De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
« J’écris tous les jours de 4H à 8H quelque soit mon état, gueule de bois ou avec la grippe A…Il m’est même arrivée d’y aller en rampant ! ». Ascétisme quotidien, être écrivain n’est pas du dilettantisme, la régularité favorise l’esprit à l’exercice, c’est 1H plus tôt que Véronique Ovaldé, prix littéraire, qui prouve qu’avec des enfants, ce n’est pas non plus incompatible.
Amélie Nothomb a publié une vingtaine de livres à 42 ans, mais possède 67 manuscr
its dont elle a pris des dispositions testamentaires pour que ces derniers ne paraissent jamais. Elle décrit son moment d’écriture comme de l’auto suggestion, un état hypnotique, mystique, c’est peut être ce qui lui permet la remarquable description d’éléments de la prime enfance : « tout se passe dans mon stylo ». Des mauvaises langues diraient qu’elle abuse des champignons hallucinogènes comme le héros de son dernier roman mais bien que l’expérience soit significative cela ne résiste pas à l’endurance.
« J’ai en moi des personnages qui se bousculent et veulent faire entendre chacun leur voix », dans son dernier roman, cela commence par cet homme au nom improbable qui en a assez de faire sonner les bip des aéroports et ne manque pas d’être fouillé par des mains masculines musclées, élément autobiographique de ses nombreux voyages en avion, notamment par nos amis russes.
Ce qui est sûr c’est qu’elle draine de fidèles lecteurs qui connaissent tous ses livres et les relisent xsieurs fois pour ce qui ne parait pas tout de suite dans cette simplicité d’écriture. « Je suis belge bien que née au japon et ce pays relève déjà du surréalisme, c’est en fait la réalité qui est complètement hallucinogène ! »