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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 11:07

 Que recouvre cette conception orientale ? Une sorte de fatalité qui prédestine nos existences ? Un système moral où l’on accumule des mérites et l’on essaye de se défaire des mauvaises tendances venues du passé ? Une croyance en la réincarnation, avec un cheminement qui s’effectue de vie en vie jusqu’à la libération finale ? La prise en compte d’une loi de causalité qui régit nos actes et leurs conséquences ? 

Ce concept longtemps complètement exotique en Occident, est maintenant rentré dans le vocabulaire courant et, surtout, s’est intégré à la vision des choses de nombres de personnes en recherche de sens,  ce qui dans ses conséquences pratiques, pourra se rapprocher de la morale chrétienne.

En tant que psychiatre ayant reçu une formation scientifique, je me suis trouvé plus naturellement en affinité avec la dernière proposition, le karma en tant que principe de causalité. Cette vision des choses rejoint, dans un autre langage les approches de la psychanalyse, de l’éthologie ou de la systémie  qui soulignent l’importance des conditionnements du passé dans tous nos comportements et relations, tout en l’inscrivant dans une perspective d’évolution de l’être humain.

En effet, tout en énonçant le caractère inéluctable de la causalité il est possible de s’affranchir de l’aliénation à ces conditionnements.
Dans cette vision du karma, il ne s’agit donc pas de croire à quoi que ce soit mais d’observer attentivement en soi et autour de soi pour arriver à une vision plus lucide et consciente de son fonctionnement dans la vie.
Le principe de causalité karmique affirme que tous nos actes sont l’aboutissement de chaînes de causes et d’effets complexes, autrement dit, qu’ils résultent d’un cocktail complexe d’influences qui proviennent à la fois de notre trajectoire personnelle et de notre environnement. De même, aussitôt posés, nos actes deviennent à leur tour la source de nouvelles chaînes de causes et d’effets, dans un enchaînement sans fin, d’où me viennent cette manière de penser, ce désir, ce comportement, l’impulsion à poser cet acte ?

Quelles conséquences puis-je en anticiper et ensuite constater, pour moi-même, pour les autres, pour l’environnement ? Finalement suis-je libre de mes choix, comme j’en suis persuadé ou suis-je téléguidé par mes expériences passées, influencé par mon entourage, modelé par mon environnement ? Qu’est-ce que je génère pour les autres, pour la planète ? Et si je constate que je suis prisonnier de mes habitudes, de mon passé, du regard d’autrui, que j’engendre de la souffrance pour moi et/ou pour les autres, puis-je me délivrer ?
Pour un psychiatre, autant de questions essentielles !

Extraits d’article de l'Institut de Recherche Expérimentale de  Christophe Massin

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commentaires

S
J'ai cette notion de karma bien ancrée dans ma tête maintenant et cela m'aide beaucoup, particulièrement par rapport aux agissements des autres envers moi ainsi que les miens: je fais plus attention à ce que je fais ou dit et ce que les autres font je me dis que ça leur appartient... Bonne fin de journée Sonam. Bisous
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S

Pour les psys tout s'inscrit de toute façon dans notre histoire personnelle et nous façonne, ce qui fait  cet  enchainement de causalité de nos
conditionnements. Mieux vaut effectivement en prendre conscience et par vigilance faire attention à nos inclinations habituelles car elles nous entrainent dans les mêmes histoires qui se répétent.
On devient alors plus attentif et en tant qu'observateur on a aussi un peu "mal" pour les autres, pour ce que cela va entrainer pour eux...Par exemple des personnes qui se dévalorisent et qui donc
ont tendance à être jalouses on va de préférence éviter d'exposer certaines choses ou les mettre en confiance, etc...Bisous