De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
"L’art du bonheur" réunissait par chez moi, un philosophe, une psychologue, un psychanalyste et une journaliste…Avec Bertrand Vergely « brève apologie intempestive du bonheur », Marie de Hennezel « la chaleur du cœur empêche nos corps de rouiller », Jean-Claude Liauget « Du bonheur d’être fragile »et Armelle Oger « Etats de crise ».
Pour le philosophe : « Le bonheur c’est ce qui est de bonne augure », signes avant coureurs. Pour Alain, être malheureux, c’est ce qui a de plus facile. L’idéal se situant entre « cuculand » et « trash » : l’état de vie se trouve dans le déséquilibre. Pour les scientifiques : nous vivons les choses dans l’équilibre alors que tout a l’air déséquilibré. L’univers est agissant et sous le fonctionnement de causes à effets : garder un caract
ère d’émerveillement par rapport à la vie, les choses les plus précieuses sont les plus vulnérables. « Pour agir commencer par ne pas agir » : Lao Tseu. Rester dans la contemplation du tout est vivant, la béatitude : le plaisir c’est satisfaire un besoin, la joie c’est exister et la béatitude est que tout existe. Le drame des hommes c’est de savoir s’ils le seront toujours, la mort est une abstraction, la mortalité c’est ce qui nous permet de mourir, nous devenons moral par la mortalité. En fait ce qui nous fait mourir : c’est la bêtise ! Pour cela, selon un grand Lama : faire des choses utiles, éviter le mal et se transformer.
Pour la psychologue : « Serait d’extraire du chaos de nos vies un peu de lumière » , l’harmonie n’est pas un état stable, il faut faire confiance à notre énergie de vie. L’acceptation de notre être fragile, ouvre la communication, nous rend humain, élargit notre dimension, le regard de l’autre nous constitue : « l’au delà est au dedans ». « Qui perd gagne », notre vie est une succession de deuils et en même temps de gains, à noter qu’en hébreu : grand âge et ivre de joie sont le même mot ! Arriver à irradier de l’intérieur, la mort est une sortie du temps.
Pour le psychanalyste : « La conception régressive : le paradis » et une définition de Freud : « être assez dans son désir pour être capable d’aimer et d’agir ». Nous sommes constitués d’individualités en conflit , notre vie est une succession de pertes de notre toute puissance, ça va être alors notre capacité d’affronter l’inconcevable, l’inconnu. Le culte de la toute puissance mène au vide, alors que l’acceptation de notre fragilité libère notre puissance de vie. Le bonheur c’est de penser ensemble, accepter la perte, passer par ce que l’autre veut.
Pour la journaliste : « c’est quelque chose de non chronique, des instants, qui suivent des crises salvatrices ». Elle a fait une enquête sur 200 personnes qui ont changé à un moment donné de vie, le moment ou il a fallu couper du passé pour pouvoir renaître à autre chose.