De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Et plus profonde à l’écoute de ce qu’a à dire notre corps. Toutes nos sensations sont traitées dans l’acceptation alors que l’évitement nous entrainait dans un mal être et enfin de compte dans l’évitement aussi de sensations qui pouvaient être agréables. L’écoute des tensions de notre corps qui sont comme autant de signaux de nos états émotifs nous permet une réponse plus
adaptée à la situation. Cela nous apprend à être avec une émotion négative au lieu de se plonger dans des ruminations sans fin et obsessions qui aboutissent à un état dépressif qui lui aussi va devenir persistant. Il s’agit d’apprendre à reconnaitre, approcher, accepter et apprivoiser ces émotions avant qu’elles nous entrainent dans cette spirale dépressive. Cargarder délibérément une émotion en conscience, c’est déjà affirmer qu’elle peut être regardée, nommée et travaillée.
« Comment pouvons nous oublier ces vieux mythes qu’on trouve à l’origine de tous les peuples, les mythes où les dragons se transforment en princesses à l’instant crucial ; peut être tous les dragons de notre vie sont ils des princesses qui n’attendent que le moment de nous voir un jour beaux et courageux. Peut être tout ce qui est effrayant est-il au fond, ce qui est désemparé et requiert notre aide. Vous ne pouvez donc vous effrayer de ce qu’une tristesse surgit devant vous, à ce point considérable que vous n’en n’ayez encore vu de semblable ; pas plus lorsqu’une inquiétude traverse tous vos agissements et passe sur vos mains comme une alternance de lumière et de nuages. Vous devez alors penser que qq chose se produit en vous, que la vie ne vous a pas oublié, qu’elle vous tient en main et ne vous laissera pas tomber. Pourquoi voudriez vous exclure de votre vie une qqconque inquiétude, une qqconque souffrance, une qqconque mélancolie alors que vous ignorez pourtant ce que produisent en vous ces états ? Rainer Maria Rilke « lettres à un jeune poète »
Christophe André dans « méditer pour éviter de déprimer »