nos peurs, nos aversions, attentes. Si l’on ne devait accepter que le manifesté, ce qui est manifeste, alors on devrait accepter beaucoup de contradictions. C’est l’ignorance qui est à la racine de l’existence telle qu’elle nous apparait, il est important de faire intervenir notre compréhension avec comme priorité le bon cœur. Tout ce que nous avons de bien, nos gratifications proviennent des autres êtres, le travail que l’on doit faire sur soi même,  tous nos accomplissements, même l’éveil, ne pourraient se réaliser sans leur présence. S’occuper des autres c’est s’occuper de soi même pour avoir une attitude mentale vaste  qui devienne naturelle, notre travail même le business peut se faire de façon bénéfique. L’ennemi c’est l’autochérissement, la préoccupation de soi qui ne peut qu’être idiote à en juger à ce que cela nous a  rapporté jusqu’à présent, que des problèmes, difficultés, désespoirs, cela ne peut être que de la nature de la déception. La destruction de l’autochérissemimage-4 0498ent se fait par la transformation de l’esprit, par la compréhension des souffrances samsariques,  la précieuse existence humaine, l’impermanence, l’interdépendance des phénomènes. On peut se libérer à partir de la compréhension de la production dépendante, tous les phénomènes ne sont que des conventions, des imputations, ils ne sont pas indépendants et n’ont pas une existence inhérente, solidifiée, tel que nous le percevons grossièrement. Il ne peut y avoir aucune base pour l’autochérissement, c’est quelque chose d’erroné, l’esprit et la conscience qui l’appréhende sont vides, ce qui détruit tous les objets conçus. Le « je » apparait  labellisé par l’esprit, d’après nos agrégats, forme, sensations, mental, volitions ou automatismes, conscience, les différents modes d’existence de la personne. C’est la façon dont l’ignorance nous fait percevoir les choses car l’on devrait pouvoir marcher sur nos perturbations au lieu d’en être l’esclave. Les phénomènes surviennent en dépendance de causes et de conditions, subissant forcément une naissance, transformation, destruction. Les apparences viennent de la production infaillible et dépendent des mérites de chacun des êtres comme autant de facteurs différents rentrant en contact les uns les autres par la causalité inaltérable. Comprendre comment l’ignorance perçoit les choses dans les aspects grossiers et plus subtils de la production dépendante, dans un mode d’existence relatif et final, l’un ne peut exister sans l’autre. La méditation avec la bénédiction du maitre, les déités n’existant pas en dehors de lui, nous permet de sortir des apparences ordinaires pour une pratique sans efforts. Avec la permission de méditer dans la sphère de la pureté pour purifier les phénomènes composés, les 5 constituants, transformer les obscurcissements en les 5 sagesses exaltées. Avec la connaissance et l’amour exaltés, tout est appréhendé de façon claire, la compassion devient spontanée lorsqu’on ne supporte plus les souffrances mais sans les avoir identifiées, reconnues, elles ne peuvent être abandonnées. La bodhicita est un esprit relâché pour s’engager dans des activités vertueuses, ne plus subir l’influence d’un esprit erroné et ne plus se noyer dans la souffrance, les attentes et les peurs générées. Nous avons besoin de foi basée sur la compréhension ou confiance avec un effort enthousiaste pour poursuivre sur la voie, la concentration, calme mental et vue pénétrante, pour tenir son esprit et dans un dégout de l’existence samsarique ou renoncement pour fermer la porte aux existences inférieures dans un nettoyage des différents niveaux de nos négativités.

 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 08:42

nous devons aller voir à l’intérieur de nous-mêmes, ils sont dus de notre propre responsabilité et c’est à nous d’y remédier.   

