De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
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Il n’existe de hasard que par rapport à notre attente, il est la marque de l’ignorance nous dit Spinoza, opposant la superstition à la connaissance. Pour Voltaire le hasard est la cause ignorée d’un effet connu, nous sommes dans l’exigence d’une raison dans un besoin de sens et dans la difficulté d’accepter que le monde ne soit pas là en quelque sorte pour nous faire plaisir. Le contrôle du hasard se fait par la connaissance alors que la superstition fait postuler une intention, un prédéterminisme divin aux évènements, mais le hasard n’a pas d’intention, Nietzsche dans le « gai savoir ». Des effets se produisent sans qu’il y ait nécessité, ce fut la révolution apportée par Darwin : la nature n’a pas de finalité mais il y a bien une évolution des espèces par nécessité, une pression sélective par les causes et conditions de l’environnement, Darwin décrit une nécessité causale aveugle sans finalité, on ne peut rien prédire, seuls des schèmes généraux. Pour Machiavel, le hasard donne des opportunités, il faut savoir jouer du hasard pour des victoires plus hautes là où chaque évènement n’a pas de sens à priori. En somme faire du mieux de ce dont on dispose, sans le hasard, pas d’action possible, c’est l’aptitude à être ouvert à ce qui se présente. Alors que la maladie nous fait évoluer dans un milieu confiné dans une perte d’espace, la santé c’est être ouvert au hasard, en survivre et en faire autre chose. Avec un minimum de lois à l’intérieur du hasard tel que l’on expérimenté les surréalistes dans le cadavre exquis, suite de mots cachés avec comme règles la grammaire. Le hasard objectif d’André Breton est le désenchantement d’un monde sans Dieu où le surréel est plus intense en étant plus disponibles, plus ouverts aux rencontres, évènements. La puissance de l’esprit c’est donner du sens, réenchanter le monde en assumant le hasard, dans un hasard non coupable, enchanteur en donnant des formes nouvelles : penser le hasard c’est être capable de s’étonner.