Le mélancolique est sa propre cause, sa propre source ; la réflexion de l’homme sur lui-même comme scindé en deux, l’homme qui se regarde lui-même.
Le mélancolique est malade de son humanité. C’est la maladie du sens, de l’interprétation, en fait de sa lucidité.
La bile noire d’Hippocrate, quand la crainte et la tristesse persistent.
Le mélancolique est attaché à ses images intérieures, le spectre l’habite dans Hamlet de W. Shakespeare.
« big man » sculpture, la peur du mélancolique est de changer sa structure, le complexe humoral du changement corporel et spirituel.
La version chrétienne de la mélancolie est l’ascédie monastique, ce qui fait chuter les moines, le désir (de Dieu) de quelque chose que l’on ne peut avoir : la perte.
La mélancolie n’a pas de terme, son seul remède est dans la mort. Robert Burton : anatomie de la mélancolie, toutes ses richesses dans la douleur du questionnement, de ses causes non avouées.
Frédéric Gabriel
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