Nous avons cette tendance à  tout marquer de la permanence d’où le besoin d’un lâcher prise pour une compréhension plus profonde. La aussi 2 dimensions de l’impermanence, l’une plus fine et l'autre grossière dont nous avons des avertissements continuels comme la lune qui succède au soleil etc. Rien dans ce monde n’est en dehors de ce changement, nous partons d’instant en instant, cette compréhension est la base même de notre pratique. Même les obstacles ne sont pas permanents, il ne reste aucune opportunité pour l’arrogance, vis-à-vis de soi, en tout.2012-08-06 141201

L’esprit d’éveil, boddhicita comporte 2 aspects, celui d’aspiration, d’intention, 1ère étape nécessaire, et celui d’application ou mise en œuvre. Si l’aspiration fait défaut, la mise en application ne mène nulle part comme une belle voiture sans moteur. Nous  avons l'esprit voilé, recouvert par l'ignorance, comme une grotte exposée au nord, bien que le soleil diffuse, elle ne reçoit jamais la  lumière. Nous avons besoin d'êtres pleinement réalisés du fond de leur cœur, pour nous ouvrir le notre. Il n'y a rien de magique là dedans, aucun miracle, c'est un travail à long terme sur la réalisation des choses telles qu'elles sont. Les bénédictions, influence spirituelle, sont une grâce, comme une clarification à tous nos obscurcissements. La prière est un support quand nous sommes en échec, pour transformer notre esprit, devenir une meilleure personne, avec de meilleures dispositions et attitudes dans ce monde. L'application à la bodhicita, esprit d'Eveil est une transformation de notre existence face à nos actions superficielles. Comprendre pour mettre fin à notre égocentrisme, notre difficulté à développer une intention véritable, que rien n’a d’existence certaine. Nous sommes continuellement sous l’emprise de la peur, même si superficiellement nous paraissons calmes, notre inquiétude sous jacente surgit par de l’agressivité et de la colère. Il nous manque la confiance et la certitude pour triompher de la crainte, attitude face à la mort, la compréhension pour recevoir les accomplissements, les prières de longévité. Nous devons combattre nos propres démons, toutes ces pensées conceptuelles négatives comme celles qui nous prend la vie, celles des expériences attractives fruit de nos projections. Dieux et démons sont des pensées conceptuelles, manifestations de notre esprit, dont il est urgent d’avoir sous contrôle. L’impermanence a son propre rythme, la vacuité est son essence, tout est vide d’existence autonome, ce qui est inhérent à toute chose.

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 08:07

2012-08-03_100940.jpgce qui est juste le résultat de notre intelligence  et commun à toutes les traditions. La compassion et  la sagesse, les 2 sont complémentaires et vont de pair pour une pratique complète en unification. La mise en œuvre de la grande compassion symbolisée par la posture croisée vajra, demande à recevoir une influence spirituelle pour  contrer nos tendances conceptuelles ou croyances erronées. Nous avons tant de difficultés au quotidien dans nos activités altruistes et faisons souvent la confusion entre attachement et amour bienveillant. Nous sommes faibles dans les actions positives et tellement plus forts et vaillants dans celles négatives et égocentrées. Si l’on arrive à contrôler son esprit sauvage et débridé cela donne un potentiel dans l’existence présente. Faire en sorte que l’esprit d’éveil devienne le moteur  en s’engageant, dans une pratique de bodhisattva, qui peut être dans une 1ère attitude de ne pas nuire aux autres. Procédant par méthodes avec le code Ethique du vinaya, la lamrim et les différentes étapes de développement, le mahayana avec l’esprit d’Eveil puis le vajrayana ou tantra.

Alors que la bienveillance inconditionnelle est déjà la qualité primordiale de notre esprit, recouvert encore par notre ignorance. Aucune substance ni même de direction, néanmoins notre esprit irradie d’énergie comprenant les 3 kayas ou 3 corps, c’est pourquoi le laisser libre de tout concept si l’on ne veut pas retomber dans nos situations habituelles de peines etc.

L’amour vient après la compréhension et la compassion ensuite, c’est pourquoi l’amour  bienveillant a besoin d’être accéléré par des pratiques subtiles sous le parasol de la pratique d’Avalokitésvara. Les pratiques du vajrayana amènent de la puissance en relation avec des capacités ou pouvoirs, qui ne sont que des résultats du développement ou effets collatéraux car le pouvoir principal restant l’amour.

La dimension d’amour ou Darmakaya doit être complétée avec la vacuité ou Mahamoudra dans une unification, l’amour devant se situer dans le plan de la sagesse, pourvu des yeux de la compréhension. Le chemin doit être dépourvu de toute attitude égocentrique ou préoccupations personnelles, toutes notions de soi. On ne peut obtenir qq chose en en ayant l’attitude opposée pour la réalisation de l’Esprit d’Eveil ou bodhicita.

