De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Par Sarasvati
Toutes nos expériences sont déterminées par la configuration du cerveau humain. Nous ne percevons pas comme un chien ou une chauve-souris. Mais au sein du cadre instauré par les structures cérébrales propres à notre espèce, nous avons chacun un cerveau unique, qui se modifie en permanence de manière imprévisible : c’est ce que l’on ap
pelle la plasticité. Apprendre à marcher ou à lire, s’amuser, haïr… remodèle notre cerveau par petites touches, comme une sculpture qui se peaufinerait toute seule en réaction à ce qui l’entoure. Seconde après seconde, pour le meilleur, et parfois pour le pire comme avec les démences, notre cerveau n’est jamais ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre.
Pour autant, les études sur le cerveau ne sont pas toujours un hymne à la liberté. Plusieurs expériences jettent un trouble quant à la notion même de libre arbitre. La plus célèbre est due à Benjamin Libet, de l’université de Californie, en 1983. Lorsqu’il demanda à des volontaires d’indiquer l’instant précis où ils se décidaient à appuyer sur un bouton, il constata que leur décision consciente était postérieure à l’activation des zones cérébrales requises. Le décalage était de 350 millisecondes, une éternité à l’échelle du neurone. L’effet prévu venait avant la cause ! En d’autres termes, le cerveau semblait décider, et les sujets entérinaient après coup, croyant, à tort, être à l’initiative de leur geste...Sciences humaines newsletter Novembre
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog