De Sarasvati, source d'inspiration, de savoir et de transformation... Pour partager mes lectures, mes rencontres, mes découvertes pour un regard sur nous mêmes!
Laure n’a pu résister à la douce Lisa qui s’évertue à faire accepter le « nouveau » dans leur petite bande de la cité où elle « il » vient d’emménager. Lisa n’a pu non plus résister au mystère androgyne de Laure qui joue décidemment bien au foot et fout des raclés aux gros petits durs. C’est encore l’âge où l’on peut cacher les poussées hormonales qui déterminent, elles, plus clairement le sexe à identifier. Mais voilà pour l’instant, faute d’éléments identificat
oires visibles, on peut encore échapper aux fruits d’une éducation et d’une culture dirait Françoise Héritier, digne disciple de CL Strauss. Et pour piagier les dignes disciples de Freud, on est bien par contre l’objet des désirs inconscients des géniteurs-éducateurs : papa voulait un garçon…Mais certainement pas maman : Ah ça sûrement pas !
Papa a transgressé qqs codes culturels en entrainant sa digne…progéniture de l’autre sexe, à prendre le volant et à goûter de la bière. Laure aime papa et a ce qq chose de mystérieusement androgyne comme une délicieuse transgression au contrario de sa petite sœur, une délicieuse poupée déjà dotée des attendus culturels : chacun a sa chacun(e) dans la cellule familiale qui doit encore s’agrandir. Fille ou garçon, quoi choisir, et pour Laure, à cet âge des 1ers émois? La formidable liberté que possèdent encore les petits mâles, fruits de toute l’attention de maman et de la société sur laquelle repose c’est sûr son sur avenir, cela peut être tentant. C’est ce que découvre d’ailleurs ceux qui se sont transformés pour le sexe plein de jolis attributs mais encore pour qqs temps c’est sûr aussi : le sexe culturellement…faible.
Revoir articles sur CL Strauss et F Héritier.