De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Avec Elise Marrou invitée de R Enthoven
Le paradoxe du moi c’est d’être interchangeable, comme tout le monde et en même temps dans la singularité, unique. C’est ce qui crée la tension du moi, la diversité et en même temps la différence. Les autres sont aussi partie constituante de mon identité, mais quelle est la part d’immuable, peut on conjurer le temps par l’idée de l’identité. Comme a pu le faire la biométrie avec le code génétique de l’individu sur une puce, qui reste une identification, une naturalisation de l’identité et non une définition de soi.
Ce qu’on appelle le moi n’est il pas uniquement social ? R Descartes dans les « Méditations métaphysiques » parle de déterminations sociales. Dans persona : il y a masque et rôle, le paradoxe du moi et du ça, qui joue les rôles et porte les masques. Dans le film « Dark city », la ville entière est un jeu de masques contrôlé par qqs uns où seul l’amnésique devient le grain de sable. Ce qu’est l’âme humaine « l’entendement humain » une identité avec mémoire, la conscience de soi de John Locke. A force de quête de soi on se perd, JP Sartre compare le visage à une carte géologique, le visage disparait dans le fait de vouloir le saisir. Jacques Lacan parle de stade du miroir dans la genèse de l’identité, l’anticogito c’est se voir comme un tout, un autre. Ce qui fait dire à Clément Rosset que Narcisse était dans la haine de soi, se considérant comme objet, focalisé sur un reflet. Alors que le sommet de la quête de l’identité culmine avec l’absolu. A Comte-Sponville: ...mais il dépend de toi que ton destin soit la somme de tes actes, ou celle de tes lâchetés. " Connais toi toi même. Cela te libèrera de toi !"
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