De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Se dévouer aux autres au point de s’oublier soi même finit par se rendre soi même victime de son dévouement faute d’avoir pu se ressourcer. La maxime « aime ton prochain comme toi-même » sous entend que l’on s’aime soi-même et que l’on s’occupe de soi.
Françoise Dolto explique ce qu’on doit appeler un bon samaritain : celui qui aide autrui mais sans se détourner de son propre chemin et en ne faisant que le minimum nécessaire. Il donne un coup de main à son prochain, ne se sacrifie pas et ne se transforme pas en sauveteur, ce qui ouvrirait la porte au triangle pervers de Kapman, où le sauveteur devient souvent victime et, de victime, persécuteur.
Anne Ancelin Schützenberger, spécialiste de l’analyse transgénérationnelle, dans « le plaisir de vivre », nous parle de « sérendipité » entre l’espérance et l’action, c’est une ouverture d’esprit, relookant l’image du bon samaritain, qui s’apprend et s’entretient. Etat d’éveil ou de vigilance, attention flottante selon Freud : un corps-espace-temps-vigilance, avec une conviction positive de l’existence qui s’inter-influence avec les évènements. Ce que Descartes avait oublié dans son « Je pense donc je suis » comme dit Lacan : « Je ne suis-je n’existe-que quand je pense », c’est que l’homme est un tout et qu’il y a déjà un pont entre les 2 hémisphères du cerveau non réducteur entre la logique et l’affectif. Jung parlait d’un ordre involué-évolué de l’univers et de la conscience, le tout psyché-physique comme une manifestation d’une seule et unique énergie de fond, ce qui rejoint les récents travaux sur la physique quantique, de l’inter-pénétration des phénomènes. En conclusion : soyez positif le monde le deviendra !