Nous avons des tendances puissantes d’attachement qui donne une coloration aux choses, des obstacles à la réalité et obstructions à notre compréhension, d’où la nécessité d’y couper court. Nous parlons généralement de la dimension intérieure de l’ego avec le « Moi », « Mien », l’autre dimension étant extérieure en relation avec les choses que nous qualifions soit belles soit laides. C’est la fonctionnalité de l’ego en soi dans tout ce que nous faisons et beaucoup plus dangereux car il opère de manière invisible et surgit à tout moment. Cette double classification est à intégrer dans notre pratique, cette dimension égoïste est le fondement sous jacent à toute chose, et représente l’ obstacle à la réalité, qui est bien en nous, ce n’est pas l’autre qui doit changer.

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 10:56

Pour cla2012-07-30_113540.jpgrifier, formuler un2012-07-30_113739.jpge pensée dirait Françoise Dolto dans la lignée Lacan, c’est le rôle de la prière sous les formes les plus diverses. Une façon de se

2012-07-30_115752.jpg

mettre en présence de quelque chose qui nous dépasse, de se relier et se mettre en relation. Méthodes utilisées également dans les thérapies cognitives dites nouvelles2012-07-30_115521.jpg2012-07-30_115612.jpg2012-07-30_115453.jpg ou l’on met en participation non seulement le verbal mais le gestuel avec le corporel. Cela peut aller plus loin qu’une simple demande mondaine, dans la formulation de souhaits comme autant de jalons sur un cheminement spirituel. On pourrait penser que la méditation échapperait à la dualité de la prière, mais elle peut l’utiliser pour positionner l’esprit, l’amener ainsi peu à peu à se transcender. On parle de p2012-07-30_113647.jpgrière à 7 branches avec les prosternations, antidote à l’orgueil, le refuge, pour justement nous relier, les offrandes en développement de la générosité du cœur, les louanges de ce vers quoi l’on tend, se réjouir élimine la jalousie, la confession en regard sur nous même, requête de l’enseignement, sans oublier les dédicaces ou expression des intentions.  L’utilisation de yidams comme le plus connu Tchenrezi, expression de la compassion, sont autant de supports pour transcender l’esprit et l’amener à l’oubli de soi. On peut parler aussi de prières répétitives par les mantras ou récitations de consonances imprégnées de la sagesse de tous ceux l’ayant récité avant. Autant de rituels dont il va falloir, dés le pied sur l'autre rive, abandonner la barque qui nous a porté avec. Revoir : ici

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 21:33

« C’est avec un cœur sincère que l’on doit pratiquer la voie » ou comment se mettre en quête du Graal en ne pouvant faire l’impasse d’être confronté à soi même, dans une obligation de changer. Maitre Dogen mettait l’accent sur la nécessité d’avoir un esprit pur, impossible sans une 2012-07-22_223027.jpgtransformation qui passe par les fissures de notre personne sociale. Tel le musicien à la recherche du son juste, par la juste tension, ni trop, ni pas assez , dans une voie du milieu, arriver à se détacher tout en persévérant, en faisant ses gammes pour arriver tel aussi l’archer à laisser la flèche partir elle-même. C’est le développement de la simplicité, le dépouillement, contre tout baroque, fruit d’un long travail, arriver t2012-07-22_223038.jpgel encore le calligraphe à ce que le geste se fasse tout seul. Une persévérance qui serait sa récompense à elle-même, et non pour le but, ce qui demande d’être allié avec le détachement, pour être patient en soi, qui est la réalisation de la voie avec le don en lui-même, l’ouverture. Non dans un refus du monde ou de s’en échapper, ou il ne s’agit pas de nier les désirs et les émotions mais ou il faut s’efforcer de trouver la juste distance sans y plonger et sans y coller. Pas de hiatus entre le monde intérieur et le monde extérieur, toute notre vie est pratique et toute pratique est notre vie pour une vue illimitée, de notre soi à l’univers. Ce qui demande à être bien entouré, les autres pratiquants sont autant de miroirs de nos erreurs, ce qui va nous permettre l’oubli de soi dans un dépassement. Tous les aspects du monde, toutes les dimensions dans notre vie vont dans une pratique inclusive pour introduire toutes les vertus, les mettre en action dans cette tension entre persévérance et détachement. Revoir : ici

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 10:39

"Toute chose existe selon 2 modes : l’apparent et le mode d’existence réelle. L’existence des apparences et leur vacuité ont en essence une saveur unique."

