De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Par Sonam
À la différence de la vue, qui donne le sentiment d'être spectateur du monde, le toucher permet de creuser l'insondable difficulté de rencontrer le monde dont nous faisons déjà partie M Merleau Ponty « visible et invisible ».Par le simple geste de se frotter les mains, l’individu est à la fois touché et touchant, c’est une proximité et immé
diateté qui peut aussi nous donner une idée de puissance dans le fait de pouvoir se passer de l’autre alors que le toucher est ce qui nous rapproche le plus de ce qui n’est pas nous, de l’extériorité, d’un accès à l’altérité. Il est aussi illusion car il reste toujours en surface devant l’insondable de l’autre, tel l’amour qui peut se perdre dans le toucher « la caresse est de ne se saisir de rien », il exprime l’amour mais souffre de l’incapacité de le dire Levinas « totalité et infini ». D Diderot se demande s’il est un sens psychologique, si la foi dépend de nos sens. Dans le défi biblique de l’incarnation « ne pas toucher celui qu’il serait immoral d’atteindre », d'un amour qui se perdrait dans la chair. Il est un danger permanent de l’imminence de la violence, dans « Hiroshima mon amour » A Resnais nous montre une tendresse directrice et M duras parle de « mains qui s’agriffent ». Le problème du toucher est qu’il nous semble très proche mais ne donne rien, il faut en surmonter la violence de l'illusion dans la distanciation de notre vouloir. Revoir : ici .
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