De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Ou comment
expérimenter sa nature la plus profonde
par Philippe Cornu président de l’UBEuropéennne et enseignant à l’INALCO (Institut National des Langues et Cultures Orientales). D’après la traduction directe de textes cachés du grand Maitre Padmasambhava du VIIIème siècle, réapparus au XIVème mais largement diffusés à partir du XVIIème. La grande libération se fait dans l’état intermédiaire après la mort ou bardo qui est au cœur de la pratique tantrique et de la grande perfection du Dzogchen. La mort est l’occasion de reconnaitre la nature fondamentale de l’esprit appelée claire lumière, à la suite de dissolutions successives des éléments grossiers du corps, les consciences des sens, puis dissolutions
plus subtiles des souffles, les conceptions de l’esprit, jusqu’aux 2 gouttes essentielles provenant du père et de la mère se rejoignant au cœur. Le méditant qui s’est entrainé au cours de sa vie va pouvoir reconnaitre la nature de son esprit, claire lumière, et demeurer dans cet état pour se libérer du cycle des existences. On dit que la mort est le miroir de la vie, sans cette accoutumance, les conditionnements reviennent et on va expérimenter avec le corps mental seul, avant de se réfugier dans une matrice , les visions ordinaires amplifiées, des hallucinations effrayantes dûe à une sensibilisation 9 x supérieure à celle vécue avec l’ancrage du corps. Certaines pratiques comme Powa ou transfert de conscience cependant permet de court circuiter les bardos et d’atteindre des terres pures ou états supérieurs de conscience, d’où l’importance d’ être accompagné au moment de la mort. Revoir l'émission: ici