De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Par Sonam
…et témoin de la discordance irréductible entre ce qu’un homme attend d’une femme et une femme d’un homme, ce qui est vrai aussi entre 2 hommes, cela relève d’un discord : 2 corps d’emblée, séparés. Dans une solitude avec l’autre, les autres, via le langage, langue commune à tous qui atteste de ce discord et en même temps tente d’y pallier alors que le réel échappe selon Lacan aux mots. L’homme et la femme n’ont pas la
capacité de parler de la même façon, dans une société du patriarcat, il y a prévalence de la fonction du père dont il faut nomination par le langage dans une modalité collective. L’homme dit « c’est ça » en même temps en passant par la parole il perd ce qu’il décrit, alors que la femme par la modalité collective dont elle hérite dit « ce n’est pas ça », son dire inclue cette négativité. Depuis avec l’histoire nous avons eu Tocqueville pour l’égalité des conditions qui met à mal la prévalence du père et qui avec l’émergence de la modernité met à nu ce subterfuge langagier. Dans une ère actuelle de post modernité accomplie d’égalité effective démocratique, la verbialité grecque procède d’une inégalité langagière. 2 logiques qui se retrouvent contradictoires par la contrainte de la structure du langage, la femme doit passer par un autre pour arriver à sa part d’ombre. Dissymétrie par la parole, qui ne remplit plus sa fonction de distanciation et l’on aboutit alors à une confrontation plus violente.
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