De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Intervention de Robert Badinter, va-t-on voir les valeurs prônées par sa Sainteté enfin aboutir au nom d’une justice internationale…
SS a d’abord rassuré sur son état de santé, sur l’ablation dernièrement de sa vésicule biliaire.
Le grand développement matériel auquel nous assistons ne suffit pas à un état de satisfaction intérieur, la paix de l’esprit doit naître dans l’esprit lui-même. Ce sont les qualités de pouvoir manifester de l’amour aux autres, un sens de responsabilité à l’égard des autres comme une mère avec ses enfants. Ethique et société s’adresse à toute forme de vie, c’est une manière d’être, d’actes mentaux, verbaux et physiques pour apporter du bien être à soi même et aux autres. C’est notre disposition mentale qui fait la différence, d’une bienveillance et comportement en harmonie. Parlons de spiritualité laïque car en France il y a un rejet de la religion datant de la révolution, mais il s’agit plus d’un rejet des institutions, du pouvoir exercé en son nom. Parlons aussi d’un simple bon sens, d’une responsabilité universelle, notre constitution physique elle-même réclame de la bienveillance, l’homme est un animal social, la haine ne fait que diviser les êtres. Par la bonté de notre esprit nous n’avons rien à cacher, ce qui réduit les peurs, l’altruisme est une beauté intérieure, il faut en prendre soin. Nous dépendons tous des uns des autres, c’est par cette compréhension des lois de causalité, des causes et conditions que nous développons l’attachement bienveillant ou l’on se met au service des autres, ce qui hausse notre compassion. Une compassion non déformée par notre approche partiale et fondée sur l’entrainement de l’esprit par l’intelligence et l’éducation orientée sur la nature profonde des êtres. Nous sommes nous-mêmes l’initiateur de ce processus en cultivant la compassion et par notre transformation personnelle, elle se communique par contagion à l’ensemble de la société. L’individu asocial est celui qui ne reconnait pas ses erreurs. Il faut distinguer désir et attachement, une compassion universelle n’est pas limitée, ni partiale et différente de l’attachement qui limite et cause des souffrances. On peut renforcer le sentiment du soi par le besoin d’une grande force intérieure issue de l’accomplissement d’individualité, mais sans rester centré sur soi, cette force nait de l’entrainement.
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