De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Car ne pas s’engager c’est déjà s’engager : on ne peut pas ne pas s’engager, ni rester les bras croisés. Alors que l’engagement est une façon de se planter dans le monde, on prend parti, on donne en gage soi même, cependant l’acte a plus de valeur qd il n’est pas empreint d’intérêt personnel. Se désengager est aussi un engagement qui reflète notre vision du monde, ne serait ce que par un déni du réel, un réel à trous qui restreint une réalité qui nous dérange et en pensant que cela ne nous concerne pas dans une solitude du moi, par égoïsme ou plus précisément
solipsisme. Pascal dans « l’infini n’est rien » : nous sommes embarqués qu’on le veuille ou non. Socrate dans le célèbre tableau de JL David, préfère la mort au mensonge, la vérité est le ciel des idées, l’âme doit bien se conduire pour sortir des chaînes de la caverne. Comme pour M Foucault, la vraie vie c’est le geste vers le haut dans un travail sur soi même, la philosophie est ce qui sauve des préjugés. Pour Platon, l’engagement du philosophe c’est se frotter à ce qui est, s’ouvrir les yeux dans un « découvres toi-même ce qui est » ou « ecce homo » dans un dépassement de soi même de F Nietzche, dans un courage de dire vrai. Passons sur la figure de l’intellectuel, de celui qui éveille les consciences, on peut se demander ce que peut révéler la vie privée de Sartre de cette universalité. Pour M Foucault ce n’est pas parler au nom des autres mais pour dire ce qu’ils ont à dire. S’engager, dans une saturation du déterminisme car c’est assumer l’ouverture du monde, où je réalise ce que je suis déjà. Je suis solidaire de tout ce qui existe et non séparé du reste de l’univers. Revoir : ici