De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Par Sonam
« Eviter la douleur physique et la douleur de l’âme » c’est le plaisir en repos de l’âme. « Nous entendons le plaisir comme l’absence de douleur pour le corps, l’absence de trouble pour l’âme. »Le trouble lui-même est absence : puisqu’il est désir de ce qui manque.
Qui a tout, c'est-à-dire qui est heureux, puisque « quand nous avons le bonheur, nous avons tout », n’a donc plus rien à désirer. Plus rien en conséquence ne lui fait peur : la mort même le laisse indifférent. Que désirerait-il ? « une fois cet état réalisé en nous, écrit Epicure, tous les orages de l’âme se dissipent, notre être n’ayant plus à marcher à la recherche de rien qui manque… ». L’ataraxie, c’est la disparition de tout manque, autrement dit l’absence de toute absence, l’absence de tout vide, bref, le plein absolu : la plénitude. Etat physique de l’atome (matière sans vide) ; état spirituel du sage (plaisir sans manque). Négation du néant, l’ataraxie est l’affirmation de l’être, l’extinction de la soif, comme dirait un bouddhiste. Pour le sage, ne plus manquer de rien, c’est tout avoir. Cette béatitude, plénitude est jouissance d’éternité. Seuls le manque et la crainte nous projettent hors du présent, hors de l’être et de nous-mêmes. Le sage qui s’est délivré des illusions qui produisent les craintes vaines et les faux désirs, peut, conscient et calme, éprouver la joie pure, et sans être éternel, vivre en éternité comme un dieu »(M Conche)
Suite du « corps » d’A Comte Sponville
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