Nos sens et nos représentations mentales nous font croire en la solidité du monde manifesté ce que dément très vite entre autres la physique quantique : de l'énergie et du vide et un lieur d'après le très récent accélérateur de vitesse. Ainsi la pensée philosophique indienne a mis l’accepr-vert.jpgnt sur l’idée qu’il fallait s’ouvrir à des perceptions spirituelles qui relèguent l’activité discursive à l’état de connaissance indirecte. Mais l’on peut aussi se référer à nos philosophes occidentaux contemporains comme Roger Pol Droit "Expériences de philosophie quotidienne", Michel Hulin" la mystique sauvage", André Comte Sponville "présentations de la philosophie", Marcel Conche"vivre et philosopher", Michel Onfray "la puissance d'exister" et Pierre Hadot "exercices spirituels et philosophie antique": voir articles sur ce blog. Selon les traditions tibétaines plusieurs points de vue : l’école des particularistes, Vaibhashika, considère que les particules matérielles indivisibles et les moments atomiques de conscience constituent la réalité ultime des apparences, vision proche des physiciens réalistes jusqu’à ce début de siècle. Le 2ème point de vue est celle de l’école Sautrantika qui émet une réserve sur la réalité de l’objet telle que notre conscience le perçoit, ce qui ne peut être qu’une image représentée ou mentale. Ce qui nous amène au 3ème point de vue celui de l’école Cittamatra, les apparences que nous percevons procèdent de l’esprit, purement conceptuel, et n’existent qu’à la manière des illusions oniriques ou magiques, œuvrant tel un spectateur convaincu de la réalité du spectacle qui se déroule sous ses yeux. En réponse aux différents points de vue et discussions, les tenants de la voie du milieu ou conséquencialistes, donnent une réalité ultime qui transcende les limites conceptuelles et toutes les fabrications mentales. Pour libérer l’esprit de la saisie d’un sujet et d’un objet et de toutes ses imprégnations mentales, rendre possible l’expérience à laquelle rien ne manque, présence pure et nue à ce qui est « simplement ainsi ». Voir « Le grand livre du bouddhisme » Alain Grosrey et autres ouvrages cités sur ce blog.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 14:37

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 09:50

 remarquer que l’on est conscient et que les pensées n’ont pas de réalité en soi, sans différence entre les pensées qui vont et viennent et l’esprit qui pense. Reposer simplement dans l’expérience de l’esprit dans l’abandon de toute attente, juste reconnaitre les qualités qu’il a déjà. L’esprit est comme un projecteur de cinéma sur une sorte d’écran cognitif, les perceptions comme de simples évènements fugaces et occasionnels. La réalité relative est la somme des expériences provenant de l’idée erronée que tout ce que l’on perçoit est réel et existe en soi. L’on finit par renoncer aux idées de ce que les choses devraient être en reconnaissant que tout ce que nous projetons, tout ce que nous prenons pour autre, n’est qu’une manifestation spontanée de notre esprit, la source de ce que nous vivons. Nous jardin.jpgpouvons transformer nos constructions mentales conditionnées par nos expériences passées et nos attentes présentes, ce que les psys appellent une restructuration cognitive.

Comment reposer l’esprit ? Tout ce qui s’y passe ou ne se passe pas fait simplement partie de l’expérience qui consiste à laisser reposer son esprit, c’est la méditation, c’est l’expérience de l’esprit naturel. Ce qui fait la différence entre la méditation et le processus ordinaire, quotidien des pensées, sentiments, sensations, est la présence ou non de la conscience simple et nue, sans donner suite aux pensées ni être distrait par des sentiments et des sensations.  La seule chose à faire est de détendre l’esprit dans son espace naturel, vacuité, ou simplement voir les pensées, sentiments, sensations surgir, demeurer puis s’évanouir, et reconnaitre que ces choses se passent dans notre esprit à cet instant même. Nous allons finir par éprouver une sensation extraordinaire de détente et d’espace dans notre esprit, un arrière plan naturellement non troublé sur lequel nos pensées vont et viennent. Ce qui ouvre de nouvelles voies de communication entre nos neurones pour mieux tolérer la cascade de pensées qui traversent notre esprit à tout instant. Toutes les pratiques de méditation permettent d’apaiser le sentiment de ne plus « être aux commandes » et de se rendre compte que les sentiments ne sont pas des faits solides. La voie du bonheur revient à choisir entre l’inconfort de prendre conscience des afflictions mentales et l’inconfort d’être gouverné par elles. Yongey Mingyour Rinpotché « Bonheur de la méditation"

