De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Jean Pierre Schneltzer, psychiatre et psychanaliste est à l'origine du centre bouddhiste de Montchardon.org dans le Vercors : ici
Le bouddhisme connaît bien entendu l’existence de maladies physiques dues à des causes diverses : froid, chaud, vent, m
auvaise nourriture, manque d’hygiène, accidents traumatiques. Il n’a pas manqué de développer au fil des âges des thérapeutiques médicamenteuses ou chirurgicales
Au-delà des causes secondes occasionnelles, se tiennent des causes primaires qui peuvent jouer un rôle fondamental dans l’éclosion des troubles. C’est que l’individu est toujours saisi dans sa globalité et qu’il comporte des aspects relevant des domaines, corporel, mental et spirituel, pour reprendre la terminologie occidentale, corpus, anima et spiritus, qui correspondent grossièrement à la tripartition bouddhique mondes du désir, de la forme pure, et informel.
C’est ainsi que la thérapeutique complète comprend la cure des maux physiques, psychologiques, et spirituels. « Le Bouddha s’adapte aux diverses formes de maladies mentales dont souffrent les êtres et il les guérit par des remèdes divers », dit Nâgârjuna. Cela n’est sans doute pas révolutionnaire à première vue pour notre époque, qui a vu apparaître la médecine psychosomatique et les psychothérapies, mais par :
L’affirmation que la maladie s’enracine dans le désir, la répulsion et l’ignorance, à l’instar de l’existence elle-même, que son origine première est métaphysique, et que pour être radical son traitement doit atteindre ce niveau, celui fondamental de la conscience non-duelle.
L’extension dans le temps de ces racines ne se satisfait pas des remontées jusqu’à l’enfance des psychanalystes, jusqu’à la naissance et la gestation de certaines techniques contemporaines de rebirth, ni jusqu’aux archétypes jungiens, mais doit,effectivement prendre parfois en compte les traces agissantes des vies passées conservées dans une mémoire individualisée.
Emission du 23/11, cliquer : ici