De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Tous les phé
nomènes de même nature sont reliés les uns aux autres par la résonnance, si l’on part de l’acousti que, c’est la capacité d’un objet à amplifier, renvoyer le son. Les phénomènes sont impermanents et interdépendants par la dynamique de la résonnance, on donne souvent l’exemple du battement d’ailes d’un papillon dans la forêt amazonienne qui provoque un typhon au Japon. Le psychisme résonne dans le psychisme, les émotions de la mère, elle-même en résonnance avec son environnement imprègne les formations
psychiques du fœtus . Les résonnances sont automatiques, indépendantes de notre volonté personnelle, mais notre psychisme peut les freiner dans l’égotique par excellence qui nous enferme dans une coque au lieu d’être ouvert à la résonnance dans le lâcher-prise, ouvert à la réalité changeante, vivante. Si l’individu est dans la revendication d’être séparé, il se ferme à tous les autres, à sa présence à l’univers, de la fleur sensible au vent, au froid mais complètement ouverte. Le problème est de croire à l’idée qu’on se fait de la réalité plutôt qu’à la réalité elle-même, et d’y rester accroché dans l’attachement de vouloir tout contrôler. Avoir la foi dans le fait de marcher soi-même, la vie n’a pas besoin du « Moi », permettre à la vie de résonner en nous, comprendre que l’univers est ma propre vie dans une attitude d’amour, non simulé mais d’une profonde liberté. Abandonner toutes ses rigidités, mon cœur touche le cœur de l’autre, comprendre que nous avons la même nature de bouddha, dans le soutra de « la guirlande des fleurs » : chaque monde donne forme les uns aux autres. Jean Pierre Faure, chercheur scientifique, enseignant zen en Dordogne, revoir : ici