De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Invité Gérard Pilet professeur de philosophie
Dualité dans la notion de bien ou mal, ce qui va mettre fin à la dualité et au mal qui enchaine, c’est se libérer de l’illusion du moi, de cette fausse idée du moi, duka.
Habité par cette dualité les actes produisent chez son auteur des fruits qu’il ne va pas manquer de récolter dans un futur plus ou moins lointain. D’où la notion de karma, action ou mérites, ce qui peut relever du simple bon sens et de l’expérience de chacun : « je ne dois pas faire à autrui ce que je ne voudrais pas que l’on me fasse ».
Quand on le cœur souillé par des émotions négatives tels que la colère, la haine, les conséquences de nos actes ne
peuvent être que négatives.
Bouddha nous incite d’abord à nous transformer nous même, s’occuper de son propre « être », comment sauver l’autre de la noyade lorsque nous même ne savons pas nager.
Pour mettre fin à la dualité du bien et du mal, il faut dépasser cette fausse idée du moi, comme le sage qui fait le bien naturellement puisqu’il n’y a plus de notion d’autre et de moi complètement séparé.
Quand le moi n’est plus solidifié, n’existe plus, les actes sont toujours bons, ce sont alors des actes éveillés, ne plus être attaché même aux mérites du bien.
A ce propos cette histoire du maitre Deshimaru pour éviter d’étiqueter les situations en bonnes ou mauvaises :
Un fermier était désespéré de la disparition de son cheval, mais celui ci revient qqs temps après accompagné d’un autre cheval. Le fermier réjoui alors se casse une jambe en essayant de l’apprivoiser et ainsi n’a pu être mobilisé quand une guerre s’est déclarée…Avec le recul certaines situations n’étaient pas aussi excellentes qu’elles le paraissaient et d’autres mauvaises se sont avérées autrement bénéfiques.
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