De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Avec Mériam Korichi et R Enthoven
L’émotion est un matériau, une matière 1ère qu’on peut travailler de l’ordre de l’affecté et de l’affectant. Cela surgit sans contrôle, ce qui selon Kant la diffère de la passion qui est un fleuve qui creuse encore plus son sillon. Si le caractère est éruptif, certaines conditions peuvent être orchestrées comme dans les stades de foot, les clubs. L’émotion est d’abord expression en certains lieux, certain entourage, sa ritualisation ne la contredit pas.
Le peuple a besoin qu’on lui fournisse des passions « panem et circus ». Cependant une émotion codifiée peut êtres sincère, comme pour la mort de sœur Emmanuelle, on observe une communicabilité de l’émotion, un mimétisme de l’ordre de l’imitation affective. Bill Viola, vidéaste a travaillé avec des acteurs sur la représentation de la tristesse avec l’émotion ressentie. Car comment tel Meursault dans l’étranger de Camus peut on la reconnaitre si elle n’est pas exprimée. Dans le tremble
ment de terre de la province du Sichuan, le déplacement du politique est de l’ordre de la manipulation, on est dans le spectacle de la compassion, lafinalité est de produire un effet. On a en mémoire aussi un french doctor avec des sacs de riz sur l’épaule devant les photographes…Hannah Arendt a fait une critique de la politique de la compassion, elle fait du mal au politique, c’est une politique pervertie qui fait passer l’individu du citoyen au malheureux, à la victime, mot qui revient souvent dans le discours de notre président actuel. La pitié est la répugnance innée à la souffrance de JJ Rousseau. Ce qui fait dire à F Nietzsche que pour être bon il suffit d’être faible qui est la subversion des malheurs. C’est un glissement tendancieux d
e la politique à la morale, une dégradation. Trop"user "des bons sentiments peut aussi promouvoir l’insensibilité, le revers étant la barbarie. A l’inverse : Photo de Sunita Devi, mère qui découvre qu’elle a perdu sa fille dans un attentat et qui montre le caractère irrépressible d’un cri muet : « l’eau qui rompt avec sa digue » Kant. Les hommes construisent avec leurs affects c’est ce qui constitue le semblable, qq chose qui relie les individus.
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