De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
A l’instar de Socrate il nous avait prévenu de nous méfier de ceux qui font payer leurs conférences…Rendons lui hommage donc de ses cours gratuits, passionnants et vivants sur le net qui s’échelonnent mensuellement avec lectures comme devoirs : ce sont des cours : ici. Qu’entend-il alors par « pharmakon » ? C’est la technologie, l’extension de la main
de l’homme, en tant que soin mais qui peut très vite se transformer en poison dans un système industriel consumériste auquel on assiste dans nos sociétés. Ce poison est en train de s’étendre à tous les domaines et le résultat est « la destruction de l’équilibre complexe qui permettait que le développement du capitalisme fut aussi le développement social des démocraties industrielles par l’organisation keynésienne de la redistribution sous l’autorité d’un Etat providence. ». Autrement dit la dérive vers le virtuel des techniques de fabrication de soi et souci des autres, avec perte de confiance et désespoir face à notre errance et autodestruction programmée qui « hante désormais la conscience et l’inconscient planétaires. ». « Ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue », titre de son dernier livre, cherche dans l’urgence dans laquelle nous nous trouvons, une autre issue avec l’analyse de toutes les conditions ontologiques, existentielles, morales, psychanalytiques, sociales, politiques, économiques, technologiques qui sont nécessaires pour l’antidote au poison.Lire aussi l'article de Robert Maggiori dans libé