De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
D’où la question comment sommes nous construits avec la lumière d’Eric Fromm voir aussi cf article : La sagesse, un sevrage réussi L’enfant à la naissance n’a même pas conscience d’une réalité existante en dehors de lui, lui et le sein de sa mère sont une seule et même chose, stade d’indifférenciation entre sujet et objet. C’est par la maturité qu’il va pouvoir surmonter l’attitude narcissique d’omniscience et d’omnipotence.
Celui qui toujours demeure attaché au sein de la mère restera l’éternel nourrisson, plein d’euphorie lorsqu’il est aimé, soigné, protégé, admiré, mais plein d’un intolérable sentiment d’anxiété lorsqu’il est menacé d’être séparé de sa toute aimante mère. Celui qui reste attaché à l’autorité paternelle peut faire montre d’une assez grande dose d’initiative et d’activité, à condition qu’il soit toujours en présence d’une autorité qui distribue ordres, récompenses et châtiments. Mais cela peut prendre aussi une orientation régressive dans l’attitude de destruction des personnes et choses, le désir de tout s’incorporer. L’ego s’édifie comme une chose isolée, fortifiée, indestructible, s’éprouve en tant que sa propriété, sa propre puissance, son propre prestige et son propre intellect avant d’intégrer la réalité et d’arriver à un plein développement de sa raison, c'est-à-dire lorsque la réalité est appréhendée en « laissant les choses être » ce qu’elles sont, Heidegger. Denis de Rougemont « La personne est question et réponse. Elle est action et non fait ou objet et une analyse complète des faits et objets n’en apportera jamais une preuve irréfutable. La personne n’est jamais localisée ici ou là, mais en action, en tension, en élan impétueux, plus rarement comme une source d’équilibre heureux tel qu’une fugue de Bach nous en donne l’impression. »