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 17:21

Cela a donné lieu à une certaine littérature de communautés monastiques qui ont décalqué en qq sorte notre propre histoire religieuse, le christianisme, sur ce qu’il a pu en être compris. Et ce n’est que depu0606084442DVB-TFrance 2is seulement une trentaine d’années que de nouvelles études, sont menées sur des textes archaïques revisités, travaux non encore publiés au grand public. Ce qui demande encore une certaine prudence, nous avertit Dominique Trotignon, directeur de l’Union Bouddhiste Européenne,  sur toutes sortes de conclusions plus ou moins hâtives. Ainsi le Mahayana ou grand véhicule a été assimilé au grand mouvement de la réforme comme le protestantisme au XVI ème. 0612084458DVB-TFrance 2« Monos » signifie solitaire, qui caractérise les 1ers ascètes, quittant le foyer pour une vie sans, souvent itinérante, pratiquant la méditation. Le « samana » ou ascète est celui qui s’efforce, à qui l’on attribue aussi des pouvoirs « janas ».La vie communautaire est réduite à un petit groupe tout au plus, avec un enseignement alors personnalisé ne nécessitant que qqs préceptes sans doctrine ou école. Revoir : ici .Dans la tradition des moines de la forêt, Ajahn Chah, revoir articles :   "Tout apparait tout disparait"  C’est à cet instant même, dans le présent, que nous pouvons lâcher les choses et résoudre nos difficultés... La pratique c’est dans le quotidien "Quand nous ressentons du bonheur, nous voyons que c’est incertain...  , revisite aussi nos supposés :  

« Vous croyez peut-être que c’est en allant méditer tout seul en haut d’une montagne que vous trouverez la paix. Vous serez peut-être en paix pendant quelque temps, mais bientôt l’austérité de cette vie de solitude vous rattrapera et vous commencerez à ressentir la faim et l’épuisement physique. Alors vous descendrez de la montagne et vous irez en ville où vous trouverez toutes sortes de bonnes choses à manger et tout le confort. Mais ensuite vous vous direz que tout cela perturbe votre pratique... et que vous feriez bien de vous éloigner du monde !
En vérité, ce
lui qui souffre de la vie solitaire manque de sagesse et celui qui souffre de vivre avec les autres manque tout autant de sagesse. Si on est malin, on peut vivre au milieu de beaucoup de monde et sen­tir que, même si l’environnement n’est pas paisible - ce qui sera vrai jusqu’à un certain point -, il peut être la cause d’un gain de sagesse. Si on ne comprend pas les choses correctement, on ne peut rien résoudre, on sera content de 0520084428DVB-TFrance 2vivre seul... jusqu’à ce que l’on s’en lasse et que l’on pense qu’il serait mieux de vivre en groupe. Avoir une nourriture simple pourra paraître bien... jusqu’à ce que l’on se dise qu’une nourriture plus riche serait bien agréable. Les choses tournent en rond comme cela quand on n’est pas capable de voir clair dans l’esprit une bonne fois pour toutes.
En voyant que l’on ne peut compter sur rien, on considérera toutes les situations - de pénurie et d’abondance - comme étant incertaines et on ne s’y attachera pas. On accordera toute son attention au moment pré­sent, où que le corps se trouve. À partir de là, toutes les situations seront acceptables : rester sera bien, partir sera bien, parce que notre pratique se concentre sur l’observation de ce qui est réellement.
Les gens disent : « Ajahn Chah ne parle que de l’incertitude.» Ils en ont assez d’entendre parler de cela, alors ils m’évitent. « Nous sommes allés écouter l’enseignement d’Ajahn Chah mais tout ce qu’il a dit c’est : "rien n’est sûr" ». Ils ne supportent pas d’entendre toujours la même chose, alors ils partent. Je suppose qu’ils vont chercher un endroit où les choses seront sûres ! Mais ils reviendront. 

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